Ours alcooliques : la Russie se mobilise


On dit souvent que boire, c’est de rendre l’homme semblable à la bête, mais c’est archi faux. Par contre, faire boire l’animal est de le rentre aussi stupide que l’homme qui boit. Imaginez depuis 20 ans que ces deux ours boivent de l’alcool, tout cela pour amuser les clients. Le patron et la clientèle n’ont aucune excuse.
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Ours alcooliques : la Russie se mobilise

 

Le patron du restaurant avait rendu ses ours alcooliques pour faire rire ses clients. [CC / Valérie]

Deux ours de Sotchi, en Russie, sont l’objet d’une vaste mobilisation à l’échelle du pays. Rendus alcooliques pour distraire les clients d’un restaurant, ils souffrent de graves problèmes de santé.

Après les Jeux Olympiques, les ours alcooliques. La cité balnéaire de Sotchi, sur les rives de la Mer Noire, se serait bien passée de cette publicité inopportune, consécutive aux révélations d’habitants de la ville, scandalisés par le sort réservé à deux ours exhibés dans un restaurant local.

Car les malheureux plantigrades, pour susciter l’hilarité de la clientèle, ont été rendus alcoolo-dépendants par leur propriétaire. Non seulement leurs hésitations et mimiques leur donnent une apparence cocasse, jugent certains, mais ils sont en outre parfaitement inoffensifs lorsqu’il s’agit d’organiser des séances photo au côté des clients.

Inadaptables ?

Depuis deux décennies, les deux ours sont nourris avec une nourriture exécrable, mais surtout ne sont abreuvés qu’avec des boissons alcoolisées ou presque. Complices de cette maltraitance, des clients s’amusaient aussi à faire boire de la bière aux deux mammifères, avec l’accord tacite du patron. Enfermés dans des cages exigües ou malsaine lorsqu’elles ne se donnent pas en spectacle, les pauvres bêtes affichent désormais de très sérieux problèmes de santé.

Les représentants d’organisations locales de défense des animaux se sont emparés de ce sujet, mais ils redoutent que les deux ours ne soient désormais inadaptables à un nouvel environnement. Le sort des deux ours alcooliques dépend désormais d’une décision de la justice.

http://www.directmatin.fr/

Sotchi, une ville fantôme six mois plus tard


Sotchi, ça vous dit quelque chose ? Jeux Olympiques d’hiver 2014 ? Encore une fortune pour accueillir des sportifs de tous les pays qui ont été dépensés pourquoi ? On a chassé des gens qui auraient pu mettre de l’ombre a toute la gloire d’un pays hôte. Et maintenant ? Ne pourrait pas penser les choses autrement au lieu de mettre des fortunes pour un événement qui ne dure que quelques semaines. Et encore une fois, je déteste le sport professionnel qui nuit au bien-être de la population et des besoins essentiels
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Sotchi, une ville fantôme six mois plus tard

 

 

Le site des Jeux olympiques de Sotchi, six mois plus tard

Rosa Khutor, l’un des nombreux centres d’hébergement lors des Jeux olympiques de Sotchi, est presque complètement désert, six mois seulement après les cérémonies de clôture. C’est ce que rapporte le photographe russe Alexander Belenkiy sur le site macos.livejournal.com.

Rosa Khutor était le centre d’hébergement pour les compétitions qui avaient lieu en montagne. Belenkiy rapporte que le centre est maintenant sans vie et que les restaurants, les hôtels et les boutiques fonctionnent à environ 5% de leurs capacités.

Évidemment, il est difficile d’attirer des entreprises et surtout des touristes dans un endroit semblable durant l’été. Le centre a été spécialement conçu pour accueillir des gens durant la saison hivernale.

Les Olympiques de Sotchi ont coûté 51 milliards $ à la Russie et environ 2 millards $ ont été dépensés pour ce centre de ski.

Photo Courtoisie Alexander Belenkiy / macos.livejournal.com

http://www.journaldequebec.com/

Russie: trois ans de camp pour un écologiste critique des JO de Sotchi


On entend partout des nouvelles des Jeux Olympiques de Sotchi et moins des conséquences qu’ont ces jeux sur les gens qui ont protesté, les gens qui ont subi de graves conséquences. Je pense sérieusement qu’on devrait cesser ce genre d’évènement vu que cela va au-delà de l’esprit compétition.
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Russie: trois ans de camp pour un écologiste critique des JO de Sotchi

 

Le tribunal régional de Krasnodar (sud) a rejeté... (PHOTO MIKHAIL MORDASOV, ARCHIVES AFP)

 

Le tribunal régional de Krasnodar (sud) a rejeté l’appel d’Evgueni Vitichko, géologue et membre d’une association régionale de défense de l’environnement du Caucase du Nord (EWNC), a constaté une correspondante de l’AFP.

