Le pouvoir de l’odorat


Pour ma part, l’odeur de ma grande soeur Céline, une odeur réconfortante, l’odeur de la sauce à spaghetti, des moments complicité avec mon père. Une odeur particulière d’humidité me fait rappeler la cave de la salle de quilles. Les odeurs peuvent déclencher de bons ou mauvais souvenirs. Une situation vécue qui se réveille quand une odeur semblable surgit. Parfois, lors d’un évènement traumatisant, l’odeur peut apparaître sans pour autant être là, mais une situation peut donner l’impression que l’odeur est présent.
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Le pouvoir de l’odorat

 

L'odeur d'un savon à lessive qui nous ramène à notre enfance. Un parfum... (ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE)

ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE

 

ISABELLE AUDET
La Presse

L’odeur d’un savon à lessive qui nous ramène à notre enfance. Un parfum pourtant banal qui déclenche une réaction de détresse. Les effluves du café qui nous tirent du sommeil. L’odorat n’est pas qu’un sens banal à la remorque de la vue et du toucher: c’est, au contraire, une autoroute pour les souvenirs et les émotions. Pour le meilleur et pour le pire.

Des effluves bouleversants

Le phénomène est aussi soudain que puissant. Parfois, il suffit d’enfiler un vieux chandail, de racheter une marque de shampoing particulière ou encore de faire rissoler du bacon dans la poêle pour qu’un parfum nous ramène à lui seul le souvenir de moments marquants.

«L’odeur est un sens extrêmement important dans les souvenirs», explique Christophe Fortin, professeur de psychologie à l’Université d’Ottawa.

Le psychologue, aussi chercheur associé au centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, nous explique en détail les origines de ce phénomène parfois bouleversant.

À notre insu, notre cerveau tisse des liens parfois puissants, parfois simplement saugrenus entre les parfums, les émotions et les souvenirs.

«Sans doute vous souvenez-vous de l’odeur fantastique du plat que faisait mijoter votre maman. Vous rentriez dans la maison et, ahhhh… vous y pensez, et toute une gamme d’émotions vous revient. Notre cerveau est programmé pour faire cette association», illustre-t-il.

Dans le cerveau, l’espace où est traitée l’information olfactive est lié au siège des émotions et à la mémoire. Ainsi, plus un événement est significatif, plus ces zones sont stimulées… et plus le souvenir lié à une odeur est puissant.

«On l’observe chez les militaires qui reviennent du combat, illustre le spécialiste. Beaucoup vont associer à leur expérience des éléments comme la viande avariée ou la chair brûlée. On peut alors observer une généralisation de l’odeur. Certains ne pourront pas se faire un barbecue, parce que l’odeur de la viande grillée va trop leur rappeler ce qu’ils ont vu à la guerre.»

Réactions inattendues

En pratique, ce mécanisme permet aux individus d’éviter les dangers.

«C’est un mécanisme qui existe chez l’être humain depuis l’avènement d’Homo sapiens. C’est pour nous protéger! Quand ça sent l’ours, ce n’est pas le temps de rester là, c’est le temps de s’enfuir!»

Le lien est si puissant qu’il suffit parfois de penser à un événement significatif pour que les odeurs qui y sont liées nous reviennent. Notre cerveau reproduit parfaitement le parfum lié à ce souvenir sans qu’il existe réellement.

«Ça va même plus loin. Parfois, quand on cherche une information dans notre tête et que l’on n’est pas capables de la trouver, s’il y a une odeur qui est connexe à ce souvenir, elle peut nous permettre de réactiver cette information. Ça va au moins favoriser le rappel.»

Selon cette logique, l’odeur de la mer pourrait donc nous permettre de nous rappeler le nom de cet auteur qu’on a découvert dans nos dernières vacances à la plage? «Tout à fait», soutient le psychologue.

Expériences traumatisantes

Ce mécanisme est particulièrement puissant lorsqu’une personne traverse une expérience traumatisante.

«Lorsque l’on vit un événement stressant, la présence du cortisol, une hormone de stress, peut cristalliser un souvenir. On va avoir beaucoup plus de difficultés à oublier l’événement. Par exemple, si vous êtes agressé dans une petite ruelle où il y a une odeur de déchets, le lien se fait, qu’il soit volontaire ou non.»

Peut-on briser cette association, afin d’éviter que la moindre odeur de poubelles nous plonge dans un état de détresse?

«Oui, c’est possible. En psychologie, il y a plusieurs approches. Le traitement le plus éprouvé pour le trouble de stress post-traumatique, c’est la thérapie cognitivocomportementale. Si l’on a un trauma, on ne peut pas traiter que l’odeur. Il y a probablement d’autres éléments qui sont liés à l’événement, mais dans un cas très hypothétique où il n’y aurait que l’odeur, la bonne stratégie, généralement, c’est l’exposition graduelle.»

Cette désensibilisation ne se fait pas du jour au lendemain. C’est un long processus, qui demande un accompagnement particulier.

