Cette femme se souvient du moindre détail de sa vie


Aimerions-nous avoir une telle mémoire ? Moi oui, mais il y a le mauvais côté que tout se souvenir dans les moindres détails est valable aussi pour les mauvais souvenirs
Nuage

Cette femme se souvient du moindre détail de sa vie

Cette femme se souvient du moindre détail de sa vie

© istock

Une Australienne de 26 ans fait partie des rares personnes dans le monde à ne jamais pouvoir oublier. Sa mémoire est supérieure à la normale

Une mémoire d’éléphant. Alors que certains ont du mal à se souvenir de ce qu’ils ont mangé au déjeuner ou de leurs activités du week-end passé, une Australienne peut se targuer de ne jamais avoir besoin de calendrier pour faire resurgir un événement dans son esprit. Elle se rappelle du moindre petit détail de son existence.

Rebecca Sharrock, 26 ans, peut être considérée sans risque comme une « championne de la mémoire « . Elle fait partie des 80 personnes dans le monde dotées d’une mémoire autobiographique hautement supérieure (Highly Superior Autobiographical Memory ou MAHS).

Cette compétence exceptionnelle permet à la personne qui en est pourvue de mémoriser en attribuant une date précise la moindre expérience, tous les moments de l’existence, jusqu’au moindre détail.

Des souvenirs gravés dans le marbre

Rebecca, dont l’histoire est racontée sur Fox news, peut restituer par exemple chacun de ses rêves qu’elle a fait quand elle n’était encore qu’une enfant.

Depuis qu’elle a été diagnostiquée MAHS en 2011, cette jeune femme assume et ne craint pas de révéler sa différence :

« Je me souviens de chaque jour que j’ai vécu, explique-t-elle. Elle assure qu’elle serait même capable de les dater sur un calendrier. « Je peux me souvenir de chacun de mes anniversaires depuis mes un an », raconte-t-elle.

Mais ce qui peut apparaître comme un don enviable pour certains se révèle aussi à double tranchant. La mémoire de Rebecca conserve tout, même les plus épisodes douloureux. Il est difficile pour elle d’occulter la douleur associée à un mauvais souvenir.

http://www.topsante.com/

Justice trop lente : un présumé pédophile s’en tire


C’est aberrant !! Un pédophile ne sera pas accusé à cause d’une justice trop lente au Québec. S’il aurait été jugé dans des délais raisonnables, l’enfant aurait encore en mémoire, c’est mauvais souvenirs.
Nuage

Justice trop lente : un présumé pédophile s’en tire

 

Les lenteurs du système judiciaire québécois permettent à des abuseurs d’enfant d’éviter la justice. Sur la Rive-Sud de Montréal, le présumé agresseur d’une fillette de 6 ans a échappé à un procès, car les souvenirs de sa victime s’étaient estompés.

En janvier 2015, Mathilde (nom fictif), confiait à son grand-père les sévices sexuels que lui a fait subir son oncle.

« J’étais sous le choc », raconte le père de la fillette. « La seule chose que je souhaitais, à ce moment, c’était de faire condamner celui qui a volé l’enfance de ma fille ».

Un an plus tard

Or, en raison de l’engorgement du palais de justice, l’ouverture du procès n’a eu lieu qu’un an après l’agression, en janvier 2016.

« Pendant ce temps, j’évitais de parler de l’agression avec ma fille. Puis, ses souvenirs se sont dissipés, elle avait des trous de mémoire », raconte son père avec émotion.

Puisque Mathilde ne pouvait témoigner avec une mémoire suffisante des événements, les accusations ont été retirées. Son oncle, enseignant dans une école secondaire, a échappé au procès.

« Je trouve aberrant qu’un enfant de 7 ans soit obligé de revenir en arrière d’un an, et expliquer ce qui s’est passé avec assez d’exactitude », se révolte le grand-père.

Des délais alarmants

« Un an, pour un enfant, c’est une éternité », s’insurge le sexologue Mario Larivée-Côté. Selon lui, le cas de Mathilde n’est pas isolé.

« Des avocats de la défense jouent sur les délais, en faisant valoir que la mémoire de l’enfant est défaillante ».

