Se tenir la main pour soulager la douleur


Le toucher à un impact d’une personne a un impact sur la douleur de celui qui souffre. Il s’établit une synchronisation des ondes cérébrales entre eux et permet d’atténuer la souffrance.
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Se tenir la main pour soulager la douleur

 

Une personne tient les mains d'une autre.

Le simple fait de se tenir la main synchronise les ondes cérébrales de deux personnes et permet de soulager la douleur. Photo : iStock

Le simple fait de tenir la main d’une personne qui souffre vous permet non seulement de synchroniser votre respiration et votre fréquence cardiaque avec la sienne, mais aussi vos ondes cérébrales.

Un texte d’Alain Labelle

L’étude réalisée par des chercheurs américains et israéliens montre surtout que plus une personne est réconfortante et ressent de l’empathie pour une autre qui souffre et dont elle tient la main, moins la douleur est intense.

Dans le monde d’aujourd’hui, nous avons recours à de moins en moins d’interactions physiques dans nos communications. Notre étude montre le pouvoir et l’importance du toucher humain. Pavel Goldstein, Université du Colorado à Boulder

Synchronisation interpersonnelle

Ces travaux s’ajoutent à un nombre croissant de recherches qui s’intéressent au phénomène de synchronisation interpersonnelle, selon lequel des individus entrent en quelque sorte en symbiose physique entre elles. Ils sont toutefois les premiers à s’intéresser à la synchronisation des ondes cérébrales dans le contexte de la douleur. Ces nouvelles connaissances offrent un éclairage sur le rôle « analgésique » que le couplage cerveau-cerveau peut jouer par le toucher.

Pavel Goldstein a lui-même expérimenté une synchronisation interpersonnelle au moment de l’accouchement de sa femme. Il a observé que lorsqu’il lui tenait la main, sa douleur s’atténuait.

J’ai voulu le vérifier en laboratoire. Peut-on vraiment diminuer la douleur au toucher, et si oui, comment? Pavel Goldstein, Université du Colorado à Boulder

Avec des collègues israéliens de l’Université de Haïfa, il a recruté 22 couples hétérosexuels âgés de 23 à 32 ans, qui étaient ensemble depuis au moins un an. Ces couples ont été soumis à plusieurs scénarios de deux minutes, alors que les chercheurs mesuraient leur activité cérébrale.

Les scénarios comprenaient une situation dans laquelle les membres de chaque couple étaient assis ensemble sans se toucher, une autre dans laquelle ils étaient ensemble et se tenaient les mains et une autre où ils se trouvaient dans des pièces séparées. Les chercheurs ont ensuite répété les scénarios en faisant subir une légère douleur de chaleur à la femme.

Le simple fait d’être en présence l’un de l’autre, avec ou sans contact, était associé à une certaine synchronicité des ondes cérébrales dans une longueur d’onde liée à l’attention focalisée. Par contre, lorsqu’ils se tenaient les mains pendant qu’elle souffrait, la concordance cérébrale augmentait davantage.

Autre donnée intéressante : lorsque la femme souffrait et que l’homme ne pouvait pas la toucher, le couplage de leurs ondes cérébrales diminuait.

Ces résultats corroborent d’autres recherches selon lesquelles la fréquence cardiaque et la synchronisation respiratoire disparaissent lorsque l’homme ne peut pas tenir la main de sa femme pour soulager sa douleur.

De plus, des tests subséquents du niveau d’empathie du partenaire masculin ont révélé que plus il était empathique à la douleur de sa conjointe, plus leur activité cérébrale était synchronisée et plus la souffrance diminuait.

Il reste maintenant à comprendre comment exactement la synchronisation cérébrale avec un partenaire empathique permet de diminuer la douleur.

« D’autres études seront nécessaires pour le déterminer », précise M. Goldstein qui explique que le toucher empathique pourrait permettre à un partenaire de se sentir compris, ce qui activerait des mécanismes associés à la récompense dans le cerveau et entraînerait ainsi le soulagement de la douleur.

Le détail de ces travaux est publié dans les annales de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

http://ici.radio-canada.ca/

Pourquoi votre chien est tellement content lorsqu’il vous voit


Il semble que grâce à des études d’imagerie cérébrale basées sur leur odorat, on pourrait vraiment expliquer pourquoi les chiens sont content, voir euphorique quand ils voient son maître après une absence
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Pourquoi votre chien est tellement content lorsqu’il vous voit

 

<a href="https://www.flickr.com/photos/anneh632/6118524981/" target="_blank">Chien heureux.</a> | Anne Swoboda via Flickr CC <a href="https://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/" target="_blank">License by</a>

Chien heureux. | Anne Swoboda via Flickr CC License by

Repéré par Leïla Marchand

Le chien, animal social, vit très mal la séparation avec son maître. Et ses léchouilles de bienvenue lui servent aussi à savoir ce qu’il a fait dans la journée.