«Le but, c’est d’arriver à ce que l’odeur n’évoque plus l’événement traumatique, explique Christophe Fortin. Pour atteindre ça, on expose tranquillement la personne à l’odeur, dans un processus thérapeutique adéquat. On la lui fait sentir brièvement, et on regarde comment elle s’adapte, quel souvenir lui revient. On fait de la restructuration cognitive, jusqu’à ce que la personne ne ressente plus l’odeur comme quelque chose de dangereux.»

Le plaisir, aussi

Comme l’écrivain Marcel Proust le décrivait dans À la recherche du temps perdu, l’odeur d’une simple madeleine peut nous ramener des années en arrière de façon totalement inattendue.

Car le cerveau ne fait pas que des associations négatives entre les odeurs et les émotions. Les amateurs de bacon en savent d’ailleurs quelque chose.

«Quand vous vous réveillez le matin et que ça sent le bacon, votre cerveau va se mettre à libérer de la dopamine. Juste l’odeur va amener un sentiment de joie, car le bacon est associé à des moments heureux. Les odeurs peuvent influencer nos émotions très rapidement!», s’enthousiasme Christophe Fortin.

L’émotion doit toutefois être constante pour que l’odeur évoque un souvenir particulier.

«Si vous prenez un café une journée où ça va bien, une autre journée où ça va mal… le lien avec l’odeur du café ne sera ni très clair ni très puissant. Les stimuli doivent être les mêmes pour que l’association soit faite.»

Le chercheur évoque d’ailleurs un souvenir très personnel lié à une hospitalisation d’un mois alors qu’il était adolescent. Le souvenir n’a rien de négatif, mais il est lié… à l’odeur d’un savon.

 «On me lavait tout le temps avec du savon Lux, et 27 ans plus tard, si j’entre dans une salle de bains et qu’il y a du savon Lux, je le reconnais automatiquement. C’est l’odeur qui est liée à ce souvenir.»

 

«Je sens encore son odeur…»

L’après-midi du 31 août 2011, Brigitte Beauregard quitte son travail. Il est 15 h 30, et elle souhaite aller faire des courses. Au volant de son véhicule, elle s’arrête quelques minutes plus tard au bout d’un terre-plein afin de tourner à gauche. C’est à ce moment-là, en plein milieu d’un boulevard de Joliette, qu’elle plonge en plein cauchemar.

«Je voulais me rendre dans le stationnement du centre d’achats et…» Brigitte s’arrête et soupire. «Je revis les événements en vous les racontant… C’est comme si le gars était à côté de moi. Je sens son odeur», souffle-t-elle, avant de nous assurer qu’elle tient à raconter son histoire.

«C’est là que, derrière moi, j’ai vu quelqu’un, poursuit-elle. C’était un homme. Il est entré dans ma voiture, du côté du passager. Il criait, il était en détresse. Il m’a dit qu’on allait me tuer. Que j’allais mourir! Qu’on allait mourir tous les deux! Et là, les odeurs arrivent. Il n’est pas propre. Il pue, et il me tient.»

Paniquée, Brigitte arrive à sortir de sa voiture, mais elle voit des gens courir vers elle. Traumatisée, elle a le réflexe de retourner dans son véhicule.

«Je suis rentrée dans la voiture parce que je pensais qu’on allait me tuer. Mon impression, c’était que j’allais vraiment me faire tuer: les gens qui arrivaient, je pensais qu’ils me couraient après!»

Il s’agissait toutefois de gardiens de sécurité du centre commercial et de passants alertés par l’irruption de l’homme dans la voiture de Brigitte.

En retournant dans son véhicule, Brigitte comprend que quelque chose ne va pas. C’est l’odeur qui lui fait comprendre que le danger n’est pas à l’extérieur: il est devant elle. À l’extérieur, les odeurs lui semblent agréables, mais à l’intérieur du véhicule, l’homme empeste la sueur, le sang et la saleté.

«Mes sens étaient à l’extrême, explique-t-elle. Il m’a convaincue qu’on allait se faire tuer! Que j’étais morte ! Mais là, à un moment donné, je me suis dit: « Attends une minute, Brigitte, il y a quelque chose qui ne va pas. Ça sent mauvais pas à peu près, ici, et dehors, ça sent bon. » J’ai regardé ses mains en sang, ses cheveux sales, mais surtout, il empestait…»

L’homme jure et hurle. Il ordonne à Brigitte de le conduire plus loin, puis il tente de prendre le contrôle du véhicule. L’odeur est insupportable pour Brigitte. Elle est blessée légèrement, mais elle parvient à s’extirper une deuxième fois de sa voiture.

Une odeur qui persiste six ans plus tard

La femme n’a pas de souvenir des minutes qui ont suivi. Quand elle revient à elle, elle constate que l’homme s’est enfui avec son véhicule et que plusieurs personnes prennent soin d’elle. Le traumatisme est toutefois violent et le souvenir précis de l’odeur de son assaillant est incrusté dans son cerveau, plus de six ans après l’arrestation de l’agresseur.

«Encore aujourd’hui, chaque fois que j’arrive à une lumière, que je suis la première et que je dois attendre, je barre ma porte… et je sens encore l’odeur du gars. C’est encore là! La menace est encore là. Ça ressort. C’est fou, hein? Je vous en parle et je le sens, je le vois.»

