Le Saviez-Vous ► Un papy­rus antique qui vous apprend à jeter des sorts


On sait que dans les temps anciens, on avait recours à des formules magiques, des sortilèges (quoique cela existe encore aujourd’hui) Il n’est donc pas surprenant que dans l’Égypte ancienne avait des papyrus de ce genre.
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Un papy­rus antique qui vous apprend à jeter des sorts

 

Egyptian-papyrus Crédits : Univer­sité d’Ox­ford/Fonda­tion pour l’ex­plo­ra­tion de l’Égypte

par  Nicolas Prouillac et Arthur Scheuer

 

Formules magiques et sorti­lèges antiques… Ce papy­rus égyp­tien est un véri­table mode d’em­ploi pour apprenti sorcier. 

Datant du IIIe siècle avant J.-C., ce papy­rus décrit deux sorts, traduits du grec ancien (une langue très utili­sée à l’époque en Égypte) par Franco Malto­mini, cher­cheur à l’uni­ver­sité d’Udine en Italie.

Le premier permet de faire « brûler le cœur » d’une femme jusqu’à ce qu’elle tombe amou­reuse de vous. Le second sert, lui, à subju­guer un homme pour pouvoir le mani­pu­ler à loisir. Pour parve­nir au résul­tat escompté, la procé­dure était toute­fois assez contrai­gnante. Il faillait, pour le premier, brûler des offrandes et inscrire le sorti­lège sur les murs des bains publics.

« Je vous implore, la terre et l’eau, par le démon qui vit en votre sein et j’im­plore l’ave­nir qui sommeille dans ce bain pour que, comme vous qui embra­sez et brûlez et enflam­mez, brûle celle (la femme visée par le sort), que (le nom de la mère de la victime) a porté, jusqu’à ce qu’elle vienne à moi… »

Pour réali­ser le second sort, en revanche, il fallait plus simple­ment graver sur une petite plaque de cuivre une série de mots magiques. Le précieux docu­ment fait partie des centaines de milliers de papy­rus décou­verts par les archéo­logues Bernard Gren­fell et Arthur Hunt en 1896, et sur la traduc­tion desquels les scien­ti­fiques travaillent depuis plus d’un siècle. Son auteur demeure inconnu, mais le texte fait réfé­rence à des dieux gnos­tiques (une ancienne reli­gion qui emprunte certains éléments à la chré­tienté), ce qui nous renseigne sur ses croyances. Au verso du papy­rus, on découvre égale­ment une longue liste d’in­gré­dients utili­sés contre les migraines, la lèpre, mais aussi pour « augmen­ter le plai­sir ».

Source : Live Science Au XVe siècle av. J.-C., les Égyp­tiens bravaient la mer Rouge en quête de la terre des dieux.

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Le Saviez-Vous ► La Roumanie, paradis des sorcières


La Roumanie est le seul pays à reconnaître officiellement la profession de sorcière en Europe. Faut dire que le fisc s’en est mêlé pour qu’elles puissent payer leurs impôts et taxes. L’Église orthodoxe n’arrive pas a interdire ce genre de pratique et cela va même jusqu’à inclure certaines pratiques pour éviter que les prêtres soient chassé du patelin
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La Roumanie, paradis des sorcières

 

Bucarest, Bratara Buzea (au centre) invoque les forces du mal. Le but? Débarrasser une épouse délaissée de la rivale qui convoite son mari.

GEORGE POPESCU/EST&OST POUR L’EXPRESS

De notre envoyé spécial Charles Haquet, avec Iulia Badea-Guéritée,

Ici, on ne les brûle plus, on les adule. Jeteuses de sorts, désenvoûteuses ou liseuses d’avenir ont pignon sur rue en Roumanie. Quand toute une tradition de croyances populaires se transforme en business florissant.

Et soudain, la vieille sorcière brandit son balai enflammé vers la voûte céleste en invoquant les forces du mal.

« Que cette créature connaisse les tourments éternels et que son âme pourrisse en enfer! » crie-t-elle, tandis que des braises incandescentes retombent en pluie sur elle.

Cette scène n’a pas lieu à Salem ou au pays d’Oz, mais à Bucarest. 

