Regardons ce qu’il se passe dans notre cerveau quand on « cogne des clous »


    Le micro-endormissement, vous connaissez ? Quand vous voulez ou devez rester en mode éveil, le cerveau lui fait une pause de quelques secondes et pendant ce temps, mieux vaut ne pas conduire.
    Nuage

     

    Regardons ce qu’il se passe dans notre cerveau quand on « cogne des clous »

    The Huffington Post États-Unis  |  Par Carolyn Gregoire

      Lors d’un épisode de micro-endormissement, on peut s’assoupir pendant quelques secondes devant l’ordinateur. Ça nous est tous arrivé: mort-e d’épuisement après une nuit blanche, nos paupières ne cessent de se refermer en dépit de tous nos efforts.

      On finit par s’assoupir le temps de quelques secondes… avant de se réveiller en sursaut. Ce phénomène est connu sous le nom de «micro-endormissement», un intervalle de temps au cours duquel la personne perd conscience. Il ne dure qu’une fraction de seconde, ou même dix secondes, et se conclut par un réveil brutal.

      À quoi est-il dû? Le plus souvent, à une fatigue extrême. Le sommeil est une nécessité biologique, et lorsque nous nous forçons à rester éveillés pendant trop longtemps, notre cerveau finit par se mettre hors service, ne serait-ce que pour quelques secondes. En gros, il est contraint de faire un break car le manque de sommeil empêche certains réseaux et zones de fonctionner correctement.

      Pour la journée du sommeil, nous avons voulu donner un aperçu des aspects scientifiques du micro-endormissement, et de pourquoi il peut être si dangereux.

      Votre cerveau succombe à l’endormissement

      Quand on lutte pour rester éveillé, le cerveau ne gagne pas toujours la bataille. Une étude publiée dans la revue Neuroimage a demandé à des volontaires de ne pas dormir pendant 22 heures d’affilée. Les sujets étaient ensuite placés dans un appareil d’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle sombre, avec ordre de ne pas dormir. L’appareil détectait leurs brèves périodes d’assoupissement et observait ce qui se passait dans leur cerveau. Durant ces courts accès de micro-endormissement, on constatait une réduction de l’activité du thalamus, la zone du cerveau en charge de la régulation du sommeil.

      À l’inverse, les zones cérébrales responsables du traitement de l’information sensorielle et de l’attention connaissaient des périodes d’activité intense. Ces fonctions sont, bien sûr, essentielles à l’état d’éveil. Cela laisse entendre qu’une partie du cerveau est en mode «éveillé», tandis que d’autres zones succombent temporairement au besoin de dormir.

      Il arrive qu’on ne s’en rende même pas compte

      Bien que le manque de sommeil affecte l’ensemble du cerveau, certaines parties peuvent être bien plus fortement atteintes. Une étude menée en 2011 par l’université du Wisconsin a constaté que les cellules nerveuses d’un cerveau éveillé mais en manque de sommeil pouvaient se «déconnecter» brièvement.

      «On sait que l’état de somnolence nous amène à faire des erreurs. On a du mal à fixer notre attention et notre vigilance s’en ressent», déclarait à l’époque le Dr Chiara Cirelli, l’un des auteurs de l’étude, dans un communiqué. «Les EEG montrent que l’on peut connaître de brèves périodes de micro-endormissement pendant l’état de veille», expliquait ce professeur de psychiatrie.

      C’est un facteur terriblement fréquent d’accident de la circulation

      L’aspect le plus inquiétant du micro-endormissement est sans doute qu’il se produit fréquemment quand nous conduisons. Il est d’ailleurs considéré comme la cause la plus fréquente d’endormissement au volant. Selon l’association caritative britannique Brake (“frein” en anglais), 45 % des hommes et 22 % des femmes interrogés reconnaissent avoir été sujets à des épisodes de micro-endormissement alors qu’ils conduisaient.

      Les travailleurs de nuit qui rentrent chez eux au petit matin s’exposent à de très grands risques d’accident dû à ce phénomène. Une petite étude publiée en décembre a constaté que les probabilités d’accident étaient bien plus élevées quand ils sortaient du travail que quand ils étaient bien reposés.