Les odeurs prédominent dans les souvenirs de Brigitte, mais l’image de son assaillant est aussi toujours vive dans ses pensées. Elle possède toujours la voiture dans laquelle a eu lieu l’agression, puisque les policiers l’ont retrouvée peu de temps après. Elle explique toutefois que les odeurs liées à son traumatisme lui viennent aussi dans d’autres véhicules qui s’arrêtent premiers à une intersection. Elle y échappe seulement lorsqu’elle circule à moto.

Heureusement, explique-t-elle, elle a pu compter sur l’aide de plusieurs spécialistes et de son amoureux, qui la soutient lorsque ses sens lui rappellent l’événement. Elle a suivi une thérapie cognitivocomportementale.

Elle soutient avoir tout de même «appris à vivre avec» ses sens qui la trompent à l’occasion. «Il y a quand même de l’espoir, nuance-t-elle. J’ai compris que ça fait partie de moi. L’inconscient, le cerveau, c’est fort!»

L’histoire de Brigitte est racontée sur le site de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

http://www.lapresse.ca

Souvenirs, souvenirs


Bien, des gens vivent dans le passé, de remords, de déception et autres. Comment peut-on trouver la vie agréable ainsi ? Il y pourtant des bons moments que nous avons vécu et que nous devons les mettre d’avant
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Souvenirs, souvenirs

 

 

“Ne songez au passé que lorsque vos souvenirs sont agréables.”

Jane Austen

Les rêves ont été localisés dans le cerveau


A force d’étudier le cerveau, on a fini par voir les zones du cerveau qui réagit quand nous rêvons, et même celle qui fait que nous puissions nous rappeler certains d’entre eux
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Les rêves ont été localisés dans le cerveau

 

Par Marie-Céline Jacquier, Futura

 

Grâce à des électroencéphalogrammes, des chercheurs internationaux ont identifié des régions cérébrales impliquées dans les rêves. Ces résultats permettent aussi de mieux comprendre ce qui différencie un cerveau conscient ou inconscient.

Nous rêvons pendant le sommeil paradoxal, mais pas seulement : les rêves se déroulent aussi pendant le sommeil non-paradoxal. Alors qu’est-ce qui caractérise un cerveau en train de rêver ? Pour le savoir, des chercheurs américains, suisses et italiens ont enregistré l’activité cérébrale de 46 personnes qui dormaient, grâce à des électroencéphalogrammes. Des électrodes placées sur le crâne ont capté les ondes cérébrales de différentes fréquences. Les participants étaient réveillés dans la nuit et devaient dire s’ils avaient rêvé, et aussi s’ils se souvenaient de leurs rêves.

Chute de l’activité basse fréquence à l’arrière du cerveau

Dans le sommeil paradoxal comme dans le non-paradoxal, les rêves étaient associés à une diminution de l’activité de basse fréquence dans les régions corticales postérieures (à l’arrière du cerveau). Les chercheurs ont aussi identifié les régions importantes pour se souvenir d’un rêve : celui-ci était lié à une augmentation de l’activité haute fréquence à l’avant du cerveau. Grâce à ces résultats, les chercheurs ont réussi à prédire si les participants avaient rêvé ou pas.

De plus, rêver à des visages correspondait à une augmentation de l’activité de haute fréquence dans une région du cerveau impliquée dans leur reconnaissance. De même, ceux impliquant la perception spatiale, le mouvement et la réflexion étaient liés à des régions du cerveau qui servent à accomplir ces tâches lorsque nous sommes éveillés.

Pour Francesca Siclari, un des auteurs de cette recherche qui s’exprime dans The Guardian, « peut-être que le cerveau qui rêve et le cerveau éveillé sont beaucoup plus semblables que ce que l’on imagine parce qu’ils recrutent en partie les mêmes zones pour le même type d’expériences ».

Les résultats de ces recherches ont été publiés dans Nature Neuroscience.

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Arrête de t’enfuir


Notre vie est remplie de bons souvenirs ainsi que de mauvais, il faut faire un tri de ce qui peut nous aider à avancer dans la vie présente au lieu de ruminer et faire du surplace
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Arrête de t’enfuir

 

Arrête de t’enfuir dans tes souvenirs. Et de faire vieillir ton avenir.
Il est temps de te ressaisir, et à nouveau, tu te dois revivre. Laisse au présent la chance de te séduire, et au futur le bonheur de t’épanouir. Tout ce que la vie a de beau, elle va te l’offrir. Il suffit de lui sourire et de t’ouvrir. Le chemin pour y parvenir est de lâcher prise, ne plus retenir, laisser aller, afin de grandir. Et à nouveau tout accueillir

Auteur inconnu

Pourquoi ne gardons-nous (presque) aucun souvenir de notre prime enfance?


Quel est votre plus lointain souvenir ? Est-ce un vrai souvenir ou simplement un souvenir suite à des photos d’enfance ou bien par les récits raconter plusieurs fois par les parents ou autre ? Moi, j’ai des brides avant et pendant mes 4 ans. D’une chambre dont j’avais peur la nuit d’une boite de lumière, Mon premier jour à la maternelle à 5 ans et les 3 couettes que ma grande soeur me faisait entre autres
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Pourquoi ne gardons-nous (presque) aucun souvenir de notre prime enfance?