Il estime du coup que les procédures judiciaires devraient être accélérées lorsque des enfants sont victimes d’actes criminels.

Le père de la fillette souhaite que l’épreuve qu’il traverse interpelle le ministère de la Justice.

« Ma fille a beaucoup changé. Elle est plus agitée et pleure sans raison. Sa conception de la justice en sera à tout jamais marquée ».

http://www.tvanouvelles.ca/

La folie


C’est le problème des mauvais souvenirs qui viennent nous hanter. C’est important de se changer les idées pour ne pas broyer du noir
Nuage

 

La folie

 

« Le meilleur moyen pour toucher du doigt sa folie, c’est d’être hanté par un souvenir qui ne veut pas mourir. »

Darnella Ford

Regarder le même film des dizaines de fois fait plaisir à votre cerveau


Il y a des chansons, des musiques, des films que nous aimons particulièrement assez pour l’entendre ou revoir plusieurs fois. Cela peut-être de la nostalgie, un retour dans notre jeunesse, ou encore, le fait que nous savons ce qui se passe tout au long du film (musique, chanson) nous réconforte
Nuage

 

Regarder le même film des dizaines de fois fait plaisir à votre cerveau

 

Réécouter le même disque à travers les âges peut conférer une sensation de pouvoir de création. | Anders Printz via Flickr CC License by

Réécouter le même disque à travers les âges peut conférer une sensation de pouvoir de création. | Anders Printz via Flickr CC License by

Repéré par Robin Korda

Qu’il s’agisse d’un vieux groupe, d’un disque culte ou d’un film vu et revu, c’est dans la répétition que nous trouvons le plus de plaisir. Voici pourquoi.

Ils donnent l’impression d’un bon vieux plat réconfortant. Nous avons tous des objets culturels auxquels nous restons attachés malgré les années qui passent. Cela peut être un disque fétiche, qu’on se repasse en cas de coup de blues. Un groupe de rock, dont on ne loupe pas un concert. Un vieux film, qui ne nous a pas quitté depuis l’adolescence.

Un article du Pacific Standard décrypte pourquoi nous tirons tant de plaisir dans cette répétition. Pour l’auteur, la raison la plus évidente est appelée «effet de simple exposition». Les gens préfèrent les choses auxquelles ils ont déjà été exposés. Ce qui pourrait s’expliquer du point de vue de l’évolution: si j’ouvre une porte 100 fois, je sais ce qu’il y a derrière. Je n’ai plus à m’inquiétier d’un éventuel prédateur qui m’attendrait derrière.

Elizabeth Hellmuth Margulis est une universitaire spécialiste de la cognition musicale. Elle explique le mécanisme qui se joue dans notre cerveau:

«Quand on écoute une chanson plusieurs fois, on finit par l’entendre en avance, en imaginant ce qui va arriver avant même que cela se produise. On a l’impression que l’on est à l’origine du son grâce à notre imagination.»

Seule la répétition permettrait de sentir ce «pouvoir» de création. Et c’est en partie dans ce pouvoir que nous tirons notre joie d’écouter encore et encore le même air. Dans une étude, Elizabeth Hellmuth Margulis a proposé des airs de musique contemporaine à des participants. Pour certains d’entre eux, elle avait trafiqué une nouvelle version présentant des passages répétitifs. Le public a préféré cette dernière version.

Souvenirs de jeunesse

Au-delà de cet aspect répétitif, la joie que nous tirons d’un film visionné 100 fois est intimement liée à la période à laquelle nous l’avons vu pour la première fois: la jeunesse. Le Pacific Standard compare ce phénomène au fait que pour les personnes âgées, les souvenirs les plus marquants sont ceux qu’ils ont vécus entre 10 et 30 ans.

Mais notre attirance pour la répétition ne s’explique pas seulement par une forme de nostalgie. En 2012, deux professeurs en marketing américains ont interviewé 23 personnes qui venaient de redécouvrir un livre, un film ou un lieu de vacances. Ils se sont rendus compte que cette répétition avait rendu ces personnes capables de résoudre des problèmes auxquels ils étaient confrontés.

Ce qui démontre un dernier point: revoir le même film encore et encore n’est pas une preuve d’esprit borné. Parce que votre interprétation d’une même oeuvre peut changer du tout au tout avec le temps.

http://www.slate.fr/

Que se passe-t-il dans notre corps lorsque l’on écoute de la musique ?


