Ils transforment la soupe populaire en "restaurant" par respect pour les sans-abris


C’est une belle initiative ! Les sans-abris, sont des personnes qui méritent aussi qu’on les traite avec dignité
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Ils transforment la soupe populaire en « restaurant » par respect pour les sans-abris

 

A Kansas City, l'organisation Kansas City Community Kitchen qui nourrit les plus démunis depuis 30 ans, a décidé de redonner un peu d'humanité à ses bénéficiaires. 

A Kansas City, l’organisation Kansas City Community Kitchen qui nourrit les plus démunis depuis 30 ans, a décidé de redonner un peu d’humanité à ses bénéficiaires.

Photo: Capture Kansas City Star Video

SOLIDARITÉ – A Kansas City, une organisation caritative a décidé de redonner leur dignité aux personnes sans-domicile en transformant la manière de servir la soupe populaire.

 A Kansas City, une organisation caritative qui distribue de la nourriture aux sans-abris depuis près de 30 ans a décidé en début d’année de révolutionner sa manière de traiter les plus démunis, rapporte The Huffington Post. 

L’idée est très simple. En transformant la soupe populaire en vrai restaurant, l’organisation Kansas City Community Kitchen souhaite redonner leur dignité aux sans-domicile qui peuvent se sentir humiliés par le simple fait de s’y rendre.

« On essaye de transformer l’image des soupes populaires », explique à ce propos Mandy Caruso-Yahne, un des responsables de l’organisation caritative.

Un chef cuisinier sorti de la pauvreté

Depuis le 5 février, lorsqu’ils arrivent au restaurant, les sans-abris sont accueillis par des bénévoles qui les installent à une table avec un menu. Un serveur-bénévole prend ensuite la commande avant d’apporter le repas du jour confectionné par le chef cuisinier Michael Curry, propriétaire du restaurant Lil’ Bubba et ancien sans-domicile. 

« Tout le monde a la droit d’être nourri et soutenu », affirme d’ailleurs ce dernier, qui a lui-même fréquenté les soupes populaires. « Les sans-abris sont habitués à attendre en ligne debout dans le froid pour recevoir de la nourriture ou un lit », déplore également Kenneth Cabean, un bénévole. « Les voir sourire aujourd’hui ? Cela touche forcément le cœur d’un homme », conclut-il.

http://www.metronews.fr/

Une soupe populaire à New York sert aussi bien les Sans-Abris que leurs animaux


Quelle belle initiative ! Avoir un animal de compagnie n’est pas juste pour les plus fortunés, une bonne partie des SDF ont un animal de compagnie qui partage leur infortune. Cet organisme à New-York accepte les animaux et vont même offrir des soins gratuits pour la santé de leur bête.
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Une soupe populaire à New York sert aussi bien les Sans-Abris que leurs animaux

 

Facebook/Collide NYC

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C’est regrettable, mais c’est un défaut évident dans la race humaine quand une personne trouve facile de regarder une autre de haut et de porter un jugement sur elle. Mais pour ceux dont la vie quotidienne signifie des regards du coin de l’œil qui font mal, des silences vides, et le pire de tout, la critique des passants en tant que propriétaires d’animaux, la vie peut vraiment être très frustrante.

Près de 10% des SDF prennent un animal de compagnie pour seule famille, que ce soit un chien, un chat, un rat, et même des cochons d’Inde ou des hamsters.

Si vous partagez la compagnie des animaux, vous savez à quel point il est facile de les aimer de tout votre être, et pour beaucoup d’entre nous cela signifie mettre leur bonheur et leurs besoins avant les nôtres. Pour les sans-abri, cela signifie faire ces chose pratiquement tout le temps sans y réfléchir à deux fois.