 

Child | Gep Pascual via Flickr CC License by

Child | Gep Pascual via Flickr CC License by

Jeanne Shinskey

Le langage est un autre facteur primordial pour comprendre le fonctionnement de la mémoire chez les bébés.

Nous ne nous rappelons que de très peu d’événements qui ont eu lieu avant nos sept ans, et il est fort rare de garder des souvenirs de ses trois ou quatre premières années. Et quand nous essayons de nous remémorer cette période de notre vie, il est souvent difficile de savoir si nos souvenirs sont authentiques ou s’il s’agit de simples recompositions mentales issues des photos ou des histoires que nous ont racontées les autres.

Ce phénomène, connu sous le nom d’«amnésie infantile» tourmente les psychologues depuis plus d’un siècle –et nous ne le comprenons toujours pas très bien.

Il semblerait que si nous ne nous souvenons pas de cette période, c’est que la mémoire des nourrissons et des tout-petits n’est pas encore complètement développée. Pourtant, dès six mois, les bébés sont capables d’utiliser leur mémoire à court terme (gardant des souvenirs pendant plusieurs minutes), et leur mémoire à long terme (avec des souvenirs qui perdurent des semaines, voire des mois).

Une étude démontre ainsi que des enfants de six mois qui ont appris à actionner un levier pour actionner un train électrique se souviennent comment faire pendant deux à trois semaines après avoir joué. Les enfants d’âge préscolaire, quant à eux, sont capables de se rappeler d’événements qui remontent à plusieurs années. Il n’est cependant pas certain que ces souvenirs soient véritablement autobiographiques, c’est-à-dire qu’il s’agit d’événements personnellement pertinents qui se sont produits en un temps et un lieu spécifiques.

La mise en place progressive des processus fondamentaux de la mémoire

Évidemment, la mémoire des bébés n’est pas comparable à celle des adultes, puisqu’elle continue à se développer jusqu’à l’adolescence. D’ailleurs, l’amnésie infantile s’explique peut-être par la mise en place progressive des processus fondamentaux de la mémoire; c’est même la théorie la plus plausible à ce jour. Ces processus impliquent plusieurs régions du cerveau et incluent la formation, la consolidation et enfin la récupération des souvenirs.

Par exemple, l’hippocampe, que l’on pense responsable de la formation des souvenirs, continue à se développer au moins jusqu’à l’âge de sept ans. Ce qu’on nomme amnésie infantile chez les adultes (l’incapacité à se remémorer des souvenirs en deçà de trois ans et demi) ne vaut pas pour les enfants et les adolescents, dont les souvenirs peuvent remonter à plus loin. Ainsi, le problème est peut-être moins de former des souvenirs que de les consolider.

Mais cela n’explique pas tout. Le langage est un autre facteur primordial pour comprendre le fonctionnement de la mémoire chez les bébés. Entre leur première et leur sixième année, les enfants passent des premiers balbutiements à la maîtrise de leur langue maternelle, de sorte que d’importants changements de leur capacité d’expression chevauchent la phase d’amnésie infantile. Ces changements comprennent l’utilisation du passé, de mots liés à la mémoire comme «souvenir» et «oublier», et les pronoms personnels, comme «mon» ou «ma».

On peut en conclure que la capacité d’un enfant à verbaliser au sujet d’un événement au moment où celui-ci se passe prédit plus ou moins à quel point il s’en souviendra des mois ou des années plus tard. Dans le cadre d’une expérience, des tout-petits ayant fréquenté les services d’urgence après des blessures courantes ont été interrogés. Les enfants de plus de 26 mois, qui pouvaient déjà parler de l’événement à l’époque où il s’est produit, s’en rappelaient jusqu’à cinq ans plus tard, alors que ceux de moins de 26 mois, qui ne pouvaient pas en parler à l’époque où il s’est produit, ne se rappelaient presque rien voire rien du tout. Cela tend à prouver que les souvenirs formés en phase de pré-verbalisation sont perdus s’ils ne passent pas par le langage.

L’influence de la culture et de l’environnement social

Cependant, la plupart des recherches qui se penchent sur le rôle de la langue dans la mémoire se concentrent sur une forme particulière d’expression, la narration, et sur sa fonction sociale. Quand les parents évoquent des souvenirs communs avec de très jeunes enfants, ils leur enseignent implicitement des compétences narratives – à savoir quels types d’événements sont importants à retenir, et comment structurer un récit pour se faire comprendre.

Contrairement à une simple description factuelle, la capacité à évoquer des souvenirs revêt une fonction sociale, puisqu’elle suppose un partage d’expérience avec les autres. C’est ainsi que les histoires que l’on raconte en famille maintiennent l’accessibilité des souvenirs au fil du temps, tout en améliorant la cohérence du récit en termes de chronologie des événements, de thématique et de charge émotionnelle. Plus une histoire est cohérente, mieux elle sera retenue. Les adultes maoris (peuple autochtone de Nouvelle-Zélande) ont des souvenirs d’enfance très anciens: ils arrivent à se remémorer des événements vécus à l’âge de deux ans et demi. Ce record absolu, que l’on n’a retrouvé dans aucune autre société jusqu’ici, est lié à la façon si évocatrice dont les parents maoris racontent les histoires familiales.

