Êtes-vous heureux?


C’est une bonne question, vu que toute notre vie, la plupart des gens cherchent le bonheur dans des objets, des promotions, dans l’argent alors que le bonheur est un sentiment intérieur qui s’étend dans tout le corps
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Êtes-vous heureux?

 

 

Sri Sri Ravi Shankar

Nous souhaitons tous être heureux. Certains pensent trouver le bonheur dans l’argent, le pouvoir ou le sexe. D’autres semblent même chercher le bonheur dans leur propre souffrance!

On tente d’obtenir des choses dans l’espoir qu’elles nous rendront heureux, mais au bout du compte, il n’en est rien. L’étudiant du secondaire croit qu’en allant à l’université, il sera plus indépendant, plus libre, et donc plus heureux. Mais demandez aux jeunes qui fréquentent les universités s’ils sont heureux. Ils vous diront qu’ils le seront lorsqu’ils auront un emploi. Les travailleurs, eux, attendent de trouver l’âme sœur. Et ensuite? Lorsqu’ils auront trouvé l’âme sœur, ils vous diront qu’ils seront heureux lorsqu’ils auront des enfants. Ceux qui sont déjà parents croient quant à eux qu’ils ne pourront profiter de la vie que lorsque leurs enfants auront terminé leurs études et quitteront le nid familial. Qu’en est-il des retraités? Ils sont nostalgiques de leur jeunesse.

Toute notre vie, nous nous préparons à être heureux plus tard. Cela revient à prendre toute la nuit pour faire son lit et ne plus avoir de temps pour s’y coucher. Combien de minutes, d’heures ou de jours de votre vie avez-vous ressenti le bonheur de l’intérieur? Ces moments sont les seuls où vous avez réellement vécu votre vie. Ils remontent peut-être à votre tendre enfance, une époque de bonheur profond, ou peut-être se sont-ils produits pendant que vous faisiez du surf, nagiez ou escaladiez une montagne, vivant entièrement dans le présent et profitant de chaque instant.

Il y a deux façons de voir la vie. La première consiste à penser : « Je serai heureux lorsque j’aurai atteint un certain objectif ». La deuxième est de se dire : « Je suis heureux quoiqu’il arrive ». Laquelle choisissez-vous? La vie comporte 80 % de joie et 20 % de souffrance. Mais en s’accrochant à ce 20 %, il devient 200 %! Nous ne le faisons pas de façon consciente, mais c’est ce qui se produit. Vivre chaque moment avec joie, conscience et compassion représente l’éveil spirituel. C’est vivre comme un enfant, être profondément libre, être bien avec tous, se sentir connecté.

Ne jugez pas et ne vous en faites pas avec ce que les autres pensent de vous. Peu importe leur opinion, car elle n’est pas permanente. Votre propre opinion à différents sujets ne cesse de changer. Pourquoi donc se soucier de ce que les autres pensent de vous? Les inquiétudes laissent leur trace sur le corps, l’esprit, l’intellect et la vivacité d’esprit. Elles agissent comme une barrière qui vous éloigne de vous-même. Elles apportent la peur, qui est essentiellement un manque d’amour, et créent un sentiment intense d’isolement.

Se détendre grâce à la méditation et aux exercices de respiration peut être bénéfique. Dans un état de relaxation, une personne prend conscience qu’elle est aimée et connectée à l’ensemble des êtres humains, qu’elle fait partie de l’univers. Cela permet de se libérer et de changer d’état d’esprit. On ressent alors l’harmonie partout autour de soi.

Il est inutile de physiquement chercher l’harmonie, en restant assis quelque part pendant des années. Lorsque vous ressentez l’amour, votre esprit vit l’instant présent et vous êtes rempli de joie. D’une certaine façon, dans une certaine mesure, tout le monde médite sans s’en rendre compte. À certaines occasions, votre corps, votre esprit et votre respiration sont en parfaite harmonie. C’est ce qu’on appelle le yoga. L’art de vivre repose dans le moment présent.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

17 dessins représentent ce que ressentent les schizophrènes… et c’est glaçant.


Que ressentent les schizophrènes ? Les écouter mettre des mots à leurs émotions seraient peut-être ardue surtout en temps de crise. Mais le dessin est probablement le meilleur langage pour eux d’exprimer le trouble, le combat, les cauchemars, l’orage, leur souffrance, bref toute la tourmente intérieure.
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17 dessins représentent ce que ressentent les schizophrènes… et c’est glaçant.