Depuis plus de trente ans, Bratara Buzea reçoit dans son coquet pavillon des amoureux transis, des conjoints en quête de vengeance ou des politiciens ambitieux. Elle jette des sorts, prononce des malédictions et libère les âmes ensorcelées. Ce soir, une épouse délaissée est venue lui demander de chasser la rivale qui convoite son mari. 

Tout à l’heure, Bratara se rendra à la rivière pour y capturer une libellule, qu’elle placera dans un pot de miel. L’insecte, englué, sera neutralisé… comme l’indésirable. Hier, c’était un vieil homme atteint d’épilepsie. Comme remède, Bratara lui a prescrit neuf grains de poivre, des brins de cerfeuil et un coeur de pigeon « à manger palpitant, un soir de pleine lune ». 

Le sujet pourrait prêter à rire, mais ici, en Roumanie, l’affaire est sérieuse. A Bucarest, 4 habitants sur 10 consultent une sorcière « de façon régulière ou occasionnelle », selon une enquête menée l’an dernier par Vintila Mihailescu, directeur du laboratoire de sociologie à l’Ecole nationale d’études politiques et administratives.

 « Ce chiffre, très élevé, s’explique par la montée du sentiment d’insécurité lié à la crise économique, analyse cet anthropologue. Même dans les milieux aisés, les Roumains ont peur de l’avenir, alors ils vont voir des sorcières pour se rassurer. »

200000 euros pour briser le sortilège jeté par sa belle-mère

Bien sûr, personne ne l’avoue. On ne peut quand même pas reconnaître que l’on croit à ces fadaises. Rien qu’à Bucarest, pourtant, des centaines de « praticiennes », souvent d’origine gitane, offrent leurs services occultes avec un sens consommé du marketing. Site Internet, page Facebook, tarifs dégressifs: « Sorcières Inc. » se porte bien. 

Pays très croyant, la Roumanie compte 18000 églises, soit quatre fois plus que d'écoles. Et pourtant, la sorcellerie y prospère.

Pays très croyant, la Roumanie compte 18000 églises, soit quatre fois plus que d’écoles. Et pourtant, la sorcellerie y prospère.

GEORGE POPESCU/EST&OST POUR L’EXPRESS

Et si la plupart se contentent, contre quelques euros, de lire l’avenir dans des cartes de tarot, d’autres s’enrichissent en se constituant une clientèle haut de gamme. Oana Zavoranu en sait quelque chose. Cette star roumaine du petit écran aurait versé plus de 200000 euros à une « désenvoûteuse », à la fin de 2011, afin de briser le sort que lui aurait jeté sa belle-mère. Mais que peut la magie contre une belle-mère? Déçue des piètres résultats, Oana Zavoranu a voulu se faire rembourser. En vain. Portée devant les tribunaux, l’histoire a fait les gros titres des journaux à sensation. Elle a aussi attiré l’attention du fisc. Pourquoi les sorcières ne paient-elles pas de taxes? Pour cela, il fallait leur donner un statut. C’est chose faite. 

Depuis janvier 2012, les sorcières figurent au Classeur des occupations de Roumanie, rubrique 516 – Services à la personne -, sous l’intitulé « Travailleurs décrivant le passé et prévoyant les événements futurs ». Aujourd’hui, la Roumanie est certainement le seul pays d’Europe à reconnaître officiellement la profession de sorcière.

« Il n’y a pas de quoi être fier, soupire Nicola Filis, professeur de mathématiques dans une petite bourgade, près de Bucarest. Ces croyances ridicules donnent une mauvaise image de notre pays. Dommage que Descartes ne soit pas né chez nous… » 

 Mama Atena 66 ans, a reçu le don de sa grand-mère.

Mama Atena 66 ans, a reçu le don de sa grand-mère.