La capacité à évoquer des souvenirs revêt des fonctions sociales différentes en fonction des cultures, ce qui induit des différences culturelles en termes de quantité, de qualité et d’ancienneté des souvenirs autobiographiques précoces. Les adultes ayant grandi dans des environnements qui valorisent l’autonomie (Amérique du Nord, Europe) ont tendance à rapporter des souvenirs d’enfance plus anciens et plus nombreux que les adultes qui ont connu des cultures plus attachées à la dépendance entre les membres de la famille (Asie, Afrique).

Les récits se précisent

Dans les cultures qui favorisent l’autonomie, les souvenirs évoqués par les parents ont davantage trait aux expériences individuelles des enfants, à leurs préférences et à leurs sentiments, et moins à leurs relations avec les autres, aux routines sociales et aux normes comportementales. Par exemple, un enfant américain se rappellera avoir reçu une médaille d’or à l’école maternelle alors qu’un enfant chinois se souviendra plutôt d’avoir appris telle chanson à l’école maternelle.

Bien qu’il y ait encore beaucoup de choses que nous ne comprenons pas sur l’amnésie infantile, les chercheurs progressent. Il y a notamment de plus en plus d’études prospectives longitudinales qui étudient des individus sur le long terme, depuis leur enfance. Cela permet d’obtenir des récits précis des événements, ce qui vaut mieux que de demander rétrospectivement à des adolescents ou des adultes de se rappeler d’événements passés qui ne sont pas documentés. De plus, à mesure que les neurosciences avanceront, il y aura sans doute davantage d’études associant le développement du cerveau au développement de la mémoire. Cela devrait nous aider, outre les récits, à développer d’autres façons de mesurer la mémoire.

Toutefois, même si nous ne pouvons pas nous rappeler explicitement d’événements spécifiques vécus dès notre plus jeune âge, l’accumulation de souvenirs liés à notre prime enfance laisse des traces qui influencent durablement notre comportement. Les premières années de notre vie sont donc paradoxalement à la fois celles que nous oublions et celles qui marquent à tous jamais les adultes que nous sommes.

Cet article a été initialement publié sur le site The Conversation

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Ne vous couchez pas fâché: les émotions négatives s’enracinent


Vous savez ce fameuse consigne qu’il ne faut pas se coucher fâché ? Il semble que c’est un très judicieux conseil. Toutes émotions négatives seraient plus difficiles à effacer après une nuit de sommeil
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Ne vous couchez pas fâché: les émotions négatives s’enracinent

 

Les souvenirs liés à des émotions négatives sont plus difficiles à oublier... (PHOTO ARCHIVES PHOTOS.COM)

PHOTO ARCHIVES PHOTOS.COM

Agence France-Presse
Paris

 

Les souvenirs liés à des émotions négatives sont plus difficiles à oublier après une nuit de sommeil, montre une étude en neurosciences publiée mardi.

«Avec la consolidation (des souvenirs) qui a lieu pendant la nuit, de rapides changements se produisent dans l’organisation de la mémoire émotionnelle», qui font qu’une nuit suffit pour diminuer la capacité à supprimer des souvenirs non souhaités, explique cet article, publié dans la revue scientifique Nature communications.

L’équipe de sept chercheurs, basés en Chine, aux États-Unis et au Royaume-Uni, a demandé à un groupe de 73 étudiants de sexe masculin de mémoriser des associations entre des paires d’images: des photos montrant un visage neutre d’une part et des images provoquant la répulsion d’autre part.

Ils leur ont ensuite montré de nouveau les photos de visages, en leur demandant d’éliminer volontairement le souvenir négatif qu’ils y avaient associé.

La même activité a ensuite été répétée le lendemain, avec d’autres images.

«Les résultats ont montré que les participants avaient plus de mal à supprimer les souvenirs négatifs ap«les circuits neuronaux impliqués dans l’élimination des souvenirs,rès une nuit de sommeil», expliquent les auteurs.

Pendant l’expérience, ils ont mesuré l’activité du cerveau des participants. Cela leur a permis d’observer que  initialement centrés sur l’hippocampe, sont ensuite devenus plus dispersés dans le cerveau, un changement qui semble être ce qui rend les souvenirs négatifs plus difficiles à supprimer».

Des études précédentes sur le contrôle cognitif avaient montré que les gens pouvaient éliminer des souvenirs de façon volontaire, mais on ne connaissait pas l’influence du sommeil sur cette capacité, a expliqué à l’AFP Yunzhe Liu, de l’Institut pour la recherche sur le cerveau de Pékin et en cours de thèse au Centre pour la neuroimagerie de la fondation Wellcome Trust, à Londres.

L’étude n’a porté que sur des volontaires masculins car «des différences entre les sexes ont été rapportées en matière de régulation des émotions et de contrôle cognitif», a précisé le chercheur.