 

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La schizophrénie est une maladie mentale intense et impitoyable aux symptômes multiples, comme entendre des voix, perdre toute notion de réalité, ou avoir des comportements sociaux anormaux. Souvent, cela s’accompagne de symptômes moins graves, comme la dépression ou l’anxiété.

Il va sans dire que la combinaison de ces troubles peut être très difficile à supporter. 50% des malades schizophrènes appartiennent aussi à la catégorie des malades dépendants de certaines drogues, utiles pour gérer leur maladie.

Mais d’autres ont recours à quelque chose de moins néfaste afin d’exprimer leur souffrance intérieure.

Les œuvres qui suivent ont été créées par des personnes atteintes de schizophrénie. Bien que certaines des œuvres puissent être troublantes pour un spectateur lambda, elles aident leurs créateurs à visualiser le chaos qui règne dans leur tête. Cela rend plus supportable l’intensité constante de leurs pensées. (source: viralnova)

1.) “L’électricité vous fait flotter”, de Karen Blair, atteinte de schizophrénie.

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2.) Remarquez la variété d’émotions représentées, les créatures tumorales qui émanent de la tête de l’homme, et qui représentent la confusion provoquée par la maladie.

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3.) Ces deux photos ont été prises par un schizophrène inconnu, qui tentait de capturer sur la pellicule le cauchemar abstrait de ses pensées.

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4.) Ça ressemble à un cauchemar.

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5.) Ce dessin incroyablement complexe est l’œuvre d’Edmund Monsiel, artiste schizophrène du début du vingtième siècle.

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6.) Ce dessin a été découvert dans un vieil asile, et est l’oeuvre d’un schizophrène paranoïaque.

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7.) Une représentation abominable de la maladie, par Erik Baumann.

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8.) En 1950, depuis l’hôpital psychiatrique où il se trouvait, Charles Steffen a commencé à créer des œuvres de ce type sur du papier d’emballage. Son obsession pour le concept de transformation est très claire.

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9.) Cet artiste souffre d’un cas particulièrement rare de schizophrénie paranoïaque, qui le soumet à des hallucinations visuelles. L’une de ces visions est une entité nommée “Wither”, montrée ici.

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10.) Une représentation étrange, glauque, mais probablement fidèle, de ce à quoi ressemble la schizophrénie vue de l’intérieur.

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11.) Cette œuvre, intitulée “Motifs de manies” montre la schizophrénie comme une menace obscure et vague.

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12.) Karen May Sorensen a récemment commencé à repousser les limites de sa “folie” en publiant sur son blog des dessins et des peintures créés sous l’influence de plus ou moins de médicaments.

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13.) Une série de tableaux de chats, produits par Louis Wain dans les années 1900. Elles montrent bien une lente descente dans la folie, par le biais de multiples épisodes schizophrènes.

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14.) Johfra Draak a dessiné cette illustration schizophrène de l’Enfer de Dante en 1967.

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15.) Une autre production de Draak. Remarquez à nouveau le personnage à deux têtes.

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16.) Cette artiste schizophrène a l’impression d’être prise au piège.

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17.) Cette oeuvre tente de reproduire les hallucinations auditives associées à la maladie.

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Nous ne pourrons probablement jamais savoir ce que cela fait d’être dans la tête d’un schizophrène. Mais heureusement, nous pouvons nous en rapprocher grâce à ces œuvres d’art. Et elles ont beau sembler négatives et effrayantes, leur existence permet aux artistes de coucher leurs peurs sur le papier, et de s’en soulager un peu.

http://bridoz.com/

Quand on aime se faire mal


J’avoue ne pas comprendre ces gens qui optent pour les modifications corporelle. La scarification n’est pas sans risque, ces peaux qu’ils coupent, brûlent pour qu’elles laissent des cicatrices. Même si je suis contre de ce genre de mutilation, il faut choisir entre deux maux, je pense donc, qu’il est important de s’assurer que la personne est bien formée sinon, cela ne fait qu’augmenter les risques d’infections qui peuvent être graves
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Entrevue | Scarification

Quand on aime se faire mal

 

Pat Pierce et Adrian Fynch

Photo Martin Alarie, Le Journal de Montréal

La scarification, une forme extrême de modification du corps, gagne en popularité

À l’heure où les tatouages et les perçages sont presque devenus monnaie courante, les adeptes de la modifi­ca­tion corporelle se tournent maintenant vers la scarifi­ca­tion, dont le but est de laisser volontairement des cica­trices visibles sur la peau.

