L’étrange phénomène provoqué par notre usage excessif du smartphone


Certains jeunes sont touchés par un trouble du sommeil relié au smartphone. C’est le fait d’envoyer des textos incompréhensibles sans s’en souvenir le lendemain. Ce genre phénomène devrait alerter l’utilisateur d’éloigner leur téléphone hors accès.
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L’étrange phénomène provoqué par notre usage excessif du smartphone

© getty.

D’après une récente étude, près de 25% des étudiants auraient déjà envoyé des SMS dans leur sommeil. Parmi ceux-ci, ils sont près de 72% à ne pas s’en souvenir du tout. Ce phénomène aurait fait son apparition à cause de notre usage démesuré du smartphone et toucherait plus particulièrement les jeunes.

Vous est-il déjà arrivé de découvrir que vous aviez envoyé un SMS alors que vous êtiez en train de dormir? Si oui, sachez que vous n’êtes pas seul. D’après une récente étude menée par des chercheurs de l’Université de Villanova, en Pennsylvanie, le fait d’envoyer des textos pendant son sommeil serait en hausse, en particulier chez les jeunes. Après avoir étudié les habitudes de 372 étudiants avec leur téléphone portable, ils ont en effet découvert que 25% d’entre eux avaient déjà envoyé des messages en dormant. Et parmi ceux-ci, 72% ont déclaré ne pas s’en souvenir. Mais rassurez-vous, contrairement aux messages envoyés lorsqu’on a bu un verre de trop, et qu’on fini généralement par regretter le lendemain matin, les SMS nocturnes consistent généralement en un charabia incompréhensible.

Un trouble du sommeil

Selon Angela, experte en sommeil chez Nectar Sleep, ce phénomène est une forme de « parasomnie », qui englobe un certain nombre de troubles du sommeil, comme le somnambulisme ou encore l’hyperphagie nocturne [manger dans son sommeil, NDLR] et qui survient pendant la phase de sommeil paradoxal », a-t-elle expliqué au site britannique Metro.

Son apparition serait principalement due à notre utilisation démesurée du smartphone. D’après une étude menée par la Mutualité libérale, près d’un adolescent sur deux se dit « accro » à son téléphone et aux réseaux sociaux

Conséquences néfastes

Le fait d’envoyer des messages noctures peut également avoir des conséquences sur la qualité de notre sommeil.

« La sonnerie ou la vibration du téléphone portable indiquant qu’un appel est arrivé réveille le dormeur qui répond instinctivement au message. Cette action peut se produire une ou plusieurs fois au cours du cycle du sommeil, affectant ainsi la qualité et la durée du sommeil de l’individu », peut-on lire ainsi dans le Journal of American College Health.

Comment l’éviter?

La seule solution pour éviter d’utiliser votre smartphone dans votre sommeil – et risquer d’envoyer n’importe quoi à votre boss – consiste évidemment à ne pas garder votre téléphone dans votre chambre. Si vraiment vous ne pouvez pas vous en passer, veillez alors à le déposer dans un endroit difficilement accessible depuis votre lit et à le mettre en silencieux ou en mode avion. De cette façon, vous ne risquerez pas d’être réveillé par une éventuelle sonnerie et de vous en emparer pour y répondre dans la foulée en mode pilotage automatique

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Le Saviez-Volus ► 12 troubles du sommeil (autres que l’apnée) que vous devriez connaître


On peut avoir des troubles pour dormir de temps à autre, alors que d’autres ces troubles sont vraiment un problème important. Il existe plusieurs troubles du sommeil, les plus connus sont l’apnée du sommeil, les insomnies et plusieurs que nous ne connaissons pas vraiment
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12 troubles du sommeil (autres que l’apnée) que vous devriez connaître

 

Il n’y a pas que l’apnée du sommeil qui peut vous valoir une nuit exécrable. Si vous éprouvez de la difficulté à dormir pendant plusieurs nuits consécutives ou que ces troubles se manifestent toutes les quelques semaines, vous souffrez peut-être d’un trouble du sommeil.

Insomnie

 

L'insomnie est une réelle souffrance. Les insomniaques ont non seulement du mal à dormir et à rester endormi, mais ils ont en plus du mal à se rendormir s'ils se réveillent.