Facebook/Collide NYC

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L’affection véridique des SDF envers leurs animaux de compagnie – ce qui signifie souvent sacrifier nourriture, fournitures, et abri pour eux – est précisément la raison pour laquelle l’organisation à but non lucratif Collide existe. Située sur le Lower East Side de New York, la mission de Collide, d’après leur site web, dit:

« Collide est une institution qui fournit de l’aide à la jeunesse et les voyageurs sans-abri de l’East Village offrant de la nourriture et des soins médicaux à leurs animaux de compagnie. […] A Collide, nous reconnaissons le rôle critique que les animaux de compagnie jouent dans le bien-être global de leurs propriétaires, car ils offrent un soutien affectif, une stabilité, et un amour inconditionnel. Nous croyons que toutes les créatures sont précieuses, et pour nous, cela signifie que la compassion s’étend du bout de la laisse jusqu’à la main qui la tient « .

Tout le monde peut témoigner de l’amour et du support inébranlables que les animaux fournissent, mais le nombre (c-à-d, la quasi-totalité) des refuges pour sans abri qui n’acceptent pas les animaux est tout simplement scandaleux. Cela signifie que les gens doivent choisir soit d’abandonner leurs animaux pour de la nourriture et un abri soit de rester avec eux dans les rues. Pouvez-vous deviner quelle décision est prise le plus souvent?

Facebook/Collide NYC

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Un bénévole à Collide, Jeff Latzer a déclaré à The Huffington Post:

« C’est une population incroyablement marginalisée dont les vies sont plus dures que ce que vous ou moi puissions imaginer, en particulier en ce qui concerne les questions de santé et de sécurité auxquelles les femmes sans-abri font face. Et pourtant, la priorité numéro un est toujours le bien-être de leurs animaux de compagnie. »

Bien que leur budget soit limité, Collide travaille sans relâche pour fournir des services vétérinaires pour animaux de compagnie avec l’aide de vétérinaires bénévoles, y compris les vaccins et les procédures de stérilisation / castration. Ils aident aussi avec les bons papiers des animaux de compagnie, une mesure de protection qui relie un animal à son propriétaire dans le cas (malheureusement commun) où les forces de l’ordre exigent de voir une preuve de propriété.

Facebook/Collide NYC

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Malheureusement, ce n’est pas rare pour les gens de croire que les personnes sans-abri ne sont pas aptes à prendre soin des animaux de compagnie. Latzer a parlé à This Dog’s Life d’une expérience particulièrement difficile au travail :

« Nous avons reçu un appel d’un client triste qui nous a dit que quand ils s’est réveillé ce matin, la laisse du chien le reliant à son compagnon avait été coupée, avec seulement une lettre grossièrement écrite laissé ‘Nous avons donné à votre chien une vie meilleure’. Rien ne pourrait être plus traumatisant [du point de vue d’un chien ou d’un humain] que de voir la relation de co-dépendance fièrement détruite pendant que vous dormiez ensemble sur un banc de parc ».

Pour une personne sans abri, son animal de compagnie peut signifier la protection, la chaleur, et surtout, une compagnie. Les animaux ne jugent pas et ne se plaignent pas, et ils ont souvent désespérément besoin de leur humain. Collide comprend que la relation est à deux sens.

Facebook/Collide NYC

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En plus de fournir des services de soins médicaux, l’organisation propose également des repas communautaires deux fois par semaine, de style pique-nique.

« Ces repas hebdomadaires, » explique Collide sur son site Web, « nous permettent de communiquer avec nos clients tout en leur fournissant tout ce qui est nécessaire pour eux-mêmes et pour leurs animaux. »

Facebook/Collide NYC

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C’est très rare pour ces personnes et leurs animaux de compagnie d’être traités d’égal à égal en termes de besoins. C’est l’espoir de Collide, ainsi que le nôtre, que nous, en tant qu’humains puissions aider à éliminer la perception des personnes sans-abri comme étant des propriétaires d’animaux incompétents, en offrant de l’aide quand cela est nécessaire et en montrant que ces relations ne sont pas insignifiantes.

Facebook/Collide NYC

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Nous aimons nos animaux – notre famille- et nous faisons pour eux probablement plus que ce que nous ferons pour nous-mêmes. Ce fait ne change pas quel que soit notre compte en banque. C’est en quelque sorte merveilleux, je pense, que l’amour défie les circonstances de cette façon.