      Une autre étude très inquiétante, menée en 2012, a constaté que nombre de ces accidents auraient pu être évités si les conducteurs s’étaient arrêtés dès les premiers signes de somnolence. Les résultats montraient que beaucoup de gens continuent à conduire, même après avoir fait l’expérience d’épisodes de micro-endormissement.

      «Les gens savent qu’ils sont trop fatigués pour conduire, mais ils se poussent à rester éveillés, expliquait alors le Dr Chris Watling, auteur de l’étude et chercheur à l’université de technologie du Queensland, en Australie. C’est précisément là que la conduite peut s’avérer dangereuse.»

      Cet article, publié à l’origine sur le Huffington Post américain, a été traduit par Guillemette Allard-Bares pour Fast for Word.

  • http://quebec.huffingtonpost.ca/

    Petit somme réparateur


    Moi qui n’aimais pas dormir dans la journée, mais depuis que je m’occupe de ma petite fille quasi tous les jours, je l’accompagne souvent pour la sieste, alors depuis je suis une pro-sieste.
    Nuage

     

    Petit somme réparateur

     

    Détrompez-vous, la sieste n'est pas que pour les paresseux. Un roupillon d'à... (Photos.com)

    PHOTOS.COM

    SOPHIE ALLARD
    La Presse

    Détrompez-vous, la sieste n’est pas que pour les paresseux. Un roupillon d’à peine 20 minutes peut accroître notre performance au travail et compenser des nuits trop courtes. Et si nous troquions momentanément le clavier contre l’oreiller?

    C’est presque inévitable: après le lunch, le coup de barre survient, et ce, parfois avec intensité. Devant l’ordinateur, les paupières s’alourdissent. Les doigts s’empêtrent sur le clavier. L’esprit vagabonde : des images de plage, de hamac et de couverture moelleuse s’enchaînent. Qu’est-ce qu’on donnerait pour «piquer un p’tit somme»!

    La sieste est plutôt mal vue chez l’adulte. Pourtant, elle n’en est pas moins bénéfique, selon les scientifiques, et pourrait bientôt être la norme.

    «Peu importe leurs besoins personnels, nous constatons que, de nos jours, les gens dorment au moins une heure de moins que ce dont ils ont besoin et que cela a des conséquences», indique le docteur Pierre Mayer, directeur de la clinique du sommeil de l’Hôtel-Dieu du CHUM et auteur du livre Dormir, le sommeil raconté.

    Ce manque de sommeil est la première cause de somnolence. Qui dit somnolence dit perte de vigilance et baisse de productivité.

    Lorsque manque de sommeil et boulot exigeant vont de pair, le risque d’erreur, voire d’accident, augmente. Ça donne parfois lieu à des catastrophes. Selon les commissions d’enquête, la somnolence expliquerait notamment l’explosion du réacteur nucléaire de Tchernobyl et celle de la navette Challenger.

    «C’est comme être en état d’ébriété», affirmait en entrevue le Dr Mayer, l’an dernier, lors de la sortie de son livre.

    «Chez les adultes en manque de sommeil, la sieste aide assurément à compenser, affirme la docteure Diane B. Boivin, directrice du Centre d’étude et de traitement des rythmes circadiens humains à l’Institut universitaire en santé mentale Douglas. C’est particulièrement vrai pour les travailleurs de nuit, à qui l’on recommande des siestes préventives avant un quart de travail. La sieste peut améliorer la performance et la vigilance pendant plusieurs heures. Quand la fatigue s’installe, il peut aussi être bon de faire une sieste récupératrice pour rétablir l’état d’alerte.»

    Prendre un moment de recul

    Qu’en est-il des travailleurs de jour?

    «Il est prouvé qu’une sieste a un effet bénéfique sur certaines capacités cognitives, telles que la mémoire et le temps de réaction. Par exemple, les contrôleurs aériens qui font la sieste voient leur concentration et leur état d’alerte améliorés», explique Denis Morin, professeur en gestion des ressources humaines à l’École des sciences de la gestion de l’UQAM.