Marcos Mesa Sam Wordley/Shutterstock

Il vous suffit de regarder les yeux cernés de noir d’une personne frappée d’insomnie pour comprendre à quel point ce trouble est une souffrance. Essayez l’une de ces tisanes pour retrouver le sommeil. Selon Sabrina Magid Katz, dentiste et experte en sommeil, les insomniaques ont non seulement des problèmes à dormir et à rester endormi, mais ils ouvrent l’œil bien avant la sonnerie du réveil et n’arrivent pas à se rendormir. Ces épisodes d’éveil peuvent s’étirer sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines.

Pour tenter de mettre fin à ces longs face à face avec le marchand de sable, la Dre Magid recommande «de ralentir bien avant d’aller se coucher. Cela peut vouloir dire par exemple de baisser les lumières, d’éviter de grignoter ou de boire et de se déconnecter de tous vos appareils technos. Attention aussi à la caféine qui peut se cacher dans certains produits, surtout avant de vous coucher. Les techniques de méditation peuvent aussi aider.»

Que faire si rien de tout cela ne vous fait dormir? Discutez-en avec un médecin pour essayer de trouver d’autres voies.

Ronflement

 

Vous avez sans doute entendu parler de la forme la plus grave de ronflement : l’apnée du sommeil. Caractérisé par un très fort ronflement et par des interruptions de respiration qui peuvent durer plus d’une minute, ce grave trouble du sommeil doit immédiatement être traité médicalement. Il existe cependant bon nombre d’autres raisons pour lesquelles vous pouvez produire des bruits de moteur durant la nuit. Cela ne vous dérange peut-être pas d’émettre des grognements de grizzly dès que vous posez la tête sur l’oreiller, mais votre partenaire n’est peut-être pas du même avis. Commencez par essayer l’un de ces remèdes naturels, mais si cela ne marche pas, parlez-en à un médecin. Le ronflement peut entraîner des problèmes plus graves et peut altérer votre sommeil. Steven Davis, directeur médical du Breathe Clear Institute, soutient que le ronflement peut-être traité, mais vous devez d’abord savoir si vous en êtes coupable. Si vous êtes célibataire ou préférez dormir seul, il existe différentes applications qui peuvent vous aider à le découvrir. Que faire ensuite ? Il recommande les bandes nasales, les dispositifs buccaux anti-ronflements, les vaporisateurs nasaux. Dans les cas extrêmes, une petite chirurgie pourrait rapidement régler le problème.

Obstruction des voies aériennes supérieures

 

Il s'agit d'un autre type de ronflement, caractérisé par de courtes interruptions de la respiration.

Africa Studio/Shutterstock

Nous parlons ici d’un autre type de ronflement.

«Il se manifeste lorsque les ronflements sont entrecoupés de courtes interruptions de la respiration, explique le Dr Davis. Bien que la somnolence diurne soit un symptôme commun à l’apnée du sommeil et à l’obstruction des voies aériennes supérieures, cette dernière n’est pas associée aux mêmes risques pour la santé

Comme les autres types de ronflement, vous pouvez essayer de régler le problème en prenant des produits qui vous aideront à respirer ou en subissant une chirurgie ambulatoire.

Mouvements périodiques nocturnes des membres

 

Si vous avez l’impression que quelque chose rampe sur vos jambes au moment de vous endormir, n’ayez pas peur, vous n’êtes pas en train de perdre la boule, mais souffrez plus vraisemblablement de mouvements périodiques nocturnes des membres. La Dre Magid explique que ce trouble du sommeil peut être assez courant, surtout en prenant de l’âge, et peut être soigné grâce à des médicaments qui vont aider vos jambes à se «reposer». Lorsque tout rentrera dans l’ordre et que ce sentiment bizarre d’avoir de vilaines petites bêtes qui rampent sur vos jambes disparaîtra, vous dormirez profondément et vous réveillerez prêt à affronter vos journées

Grincements de dents

 

Vous vous êtes déjà réveillé avec le cou raide et la mâchoire crispée en vous disant que vous sortez d’une sale nuit ? Selon la Dre Magid, il est possible que vous ayez passé la nuit à grincer des dents. De nombreux adultes (et enfants) frottent les dents les unes contre les autres durant la nuit, et cela vaut franchement le coup d’aller chez les dentistes pour régler le problème. Le grincement de dents, ou «bruxisme», peut être résolu par le port d’une gouttière de plastique rigide appelée plaque occlusale; elle protègera votre bouche. Le grincement de dents peut aussi indiquer un problème plus sérieux tel que l’apnée du sommeil. Pour des solutions pour cesser de grincer des dents, lisez ceci.