Pendant des heures, et malgré la douleur, ils se font délibérément brûler, couper, étirer et même peler la peau. Même si elle a souffert le martyre lors d’une première expérience, Adrian Fynch, 27 ans, coiffeuse et étudiante en sociologie de l’Université Concordia, se dit désormais une inconditionnelle de la scarification. Même si ce sera irréversible, elle souhaite maintenant se faire scarifier le visage.

Vous êtes tatouée, percée, même scarifiée. Pourquoi avoir décidé de recourir à ce moyen plutôt radical de modifier votre corps ?

Du plus loin que je me souvienne, les cicatrices m’ont toujours fascinée. Chaque marque sur la peau a sa petite histoire.

Enfant, je m’étais brûlé le doigt sur un poêle à bois. Je me souviens d’avoir beaucoup pleuré, mais j’étais fière de ma cicatrice parce qu’elle signifiait pour moi que j’avais réussi à passer à travers. Je fais le même parallèle avec la scarification. J’y ai recours par défi personnel. Elle fait mal, la guérison est plutôt longue, et j’ai envie de tester mes forces.

À 20 ans, vous avez vécu votre première expérience en vous faisant scarifier au bas du dos ?

C’est exact. Les cicatrices laissées par les coupures et les brûlures de la scarification sont très significatives à mes yeux. Elles représentent une vigne qui se déploie, ça évoque pour moi la force dans l’adversité.

Avez-vous beaucoup souffert lors de ces interventions ?

Celle dans le bas du dos m’a fait atrocement mal, surtout qu’il a fallu me brûler la peau pour arriver au résultat escompté. En tout et partout, ça a duré trois heures, et je dois le dire, je n’avais jamais autant souffert de ma vie. Une fois la scarification terminée, j’ai pris un taxi, et rendue chez moi, je me suis évanouie de fatigue tellement la douleur avait été difficile à supporter.

Il y a pourtant des gens qui trouvent l’expérience plutôt euphorisante ?

Certainement. Je n’ai pas du tout souffert pour celle sur le haut de ma cuisse.

J’aime souffrir quand le contexte s’y prête et que c’est volontaire. Je perçois la scarification comme un véritable rite de passage, une façon de prendre possession de son corps, et de se prouver qu’on existe. Il a aussi été prouvé qu’en présence de douleur, le corps sécrète des endorphines qui provoquent une sensation de bien-être, et de relaxation.

Vous n’êtes pas sans savoir que vos propos sont assez inusités ?

On a chacun nos intérêts et notre seuil de tolérance à la douleur. La scarification est pratiquée depuis le début de la civilisation, alors, pour moi, elle n’est pas si extrême que ça. Pour le reste, j’ai toujours été une personne timide. J’ai toujours eu peur de me blesser physiquement ou mentalement, mais avec la scarification, j’ai réalisé que la souffrance peut nous rendre encore plus forts. Elle permet aussi de constater que notre corps fonctionne très bien !

Les gens doivent penser que vous êtes une excentrique ?

Pour la majeure partie des gens, je le suis effectivement. Je l’avoue, je n’ai jamais été quelqu’un qui cadrait avec les autres. Je me suis toujours sentie à part des autres. Par contre, dans mon entourage, il y a des gens qui osent bien plus que moi.

Et qu’en pensent vos proches ?

Ils n’ont jamais été surpris par mes décisions. J’ai toujours été fascinée par les tatouages, le perçage. J’avais 4 ans lorsque j’ai vu des gens tatoués et percés dans la rue pour la première fois, et ça m’avait complètement séduite. Quant à mes parents, ils l’ont su après ma première scarification. Mon père est totalement en désaccord avec ma décision. Pour lui, c’est de l’automutilation. Ma mère est plus cool à ce sujet, mais elle n’apprécie pas la souffrance engendrée par cette procédure.

À quoi ressemble votre passé Adrian ?