    La sieste est aussi bonne pour l’humeur et contre le stress. Selon une étude américaine publiée en 2012, un roupillon d’à peine 8,4 minutes a un effet revigorant!

    «Faire une courte sieste le jour peut améliorer la créativité au travail, ajoute Diane B. Boivin. Les gens croient à tort qu’ils sont productifs parce qu’ils roulent à vive allure toute la journée sans s’arrêter. Certains mangent même devant leur ordinateur, c’est très mauvais et très fatigant pour le cerveau.»

    Si la sieste est si bénéfique, pourquoi n’est-elle pas valorisée dans les entreprises?

    «Dans un monde où la performance est mise de l’avant, la sieste au travail est perçue comme une perte de temps, dit Denis Morin. On veut maximiser chacune des minutes au bureau. Les travailleurs qui osent prendre un moment pour s’assoupir sont vus comme des paresseux. La dimension culturelle est extrêmement importante.»

    La sieste oui, mais pas pour tout le monde

    En Espagne et en Italie, la tradition de la sieste, même si elle semble s’étioler, demeure présente. En Chine, le droit à la sieste (xiu-xi) fait partie du droit constitutionnel pour tous les travailleurs depuis 1949, tandis qu’au Japon, les grandes entreprises obligent les employés à faire un somme pour améliorer la productivité en soirée. Dans les années 80, les Péruviens ont même fait la grève (avec succès!) pour s’opposer à la suppression de la pause légale de la sieste chez les fonctionnaires, selon ce que rapporte Libération.

    Denis Morin croit néanmoins que la sieste finira par trouver sa place dans les milieux de travail québécois propices.

    «On valorise de plus en plus le bien-être des employés. On leur propose des services de massothérapie sur chaise, des salles de détente et de conditionnement physique. Dans 20 ans, je crois que la sieste sera incluse dans plusieurs organisations. La main-d’oeuvre est vieillissante et, à 60 ans, on n’a pas l’énergie de nos 20 ans!»

    Attention, la sieste n’a pas que des bienfaits.

    «Il faut décourager la sieste chez certaines personnes, comme les patients au sommeil excessif lié à un tableau dépressif, souligne Diane B. Boivin. Les patients qui souffrent d’insomnie ou qui peinent à s’endormir auraient plutôt avantage à faire du ménage dans leurs habitudes de sommeil. L’accumulation de fatigue au cours de la journée est un mécanisme important qui nous permet de nous endormir le soir suivant.»

     Si on bouleverse notre cycle veille-sommeil, on peut facilement aggraver nos problèmes de sommeil. Plus la sieste est longue et tardive, plus l’impact sera grand.

    «Il faut comprendre qu’il y a des différences individuelles dans la capacité de faire une sieste dans la journée, dit l’experte. Certaines personnes ont une capacité de sommeil assez surprenante, tandis que d’autres ont un tonus d’éveil plus fort et ont tendance à avoir un sommeil plus fragile et plus de difficulté à s’endormir.»

    Faite pour nous, la sieste? Allez, on teste! Prière de ne pas déranger: roupillon en cours. Zzz….

    http://www.lapresse.ca

    La « fatigue de jour » liée au niveau de vitamine D


    L’hiver, certaines personnes ont plus de difficultés a faire leur journée, a part ceux qui ont des problèmes de sommeils, l’apnée du sommeil … il y aurait peut-être une autre piste : la vitamine D
    Nuage

     

    La « fatigue de jour » liée au niveau de vitamine D

     

    Photo Fotolia

    La « fatigue de jour » pourrait s’expliquer en partie par le niveau de vitamine D dans l’organisme.

    Plusieurs personnes affirment être victimes de « fatigue de jour », caractérisée par des élans de somnolence en pleine journée, et ce, malgré une nuit de sommeil normale.

    Avec l’hiver qui est finalement arrivé, et les heures de luminosité retranchées du même coup, le nombre de personnes qui ressentent ce phénomène ne fait que s’accentuer.

    Selon une récente étude rapportée par www.nlm.nih.gov, il est possible que le niveau de vitamine D retrouvé dans l’organisme joue un rôle dans le processus.