Nous sommes reconnaissants envers nos animaux de compagnie pour beaucoup de choses, et une personne sans-abri avec son chien, chat, cochon d’inde ou hamster vit cet échange dans les deux sens.

Facebook/Collide NYC

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Nous sommes extrêmement reconnaissants pour les efforts que fait Collide et son équipe de volontaires – vous êtes en train de faire quelque chose de vraiment bien.

Pour aider les sans-abri de New York et leurs animaux , vous pouvez faire une donation sur le site web de Collide.

http://bridoz.com/

Soupe populaire à l’UQAM : aide aux étudiants démunis


Je trouve que la soupe populaire pour des étudiants démunis est une très bonne idée car même si on sait que certains étudiants qui ont des prêts et bourses semblent vivre aisément, il y a des étudiants qui peinent à rejoindre les deux bouts et les repas sont plus souvent qu’autrement très modestes et mal équilibré
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Soupe populaire à l’UQAM : aide aux étudiants démunis

 

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Le dialogue entre le mouvement collectif Ras-le-bol et l’UQAM évolue «lentement».  Photo Agnès Chapsal / Agence QMI

MONTRÉAL – Le dialogue entre le mouvement collectif Ras-le-bol et l’Université du Québec à Montréal évolue «lentement mais sûrement», dans le but d’offrir une soupe populaire cinq soirs par semaine aux étudiants démunis.

«De semaine en semaine, il y a de plus en plus de monde», selon Maxime Roy-Allard, étudiant en science politique à l’UQAM et bénévole du mouvement qui réclame le droit de tenir un repas communautaire dans l’enceinte de l’université.

D’ailleurs, lors du dernier souper, jeudi, près de 200 personnes ont bénéficié du repas végétalien gratuit offert par le Ras-le-Bol au dernier étage du pavillon Judith-Jasmin de l’UQAM.

Le mouvement, qui avait débuté l’année dernière, sans l’aval de l’administration de l’université, se fait au grand dam des cafétérias de l’établissement qui estimaient que la distribution de repas gratuits leur faisait une concurrence déloyale.

Le Ras-le-Bol, qui comprend une vingtaine de bénévoles, a enclenché des demandes pour devenir un groupe institutionnalisé.

«On n’est pas supposés distribuer de la nourriture, mais ils le tolèrent et puis, on représente une masse de plus en plus importante», a fait remarquer M. Roy-Allard.

Pour les étudiants démunis, une soupe populaire présente une alternative aux prix pratiqués par les cafétérias et les restaurants au sein de l’université dont les tarifs sont comparables à ceux de certains restaurants de Montréal.

Les étudiants veulent monter un projet pérenne. Ils souhaiteraient avoir leur vraie cuisine à l’UQAM, proposer des repas cinq fois par semaine au lieu de deux actuellement et créer «un espace autogéré» qui accueillerait des groupes de musique et des conférences.

Pour le moment, c’est avec le soutien de la soupe populaire le People’s Potato de Concordia, qu’ils préparent les repas dans la cuisine de l’université anglophone. Ils acheminent les plats à l’UQAM par triporteur.

Les étudiants qui bénéficient du souper peuvent apporter une contribution, mais le financement du Ras-le-Bol vient essentiellement des associations étudiantes de la faculté de droit et de sciences politiques qui a versé cette année 7000 $ pour soutenir cette entreprise.

http://fr.canoe.ca

Le Saviez-vous ► Novembre 1930. Bien avant Coluche, Al Capone invente les restos du coeur à Chicago


La soupe populaire ne date pas d’hier, lors de la Grande Récession aux États-Unis, a Chicago plus précisément, Al Capone reconnu mondialement a aussi participer a cette forme de  »générosité » Enfin, disons qu’il y avait aussi une idée derrière la tête pour éviter la prison, qui n’a pas vraiment marché
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Novembre 1930. Bien avant Coluche, Al Capone invente les restos du coeur à Chicago

 

Al Capone et sa soupe populaire.

