Perdre sa peau pour la sauver


Étonnant comment ces petites souris se sauvent de ses prédateurs en perdant une partie de la peau  .. et on cette grande  capacité de régénération, de quoi a rendre fou ses ennemis
Nuage

 

Perdre sa peau pour la sauver

 

Acomys Cahirinus

Une souris du genre Acomys  Photo :  Wildlife Conservation Society

Un petit rongeur du désert, la souris épineuse (Acomys), peut perdre une grande partie de sa peau et la régénérer complètement en un temps record, poils compris, ont découvert par hasard des biologistes américains.

La compréhension des mécanismes biologiques derrière cette faculté exceptionnelle chez un mammifère pourrait éventuellement servir en médecine pour faciliter la cicatrisation des brûlures.

Pour mieux se défendre

L’une des stratégies que certains animaux ont développées pour se défendre contre leurs prédateurs consiste à se défaire d’un membre ou d’un appendice, de façon irréversible ou temporaire, grâce au mécanisme de régénération, comme chez certains lézards.

La science savait déjà que les souris épineuses étaient capables d’abandonner un bout de queue pour échapper aux prédateurs.

C’est en tentant de mieux expliquer ce phénomène qu’Ashley Seifert et ses collègues de l’Université de Floride ont découvert que le rongeur pouvait perdre beaucoup plus qu’un bout de peau pour se sauver.

Ils ont fait ce constat au moment de capturer deux spécimens sauvages pour les étudier : les souris ont laissé entre leurs mains jusqu’à 60 % de la peau qui recouvrait leur dos.

Les chercheurs se sont rendu compte, en analysant cette peau, qu’elle était très fragile. En fait, elle nécessite 77 fois moins d’énergie que celle de sa cousine la souris grise pour se déchirer.

La guérison de l’animal est également renversante. Dans le mois qui suit la perte de sa peau, la souris épineuse retrouve une double couche de derme intacte, sans signe de cicatrice et avec des follicules pileux en parfait état. Le cartilage avait aussi réapparu et était pleinement fonctionnel, de même que les glandes sébacées.

Le processus moléculaire en cause reste pour le moment un mystère que les biologistes tentent activement de percer.

Le détail de cette étude est publié dans le magazine Nature.

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