GEORGE POPESCU/EST&OST POUR L’EXPRESS

Le philosophe aurait eu fort à faire. En Roumanie, on ne badine pas avec les croyances. Pleurer durant la nuit du Nouvel An porte malheur… sauf si l’on a enfilé une culotte rouge. Une montre qui s’arrête après minuit annonce une mort prochaine. Quelques brins de romarin sous l’oreiller et l’on verra, en rêve, à quoi ressemble son futur conjoint. Mieux vaut enfin éviter de laver sa vaisselle à la Saint-Jean, sous peine d’attirer le deochi – le mauvais oeil. La terreur des Roumains. En 2009, le politicien Mircea Geoana, en course pour la présidence, s’était plaint d’avoir reçu des « attaques d’énergie négative » durant le débat télévisé qui l’opposait à son rival, Traian Basescu. Le deochi, forcément.

Pour 35 euros, Rodica Gheorghe l’éloigne définitivement. « Résultat infaillible », assure-t-elle. N’a-t-elle pas fini troisième au Concours international des sorcières, qui s’est tenu à Kiev, à la fin de 2011?

« Et cela, parmi 270 participants, et 12 finalistes venant d’Azerbaïdjan, du Zimbabwe ou de Russie », s’enorgueillit-elle.

Dans son bureau, des bougies allumées, un crâne humain et… un coffre-fort, encastré dans un mur vert amande.

« Voici ma mère, ajoute-t-elle, en montrant une photo en noir et blanc. Elle était la sorcière personnelle d’Elena Ceausescu, la femme du dictateur. » 

« Le don ne s’apprend pas dans les livres, il se transmet par les rêves »

 

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, les communistes n’ont pas fait de chasse aux sorcières.

« Je n’ai jamais eu de problèmes avec eux, témoigne Mama Atena. Je recevais souvent des cadres du Parti. »

Vêtue d’une longue jupe festonnée de fils d’or et d’un tee-shirt barré des mots Frightening Nights, cette sorcière de 66 ans officie depuis plus d’un demi-siècle dans la ville de Maracineni, à une centaine de kilomètres au nord-est de Bucarest. 

La fille de Mama Bratara, Mihaela, a ouvert une page Facebook

La fille de Mama Bratara, Mihaela, a ouvert une page Facebook

GEORGE POPESCU/EST&OST POUR L’EXPRESS

« Je ne sais ni lire ni écrire, mais je n’en ai jamais eu besoin, dit-elle d’une voix forte. Ce don ne s’apprend pas dans les livres, il se transmet par les rêves. C’est comme ça que je l’ai reçu de ma grand-mère, avant qu’elle meure. »

Pour ramener les maris volages au bercail ou chasser le spleen, Mama Atena fait chauffer du métal à souder, elle le jette dans un bol d’eau, puis elle interprète la forme qu’il prend en se figeant.

Quand on lui demande si elle n’abuse pas de la crédulité de ses clients, elle roule des yeux terribles en dévoilant ses dents en or:

« Le médecin fait payer ses patients avant leur guérison, dit-elle. Moi, je ne demande de l’argent que lorsque le problème est résolu. »

Cette parade fait sourire Laurentiu, l’un de ses voisins.

« Elles tiennent toutes le même discours: elles ne veulent rien, mais il faut sans arrêt leur faire des cadeaux pour conjurer le mauvais sort. » 

Et si, vraiment, un client lui demande des comptes? Mama Atena montre le crucifix accroché au-dessus de sa tête:

« Je n’agis qu’avec l’aide de Dieu, c’est lui qui parle par ma bouche. »

Prêtre à l’église Udricani, à Bucarest, Constantin Patuleanu cache mal son agacement:

« Pour attirer les fidèles, les sorcières n’hésitent pas à invoquer Dieu et à s’approprier des objets de culte, dit-il. L’Eglise interdit formellement ces pratiques, mais elle n’a pas les moyens de les empêcher. »

Au-dessus de lui, comme pour appuyer ses dires, un tableau aux reflets cuivrés représente saint Ménas, martyr chrétien qui protège l’honnête homme des voleurs. 

Mama Bratara excelle dans la magie noire.

Mama Bratara excelle dans la magie noire.