Personnellement, j’écoute que rarement, très rarement la musique, alors qu’il semble que cela a un effet positif pour la mémoire et le corps. Encore faut-il que ce soit le genre de musique qu’on aime
Nuage

 

Que se passe-t-il dans notre corps lorsque l’on écoute de la musique ?

 

. La musique rythme notre quotidien. Que ce soit au réveil, sous la douche, en voiture, pendant une séance de sport, à l’apéro ou encore en soirée, elle est partout. En plus du plaisir auditif qu’elle nous procure, la musique que vous écoutez peut affecter votre manière d’agir et de penser !

Ça met de bonne humeur

Écouter de la musique a un effet positif sur notre cerveau et peut nous remonter le moral en moins de deux. Lorsque nous écoutons un morceau qui nous plaît, notre cerveau libère de la dopamine, qui améliore notre bonheur. En revanche, ça fonctionne uniquement si vous avez l’envie d’être heureux. Quelqu’un de « triste » ou « dépressif » ne ressentira pas forcément de changement dans son humeur.

On travaille mieux

Les gens qui travaillent en musique seraient plus enclins à mieux travailler du fait qu’ils effectueraient leurs tâches avec plus d’entrain. On appelle cela « l’effet Mozart » depuis une étude réalisée en 1993. Cependant, comme l’affirme une étude canadienne depuis, que l’effet de la musique sur le travail ne dépend pas du genre musical écouté. Un individu qui ne supporte pas la musique classique ne travaillera pas mieux en écoutant une symphonie de Mozart. Le mieux étant d’écouter un genre musical que vous aimez.

Les souvenirs reviennent

Qui n’a jamais associé une musique à un événement marquant de sa vie ? La musique peut avoir un lien fort avec la mémoire et la formation de souvenir. Écouter les mêmes morceaux souvent, aide à entraîner la mémoire (se souvenir du rythme et des paroles). En libérant de la dopamine dans la zone du cerveau reliée à la sensation de « récompense », elle faciliterait la formation d’association et donc de souvenirs.

On fait du sport plus longtemps

En plus de faire passer le temps plus rapidement, écouter de la musique lors de la pratique d’une activité physique aurait un effet bénéfique sur l’organisme, notamment au niveau de l’endurance et de la motivation.

Le docteur Jeannette Bicknell explique à Yahoo Santé que « la musique peut nous aider à travailler plus longtemps en augmentant la capacité physique et l’amélioration de la performance ».

Une playlist bien choisie pour un entraînement pourrait pousser le coeur à battre 180 fois par minute !

Écouter de la musique, c’est donc bon pour le moral, mais aussi pour le corps ! Il serait dommage de s’en priver !

http://www.passeportsante.net/

Trous de mémoire : quand faut-il s’inquiéter ?


Nous oublions tous des choses comme des noms, ou nous avons mit un certain papier, etc. Et tout de suite on peut penser à tort à l’Alzheimer
Nuage

 

Trous de mémoire : quand faut-il s’inquiéter ?

 

 

Trous de mémoire : quand faut-il s'inquiéter ?

© Thinkstock

L’Alzheimer’s Society (Grande-Bretagne) vient d’établir une « liste » des choses qui doivent vous inquiéter si vous souffrez de trous de mémoire. Suivez le guide.

C’est une récente étude américaine* qui le dit : les femmes qui souffrent de troubles de la mémoire ont 70 % de risques supplémentaires de développer une démence (c’est-à-dire un déclin graduel des capacités mentales) à partir de l’âge de 65 ans.

Interrogés par nos confrères du Daily Mail, des experts de l’Alzheimer’s Society (Grande-Bretagne) ont préparé un « classement » des choses qui doivent nous alerter – ou non – quant à notre mémoire. Prêtes ? C’est parti.

Il est normal d’oublier :

– où vous avez garé votre voiture

– de rappeler quelqu’un

– le prénom d’une personne que vous venez de rencontrer

– où vous avez rangé telle ou telle chose

– un mot (mais vous l’avez « sur le bout de la langue »)

Ces informations dépendent en effet de la mémoire à court terme.