Sans entrer dans les détails, je dirais que je n’ai pas eu une vie facile, mais je ne fais pas nécessairement de liens entre mon passé et mes choix personnels. Adolescente, je me suis automutilée en me coupant, mais ça n’est plus le cas maintenant. Les raisons qui me portaient à le faire n’ont aucun lien avec celles qui me poussent à recourir à la scarification aujourd’hui. Adolescente, je ne m’aimais pas, alors je me coupais, mais c’était en même temps une punition. Aujourd’hui, je vois plutôt la scarification comme une célébration.

Vous faites également des performances sur scène ?

En spectacle, je me suis déjà fait coudre les lèvres ensemble. Ça n’a pas laissé de cicatrices, car les points de suture ont été enlevés le jour même. On m’a déjà piqué le corps avec soixantaine d’aiguilles. Enfin, on m’a déjà fait, en direct sur scène, des scarifications sur le ventre et le haut de la cuisse.

Avez-vous l’intention de subir d’autres scarifications ?

J’aimerais plus de tatouages et de perçages. J’aimerais aussi me faire scarifier le visage, car j’ai toujours aimé les marques sur le visage, surtout chez les femmes. Évidemment, je préfère les cicatrices qui ont une signification, mais je n’ai quand même pas l’intention de me battre et de me faire blesser avec un couteau pour avoir une cicatrice…

Pat Pierce et Adrian Fynch

Photo Martin Alarie, Le Journal de Montréal

Il faut calculer 125 $ de l’heure pour recourir aux services de Pat Pierce.

« Le législateur doit s’en mêler » –Pat Pierce, perceur et scarificateur

Depuis 2006, en plus d’être perceur, Pat Pierce (Patrick Pacholik), propriétaire du Studio Mauve Body Art à Montréal, pratique également la scarification.

Même si ce procédé demeure encore exceptionnel, il gagne en popularité selon lui.

 

«Avec internet et les réseaux sociaux, la scarification pourrait faire boule de neige, comme ce fut le cas avec le tatouage et le piercing, qui ont littéralement explosé au cours des 10 dernières années», explique l’artiste.

Le problème est qu’au Québec, aucune législation n’encadre la pratique des salons de tatouages et de piercing en matière de sécurité et de propreté des instruments, ce qui inquiète l’homme de 41 ans.

«Contrairement à Toronto, aucun inspecteur à Montréal ne doit s’assurer que les studios de tatouages et de piercing respectent des normes d’hygiène précises. Pour le reste, n’importe qui peut s’improviser tatoueur, perceur ou scarificateur. C’est après avoir jeté un coup d’œil à des vidéos sur le web que certaines personnes s’improvisent scarificateurs. Elles n’ont reçu aucune formation, elles expérimentent sur les gens sans trop savoir ce qu’elles font», poursuit-il.

Pat Pierce ne mâche pas ses mots. À son avis, ces personnes sont dangereuses, elles font de la vraie mutilation et le législateur doit s’en mêler, car éventuellement, des accidents surviendront.

«Aux États-Unis, des personnes se sont même fait tatouer les globes oculaires. L’une d’entre elles a même perdu la vue à la suite du tatouage. Minimalement, l’hygiène des studios devrait être inspectée», affirme Pat Pierce, qui a appris son métier, entre autres, du légendaire Pierre Black, anciennement propriétaire du Studio Black Sun, rue St-Denis, à Montréal.

Quant à sa propre expérience de scarification, Pat Pierce avoue l’avoir trouvée horrible.

«Comme je voulais devenir scarificateur, je me devais de l’expérimenter. Ça a duré 40 minutes. La douleur était très intense, car on m’a coupé la peau juste en haut du sternum, un endroit très sensible. Même si j’ai trouvé l’expérience éprouvante, j’ai quand même l’intention de la revivre à nouveau. Une fois terminé, j’ai ressenti un sentiment de fierté et d’accomplissement comme rarement j’en avais vécu auparavant», a ajouté l’artiste des modifications corporelles.

Les risques de la scarification

Pour le Dr Daniel Barolet, dermatologue et professeur adjoint à l’Université McGill, les risques de la scarification sont nombreux. Une infection (bactérienne ou virale) peut se manifester puisqu’il y a une blessure générée intentionnellement. Ultimement, une infection non traitée convenablement peut avoir des conséquences majeures.