«Cette étude suggère que le bon vieux conseil: « Ne vous couchez jamais fâché » a un certain fondement. Il vaut mieux résoudre une dispute avant d’aller au lit», a ajouté Yunzhe Liu.

Ces résultats impliquent aussi «qu’il y a peut-être des raisons neurobiologiques qui expliquent la difficulté à éliminer des souvenirs et des émotions négatifs dans des cas de troubles affectifs» tels que le syndrome de stress post-traumatique, ajoute l’article.

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L’automne 2016 vous fait ressentir de la nostalgie? Ce n’est pas si mal…


Quel sentiment qu’on peut éprouver à l’automne ? Cette année, faut dire que l’automne est assez spécial, par les températures qui sont clémentes. Certains sont plus stressés ou dépressif en cette période de transition, alors que d’autres personnes éprouvent des émotions, de la nostalgie, des souvenirs du passé qui ne sont pas nécessairement négatifs.
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L’automne 2016 vous fait ressentir de la nostalgie? Ce n’est pas si mal…

 

Le HuffPost  |  Par Sandra Lorenzo


  • Ce changement de saison peut avoir des effets sur notre moral. Une psychologue du Pays de Galles, Ginny Sculy, parle même d’anxiété automnale pour qualifier le regain d’angoisses qui se fait parfois jour entre la fin de l’été et le début de cette nouvelle saison. Mais l’automne n’apporte pas seulement son lot de déprime.

    Dans le dernier film de François Ozon, Frantz, actuellement au cinéma, le bruit du vent dans les feuilles en automne fait écho aussi bien à une belle histoire d’amour qu’à la mort de l’un des personnages. Le cinéaste n’est pas le seul à voir dans cette saison une telle dualité. Jaunissement des feuilles, températures qui descendent sont l’occasion de se laisser envahir par une sensation plutôt agréable, une douce mélancolie qui amène souvent à de la nostalgie, soit le regret d’une chose, d’une personne, d’un état que l’on a connu dans le passé.

    autumn

    Regarder la nature s’endormir avec le froid et en profiter pour se recentrer, au coin du feu, sur soi, sur son univers, sur ses souvenirs en somme. Sur le site Quora, où des internautes du monde entier postent des questions sur tous types de sujets, nombreux sont ceux qui ont même essayé de comprendre pourquoi l’automne pouvait provoquer ce genre d’émotions.

    La nostalgie pour combattre la solitude

    L’un d’entre eux avance que l’automne, ses paysages, ses parfums et le bruit du vent dans les feuilles peuvent agir comme

     « un détonateur qui débloque des souvenirs liés à l’enfance ».

    Il va trop loin?

    Une autre internaute assume l’ambivalence de ce sentiment:

    « J’adore l’automne. Les feuilles qui tombent et le fait de penser à la mort peuvent souvent nous rendre déprimé ou triste, mais c’est plutôt sain de ressentir ça. Il ne faut pas le rejeter seulement parce que ce n’est pas joyeux. »

    Un chercheur anglais en psychologie, Constantine Sedikides, s’est interrogé sur la nostalgie qui s’était emparée de lui au souvenir de l’automne. Nous étions en 1999 et il venait de déménager. Était-ce le début d’une déprime comme lui suggérait l’un de ses collègues? Non, ce sentiment ne le rendait pas triste. C’est à partir de ce moment-là qu’il fit de la nostalgie son sujet d’étude. Il a ainsi pu faire avancer la recherche et démontrer que ce sentiment pouvait contrer l’isolement, l’ennui ou encore l’anxiété.

    La nostalgie nous réchauffe, littéralement

    « La nostalgie nous rend un peu plus humain », explique le professeur Sedikides auNew York Times.

    Après avoir récolté de nombreuses histoires dans son laboratoire de recherche et sur la base d’un test qu’il a mis au point et qui fait désormais référence, ce chercheur a compris que les souvenirs nostalgiques sont un moyen de nous raccrocher à notre entourage:

    « Les histoires nostalgiques commencent souvent mal, sur la base d’un problème puis elles tendent à bien se terminer grâce à l’aide de quelqu’un de proche. Ainsi, on finit avec un sentiment renforcé d’appartenance et d’affiliation et l’on devient plus généreux envers les autres. »

    À la suite des travaux de Sedikides, deux équipes de recherche aux Pays-Bas et en Chine se sont intéressées au fait que la nostalgie ne nous réchauffait pas seulement le cœur mais le corps tout entier.

    Cinq expériences ont ainsi été menées. Des volontaires ont tenu un journal de leurs pensées nostalgiques pendant 30 jours, les jours les plus froids ont aussi été les plus productifs. Une deuxième expérience a visé à comparer le ressenti d’un groupe de participants dans une salle à une température de 20°C, une autre à 24°C et une dernière à 28°C. Les participants ont ensuite répondu à un questionnaire visant à mesurer la niveau de nostalgie qui s’était emparé d’eux. C’est dans la première salle que la nostalgie a le plus été présente.