« Votre cerveau sait qu’il ne vous est pas vital de vous souvenir du prénom de la personne que vous venez de rencontrer. Aussi, il fait de la place pour enregistrer d’autres données, plus essentielles à votre vie » explique ainsi le Dr Oliver Cockerell, neurologue.

Ce qui doit vous inquiéter :

– vous ne parvenez plus à faire deux choses à la fois (préparer le repas devient très difficile, par exemple)

– vous commencez à vous perdre dans des endroits familiers (vous ne retrouvez plus la route jusqu’à votre maison, par exemple)

– vous oubliez les noms de vos proches ou vous ne reconnaissez plus leur visage

– vous répétez en boucle les mêmes questions

Et il faut aller voir votre généraliste rapidement si :

– vous oubliez comment faire certaines tâches du quotidien (lancer une machine à laver, par exemple)

– vous vous perdez dans vos liens familiaux (« à qui est cet enfant ? »)

– vous oubliez quelle est la fonction de certains objets

– vous rangez certains objets dans des lieux insolites sans vous en rendre compte.

« Ces oublis signalent qu’il y a un problème de communication entre la mémoire à court terme et la mémoire à long terme. Cela peut conduire à certaines pathologiques, comme Alzheimer. De manière générale, si l’état de votre mémoire vous inquiète, c’est bon signe », explique le Dr Anne Corbett, de la Alzheimer’s Society.

Ouf, nous voilà (un peu) rassurées !

*publiée dans la revue scientifique Neurology par des chercheurs de l’Université de Californie.

http://www.topsante.com/

"La méditation déstructure et transforme le rapport au temps"


On sait que la méditation est un atout pour lutter contre le stress, la dépression … Depuis un certain temps, on entend parler de méditation de pleine conscience qui peut se pratiquer en tout temps, n’importe où, sans de temps limite, c’est-à-dire cela peut prendre 1 minute comme 20 minutes.
Nuage

 

« La méditation déstructure et transforme le rapport au temps »

 

 

Si elle présente de nombreux atouts, la pratique de la méditation pourrait aussi favoriser la création de faux souvenirs. ©ALEJANDRO PAGNI / AFP

Si elle présente de nombreux atouts, la pratique de la méditation pourrait aussi favoriser la création de faux souvenirs. ©ALEJANDRO PAGNI / AFP

Par Elena Sender

La méditation de pleine conscience pourrait favoriser la création de faux souvenirs et avoir un effet négatif sur des tests de mémoire.

La psychiatre Yasmine Lienard décrypte pour Sciences et Avenir ces résultats étonnants.

MÉDITATION. Elle soulage l’anxiété, le stress, la dépression, elle améliore notre sommeil et protègerait même notre cerveau du déclin, la méditation de pleine conscience est une pratique mentale puissante qui ne cesse de prouver ses bienfaits scientifiquement et fait de plus en plus d’émules. Elle ne présente a priori que des bénéfices et pourtant…

« Nos résultats mettent en lumière une conséquence inattendue de la méditation de pleine conscience, rapporte Brent Wilson de l’université de Californie à San Diego (Etats-Unis), premier auteur d’une étude publiée dans Psychological Science.

L’équipe révèle, en effet, que la pratique méditative semble favoriser la constitution de faux-souvenirs.

39% des participants ont inventé un mot

Dans deux expériences, près de trois cents participants ont été divisés en deux groupes. Le premier a été invité à pratiquer quinze minutes de méditation guidée où les sujets devaient se concentrer sur leur souffle. Le second a eu pour consigne de seulement rester au calme et penser à ce qui lui venait à l’esprit. Puis tous ont été soumis à un test de mémorisation classique. On leur a fait lire une même liste de quinze mots ayant un lien sémantique. Ici c’était autour du concept « d’ordures », avec par exemple comme mots « poubelle », « déchets », « eaux usées », etc. sans pour autant que le mot clé « ordures » n’apparaisse. Ensuite, on leur a demandé de restituer autant de mots que possible. Et là, surprise ! Si tous se sont souvenus d’autant de mots, 39% des participants du groupe « méditation » se sont rappelés avoir lu le mot « ordures » dans la liste – qui n’y était pas –  contre 20%  seulement dans le groupe témoin!