Cependant, le risque le plus fréquent est la mauvaise cicatrisation. Si le client ne guérit pas bien (selon sa génétique, l’endroit du corps à risque ou à la suite de soins inappropriés de la zone blessée), un phénomène de cicatrice hypertrophique (bombée) ou de chéloïde (cicatrice aberrante) peut survenir. Cela entraînera des douleurs et parfois une réduction de mobilité de la zone atteinte. Aussi, l’aspect cicatriciel de la peau deviendra inesthétique et parfois contraire à l’effet désiré.

Au Royaume-Uni, dans plusieurs États américains et au Manitoba, la scarification est interdite.

Photo Martin Alarie, Le Journal de Montréal

 

http://www.journaldequebec.com

 

Des 5 à 12 ans affectés par des pensées suicidaires


C’est quand même triste que de jeunes enfants pensent aux suicides et lancent des appels de détresse. Heureusement qu’avant l’adolescence, ces enfants ne passent pas nécessairement à l’acte, mais les risques peuvent s’aggraver en grandissant si personne ne les entends
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Des 5 à 12 ans affectés par des pensées suicidaires

 

La psychiatre de l'enfance et de l'adolescence Johanne... (Shutterstock, Rob Hainer)

La psychiatre de l’enfance et de l’adolescence Johanne Renaud conseille aux parents de demander de l’aide si l’enfant a un changement de comportement qui ne s’explique pas.

Shutterstock, Rob Hainer

Pierre Pelchat
Le Soleil

(Québec) Des enfants de six, sept ans ne se suicident pas, heureusement, mais certains d’entre eux ont des pensées suicidaires qui peuvent les prédisposer à passer à l’acte à l’adolescence.

«Chez les jeunes enfants [de 5 à 12 ans], ce sont des comportements suicidaires que l’on diagnostique. C’est à partir de 13 ans qu’il y a des décès. C’est rare, mais ça arrive. Il y a même eu un décès à 11 ans», a indiqué, mercredi, la Dre Johanne Renaud, lors d’un forum organisé à Québec par l’Association québécoise de prévention du suicide.

Lors de son exposé, la psychiatre de l’enfance et de l’adolescence à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas de Montréal a illustré ses propos par un cas fictif mais réaliste d’un enfant de sept ans qui se plaignait tout le temps d’être malade, d’avoir des maux de ventre, qui était déprimé, qui avait perdu l’appétit. Il avait tenu des propos suicidaires en classe devant son professeur en lui disant qu’il pourrait se tirer une balle dans la tête.

«Ce n’est pas une menace. C’est un signe de détresse, de souffrance. Ça veut souvent dire que ça va vraiment mal dans sa vie. Un enfant tout petit qui dit qu’il serait mieux de disparaître, qu’il est trop souffrant, qui est déprimé peut avoir des pensées suicidaires. Il ne peut pas dire qu’il fait une dépression. Il ne sait pas ce qu’est une dépression», a affirmé la Dre Renaud.

Chez les adolescents, on diagnostique des dépressions depuis quelques années. Être dépressif ne veut pas dire pour autant être suicidaire, a précisé la médecin. Sans vouloir dramatiser la situation, elle conseille aux parents de demander de l’aide si l’enfant a un changement de comportement qui ne s’explique pas.

Un phénomène «pas rare»

«Ce n’est pas rare la dépression chez les jeunes. Il y a 10, 15 ans, ça n’existait pas. On parle de phase à l’adolescence. Aujourd’hui, s’il y a des antécédents familiaux répétés, on commence à se dire que ce sont peut-être les premiers signes d’une dépression. Il ne faut pas passer à côté. Ça arrive très rapidement. C’est plus fréquent dans certaines familles», a-t-elle observé.

La vérification des antécédents familiaux est un passage obligé avant d’établir un diagnostic, selon la psychiatre.

«On oublie ça souvent. C’est plus facile de poser des questions pour savoir s’il y a des cas de maladies cardiaques dans la famille, de l’asthme, du diabète. C’est plus difficile pour savoir s’il y a eu des dépressions, des suicides dans la famille, de la consommation de substances. Ce sont encore des sujets tabous», a-t-elle déploré.

Malgré plusieurs interventions publiques sur la prévention du suicide au Québec, la Dre Renaud estime qu’il reste encore beaucoup à faire dans ce domaine.