    L’étude analysait les cas de 81 patients admis en clinique du sommeil, qui ont par la suite reçu un diagnostic de trouble du sommeil. Une bonne portion de ces sujets a reçu également un diagnostic d’apnée du sommeil, un problème respiratoire nocturne qui explique souvent bien des maux et surtout la fatigue de jour.

    Pour les autres, on a noté des réactions et des variations d’énergie dans la journée en fonction du taux de vitamine D retrouvé dans le sang.

    Les résultats, qui parlent d’une « corrélation significative entre la vitamine D et la somnolence ou la fatigue de jour », ont été publiés dans la plus récente édition duJournal of Clinical Sleep Medicine.

    http://sante.canoe.ca

    Bien dormir n’est pas un luxe


    Dormir .. c’est quoi ça ? Et c’est un problème qui touche juste au Canada des millions de personnes… Le manque de sommeil peut avoir plusieurs causes .. certains peuvent être compenser alors que d’autres demande de l’aide
    Nuage

     

    Bien dormir n’est pas un luxe

     

    Nous passons un tiers de notre vie à dormir. Mais tous n'ont pas le sommeil... (PHOTO FOURNIE PAR PHOTOS.COM)

    PHOTO FOURNIE PAR PHOTOS.COM

    CAROLINE RODGERS, collaboration spéciale
    La Presse

    Nous passons un tiers de notre vie à dormir. Mais tous n’ont pas le sommeil réparateur dont ils ont besoin pour recharger leurs batteries! Les troubles du sommeil sont nombreux et répandus. L’insomnie, l’apnée du sommeil, le bruxisme et le syndrome des jambes sans repos n’en sont que quelques exemples.

    Les ennemis du sommeil sont présents partout dans nos vies modernes: café, alcool, nicotine, stress, anxiété, horaires de travail atypiques, maladies, mauvaises habitudes, mauvaise alimentation, bruit, vieillissement, déséquilibres hormonaux, la liste est longue. Et mal dormir peut avoir de graves conséquences. En plus d’avoir des répercussions sur l’humeur, la fatigue et la somnolence entraînées par un sommeil de mauvaise qualité ou insuffisant augmentent les risques d’accidents, de maladies et d’absentéisme au travail. Elles nuisent également à la productivité, entre autres effets.

    Selon Statistique Canada, plus de trois millions de Canadiens souffriraient d’insomnie. Au Québec seulement, cette dernière entraînerait des coûts directs et indirects de 6,6 milliards par an, selon une étude du Dr Charles Morin, directeur du Centre d’étude des troubles du sommeil de l’Université Laval publiée en 2009.

    D’autre part, 3% des personnes âgées de 18 ans et plus souffrent d’apnée du sommeil, et cette proportion augmente à 5% chez les 45 ans et plus. Plus d’un adulte canadien sur quatre présente un risque élevé de faire de l’apnée du sommeil et les hommes de 50 ans et plus présentant un surplus de poids sont particulièrement à risque. Souvent, l’apnée du sommeil est associée à d’autres maladies, comme le diabète, l’hypertension, les maladies cardiaques, la dépression ou les troubles de l’humeur, et augmente les risques de les contracter.

    Pour beaucoup de gens, les difficultés éprouvées pour dormir peuvent être résolues en changeant leurs habitudes de vie et en adoptant une hygiène de sommeil adéquate. Mais dans les cas plus graves, une aide médicale est nécessaire pour obtenir un diagnostic et trouver des solutions. Il sera peut-être alors nécessaire, pour ces personnes, de consulter des spécialistes du sommeil et de mener une étude de sommeil, ou polysomnographie, un examen complet en laboratoire qui permettra de savoir exactement ce qui trouble leurs nuits.

    http://www.lapresse.ca

    Dix vérités sur le sommeil


    Le sommeil, il me semble que c’est un beau mot … mais difficile a réaliser dans la réalité du moins pour certains points. Plus nous avançons sur la recherche sur le sommeil, plus il y a des liaisons avec la santé. L’idéale serait de suivre son horloge interne mais cela est impossible a cause de notre mode de vie Pourtant, il faut éliminer ce qui peut nuire a notre sommeil …
    Nuage

     

    Dix vérités sur le sommeil

     

    La fatigue est la raison de près de 10% des consultations chez le médecin.