Al Capone et sa soupe populaire. © DR

Par FRÉDÉRIC LEWINO ET GWENDOLINE DOS SANTOS

Une longue file d’hommes et de femmes patiente devant le 935 South State Street, un immeuble situé dans l’un des quartiers les plus pauvres de Chicago. La double porte vitrée à battants est surmontée d’une grande banderole blanche sur laquelle chacun peut lire : « Gratuit. Soupe, café et doughnuts pour les chômeurs ». Nous sommes le 4 novembre 1930, jour de Thanksgiving (les actions de grâce).

L’Amérique est plongée en pleine récession, des millions de malheureux ont perdu leur emploi, malgré les promesses de Montebourg de trouver un repreneur pour chacune de leurs entreprises… La Grande Dépression frappe de plein fouet l’Amérique, qui crève de faim. Mais le gouvernement s’en fiche comme de la Bretagne… C’est alors que la plus grande fripouille du pays décide de venir au secours des pauvres crevant la dalle. Al Capone ouvre une soupe populaire à Chicago, où cinq mille miséreux peuvent croquer à pleines dents dans un morceau de dinde.

(…) Comment expliquer cette générosité alors que l’homme a la réputation d’être le plus terrible des tueurs ? (…). Car, bien sûr, il y a une raison cachée derrière le geste du gangster. Il sait les poulets sur ses talons. Ceux-ci on déjà coffré son frère Ralph et son directeur financier pour fraude fiscale. Cela lui pend au nez. Comme les flics sont incapables de l’arrêter pour ses crimes, le FBI veut le faire condamner pour évasion fiscale. C’est pourquoi, sur les conseils de ses avocats, Al Capone décide de se bâtir une image de philanthrope. Passer du statut d’ennemi public numéro un à celui d’ami public numéro un. Et comment mieux y arriver qu’en remplissant le ventre creux des milliers de chômeurs ayant perdu leur emploi ? (…)

Un gangster au milieu de notables

Voilà donc Al Capone qui ouvre une soupe populaire durant l’hiver 1930-1931. Le jour de Thanksgiving, deux reporters du Chicago’s American sont présents sur place pour photographier le gangster au milieu de notables de Chicago, hommes politiques et responsables d’association de charité.

L’un d’eux raconte : « J’ai allumé le flash pendant que Bob retirait le bouchon de l’objectif. L’explosion a été assourdissante et la fumée a rempli la pièce. Je me suis retrouvé en train de me pencher par la fenêtre pour aspirer de l’air frais en compagnie de Capone. Les gardes du corps se tenaient debout, le pistolet à la main, cherchant un éventuel assaillant. Quoi qu’il puisse être, Capone avait un bon sens de l’humour. »

Quarante jours durant, à raison de trois festins quotidiens offerts à mille personnes, le resto du coeur d’Al Capone sert 120 000 repas. Il n’y a pas tous les jours de la dinde au menu, parfois du pot-au-feu, du poulet. Le plus souvent une bonne soupe roborative et du pain. À 31 ans, le gangster est l’homme le plus puissant de Chicago. Il empoche, dit-on, jusqu’à 6 millions de dollars par semaine grâce au racket, au proxénétisme et au trafic d’alcool.

Dans le collimateur des fédéraux

Aussi, les 12 000 dollars qu’il aurait dépensés pour nourrir les chômeurs ne sont qu’une goutte de soupe dans un chaudron. D’autant que ses hommes de main ont gentiment invité les commerçants du quartier à verser leur obole. Pourtant, le gangster n’atteint pas totalement son objectif. Si son apparente générosité lui vaut la reconnaissance populaire, en revanche, ni l’attorney général, qui est à ses basques, ni le fisc ne se laissent impressionner. Au contraire même, ils se demandent d’où vient le pognon. La presse a beau donner la parole aux pauvres qui affirment que le bootlegger (trafiquant d’alcool) fait davantage pour eux que le gouvernement, Capone reste dans le collimateur des fédéraux, qui mettent même les bouchées doubles… après le fameux repas de Thanksgiving.

Le 5 juin 1931, Capone est inculpé pour fraude fiscale et infraction à la loi sur la prohibition. Quatre mois plus tard, il est mis sous les verrous pour huit ans. C’est à son tour de goûter à la bonne soupe gratuite de l’État.

http://www.lepoint.fr