GEORGE POPESCU/EST&OST POUR L’EXPRESS

« Les sorcières parodient Dieu pour faire prospérer leur commerce, ajoute-t-il. Elles arrivent à séduire les croyants qui cherchent des réponses à leurs états d’âme. Ils ont l’illusion qu’ils les obtiendront plus vite auprès de ces divinatrices qu’en se confiant à un prêtre, qui leur parlera de jeûne et de confession. »

Comment la sorcellerie a-t-elle prospéré dans un pays qui compte quatre fois plus d’églises que d’écoles? La foi s’accommoderait donc des boules de cristal?

« L’Eglise orthodoxe n’a jamais vraiment condamné les oracles, affirme l’anthropologue Vintila Mihailescu. 

Au coeur des Carpates, des « faiseuses de miracles »

C’est notamment vrai dans les villages, où les prêtres sont confrontés à des pratiques séculaires, qui s’apparentent à de la sorcellerie. S’ils ne les intègrent pas dans leur liturgie, ils risquent de se faire chasser.

 » Parmi ces rites préchrétiens, le « passage par la fenêtre ».

Lorsqu’un bébé est malade, on le passe trois fois de suite par une ouverture.

« Durant la cérémonie, on change le prénom de l’enfant pour que la maladie perde sa trace, poursuit-il. Souvent, les parents demandent au prêtre de bénir la fenêtre. S’il refuse, il est privé de sa légitimité. » 

Izabela participera au Congrès des sorcières, le 24 juin.

Izabela participera au Congrès des sorcières, le 24 juin.

GEORGE POPESCU/EST&OST POUR L’EXPRESS

Dans certaines contrées, les prêtres vont plus loin. Au coeur des Carpates, dans le fief de Dracula, on ne trouve pas de sorcières gitanes, mais des vieilles Roumaines qui se définissent plutôt comme des « enchanteresses ». Discrètes, elles ne se font pas payer, contrairement aux Roms. A Campofeni, petit bourg de 180 âmes, Maria Negut a travaillé toute sa vie dans une coopérative agricole. Le soir, elle devenait sorcière. Agée de 89 ans, elle continue de recevoir les villageois en détresse.

Quelques paroles, un sourire… Elle aurait pu être psy, finalement.

« On vient me voir de très loin, dit-elle. J’aimerais que ma fille m’aide, mais son travail ne lui en laisse pas le temps. Elle ne se souvient même pas des formules magiques que je lui ai apprises. Quand je disparaîtrai, ce savoir partira avec moi. »

Ici, pas de fioritures ou de mises en scène macabres. Dans sa cuisine, où règne une forte odeur de choux, des bombonnes sont entreposées.

« C’est ma réserve d’eau bénite, explique-t-elle.

Le prêtre Constantin Patuleanu, dans son église, à Bucarest, s'indigne de l'influence des sorcières: "Elles parodient Dieu pour faire prospérer leur commerce."

Le prêtre Constantin Patuleanu, dans son église, à Bucarest, s’indigne de l’influence des sorcières: « Elles parodient Dieu pour faire prospérer leur commerce. »

GEORGE POPESCU/EST&OST POUR L’EXPRESS

Je l’achète au pope, le jour de la Saint-Jean, et je la donne à boire à tous ceux qui ont été envoûtés.

 » Le prêtre le sait-il? « Oui, bien sûr, et ça ne lui pose pas de problème », affirme-t-elle.

Difficile de vérifier. Rares sont les prêtres qui acceptent d’évoquer ce sujet. Surnommé

« Petit Père », Ion Ghilencia, 71 ans, a bien voulu nous en dire plus. Installé près d’un poêle en céramique, devant un budinca cu branza,roboratif gâteau de pâtes arrosé de vin maison, ce pope chaleureux déplore les méthodes de ces « faiseuses de miracles »:

« Elles n’ont qu’un seul pouvoir, la parole, mais elles savent bien s’en servir, dit-il. Quand j’étais gamin, je voyais les filles de mon village défiler chez une sorcière. Elles voulaient savoir à quel âge elles se marieraient. Pour cela, elles se baignaient dans une drôle de mixture. Et moi, avec mes copains, on se rinçait l’oeil. » 

Le vin maison a un goût de tord-boyaux, mais il aide à la confidence. « Petit Père » finit par évoquer, à demi-mot, les dérives de ses frères.