Si vous êtes l’heureux propriétaire d’un chien, vous savez à quoi vous attendre, à peine passé la porte de la maison. Il accourt, pour vous souhaiter la bienvenue dans son langage, qui consiste à vous sauter dessus en agitant la queue et à vous lécher le visage avec application.

Pourquoi une telle joie? Pourquoi un tel rituel? Cette attitude est également visible chez les loups. Lorsqu’ils se rencontrent, ils se lèchent mutuellement le visage. Pour cette espèce qui vit en meute, il s’agit d’un comportement social. C’est aussi un réflexe pratique: ils peuvent ainsi deviner à l’odeur ce que les autres loups ont ramené comme proie pour le repas du soir.

Membre de la famille

 

Sauf que les chiens ont divergé de leurs ancêtres loups il y a plusieurs milliers d’années. Comme le note le neuroscientifique Gregory Berns, auteur de How dogs love us, leur espèce a développé des capacités particulières pour interagir avec les hommes, notamment à travers des regards ou des gestes.

Le chien ne nous salue pas comme il le ferait au retour d’un autre «membre de sa meute». «Ils savent que nous sommes quelque chose de différent. Il y a une place particulière dans leur cerveau pour nous», précise Gregory Berns, qui a prouvé cette hypothèse par des expériences d’imagerie cérébrale basées sur leur odorat.

Pour lui, les chiens apprécient la présence des humains non pas à cause de la nourriture qu’ils rapportent, mais pour leur propre bien:

«Est-ce que les chiens nous voient comme faisant partie de leur famille? Je pense que oui.»

La joie qu’ils ressentent à notre retour est la même que celle que l’homme éprouve lorsqu’il voit un ami ou une personne qu’il aime bien: les résultats d’imagerie cérébrales montrent des réponses analogues dans le cerveau de l’homme et du chien.

Marque de soulagement

 

De plus, en tant qu’animal social, le chien vit très mal la séparation avec son maître, surtout lorsqu’il passe la journée seul, à s’ennuyer, analyse Giorgio Vallortigara, neuroscientifique de l’université de Trente:

«C’est toujours contre-nature pour un chien de se détacher et d’abandonner la meute.»

Une vidéo postée sur YouTube par un propriétaire de chien avait d’ailleurs beaucoup ému les internautes: une GoPro attachée au cou, son chien passe la journée à aller de la porte à la fenêtre, dans l’attente désespérée de son maître…

Le rituel du «léchage» au retour de son maître est donc une marque de joie, de soulagement, mais aussi de curiosité.

«Ils essaient aussi de vous goûter et de vous sentir pour comprendre où vous avez été et ce que vous avez fait pendant la journée, précise Giorgio Vallortigara. Si j’ai vu d’autres chiens par exemple, je sais que mes chiens le savent!»

Si certains maîtres ont du mal à apprécier cette preuve de bonheur à sa juste valeur, le vétérinaire Marcello Siniscalchi leur conseille d’habituer leur chien à rester couchés jusqu’à ce qu’ils viennent eux-mêmes leur dire bonjour, ou à leur donner un jouet pour qu’ils puissent exprimer toute leur excitation à travers lui. Chacun pourra alors apprécier à sa manière ces retrouvailles quotidiennes.

http://www.slate.fr/

Plaisirs de nuit


Ce que j’aime les nuits d’été. Dans ses années passées, mes 4 enfants sont petits et pleins d’énergie, une journée ou on est a la fois, femme, épouse, mère, cuisinière, infirmière, créatrice, coordonnatrice d’activité … les nuits sont silence et les bienvenue
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Plaisirs de nuit

Une autre journée s’achève
Le soleil à son déclin salue la lune
Offrant un ciel de bleu rosé en signe de trêve
Laissant sa place à la nuit sans rancune

Douce nuit fraîche ornée de milles lumières
Sous ces multiples couleurs des cieux
Que de rêves s’élèvent comme prières
Permettant à la magie d’accorder les voeux

Bref instant de plénitude
Le calme et la sérénité, symboles de rémission
Éprouvant chaque nuit un interlude
Après une journée mouvementée de distraction

Permet enfin un soulagement à la dure réalité
Donnant la volonté de reprendre les rênes
Au nouveau jour naissant vers la dureté
Pour attendrir les peines et les gênes

Ainsi continuer ce cycle de la vie
Poursuivre à chacun son histoire
Dans ce monde incompris
D’un but, d’un souhait qui n’est point illusoire

Rachel Hubert (Nuage)
11 juillet 2000