Somnambulisme et terreurs nocturnes

 

Le somnambulisme et les terreurs nocturnes, qui se caractérisent par des mouvements anormaux durant la nuit, peuvent être très perturbants.

Africa Studio/Shutterstock

Si vous avez grandi avec un frère ou une sœur qui hurlait dans son sommeil ou arpentait les couloirs, alors vous savez ce que sont les terreurs nocturnes et le somnambulisme, et vous savez également à quel point ces manifestations peuvent être perturbantes. Le Dr Magid explique que ces affections portent le nom de «parasomnies», un phénomène qui s’accompagne d’excitation et de mouvements anormaux durant le sommeil. Si vous ou l’un de vos proches souffrez de ce mal, consultez un médecin – il serait risqué, pour vous et pour les autres, de ne rien faire.

Narcolepsie

 

On se moque souvent cette maladie chronique dans les séries télé et les films, mais la réalité de ceux qui en souffrent n’a rien de drôle. Ils peuvent s’endormir n’importe quand, même en plein milieu d’une phrase, dit le Dr Raghu Idupuganti, MD, anesthésiste au NYC Surgical Associates. Et il n’y a pas que la somnolence.

«La maladie est aussi parfois associée à une perte totale du tonus musculaire», note le médecin.

Quelle en est la cause ? La plupart des narcolepsies restent un mystère, constate le Dr Idupuganti, mais les experts pensent que le manque d’une hormone appelée hypocrétine pourrait causer la maladie. Il n’existe malheureusement aucun traitement pour le moment, mais certains médicaments peuvent vraiment soulager les symptômes.

Hypersomnie

 

Ceux qui souffrent d'hypersomnie sont fatigués constamment et auraient besoin de toujours plus de sommeil.

Stokkete/Shutterstock

Le nom traduit bien le mal : vous êtes fatigué toute la journée et vous voulez dormir plus, toujours plus !

«Les causes les plus fréquentes sont, entre autres, la narcolepsie, le manque de sommeil, l’apnée du sommeil obstructive, la consommation d’alcool, les médicaments tels que les somnifères et l’excès de caféine», énumère la Dr Idupuganti.

N’allez cependant pas vous inquiéter si vous dormez davantage que les huit heures recommandées : le diagnostic d’hypersomnie requiert toute une batterie de tests. Le Dr Idupuganti ajoute que dans les pays d’Afrique subsaharienne, la mouche tsé-tsé véhicule un parasite qui peut donner la «maladie du sommeil», une forme d’hypersomnie.

Excès de sommeil durant le jour

 

Vous avez peut-être besoin de faire une sieste en début d’après-midi après une nuit trop courte – et la sieste a vraiment des vertus. Mais si vous somnolez constamment, surtout pendant la journée, il se pourrait bien que vous soyez aux prises avec un problème de somnolence diurne excessive.

«La plupart du temps, c’est dû à un manque de sommeil, mais cela peut aussi trahir des pathologies sous-jacentes telles que la dépression, l’hypothyroïdisme ou l’anémie», indique le Dr Idupuganti.

 Traiter les causes sous-jacentes règle généralement le problème, toutefois, si la somnolence diurne excessive persiste, certains médicaments peuvent vous aider à rester éveillé, conclut le médecin.

Troubles du sommeil paradoxal

 

Le sommeil paradoxal, caractérisé par des mouvements oculaires rapides (REM), est une phase du sommeil au cours de laquelle le cerveau est actif et les muscles paralysés, ce qui nous empêche d’agir pendant nos rêves, explique le Dr Idupuganti. Chez les gens qui souffrent d’un trouble du sommeil paradoxal, les muscles restent actifs, ce qui provoque des gesticulations durant les rêves – les personnes peuvent alors se blesser ou blesser leur partenaire. Ce phénomène peut se manifester lorsqu’une personne essaie de se sevrer de l’alcool, des sédatifs ou de certains antidépresseurs, observe le Dr Idupuganti. Chez certains, ce mal peut aussi être le signe avant-coureur d’une maladie neurologique, aussi est-il important de consulter rapidement.