    PHOTOS.COM

    Sophie Allard
    La Presse

    La plupart des Québécois dorment deux heures de moins par nuit que ce dont ils ont besoin. Les conséquences peuvent être graves, fait remarquer le Dr Pierre Mayer, directeur de la Clinique du sommeil de l’Hôtel-Dieu du CHUM.

    Dans son nouveau livre Dormir – le sommeil raconté, il prend soin de donner des conseils pour adopter et maintenir de bonnes habitudes de sommeil, gage d’une meilleure santé globale.

    «Les gens se soucient de leur alimentation, de leur forme physique, mais très peu sont sensibilisés à l’importance du sommeil, explique-t-il C’est le seul temps compressible. On coupe dans le sommeil, sans soupçonner à quel point les conséquences peuvent être graves.»

    Selon le Dr Mayer, les gens prennent le sommeil à la légère.

    «On en est à l’âge de pierre. Comme où l’on se trouvait par rapport à l’alimentation il y a 20 ans. Aujourd’hui, les gens mangent bio. Je souhaite qu’ils vivent bio, au rythme de leur horloge interne.»

    Voici quelques vérités extraites de son livre, lancé la semaine dernière.

    1. L’absence de sommeil tue plus rapidement que le manque de nourriture.

    Chez le rat, la privation de sommeil peut tuer en moins de 10 jours, nous apprend le Dr Mayer. Chez l’humain, les conséquences du manque de sommeil sont dramatiques.

    «Une étude réalisée à Chicago chez des jeunes hommes de 20 ans a montré que dormir quatre heures par nuit pendant six nuits consécutives entraînait des perturbations métaboliques semblables à celles causées par le diabète», écrit le Dr Mayer.

    D’autre part, environ le quart des adultes de 25 à 59 ans qui dorment cinq heures ou moins sont hypertendus. C’est 12% chez les gens qui dorment sept-huit heures quotidiennement.

    2. Le manque de sommeil est le premier responsable de l’épidémie d’obésité.

    «Pendant que la proportion de gens obèses a plus que doublé, passant de 10 à 25%, nous avons diminué de plus de deux heures et demie (30%) en moyenne notre temps de sommeil par nuit. Une corrélation parfaite qui n’est pas le fruit du hasard statistique», écrit le Dr Mayer.

    Selon plusieurs chercheurs, la carence de sommeil est le principal facteur d’obésité. Moins on dort, moins on sécrète de leptine, hormone qui freine notre appétit. Ça crée un cercle vicieux.

    «Quand on coupe sur notre sommeil, on a plus faim, on prend du poids et on développe de l’apnée du sommeil», résume l’expert en entrevue.

    3. La fatigue est la raison de près de 10% des consultations chez le médecin.

    Dans 50% des cas, les causes de fatigue sont inconnues.

    «La plupart du temps, la fatigue est un grand mystère. Les gens sont souvent frustrés. Quand finalement on ne trouve pas de cause physique, il faut travailler sur le mental. Le yoga, le tai-chi, l’exercice physique peuvent être bénéfiques pour contrer la fatigue cérébrale.»

    Même si les causes sont inconnues, mieux vaut en glisser un mot à son médecin.

    4. Le sommeil est plus réparateur avant minuit.

    «Certaines réactions physiologiques essentielles à la vie ne se produisent que pendant le sommeil. C’est le cas de la sécrétion de plusieurs hormones, dont l’hormone de croissance, qui est produite principalement au début de la nuit pendant le sommeil lent profond», écrit-il.

    Chez l’enfant, cette hormone est liée à la croissance. Chez l’adulte, elle favorise le développement de la masse et de la force musculaires.

    5. Il y a huit fois plus d’accidents de la route vers 5h du matin et quatre fois plus d’accidents vers 14h.

    «C’est le reflet de notre horloge interne qui nous ouvre des fenêtres sur le sommeil, dit Dr Mayer. Si on manque de sommeil, on ressent donc à ces moments une forte somnolence. Mieux vaut prendre une pause si on est volant.»