    La troisième étude a fait écouter de la musique liée à la nostalgie en ligne et les internautes devaient ensuite dire si ce type de musique les avaient rendus nostalgiques, si oui, ils ont aussi affirmé s’être sentis plus au chaud. L’avant-dernière expérience a placé d’autres volontaires dans une pièce froide en leur demandant de se souvenir soit d’un événement qui les rendaient nostalgiques, soit d’un événement du passé anodin. Ils devaient ensuite deviner la température de la pièce. Les nostalgiques percevaient la pièce plus chaude qu’elle ne l’était. Pour la dernière expérience, des participants devaient penser au passé de manière nostalgique ou non et ensuite plonger leurs mains dans une bassine d’eau glacée. Les premiers ont tenu plus longtemps que les seconds.

    Les jeunes adultes et les personnes âgées particulièrement sensibles à la nostalgie

    Selon le professeur Wildschut qui travaille avec Constantine Sedikikes, ce rapport entre l’esprit et le corps pourrait être un mécanisme d’adaptation hérités de nos lointains ancêtres. Et voilà qui explique aussi peut-être pourquoi ce sentiment peut nous surprendre plus en automne qu’en été par exemple.

    autumn

    Une chercheuse en psychologie de l’Université de Surrey en Angleterre a aussi montré que certaines personnes étaient plus enclines que d’autres à se montrer nostalgiques, les jeunes adultes et les personnes âgées par exemple. Ce sentiment s’affirme en effet particulièrement pendant les périodes de transitions. En ce sens, l’automne est le moment parfait. L’année touche bientôt à sa fin. En un rien de temps, décembre et les fêtes de fin d’année seront là, d’où l’envie de se remémorer l’année mais aussi plus largement de bons souvenirs.

    Ce que la recherche a pu prouver, certains l’avaient déjà touché du doigt. Un texte publié dans le Guardian en 1840 et mis en ligne en 2013 tente d’expliquer

    « la douce mélancolie de l’automne ». « Devant la nature désolée, nous ressentons la petitesse de nos propres passions ; […] nous imaginons les tombes de ceux que nous détestons et de ceux que nous aimons. Chaque passion néfaste retombe avec les feuilles qui tombent autour de nous ; et nous retournons lentement chez nous, retrouver les gens qui nous entourent avec le seul souhait de les éclairer ou de nous consacrer à eux. »

    De quoi regarder les feuilles d’automne, emportées par le vent, en ronde monotone tomber en tourbillonnant d’un autre œil.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Les chiens sont-ils rancuniers ?


 

Je pense qu’on ne peut qu’être d’accord que les chiens ne sont pas des rancuniers, même les chiens maltraités. Bien sûr, qu’un chien ayant subi de la maltraitance pourrait avoir des problèmes de comportement, mais ce n’est pas pour une vengeance
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Les chiens sont-ils rancuniers ?

 

Il ne vous a pas fait la fête ? Il a fait pipi sur le tapis ? Est-ce un signe de vengeance ?

La réponse est non. Les chiens ne sont pas rancuniers et ne cherchent pas à se venger. Ils ne complotent pas non plus derrière votre dos pour vous faire payer vos erreurs ! En revanche, ils sont capables d’associer des faits à d’autres : par exemple, si vous êtes un jour rentré chez vous et avez grondé et/ou puni votre chien parce qu’il avait fait une bêtise en votre absence, il se peut qu’il s’en souvienne. Ainsi, même si le jour suivant, il n’a pas fait de bêtise en votre absence, il se peut qu’il associe votre retour à la punition de la veille. De ce fait, il restera méfiant par crainte que vous le punissiez de nouveau. Exactement comme le ferait un enfant, il ne vous fera donc pas la fête. Le chien est ainsi capable de faire le rapprochement entre votre retour et le « traumatisme » (aussi minime soit-il) qu’il a vécu la dernière fois que vous êtes revenu à la maison. En bref, le chien peut utiliser sa mémoire pour adapter son comportement en fonction de ses souvenirs.

La mémoire joue un rôle important

Les chiens ayant vécu de grands traumatismes (maltraitance notamment), eux, ne sont pas rancuniers non plus. Il se peut que certains restent méfiants, voire agressifs avec certains types de personnes leur rappelant leur vie passée. Ainsi, si le chien a été battu par un homme chauve, il pourra rester sur ses gardes à chaque fois qu’il rencontrera un homme chauve. On ne peut pas pour autant parler de rancune, mais plutôt de « phobie post-traumatique ».

Il ne faut cependant pas en faire une généralité : des chiens ayant vécu de terribles situations ne sont pas pour autant traumatisés. Même battus, mêmes enfermés, certains chiens peuvent se révéler tout à fait bien dans leurs pattes et ne montrer aucun signe post-traumatique. Alors que d’autres, au contraire, assimileront de nombreuses situations et/ou personnes à ce qui les a tant fait souffrir… 

Si, toutefois, vous rencontrez des difficultés avec votre chien, le mieux est d’en parler à un vétérinaire ou comportementaliste canin. Avec l’aide d’un professionnel, vous pourrez obtenir les clés pour remédier aux problèmes rencontrés. 