 

« Certains prêtres acceptent, contre de l’argent, de prédire l’avenir. Ils demandent aux fidèles de faire le signe de la croix et d’ouvrir le Nouveau Testament au hasard, puis ils interprètent ce qu’ils voient. La lettrine est rouge? Heureux présage. Noire, beaucoup moins. » 

Poupées, figurines en chiffon... les accessoires qui permettent à Mama Bratara de jeter des sorts ou de libérer les âmes envoûtées.

Poupées, figurines en chiffon… les accessoires qui permettent à Mama Bratara de jeter des sorts ou de libérer les âmes envoûtées.

GEORGE POPESCU/EST&OST POUR L’EXPRESS

Pourquoi des prêtres se livrent-ils à ces pratiques? Se prennent-ils pour Arsenie Boca, ce maître spirituel du XXe siècle qui, parmi d’autres visions, avait prévu la chute du communisme? Editeur de recueils de magie,

Viorel Garbaciu tient peut-être la réponse: « L’Eglise orthodoxe roumaine est empêtrée dans des scandales financiers. La population a également critiqué le manque de compassion du clergé, après l’incendie d’une boîte de nuit, à Bucarest, en octobre 2015, qui a causé la mort d’une soixantaine de personnes. Enfin, la construction d’une gigantesque cathédrale, au coeur de Bucarest, suscite de nombreuses controverses, en raison de son coût prohibitif – plus de 100 millions d’euros. Résultat, les Roumains prennent leurs distances avec l’Eglise. »

Persécutées pendant des siècles par l’Eglise, condamnées au bûcher par centaines, les sorcières seraient-elles en train de prendre leur revanche? 

 

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Le saviez-vous ►Jeter un sort peut-il tuer ?


Quand on croit beaucoup à quelque chose, on s’imprègne de cette croyance. La magie, personnellement, je n’y crois pas,, car elle n’a aucun pouvoir mais peut-être subjective. En effet, le cerveau peut croire qu’un mauvais sort et de ses conséquences, mais sans croire, ce mauvais sort, ne peut rien contre-nous. Le psychisme du cerveau peut nous jouer de vilain tour et peut dans certains cas être fatale
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Jeter un sort peut-il tuer ?

 

Depuis les temps de l’Égypte et de la Mésopotamie anciennes jusqu’à nos jours, en Haïti, en Australie ou en Afrique, des gens en pleine santé sont tombés malades et sont morts parce qu’on leur avait jeté un sort. Une abondante littérature existe sur ce sujet.

Il y a de nombreuses manières de jeter des sorts. On peut façonner une effigie de la victime et la cribler d’épingles ou la brûler; l’effigie peut être en cire, en bois, en argile, en chiffons ou en paille. Des incantations ou des chants peuvent aussi jeter un sort. Des pierres ou des armes « chargées » de magie, ou bien des objets contenant des poudres ou des herbes aux pouvoirs maléfiques, servent au même dessein.

Mais, quelle que soit la méthode, est-ce le sort jeté qui tue ou l’intime conviction d’une mort prochaine de celui qui en est victime ?

Les scientifiques se sont penchés sur la question. Que l’on y croit ou non, on ne peut qu’être convaincu de notre méconnaissance du psychisme humain.

 La méthode de « l’os pointé »

Une méthode bien connue d’exécution rituelle est celle de l’ « os pointé », utilisée par les aborigènes d’Australie. La victime ne subit aucun contact matériel, mais son destin est aussi sûrement scellé que si on lui transperçait le coeur d’une lance.

L’arme dont on le vise peut être en os, en bois ou en pierre. Ce qui compte, c’est la croyance en sa magie. Dans son livre sur les aborigènes d’Australie, publié en 1925, le Dr Herbert Basedow décrit l’effet du rite de l’ « os pointé ».