« Ces résultats démontrent une conséquence potentielle inattendue de la méditation de pleine conscience pour laquelle les souvenirs deviennent moins fiables », concluent les auteurs.

La méditation déstructure les repères habituels et transforme le rapport au temps » – Dr Yasmine Lienard, psychiatre et spécialiste de la méditation de pleine conscience

Devant ces conclusions étonnantes de prime abord, Sciences et Avenir a demandé quelques éclaircissements au Dr Yasmine Lienard, psychiatre et spécialiste des thérapies fondées sur la méditation de pleine conscience. Nous lui avons demandé si ces résultats la surprenaient, voici sa réponse :

« Non je ne suis pas surprise. Lorsqu’on médite, il y a comme un état de sidération. On apprend a oublier qui on est, où l’on est selon nos concepts habituels et cela peut créer une désorganisation cognitive secondaire. La meditation déstructure les repères habituels et transforme le rapport au temps. Les personnes vont mieux mais le rapport au monde est transformé. Cela doit être accompagné et pour qu’il n’y ait pas de conséquences sur la vie quotidienne iI faut trouver des ressources pour rester stable. Toutefois cela n’arrive que rarement, il faut méditer régulièrement et longtemps. Pour ma part je peux témoigner que ma mémoire à long terme est moins bonne après 10 ans de méditation. En revanche j’ai décuplé des facultés de mémoire immédiate. Normal vu que je m’entraîne à oublier le passé chaque jour ! »

http://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► 5 idées reçues sur notre mémoire


Nous avons appris plus jeunes des faits sur le cerveau qu’aujourd’hui, la science refute. Ainsi, que certaines nouveautés qu’on entends parler de plus en plus
Nuage

 

5 idées reçues sur notre mémoire

 

Isabelle Simonetto

Neurobiologiste, Présidente d’Addheo

Ce que nous sommes est déterminé par notre mémoire. À l’instant où vous lisez ce texte, c’est bien grâce à elle que vous allez le comprendre.

Elle est donc fondamentale car notre personnalité, notre vie, en dépend. Il est donc logique qu’elle soit au centre de nos préoccupations. Pourtant, malgré l’évolution de nos connaissances, de nombreuses idées reçues restent vivaces concernant le fonctionnement de cette mémoire.

Voici les 5 principales :

1ère idée reçue

Notre mémoire à long terme est comparable à un disque dur d’ordinateur.

FAUX : notre mémoire à long terme a même des propriétés opposées à celle d’un disque dur d’ordinateur.

A. Elle est illimitée : aucun humain n’a dit un jour : « Stop, ma mémoire est pleine! ». C’est même d’ailleurs l’inverse qui se produit : plus vous avez de connaissances dans un domaine, plus il est facile d’acquérir de nouvelles informations dans ce même domaine (musique, langues étrangères, littérature…). La réciproque est également vraie! Plus vous êtes ignorant dans une discipline, plus il est difficile de mémoriser des informations, même simples!

B. Elle est sans cesse remaniée. Une information stockée dans un ordinateur reste figée. À l’inverse, chaque souvenir que nous acquérons est susceptible de modifier les souvenirs déjà stockés. Comme un caillou lancé dans une mare dont l’onde impacte toute la surface de l’eau.

Exemples :

– Si vous avez toujours cru que la mémoire à long terme était comme un disque dur d’ordinateur, le fait de lire cet article peut modifier votre cerveau! En effet, une information contraire à votre croyance vous est donnée : si celle-ci vous intéresse, et que vous la mémorisez, vos anciens souvenirs vont être corrigés!

– Vous avez assisté cet été à un mariage. C’est le 8ème mariage auquel vous participez. Quand vous allez vous remémorer ce mariage, vous allez reconstruire votre souvenir (comme un casse-tête) en réactivant des circuits dans différentes parties de votre cerveau (souvenirs olfactifs, auditifs, visuels, etc.). En réalisant cette reconstruction, des pièces de puzzle intruses vont s’insérer (celles des autres mariages auxquels vous avez assisté)! C’est ainsi que nous fabriquons sans cesse de faux souvenirs… Il n’y a qu’à écouter les discussions au cours des repas de famille… personne n’est d’accord sur des évènements pourtant vécus ensemble!