PHOTO MIKHAIL MORDASOV, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse
KRASNODAR, Russie

La justice russe a confirmé mercredi en appel la condamnation à trois ans de camp d’un militant écologiste qui dénonçait les impacts sur l’environnement des travaux de préparation des Jeux olympiques d’hiver de Sotchi, qui battent actuellement leur plein.

Le tribunal régional de Krasnodar (sud) a rejeté l’appel d’Evgueni Vitichko, géologue et membre d’une association régionale de défense de l’environnement du Caucase du Nord (EWNC), a constaté une correspondante de l’AFP.

M. Vitichko avait été condamné en 2012, avec un autre militant, Suren Gazarian, à une peine de trois ans avec sursis pour avoir créé une ouverture dans une clôture dressée dans une zone protégée. Sa peine a été commuée en prison ferme fin 2013.

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Jeux olympiques: l’envers du décor


Je comprends que les gens puissent vouloir encourager les athlètes aux JO d’hiver de Sotchi, comme a tout autre JO, mais pourtant, nous sommes, de plus, en plus conscients des conséquences négatives (à moins de vouloir faire l’autruche) de tels événements sportifs, des drames humains et environnementaux. Alors sommes-nous donc complices si on se ferme les yeux devant de tels crimes ? Car suivre les Jeux Olympiques, c’est cautionné aussi le fait qu’on détruit la vie des gens, qu’on cache la pauvreté pour le spectacle !!!
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Jeux olympiques: l’envers du décor

 

Tatyana Samokhval a tenté de consoler sa mère,... (PHOTO ARCHIVES REUTERS)

Tatyana Samokhval a tenté de consoler sa mère, Valentina Khlystova, devant les ruines de sa maison qui a été démolie en septembre 2012 pour permettre le passage des canalisations d’égouts du village olympique de Sotchi.

PHOTO ARCHIVES REUTERS

NATHALIE COLLARD
La Presse

Qui dit Jeux olympiques dit revitalisation urbaine. Les transformations nécessaires pour aménager une ville en vue d’un événement d’une telle envergure ont plusieurs effets positifs sur le tissu urbain, mais elles ont aussi, parfois, des conséquences négatives pour les populations locales: éviction, démolition, embourgeoisement, etc.

Dans un rapport du Centre on Housing Right and Evictions des Nations unies (le COHRE, un comité qui a cessé ses activités en 2011), les auteurs notent qu’entre 1988 et 2008, les Jeux olympiques ont déplacé plus de 2 millions de personnes dans le monde, en plus de provoquer une flambée des prix de l’immobilier. Et c’est sans parler du «nettoyage social» qui a lieu avant le jour J: on cache les sans-abri et les prostituées, on efface des quartiers en décrépitude, on revitalise des coins de la ville sans prendre en considération les besoins des résidants… Bref, on procède à un grand nettoyage.

Jeux d’hiver 2014: Sotchi

On avait promis les Jeux les plus propres de l’histoire, mais la réalité est tout autre: dans la petite ville d’Akhshtyr, aux limites du site olympique, les gens se plaignent d’un immense dépotoir illégal à ciel ouvert grand comme trois terrains de football, selon l’Associated Press. Les travaux de construction ont également asséché le puits qui alimente la ville en eau. Quant à l’autoroute hypermoderne inaugurée en présence du président Vladimir Poutine, elle a forcé la démolition de plusieurs immeubles. Plus loin, on note la destruction de forêts et la contamination d’une rivière. Des milliers de personnes ont été déplacées. Dans la ville de Sotchi, on compte au moins 100 immeubles d’appartements qui sont désormais classés inhabitables.

Jeux d’été 2012: Londres

Les Jeux olympiques de 2012 étaient une belle occasion de revitaliser l’East End de Londres, mais l’agressivité et le peu de considération du London Development Agency ont laissé des cicatrices. Parmi les histoires les plus médiatisées, celle des 425 résidants de Clays Lane évincés de leur logement qui se trouvait à l’emplacement du futur village des athlètes. On a aussi procédé à un véritable nettoyage social: les prostituées et les sans-abri devaient disparaître. On évalue à environ 80 le nombre d’hôtels de passe qui ont été fermés par la police londonienne entre 2010 et 2012. Dans la foulée des Jeux, c’est aujourd’hui au tour des résidants de Carpenters Estate, dans le quartier multiethnique de Stratford, aux limites du site olympique, d’être victimes des effets de l’embourgeoisement.

Jeux d’été 2008: Pékin

À la veille des Jeux d’été de 2008, le défi était grand pour Pékin: réaménager la vieille ville et l’ouvrir au tourisme international qui allait connaître son apogée en août 2008. Comme à Londres, on fait disparaître les mendiants et les drogués, qui jurent dans le paysage. Sauf qu’au lieu de les déplacer vers un autre quartier, on les envoie dans des camps de rééducation (selon des informations fournies par Amnistie internationale). Au total, 1 million de personnes auraient été déplacées, dont 300 000 au centre-ville de Pékin seulement. Et c’est sans compter les maisons rasées, les quartiers démolis, les communautés anéanties. La ville est prête à temps, mais à quel prix?