http://wamiz.com/

Une amnésique qui épate les scientifiques


La recherche sur le cerveau est bien loin d’être finie, surtout avec cette dame qui par maladie qui a détruit une partie de son cerveau et son hippocampe a perdue tous ses souvenirs de sa vie Et sa vie était bien remplie. Pourtant, curieusement, certains souvenirs sont resté, des souvenirs plus techniques et c’est ce qui intrigue les scientifiques
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Une amnésique qui épate les scientifiques

 

Une amnésique qui épate les scientifiques

L’hippocampe pourrait ne pas être aussi important qu’estimé auparavant.Photo Fotolia

Elle peut vous expliquer ce qu’est un arpège mais se trouve incapable de chantonner Happy Birthday. En 2007, Lonni Sue Johnson a dû combattre une terrible maladie, une encéphalite à laquelle elle a survécu. Toutefois, cette inflammation du tronc cérébral a eu de sérieuses conséquences: elle a détruit une partie de son cerveau et notamment son hippocampe. Des lésions qui ont causé au final la perte de tous les souvenirs d’une vie.

Aujourd’hui, la femme de 64 ans, pilote d’avion, musicienne et artiste, ne se souvient plus de rien, ou presque, comme on peut le lire sur le site de l’université Johns Hopkins, à Baltimore, où Johnson est suivie. En effet, une partie de sa mémoire est restée, à la grande surprise des scientifiques.

Intrigués par son cas, des neurologues suivent l’évolution de Lonni Sue Johnson depuis son accident. Lorsque l’hippocampe est atteint, la capacité des patients à se souvenir et à  emmagasiner de nouvelles informations est fortement impactée. Sur ce point, la femme ne fait pas exception.

Depuis qu’elle travaille avec Barbara Landau et ses collègues de l’université de Johns Hopkins, elle ne les reconnaît pas. Elle ne se souvient pas de ses dix années de mariage, n’identifie plus ses peintres préférés. Mais les scientifiques ont été étonnés de découvrir qu’elle pouvait encore expliquer les techniques de l’aquarelle très précisément.

Elle pouvait même décrire comment faire décoller un avion sans même avoir repris des cours de pilotage qu’elle aurait de toute façon immédiatement oubliés. Des explications qui ne devraient pas être possibles si sa mémoire explicite était atteinte comme les chercheurs le croyaient précédemment.

DES NEUROLOGUES STUPÉFAITS

Depuis le début du suivi, l’équipe a publié différents articles. Le dernier en date, paru dans la revue Cognitive Neuropsychology, explique la complexité de la mémoire mise en avant par le cas spécial de Johnson. Après avoir prouvé les grosses pertes qu’elle a subies, les scientifiques montrent qu’il lui reste un type de mémoire bien particulier.Les chercheurs nomment cela les «connaissances déclaratives liées aux compétences». Le fait que ces connaissances soient toujours présentes suggère que ce type de mémoire pourrait bénéficier d’un traitement différent dans le cerveau.

Pour vérifier cette hypothèse, l’équipe a posé 80 questions à Lonni Johnson sur les domaines où elle excellait – l’art, la musique, le pilotage et la conduite. Étonnamment, ses réponses étaient du niveau d’expert en ce qui concerne l’art et la conduite et largement meilleures que celles des amateurs pour la musique et le pilotage.

Les résultats obtenus suggèrent que le cerveau et la mémoire seraient encore plus complexes qu’on ne le pensait jusqu’ici. L’hippocampe pourrait ne pas être aussi important qu’estimé dans le traitement d’un certain type de mémoire, mais les raisons ne sont pas encore connues.

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Le Saviez-Vous ► Qu’est ce qui cause les impressions de déjà-vu ?


Avez-vous vécu un événement qui vous semblait un déjà vu ? La science tente de l’expliquer, il apparaît que le cerveau peut nous jouer bien des tours
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Qu’est ce qui cause les impressions de déjà-vu ?

 

Vous entrez dans une pièce et soudain les lieux vous semblent familiers et provoquent une impression de déjà-vu. Les chercheurs américains ont découvert ce qui provoque cette sensation.

L’impression de déjà-vu a déjà été expérimentée par 60 à 80% de la population. Un phénomène presque toujours éphémère qui peut se manifester à tout moment.

Portant la façon dont cela se produit est encore assez peu connue de la communauté scientifique « parce qu’il n’y a pas de stimulus clairement identifiable » explique le Dr Michelle Hook, professeur adjoint au département de neurosciences de l’Université du Texas.

Une pulsion électrique dans le cerveau troublerait la mémoire

En fait, les épisodes de déjà-vu seraient intimement liés à la façon dont les souvenirs sont stockés dans notre cerveau. Les souvenirs à long terme sont stockés dans les lobes temporaux et c’est aussi la zone du cerveau qui agit sur la familiarité et la reconnaissance des événements. Les résultats de l’étude américaine suggèrent que les événements déjà-vu peuvent être causés par un dysfonctionnement électrique dans le cerveau. Mais ces impressions pourraient également être attribuées à un «décalage» dans les voies neuronales du cerveau.

Cette anomalie temporaire pousse l’information sensorielle à contourner la mémoire à court terme pour atteindre la mémoire à long terme à la place. Ce qui peut produire le sentiment troublant que nous vivons un moment que nous avons déjà vécu.

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