«Il existe un lien entre ce problème de sommeil paradoxal et divers troubles neurologiques tels que la maladie de Parkinson, la démence à corps de Lewy et l’atrophie multisystématisée, précise l’anesthésiste. Il est indispensable de faire un polysomnogramme pour établir un diagnostic et une médication orale convient généralement au traitement.»

Paralysie du sommeil

 

La paralysie du sommeil peut être inquiétante parce que votre esprit prend conscience que vous n'arrivez pas à bouger, même si vous essayez.

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La paralysie qui vous frappe durant vos rêves existe pour vous protéger, mais si vous vous rendez compte que vous êtes incapable de bouger, comme cela arrive à certaines personnes, il est possible que vous paniquiez.

«Heureusement, observe le Dr Idupuganti, rares sont les personnes pour qui la perception de cette paralysie devient chronique, mais la plupart des gens vont en faire l’expérience à un moment de leur vie. On en attribue généralement la cause au manque de sommeil, à certains troubles psychiatriques, à l’usage de stupéfiants et de certains médicaments.»

La plupart du temps, vous pouvez faire disparaître ce phénomène en dormant bien de six à huit heures.

Syndrome de Kleine-Levin

 

Bien qu’il se manifeste surtout chez les garçons adolescents, ce syndrome est parfois qualifié de Syndrome de la Belle au bois dormant parce que, lorsqu’il est en phase active, les personnes qui en souffrent peuvent dormir plus de 20 heures par jour – alors qu’elles dorment normalement d’habitude. Et durant les quelques heures où elles sont réveillées, elles peuvent sembler confuses, rêveuses ou se comporter comme des enfants.

«Durant leurs heures d’éveil, ajoute le Dr Idupuganti, les gens souffrant de ce syndrome peuvent être pris de fringales excessives et de pulsions sexuelles. Ces attaques surviennent sans avertissements et, une fois la crise passée, la personne redevient parfaitement normale.»

Les médecins essaient de traiter ce mal mystérieux à l’aide de certains médicaments destinés à stimuler les patients, ils ont beaucoup de difficulté à le soigner.

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Somnambule, elle parcourt 1,5 km et se réveille dans un supermarché


Je comprends que cela soit gênant de se réveiller dans un commerce, heureusement qu’elle a pu retourner chez elle en toute sécurité
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Somnambule, elle parcourt 1,5 km et se réveille dans un supermarché

 

Elle voulait acheter une pastèque.

Les nuits de Ruth Rose, une anglaise de 23 ans, sont quelque peu agitées. Et ce n’est pas l’histoire qu’elle vient de vivre qui nous dira le contraire. Atteinte d’une forme de somnabulisme sévère, elle a parcouru un kilomètre et demi tout en dormant pour se rendre dans un supermarché ouvert de nuit.

Il est alors 2h30 du matin. Toujours dans son sommeil, Ruth a tenté d’acheter une pastèque mais le personnel a tout de suite compris que quelque chose n’allait pas chez la jeune femme, sans chaussure et vêtue d’une robe de nuit. Ils ont alors alerté la police.

Plutôt honteuse de cette anecdote, Ruth a confié à nos confrères du Daily Report:

 « Ma mésaventure est devenue virale de manière assez incroyable alors j’ai décidé de parler publiquement. Évidemment, je suis un peu gênée mais je suis capable de voir le côté drôle de la chose et j’essaie de tirer le meilleur de cette situation très bizarre ».

Violoniste de profession, elle a décidé de mettre sa mésaventure au profit d’une bonne action en allant courir un marathon en pyjama afin de récolter des fonds pour une association dédiée aux problèmes de santé mentale.

« Si ça n’était pas arrivé à moi, j’aurais pensé que cette histoire était une blague. Mais je suis contente qu’il puisse en sortir quelque chose de bon », conclura-t-elle.

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Le paradoxe du somnambule : il souffre de migraine mais ne ressent pas la douleur


Les somnambules sont sujets aux maux de tête, mais les blessures parfois graves pendant leurs promenades la nuit sont sans douleurs durant leur sommeil
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Le paradoxe du somnambule : il souffre de migraine mais ne ressent pas la douleur

 

La sculpture "Sleepwalker" qui se dresse sur le campus du Wellesley College dans le Massachusetts aux Etats-Unis. ©DARREN MCCOLLESTER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

La sculpture « Sleepwalker » qui se dresse sur le campus du Wellesley College dans le Massachusetts aux Etats-Unis. ©DARREN MCCOLLESTER / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Par Hugo Jalinière

Si les personnes somnambules souffrent plus fréquemment de migraines, il se trouve que durant leur promenade nocturne, la perception de la douleur disparaît chez nombre d’entre eux. Quelle que soit l’origine ou la gravité de la blessure.