 » L’homme qui découvre qu’un ennemi est en train de pointer un os sur lui offre un spectacle pitoyable. Il se tient hagard, les yeux fixés sur la pointe meurtrière, les mains levées comme pour se protéger des effluves mortels qu’il imagine se déverser dans son corps. II blêmit, son regard devient vitreux, et ses traits se déforment horriblement… Il veut crier, mais les sons s’étranglent dans sa gorge; il ne peut qu’écumer. Il se met à trembler de tout son corps, et ses muscles se nouent involontairement. Il recule en chancelant et s’écroule sur le sol. Pendant un moment, il paraît évanoui, mais, peu après, il se contorsionne, comme en proie à une atroce agonie, et, se couvrant le visage de ses mains, il se met à gémir. Au bout de quelque temps, il semble plus calme, et il rampe jusqu’à son wurley, ou cabane. A partir de cet instant, il dépérit, il s’agite, il refuse de se nourrir et se tient à l’écart des travaux quotidiens de la tribu. À moins qu’un secours ne lui soit apporté sous la forme d’un contre-maléfice, administré par le nangarri, ou sorcier-guérisseur, sa mort n’est plus qu’une question de temps, relativement court. Si le sorcier-guérisseur intervient en temps opportun, il se peut que le condamné soit sauvé. »

 La théorie scientifique

Bien que les méthodes diffèrent, la magie opère si l’on croit suffisamment en sa puissance. Le sorcier doit avoir une confiance absolue en son pouvoir; la victime, être convaincue de son infaillibilité, et la société en général, adhérer à ces croyances. Ce dernier point est particulièrement important.

On imagine l’effet produit, dans les cultures où la communauté considère la victime comme morte à partir du moment où elle sait qu’un sort lui a été jeté. Il arrive au condamné de cesser de boire et de manger, ce qui concourt à hâter sa fin.

À ces réactions de la victime devant l’os « pointé » sur lui, on a proposé une possible explication physiologique. Les effets sur l’organisme d’une forte peur sont analogues à ceux d’une colère violente : les glandes surrénales augmentent leur production d’adrénaline, réduisant l’irrigation sanguine dans les parties du corps moins essentielles, pour privilégier les muscles, dont la vie du sujet, par la fuite ou par le combat, peut dépendre.

L’adrénaline produit cet effet par une constriction du calibre des vaisseaux sanguins dans les parties du corps capables de survivre temporairement avec une moindre irrigation.

Cet avantage n’est toutefois acquis qu’à un certain prix. La diminution de l’irrigation sanguine s’accompagne de celle de l’apport d’oxygène transporté par les globules rouges. Privés en partie d’oxygène, les capillaires sanguins deviennent plus perméables au plasma sanguin, qui s’infiltre dans le tissu entourant ces vaisseaux. Il en résulte, au cours d’un état prolongé de peur ou de colère, une réduction généralisée du volume de la circulation sanguine.

Cette réduction entraîne à son tour celle de la pression du sang, et un cycle potentiellement désastreux peut s’installer : la réduction de la pression sanguine affecte les organes qui assurent la circulation du sang, et l’appauvrissement de la circulation réduit encore plus la pression sanguine. Faute d’une intervention, cet enchaînement peut être fatal.

Le mystère demeure

Qu’un sort ou un maléfice puisse provoquer de tels désordres est déjà mystérieux en soi, mais plus étonnants encore sont les cas de décès survenant alors que les examens médicaux n’ont révélé ni réduction de la pression sanguine ni accumulation anormale de globules rouges.

Tel est le cas par exemple d’un Canaque du Queensland du Nord, en Australie, relaté par le Dr P. S. Clarke :

« il était sûr de mourir bientôt, car on lui avait jeté un sort; le médecin l’examina et ne décela chez lui aucun problème médical; mais, quelques jours plus tard, il était mort. »

Il semblerait que, dans les sociétés où les effets d’un maléfice sont unanimement tenus pour assurés, il soit hors de doute que la « lance de la pensée » ait le pouvoir de tuer.

En 1953, un aborigène nommé Kinjika fut transporté par avion de son Arnhem Land natal (Territoire du Nord), en Australie, jusqu’à un hôpital de Darwin. Il n’était ni blessé, ni empoisonné, ni atteint de maladie connue, mais il se mourait.

A l’hôpital, il survécut quatre jours dans de grandes souffrances, et il mourut le cinquième, victime d’un os « pointé » sur lui.