2ème idée reçue

Nous ne faisons que perdre des neurones à partir de 20 ans.

FAUX : Peter Eriksson et Fred H. Gage en 1998 ont montré qu’il existait une neurogénèse dans le cerveau (fabrication de nouveaux neurones). Cette neurogénèse est possible tout au long de la vie lorsque nous sommes dans de bonnes conditions comme le montrent les travaux de Pierre-Marie Lledo. Quelle est la recette pour stimuler cette neurogénèse ? Il faut 5 ingrédients :

– une attitude optimiste
– la curiosité
– une bonne gestion du stress
– un bon équilibre alimentaire
– une activité physique régulière

3ème idée reçue

Tout se joue avant 6 ans.

FAUX : le cerveau est dit « plastique » c’est-à-dire qu’il se réaménage en permanence en fonction de son environnement. Notre cerveau est en perpétuelle évolution pour peu que nous lui fournissions de nouvelles expériences à traiter. Chaque apprentissage se traduit par l’activation et la création de nouvelles connexions.

Une personne victime d’un accident vasculaire cérébral peut récupérer des fonctions détruites grâce à la plasticité cérébrale, c’est-à-dire à la capacité du cerveau à créer de nouvelles connexions dans les zones saines du cerveau.

Exemple : si vous décidez de jongler à partir d’aujourd’hui, 10 minutes par jour, vous aurez dans 6 mois une augmentation de la densité dendritique (connexions) au niveau des cortex moteur et visuel. Et ceci quel que soit votre âge!

4ème idée reçue

Nous utilisons 10 % de notre cerveau.

Voici LE mythe le plus répandu et qui a la dent dure! Cette idée, aussi séduisante soit-elle, est fausse. Nous utilisons 100 % de notre cerveau. Aucune zone n’est inactive attendant un hypothétique réveil… Bien sûr, nous n’utilisons pas 100 % de nos capacités de manière simultanée mais 100 % de nos circuits sont à un moment ou à un autre utilisé comme le démontre les observations en imagerie fonctionnelle. La moindre lésion a des conséquences importantes sur le fonctionnement du cerveau.

Cet organe d’approximativement 1,3 kg consomme à lui seul 20 % de nos ressources totales en oxygène et glucose. Que se passerait-il si cette consommation, déjà colossale, ne correspondait qu’à l’activation de 10 % de notre potentiel…

5ème idée reçue

Il existe un seul cerveau.

Vous avez certainement appris que le cerveau se situait exclusivement dans le crâne. C’est…

FAUX : il existe aussi un deuxième « cerveau » au niveau de ventre, appelé cerveau entérique. Ce cerveau ou système nerveux entérique est composé de plus de 100 millions de neurones organisés en réseau tout le long du tube digestif. Le système nerveux entérique communique avec le système nerveux central via le nerf vague (nerf X).

Les neurogastroentérologues sont les médecins spécialistes de ce cerveau entérique.

Ce deuxième cerveau définitivement mis en évidence à la fin du 20ème siècle est encore largement à découvrir : son rôle exact, son mode de communication avec le système central, son rôle dans une éventuelle mémorisation de nos émotions…

Annuellement, environ 35 000 publications scientifiques sont consacrées aux neurosciences, c’est dire si ce domaine passionne et interpelle… nous ne faisons que soulever le voile sur un organe dont la complexité, la richesse et la perfection nous échappe et certainement pour longtemps encore

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Souvenirs de jeunesse


En vieillissant, on revient beaucoup sur les souvenirs d’enfants, pour ma part, elles sont généralement positives, car celles qui m’attristent, je les éloigne
Nuage

 

Souvenirs de jeunesse

 

 

« Un beau soir l’avenir s’appelle le passé. C’est alors qu’on se tourne et qu’on voit sa jenesse « 

Louis Aragon

En mémoire


Je pense qu’un des plus grands obstacles au bonheur, ce que l’on retient du passé de ce qui est négatif. Pourtant, il y a eu de bons moments qui restent cacher au fond de notre mémoire
Nuage

 

En mémoire

 

Nous pensons trop souvent qu’à ce que nous avons manqué, raté.

Jean Guehenno