SOMMEIL. Si vous voyez un somnambule se cogner l’orteil contre la table basse du salon, pas d’inquiétude, il n’a probablement rien senti… Ce choc anodin et pourtant si douloureux qu’il vous plierait en deux n’a que peu de chance de perturber ceux qui marche en dormant. C’est en tout cas ce que semble suggérer une étude menée par des chercheurs français de l’hôpital Gui-de-Chauliac à Montpellier. L’équipe dirigée par le Pr Yves Dauvilliers a mis en lumière « l’énigme clinique » de la douleur chez les somnambules : un véritable paradoxe. En effet, les chercheurs établissent qu’alors que cette population est plus sujette aux maux de tête et migraines, environ 80% d’entre elles ne ressentiraient pas la douleur due à d’autres causes lors d’une crise de somnambulisme. En cause ? Un état dissociatif propre à leur trouble du sommeil qui peut modifier non seulement la conscience et le comportement, mais aussi la perception de la douleur.

Les somnambules plus sujets aux migraines

C’est en voulant mener une étude sur la fréquence des douleurs chroniques, maux de têtes et migraines chez les somnambules que l’attention des chercheurs s’est déportée sur ce paradoxe. S’ils ont bien constaté que les patients se plaignaient en moyenne quatre fois plus de maux de tête et dix fois plus de migraines, l’étude menée sur 100 somnambules comparés à 100 personnes ne souffrant pas de troubles du sommeil a donc révélé autre chose. Les somnambules les plus sujets aux douleurs chroniques lorsqu’ils sont éveillés sont aussi ceux les moins sensibles à la douleur lors de leurs promenades nocturnes. Ainsi, sur les 47 personnes s’étant blessées parfois sérieusement pendant leur sommeil, la douleur n’en a réveillé que 10. Pour les 37 autres, ils se sont recouchés comme si de rien n’était… jusqu’à leur réveil, lors duquel la douleur se réveillait elle aussi.

Des blessures sérieuses, mais indolores 

Parmi les exemples cités par les chercheurs, certains sont assez incroyables. Ainsi le cas de ce patient qui est retourné se coucher après avoir sauté du troisième étage et avoir subi de multiples fractures. Ou de cet autre qui s’est cassé la jambe après être tombé du toit de sa maison sur lequel il cherchait à grimper et qui ne s’est finalement réveillé que le lendemain matin. Les chercheurs pointent ainsi un problème de nociception, ce processus sensoriel à l’origine du message nerveux qui provoque la douleur et qui sert normalement d’alerte à l’organisme. Ces travaux parus dans la revue spécialisée Sleep font ainsi l’observation d’un paradoxe qui nécessitera des recherches plus poussées avec un protocole spécifique afin de déterminer quel étrange tour le cerveau joue aux promeneurs nocturnes.

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Danger pour votre santé, troubles de la mémoire, stress: 6 choses que vous ignorez sur les somnambules


Il y a le somnambulisme qu’on appelle des troubles de sommeil paradoxal, tout dépend dans quelle phase du sommeil que cela se produit. Généralement, le somnambulisme n’est pas dangereux, mais il y a quand même des situations a risque et ces troubles du sommeil paradoxal peut avoir une incidence sur les maladies relier à la mémoire
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Danger pour votre santé, troubles de la mémoire, stress: 6 choses que vous ignorez sur les somnambules

 

L’an dernier, je me suis réveillée au milieu de la nuit et je me suis aperçue que mon copain n’était plus dans le lit. Pensant qu’il était aux toilettes, je me suis rendormie. Quelques heures plus tard, il n’était toujours pas revenu. Je suis allée le chercher.

Personne aux toilettes. Dans la cuisine? Non plus.Il ne restait qu’une autre pièce : la chambre de ma colocataire, absente cette nuit­-là. J’y ai jeté un coup d’œil. Il était bien là, endormi en position fœtale dans son lit.

« Qu’est-­ce que tu fais là? », lui ai-­je demandé.