«Le suicide chez les 15-19 ans représente 20 % de tous les décès dans ce groupe d’âge. La première cause de décès demeure les accidents de la route. Il reste encore du travail d’information à faire auprès du grand public, des parents, même des médecins et des intervenants en première ligne», a-t-elle plaidé.

La psychiatre a fait part d’une amélioration chez les garçons au Québec depuis une dizaine d’années avec une diminution marquée du nombre de suicides.

«C’est possiblement grâce à nos interventions qu’il y a eu une baisse chez les garçons. Il y a maintenant un protocole qui a été mis en place pour s’occuper des jeunes», a-t-elle dit.

Chez les filles, on note une légère augmentation des suicides qui est toutefois moindre que dans les autres provinces canadiennes.

«Le danger pour les filles, ce sont les médias sociaux. Elles les utilisent tellement. Il y a beaucoup de tentatives de suicide en lien avec les médias sociaux. Des adolescentes prennent les petits mots qu’on peut y lire au premier degré», a expliqué la médecin spécialiste.

Par ailleurs, les statistiques qui montrent qu’il y a plus de suicides chez les garçons sont trompeuses sur l’ampleur des tentatives de mettre fin à ses jours.

«Il y en a plus, de suicides chez les garçons à cause de la létalité des moyens utilisés. Les filles, on les sauve à l’hôpital», a-t-elle dit.

La Dre Renaud enseigne en pédopsychiatrie à l’Université McGill. Elle est également responsable du Centre Standard Life en prévention de la dépression et du suicide chez les jeunes.

http://www.lapresse.ca/

Les souffrances


Quand nous savons qu’une personne souffre, même si, nous n’avons pas la solution ou de paroles qui pourraient atténuer la douleur, juste faire savoir que nous sommes présent pour eux, cela est peut-être un premier pas vers la guérison
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Les souffrances

 

La souffrance d’autrui même lorsqu’on connaît la cause est une porte verrouillée de l’intérieur contre laquelle on ne peut que frapper discrètement pour que l’autre sache qu’il n’est pas seul …

Yvon Rivard

Tu veux vraiment une dose ?


Est-ce que cela pourrait changer quelque chose si ceux qui prennent des drogues savaient le cheminement de la drogue jusqu’a eux ? Il y a des gens qui profitent la misère des autres pour s’enrichir tout cela pour un plaisir éphémère qui devient à la longue un cauchemar pour le consommateur de drogue
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Tu veux vraiment une dose ?

 

Qui achète une dose, n’enrichit pas un pauvre mais plutôt un narco trafiquant qui s’acharne sur plusieurs pauvres. Morale de l’histoire ; pour un shoot, une taffe, tu détruis une cause, tu construis plusieurs pauvres et tu planes sur une palette de souffrances !

Jah Olela Wembo

Les cicatrices


Nous avons tous vécus des événements malheureux, des blessures profondes, des douleurs intérieures, ce sont des moments difficiles à oublier. Cependant, si nous les laissons mener notre vie, nous perdons dans le présent et le futur. C’est notre attitude qui peut nous faire avancer ou piétiner sur place
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Les cicatrices

 

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Contrairement à ce que l’on nous a appris à penser, la souffrance inutile que nous n’avons pas choisis n’a pas besoin d’être cicatrice pour la vie. Ça laisse des marques. Ce que nous laissons ces marque devenir est dans nos propres mains.

Bell Hooks

Souffrance


Tous les hommes et les femmes naissent bons, mais leur choix est souvent une conséquence de leur parcours. Cependant, ce n’est pas l’excuse, car a moins d’exception, nous choisissons notre propre route
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Souffrance

 

« Si les gens sont si méchants, c’est peut-être seulement parce qu’ils souffrent. »

Louis-Ferdinand Céline

Les dix commandements pour se faire tatouer


Je n’ai pas de tatouage, et je sais que c’est une chose que je n’aurais jamais, cependant, sachant que beaucoup vont faire le saut, je trouve que ces conseils permettent d’être mieux avertis
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Les dix commandements pour se faire tatouer

 

Un tatoueur en pleine action au Mondial du tatouage de Paris, le 07 mars 2014.