Jeux d’été 2016: Rio De Janeiro

Rio s’apprête à accueillir non pas un, mais deux événements sportifs d’envergure internationale: la Coupe du monde de la FIFA en juin prochain et les Jeux olympiques en 2016. C’est donc un véritable électrochoc qui est administré à la métropole et, sans surprise, ce sont les plus pauvres qui écopent. En plus de la construction d’un nouveau stade et des installations olympiques, on veut doter Rio d’une infrastructure hôtelière et d’un système de transports efficace qui permettra de circuler aisément lorsque la ville sera assaillie de visiteurs provenant des quatre coins du monde. Pour construire ces nouvelles infrastructures, on démolit. On a déjà évincé 170 000 habitants des favelas, et ce n’est pas terminé.

Jeux d’été 1976: Montréal

L’art dans la rue. C’était l’objectif du projet Corridart mené par l’architecte Melvin Charney, un corridor d’oeuvres de 8 km dans la rue Sherbrooke, entre l’avenue Atwater et le boulevard Pie-IX. Une soixantaine d’artistes participent à l’événement qui doit durer tout le mois de juillet 1976. Mais dans la nuit du 13 au 14 juillet, sur l’ordre du maire Jean Drapeau, les cols bleus détruisent tout et les débris sont envoyés à la fourrière municipale. Huit artistes entament des poursuites contre la Ville, mais l’affaire traîne en longueur et ne se règle qu’en 1988. La Ville accorde finalement une somme de 4000$ à 5000$ à chaque artiste. On qualifiera l’incident de «plus gros cas de censure d’art public au Canada».

http://www.lapresse.ca/

Considérés comme des déchets, les chiens errants de Sotchi sont exterminés


Je déteste, et je le répète encore le sport professionnel. Non pas pour la compétition et la valeur des athlètes (qui n’ont pas pris de substances illégales) mais que c’est ce qui l’entoure le sport qui enlève totalement l’expression d’esprit sportif. Les Jeux olympiques ne sont pas différents à chaque événement, on ne voit pas tous les drames qui se passent pour offrir au public le spectaculaire. Ils auraient du vendre leur météorite pour installer des refuges pour ces chiens au lieu de l’ajouter sur leur médailles d’or
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Considérés comme des déchets, les chiens errants de Sotchi sont exterminés

 

Par Sophie Le Roux

Crédits photo : akk_rus – Flickr

Plutôt que de créer des refuges et lancer une campagne de stérilisation, la ville russe de Sotchi aurait trouvé un autre moyen de débarrasser ses rues des chiens errants avant le coup d’envoi des Jeux Olympiques d’hiver. La municipalité a tout simplement décidé de les exterminer, faisant pour cela appel à un entreprise, Basia Services, ayant reçu pour mission de tuer le plus d’animaux que possible…


Le patron de cette société, Alexei Sorokin, qui qualifie les chiens errants de « déchets biologiques« , a reconnu utiliser du poison pour accomplir cette tâche. Une révélation qui suscite bien entendu la rage des défenseurs des animaux, à qui l’on avait fait croire que cette campagne d’extermination avait été abandonnée suite à leurs protestations.

Un appel d’offres avait en effet

été lancé au printemps dernier, afin d’éliminer quelque 2000 chiens. Mais face à la colère des associations de protection animale, aucune société n’y avait répondu à l’heure où nous écrivions ces lignes Les autorités avaient alors promis de construire un refuge, le premier de la ville, et de faire stériliser les chiens plutôt que les faire tuer.

« Ces chiens sont des poubelles biologiques« 

Hélas, cette promesse n’a visiblement pas été tenue. Interrogé par ABC News, Alexei Sorokin n’hésite pas à décrire son travail comme un service public, visant à éviter une épidémie de rage et de violentes attaques.

« Je suis pour le droit des personnes à marcher dans les rues sans crainte d’être attaquées par des meutes de chiens«  déclare-t-il avant de se défendre de toute accusation de cruauté envers les animaux.

L’homme dit avoir utilisé du poison et des pièges pour exterminer les chiens. Et d’ajouter :

« Appelons ces choses par leur vrai nom. Ces chiens sont des poubelles biologiques« .

Basia Services, la plus grande entreprise de Russie spécialisée dans le ramassage des chiens errants, aurait été contactée suite à l’échec de l’appel d’offres. Mais la société extermine depuis déjà des années ces pauvres bêtes, refusant de révéler combien de chiens sont chaque année tués.

http://wamiz.com/