« Comment ça, qu’est­-ce que je fais là? »

 Il ne semblait pas comprendre pourquoi je l’avais réveillé mais sa mauvaise humeur s’est dissipée quand il s’est rendu compte qu’il n’était ni dans la bonne chambre ni dans le bon lit. Et il ne se souvenait de rien.

Le somnambulisme fait partie des parasomnies, ces « comportements anormaux qui se produisent durant le sommeil », au même titre que la somniloquie (le fait de parler dans son sommeil), explique Charlene Gamaldo, directrice du centre du sommeil Johns Hopkins et membre de l’American Academy of Sleep Medicine.

« À vrai dire, nous ne savons pas très bien tout ce qui se passe en nous quand nous dormons », reconnaît-elle.

Néanmoins, voici quelques informations surprenantes que les experts nous ont communiquées.

alarm clock at night

1. L’heure à laquelle se produit la crise est très révélatrice

Une crise qui a lieu peu de temps après le coucher est totalement différente de celle qui survient au milieu de la nuit. La plupart se déclenchent dans les trois premières heures, pendant la phase de sommeil lent, souvent dénuée de rêves, ajoute le Dr Gamaldo. Pour mon copain, les crises surviennent dans les deux heures qui suivent le moment où il s’endort. Il se réveille au milieu de la nuit, couché dans un autre lit, assis bien droit dans le canapé ou même, comme cela lui est arrivé une fois, sous la pluie devant le dortoir d’un de ses amis.

Il est important de savoir quand ce genre de phénomène se manifeste : si c’est au milieu de la nuit, durant la phase de sommeil paradoxal, on ne parle plus de somnambulisme, mais de trouble du comportement en sommeil paradoxal. Les personnes qui en sont victimes ont tendance à faire ce dont elles sont en train de rêver. Le somnambulisme n’est pas vraiment dangereux, surtout si la personne est dans un environnement sécurisé, mais ces troubles peuvent constituer les premiers signes d’affections neurodégénératives telles que la maladie de Parkinson ou la démence sénile de type Lewy.

2. Ils ne se souviennent généralement pas de ce qui s’est passé

Selon le Dr Gamaldo, les somnambules se souviennent rarement de ce qu’ils ont fait durant la nuit, même s’ils ont accompli des tâches complexes. Catherine Losurdo, 24 ans, est somnambule depuis son adolescence. Elle explique au Huffington Post ce qui s’est passé quand elle a quitté sa chambre d’hôtel en pleine nuit, lors d’un voyage en Espagne :

«On m’a dit que je suis sortie de l’hôtel en débardeur et bas de pyjama, en plein centre de Barcelone. Je suis revenue dans le hall et me suis adressée au réceptionniste – en espagnol – pour lui demander d’appeler ma chambre! J’ai remonté les dix étages par l’escalier pour revenir dans mon lit. De tout ceci, je n’ai gardé aucun souvenir. C’est ma mère qui me l’a raconté le lendemain matin.»

Il est intéressant de noter que les personnes souffrant de troubles du comportement en sommeil profond se souviennent plus fréquemment de leurs rêves, ce qui leur permet généralement d’expliquer a posteriori leurs agissements.

3. Ils gardent souvent les yeux ouverts

Même s’ils ont le regard vitreux ou l’air mal réveillé, les somnambules ont souvent les yeux ouverts lors de la phase de sommeil lent.

«On m’a dit que mes crises n’étaient pas faciles à détecter, parce que j’avais les yeux ouverts et que je discutais avec les gens», confirme Melle Losurdo.

En revanche, les gens qui sont atteints de troubles du comportement en sommeil profond ont tendance à garder les yeux fermés.

4. Il vaut mieux ne pas les réveiller mais les reconduire dans leur lit

Vous avez peut­-être déjà lu ce conseil, qui est en fait assez pertinent.

«Les somnambules ne savent pas où ils se trouvent, et ils n’arrivent pas à se repérer», explique le Dr Gamaldo. «Ils peuvent très bien faire preuve d’agitation, voire d’agressivité.» La meilleure chose à faire est de les ramener vers leur lit avec douceur. «Tout ce qu’on peut faire, c’est s’assurer qu’ils ne se blessent pas», ajoute-­t-­elle.

sleeping in bed at night

5. Les troubles du sommeil, quels qu’ils soient, peuvent déclencher une crise

Mon copain a remarqué que ça lui arrivait surtout quand il était vraiment très fatigué, qu’il avait bu ou qu’il était préoccupé au moment de se coucher.