Un tatoueur en pleine action au Mondial du tatouage de Paris, le 07 mars 2014. JONATHAN DURON / 20 MINUTES

SANTE – Les professionnels du tatouage livrent à «20 Minutes» leurs bons conseils pour se faire tatouer sans ennuis…

«Vas-y en étant bourré, tu sentiras rien!» «Surtout, fais le sécher au soleil…» On a tous, un jour, entendu des «amis» livrer leurs conseils pour se faire tatouer sans souffrir. En visite ce vendredi au Mondial du Tatouage dans la Grande Halle de La Villette, 20 Minutes a demandé aux professionnels ce qu’il faut vraiment faire et éviter.

Voilà les dix commandements à suivre…

A l’endroit, tu réfléchiras

«Un jour, un jeune de 18 ans est venu me voir pour se faire tatouer dans le cou, raconte Raf, tatoueur suisse. Quand je lui ai demandé ce qu’il voulait faire dans la vie, il m’a répondu banquier. J’ai refusé de lui faire son tatouage.»

Avant toute chose, il faut bien réfléchir à l’endroit où l’on veut se faire tatouer. Pour une première fois, un petit motif sur une partie du corps que l’on cache sous des vêtements (dos, épaules…) est recommandé.

Sur les motifs, tu te renseigneras

Old school US, japonisant, gothique, tribal… Il y a quasiment autant de styles de tatouages que de tatoueurs. L’idée est donc de réfléchir à ce que l’on veut et surtout à la façon dont les autres vont le percevoir.

«Moi j’ai Jésus, l’archange Gabriel, une prière et une cathédrale, raconte ainsi Vincent. Je suis croyant mais cela raconte aussi autre chose. C’est mon histoire…»

Encore faut il que les gens qui vous voient en maillot sur la plage la comprenne.

Avant la séance, tu ne boiras pas

Alerte, l’alcool ne fait pas mieux supporter la douleur d’un tatouage.

«C’est pire, cela liquéfie le sang, raconte Mademoiselle Vegas, vendeuse d’accessoires pour tatoués. Au final, si vous buvez avant, cela va se transformer en véritable boucherie!»

D’autant que cela n’est souvent pas compatible avec le commandement numéro 1.

Ta condition physique, tu peaufineras

«C’est comme si on préparait un marathon», lâche carrément Marnie spécialisée dans la reproduction de cartoons.

Bien manger et bien dormir les jours précédents vous aidera à passer le cap du tatouage sans encombre. Et peut-être à éviter de tomber dans les pommes.

A souffrir, tu te prépareras

«Bien sûr que ça fait mal. Mais ça fait partie du plaisir…» Lisboète de 38 ans, Antonio est quasi un spécialiste de la douleur due aux tatouages: son corps en est recouvert.

Il ne faut pas se voiler la face. Planter une aiguille et injecter de l’encre: ça pique.

«Ca fait même atrocement mal, confie Pauline en pleine séance. Mais c’est vrai que je suis douillette…»

Les anti-douleurs, tu éviteras

Comme pour l’alcool, certains médicaments contre la douleur peuvent liquéfier le sang. Autant éviter de compliquer la tâche du tatouer.

«Eventuellement, on peut prendre quelques granulés d’arnica, poursuit Mademoiselle Vegas. Mais il faut s’attendre à avoir un peu mal.»

Marnie, elle, confie que la plupart des clients s’évanouissent plus à cause du stress que de la douleur.

«L’idée, c’est donc d’y aller cool et surtout quand on est prêts…»

Rien sur la peau, tu ne mettras

«Toutes les peaux peuvent être tatouées. Tous les endroits du corps aussi», raconteTwix, spécialiste des tatouages Old school US à Toulouse.

Mais vous n’avez rien à mettre sur votre peau avant de vous rendre dans un salon. Le tatoueur lave la peau avant de commencer son travail.

Les conseils des tatoueurs, tu suivras

Pommade ou pansements. Voire les deux. Chaque tatoueur dispense ses petits conseils. Autant les suivre pour traiter la partie du corps qui a été tatouée. Ce sont des professionnels. Et ils en voient passer de toutes les couleurs dans leurs salons.

De la crème solaire à vie, tu mettras

«La peau n’aime pas le soleil. La peau tatouée encore moins», résume Twix.

Amateur de plages, préparez vous à tartiner votre tatouage de crème solaire toute votre vie.

«Ecran total, c’est ce que je conseille», poursuit le tatoueur de Toulouse qui s’y connait en rayons.