    Il écrit que la somnolence est la cause de 57% des décès chez les camionneurs et elle est ainsi la principale cause de mortalité au travail. Plusieurs camionneurs s’arrêtent lors des fenêtres de vulnérabilité.

    6. Le manque de sommeil est lié à plusieurs catastrophes.

    La fatigue ou la somnolence auraient été en cause dans l’accident de l’Exxon Valdez en 1989, l’explosion du réacteur nucléaire de Tcherbobyl en 1986 et l’explosion de la navette Challenger en 1986, selon les commissions d’enquête.

    «Quand on gruge dans son sommeil, ça équivaut rapidement à une nuit blanche. C’est plus sournois parce qu’on ne se méfie pas de notre manque de vigilance. Pourtant, c’est comme être en état d’ébriété», dit le Dr Mayer.

    7. Twitter et Facebook comptent parmi les ennemis du sommeil.

    «Tout ce qui favorise l’éveil est un ennemi du sommeil. L’explosion des médias sociaux et des progrès technologiques nuisent au sommeil selon l’usage qu’on en fait, dit le Dr Pierre Mayer. Si on va sur Twitter, où les messages sont parfois provocants, avant de dormir ou si on traîne la tablette électronique dans son lit pour naviguer sur le web, on stimule notre système nerveux central, on active les centres de l’éveil. Replonger dans le sommeil est plus compliqué.»

    Peu d’études ont été menées sur les tablettes, mais certaines (sans rétro-éclairage) seraient plus recommandables.

    «La stimulation directe au niveau de la rétine est susceptible d’entraîner l’inhibition de sécrétion de la mélatonine, l’hormone du sommeil. Je suis d’avis que c’est surtout l’activité qu’on en fait qui est importante. Lire un livre qui nous apaise, peu importe le médium, peut être bon pour l’un et mauvais pour l’autre. Il n’y a pas une seule et unique recommandation.»

    8. À la puberté, l’horloge biologique se retarde de deux heures.

    «L’ado se couche plus tard et se lève plus tard naturellement. L’obligation de se lever tôt pour aller à l’école et la difficulté de s’endormir tôt entraînent d’importants manques de sommeil chez les jeunes. En fait, seulement 15% des adolescents dorment les neuf heures dont ils ont besoin en moyenne et un sur quatre dort six heures ou moins. Fatigués, il se reprennent la fin de semaine en se levant très tard, ce qui perpétue ou aggrave le retard de phase…»

    Se coucher tôt n’est pas la solution. L’Association américaine de médecine du sommeil recommande d’ailleurs que les cours débutent plus tard au secondaire.

    9. Plus de 10% de la population est atteinte d’apnée obstructive du sommeil.

    «L’apnée du sommeil est un gros problème de santé publique. C’est plus qu’un arrêt respiratoire. De plus en plus d’études montrent que l’apnée du sommeil est un facteur de risque de maladie cardiaque, d’accident de la route et d’AVC. Ça peut aussi mener à la dépression.»

    De meilleurs outils diagnostics et l’épidémie d’obésité sont liés à la forte prévalence de cas. Les apnéiques sont aussi nombreux que les asthmatiques.

    10. Les femmes sont plus affectées par le travail de nuit.

    «Il est plus difficile pour une femme de s’adapter au travail de nuit. Cela est sans doute en lien avec des caractéristiques physiologiques, comme le fait que l’horloge interne des femmes tourne un peu plus vite et qu’elles sont plus sujettes à l’insomnie», écrit le Dr Mayer.

    Le corps réagit fortement.

    «Le travail de nuit augmente de 50% les risques de cancer du sein chez la femme et de 70% chez les agentes de bord soumises en plus au décalage horaire.»

    __________________________________________

    Dr Pierre Mayer

    Dormir – Le sommeil raconté Apprivoiser son sommeil pour être en meilleure santé

    Éditions Pierre Tisseyre, 256 pages, 26,95$.

    http://www.lapresse.ca