«Tout ce qui peut favoriser un sommeil fragile est facteur de somnambulisme», confirme notre spécialiste.

«On sait par exemple que le fait de s’endormir dans un environnement peu familier ou dans une pièce inconfortable contribue au déclenchement des crises. C’est aussi valable pour le manque de repos, la maladie, le stress et l’alcool.»

Mais le somnambulisme peut aussi être d’origine familiale, et touche plus souvent les enfants.

6. Il est possible de prévenir ces crises

Si vous êtes concerné par ce symptôme, le mieux est de dormir suffisamment longtemps, et d’un sommeil réparateur.

«Mon conseil? Adoptez un mode de vie sain qui vous permettra de bien dormir», indique le Dr Gamaldo.

Pour cela, votre chambre doit être fraîche, sombre et dépourvue de toute source de lumière intense, comme un écran, par exemple. Évitez les plats épicés ou les repas trop lourds avant d’aller au lit. Ils peuvent causer des brûlures d’estomac qui perturberont votre repos. L’alcool n’est pas non plus conseillé : même s’il vous aide à vous endormir, vous risquez de vous réveiller pendant la nuit.

Enfin, décompressez et relaxez-­vous avant de vous coucher. Le stress doit être éliminé au maximum.

Cet article initialement publié sur le Huffington Post États-Unis a été traduit de l’anglais.

 

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Intimidation: troubles de sommeil chez les enfants


C’est peut-être une piste à suivre quand un enfant fait des cauchemars. Les enfants peuvent cacher leurs problèmes de peur de représailles ou de ne pas être pris au sérieux et que les adultes minimisent peur craintes
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Intimidation: troubles de sommeil chez les enfants

 

Intimidation: troubles de sommeil chez les enfants

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Les enfants victimes d’intimidation sont plus susceptibles de souffrir de terreur nocturne et de somnambulisme, selon une nouvelle étude britannique.

Les jeunes ayant été intimidés entre l’âge de huit à 10 ans ont plus de risques de souffrir de ce type de problèmes du sommeil avant leur douzième année, selon les travaux effectués par une équipe de l’Université Warwick, au Royaume-Uni.

Les scientifiques ont aussi constaté que les jeunes victimes d’intimidation et qui ont intimidé d’autres enfants en retour ont tendance à développer des troubles du sommeil appelés parasomnies (cauchemars, énurésie, éveil confusionnel, somnambulisme, parle durant le sommeil).

«Si le jeune connaît de fréquents épisodes de parasomnie, cela devrait faire soupçonner de l’intimidation à l’école», lit-on dans l’étude.

Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue scientifique Pediatrics.

http://fr.canoe.ca

Le somnambulisme comporte ses dangers


Le somnambulisme n’est pas encore bien compris mais on constate que certains comportements nocturnes peuvent être dangereux pour le somnambule comme pour ceux qui vivent avec lui
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Le somnambulisme comporte ses dangers

 

Le somnambulisme comporte ses dangers

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Le somnambulisme n’est pas un phénomène banal et doit être pris au sérieux, selon une étude française.

Le somnambulisme, ou le fait de marcher ou d’évoluer durant l’état de sommeil, n’est pas toujours un phénomène bénin. S’il peut parfois être sans risque, il comporte aussi son lot de dangers.

C’est ce que l’on apprend d’une étude sur le sujet, rapportée par The National Library of Medicine, qui affirme que plusieurs incidents sont rapportés par des gens aux prises avec ce trouble du sommeil.

Du nombre des gens qui marchent en dormant,  58 % en moyenne auraient expérimenté des comportements violents ou agressifs. On craint donc pour l’intégrité physique de ces patients, en plus de celle de leurs proches, qui ne se rendent pas toujours compte de ces comportements nocturnes.

Outre ces conséquences potentiellement dangereuses, les somnambules sont souvent victimes de sévères fatigues durant le jour et sont souvent portés vers la dépression.

Pour contrer le phénomène, les experts français en tête de l’étude conseillent de se documenter sur le sujet et d’éviter les déclencheurs de ce trouble, comme de mauvaises habitudes de sommeil ou un stress trop important.

On conseille vivement à ces patients de bien verrouiller les portes et de même dormir au niveau du sol, s’il le faut. Installer une cloche aux portes n’est pas une mauvaise idée, puisque cela pourrait réveiller le dormeur qui tente d’en franchir une.

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