Un médecin, tu consulteras

Boutons, inflammations, rougeurs. Si quelque chose de particulier apparaît sur votre peau plusieurs jours après le tatouage, il faut consulter rapidement un médecin. Une infection peut toujours se produire même si les tatoueurs travaillent avec des instruments stériles.

http://www.20minutes.fr/

Belgique : bientôt l’euthanasie pour les mineurs ?


Je suis déjà contre l’euthanasie chez les adultes, encore plus pour les enfants. C’est sûr qu’il ne faut pas faire de l’acharnement thérapeutique, et le plus possible enlever la douleur, mais de là à euthanasier, c’est impensable pour moi. Sans parler qu’avec le temps, les recherches, et oui a force d’essayer de soigner, on finit par trouver un traitement pour ceux qui suivront
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Belgique : bientôt l’euthanasie pour les mineurs ?

 

En Belgique, la loi ne concernerait que quelques cas par an.

En Belgique, la loi ne concernerait que quelques cas par an. © Martin Bernetti / AFP

La commission Justice du Sénat a voté nettement en faveur d’un texte autorisant l’euthanasie des mineurs, en cas « de souffrances inapaisables ».

 

BRUXELLES, ALAIN FRANCO

Benjamin avait 7 ans lorsqu’il est décédé, après deux ans et demi de lutte contre un cancer du foie. Marijke, sa maman, aurait voulu qu’il puisse bénéficier du droit à l’euthanasie. Mardi, la Belgique a fait un pas important en ce sens : la commission Justice du Sénat a voté, à une forte majorité, un texte qui, s’il est adopté par le Parlement en plénière, fera du royaume belge le deuxième pays d’Europe à légaliser l’euthanasie des mineurs.

« Benjamin parlait beaucoup de la mort, il s’interrogeait et posait des questions réfléchies et adaptées à son âge, du genre « qu’est-ce que je pourrais prendre avec moi dans mon cercueil, est-ce que tu mettras mon doudou dans mon cercueil ? » raconte Marijke avant de conclure : « Il n’y a pas de raison que l’on ne donne pas le droit de choisir sa mort à des enfants qui souffrent autant que des adultes. »

Le texte adopté par la Commission sénatoriale prévoit que seuls les mineurs faisant face à des « souffrances physiques insupportables et inapaisables » et se trouvant « en phase terminale », puissent demander l’euthanasie. Et pas n’importe comment : ils devront être encadrés par une équipe médicale, et avoir l’accord de leurs parents. Selon des sources médicales, seuls quelques cas par an remplissent ces conditions en Belgique.

 « C’est impossible à déterminer avec précision, reconnaît l’élu socialiste Philippe Mahoux, l’un des pères de la loi sur l’euthanasie pour les adultes, introduite il y a dix ans. Mais si l’on peut trouver des solutions à des situations intolérables, cela vaut bien une loi. »

Un net clivage

Cette position est largement partagée chez les élus, si on se réfère au vote de la commission Justice, qui a adopté le projet de loi à 13 voix contre 4, après avoir rejeté un amendement pour imposer un âge minimal de 15 ans. Les sénateurs ont voté en leur âme et conscience, sans consigne de vote. Pourtant, le résultat reflète un clivage finalement assez net : écologistes, socialistes, libéraux et indépendantistes flamands ont voté pour la légalisation de l’euthanasie pour les mineurs. Sociaux-chrétiens et extrême droite ont voté contre.

« C’est un texte mal fagoté. Je veux faire en sorte que s’il y a une loi, elle soit claire, cohérente et respectueuse des personnes et des enfants. Qu’elle soit aussi une loi qui permette de calmer les souffrances de ceux-ci », dénonce ainsi le sénateur et constitutionnaliste réputé Francis Delpérée.

La Belgique sera-t-elle bientôt le deuxième pays d’Europe après les Pays-Bas à permettre qu’un enfant malade en stade terminal demande – et obtienne – le droit à mourir ? Les observateurs politiques s’interrogent : le nombre de lois en attente au Parlement est important, et ce texte « peu valorisant électoralement », relève le politologue Pascal Delwit. Mais l’affaire est symbolique. Selon un sondage paru le mois dernier dans le quotidien La Libre Belgique, plus de trois quarts des Belges sont favorables à l’extension de la légalisation de l’euthanasie pour les mineurs.

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