L’homme avait appartenu à la tribu des Mailli, et il avait violé une de ses lois régissant l’inceste. Convoqué devant une assemblée tribale de jugement, il ne s’était pas présenté et avait été condamné à mort par contumace.

Kinjika avait fui sa patrie, et l’exécuteur de la tribu, le mulunguwa, avait façonné et rituellement « chargé » l’os de la mort, le kundela.

 Le rituel de « l’os pointé »

L’os peut être celui d’un homme, d’un kangourou ou d’un émeu; il peut aussi être en bois. Il mesure en général 15 à 22 centimètres de long, il est pointu à une extrémité et bien lisse. A l’autre extrémité, une tresse de cheveux est attachée à un trou ou collée avec une gomme provenant d’une graminée, le triodia.

Le kundela doit être chargé d’une puissante énergie psychique, au cours d’un rituel complexe qui doit être scrupuleusement suivi et dont le secret n’est divulgué ni aux femmes ni aux étrangers à la tribu. Si le condamné s’est enfui, l’arme est remise aux kurdaitcha, les tueurs rituels de la tribu.

Ces hommes tiennent leur nom des sandales qu’ils portent pendant leur chasse au coupable; elles sont tissées de plumes de cacatoès et de cheveux humains, et ne laissent pratiquement pas d’empreintes.

Le kundela . © Axel Poignant

Les tueurs se couvrent le corps de poil de kangourou, collé sur leur peau enduite de sang humain, et ils portent un masque en plumes d’émeu. Ils opèrent à deux ou trois. Implacables, ils poursuivent leur gibier humain pendant des années s’il le faut.

Quand ils ont enfin acculé leur proie, ils s’en approchent à une distance d’environ 5 mètres et le « frappeur », un genou en terre, vise le condamné comme avec un pistolet. Le kurdaitcha lance l’os dans sa direction, en émettant un chant bref et perçant. Puis les chasseurs se retirent, abandonnant leur victime à son malheureux sort. Lorsqu’ils sont de retour dans leur village, les kurdaitcha brûlent le kundela de façon cérémonielle.

Les aborigènes d’Australie utilisent le kundela dans les cérémonies d’initiation, contre leurs ennemis et contre ceux qui ont violé les lois tribales. Dans ces trois domaines, son pouvoir est redoutable. On ne connaît que peu de cas d’hommes ayant survécu après avoir eu l’os « pointé » sur eux.

Par contre, les effets funestes d’un sort peuvent immédiatement cesser si la victime s’en croit délivrée. Cela tend à démontrer que ces effets sont bien de nature psychosomatique.

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Des bijoux pour déjouer un sortilège


Des charlatans il en aura toujours pour trompée et ramasser certaines sommes d’argent … Les gens ne sont souvent trop crédule a croire n’importe quoi, mais je trouve déplorable qu’on puisse utilisé des enfants pour arriver a leur fins
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Des bijoux pour déjouer un sortilège

Des bijoux pour déjouer un sortilège

Crédit photo : Getty Images

Une femme qui se proclamait médium et une sorcière n’a pas prédit qu’elle se ferait arrêter pour convaincre une fillette de voler les bijoux de ses parents.

En Californie, Jackeline Lopez, 42, la mère d’une amie d’une jeune fille de 12 ans l’a convaincue qu’elle était ensorcelée par un sortilège. La seule façon de briser le mauvais sort qui s’acharnait sur elle était de voler les bijoux de ses parents.

En un mois, la fille a réussi à subtiliser près de 10 000 $ en boucles d’oreilles, bagues, montres, bracelets et colliers. L’enfant apportait le butin dans le garage de la «sorcière» qui procédait ensuite à des rituels pour se «débarrasser» de ce sort maléfique.

«Il s’agissait d’une sorte de séance pendant laquelle la fillette déposait les bijoux dans une marmite noire. Elles mélangeaient ensuite les bijoux avec du papier et elles récitaient des chants», explique la police.

«À la fin du rituel, elle disait que ça n’avait pas fonctionné et qu’elle devait lui apporter plus de bijoux.»

Mme Lopez comparaîtra en cour le 18 octobre prochain

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