Le Saviez-Vous ► 35 mythes sur la santé très répandus qui méritent de disparaître


Ah, les croyances populaires ont parfois une longue vie. Dans l’enfance et encore aujourd’hui, toutes sortes de conseils nous sont proposés. Régime détox, manger des carottes pour la vue, boire 8 verres d’eau par jour et bien d’autres encore.
Nuage


35 mythes sur la santé très répandus qui méritent de disparaître


Mythe sur la santé : le vaccin contre la grippe peut vous donner la grippe.

Par Charlotte Hilton Andersen, RD.com

Votre mère disait que les carottes donnent de bons yeux : elle avait tout faux! Des spécialistes font le point sur ces mythes soi-disant santé qu’on vous a rabâchés toute votre vie.

Mythe : les déodorants peuvent causer le cancer

« Cela fait un titre accrocheur, mais quelques chercheurs ont employé des techniques montrant une corrélation et non un lien causal – et c’est une énorme différence. Les humains et le monde où nous vivons sont très complexes : il est donc improbable qu’un seul comportement suffise à causer le cancer. Ce qui est en jeu, c’est sans doute un mélange composite d’héritage génétique, et de facteurs environnementaux et comportementaux. De plus, les études de suivi n’ont pu confirmer le lien établi. »
Amsden


Mythe sur la santé : les carottes améliorent la vueiStock/infrontphoto

Mythe : les carottes améliorent la vue

« Même si les carottes sont excellentes pour combler un petit creux, et qu’elles contiennent du béta-carotène, un précurseur de la vitamine A, la conversion de celui-ci en vitamine A dans l’organisme est limitée. En Amérique du Nord, presque tout le monde a de la vitamine A stockée en abondance dans le foie. Et même si nous y ajoutons des suppléments de béta-carotène ou de vitamine A, cela ne modifiera en rien ‘l’erreur de réfraction de l’œil’ ou l’ordonnance pour de nouvelles lunettes dont vous avez besoin pour y voir clair. » Jeff Anshel, docteur en optométrie, membre de l’Académie américaine d’optométrie, E Street Eyes et fondateur de la Ocular Nutrition Society

Mythe : L’eau en bouteille est meilleure que l’eau du robinet

« Les ventes mondiales d’eau embouteillée ont explosé ces dernières décennies à cause du préjugé douteux selon lequel l’eau de source est plus saine et plus propre que l’eau qui sort du robinet. L’eau en bouteille n’est ni pire ni meilleure que l’eau du robinet puisqu’à plus de 50 pour 100, ce n’est que… de l’eau du robinet. En outre, l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) publie des données détaillées sur la qualité de l’eau, que l’industrie de l’eau embouteillée se garde bien de vous transmettre. » Dr Morton Tavel, professeur émérite de médecine clinique, Faculté de médecine de l’Indiana

Mythe : il faut mettre du beurre ou de la glace sur une brûlure

« Les dommages causés par une brûlure sont dus en grande partie à la réaction inflammatoire cutanée. Le meilleur moyen de limiter l’enflure de la peau brûlée est de l’immerger immédiatement dans l’eau froide. Logique, non ? Cela soulage, et le corps sait comment se protéger. Par contre, le beurre va répandre très efficacement la chaleur, ce qui fera pire que mieux. Quant à la glace, elle peut endommager les cellules et on a aussi montré qu’elle aggravait les brûlures. » Dr Amy Baxter, urgentiste en pédiatrie, fondatrice des laboratoires MMJ

Mythe sur la santé : on peut purifier l’organisme avec des « régimes détox »iStock/PeopleImages

Mythe : on peut purifier l’organisme avec des « régimes détox »

« Les gens sont obsédés par l’idée de trouver une cure rapide qui va traiter tous leurs problèmes de santé, mais le problème, c’est qu’elle n’existe pas. Les soi-disant cures détox à base de jus ou autres liquides n’ont pas ces pouvoirs exceptionnels de vous aider à perdre du poids tout en clarifiant votre teint, ou même en purgeant votre système de ses toxines – c’est le travail de votre foie, et il remplit très bien son office. Au lieu de chercher un régime détox éclair, essayez d’intégrer à vos habitudes de vie quelques changements modestes mais significatifs. Mon plan détox favori est de mettre à mon agenda un voyage de plein air dans un lieu où la réception sur cellulaire est mauvaise. » Elizabeth Trattner, spécialiste en acupuncture (AP), docteure en médecine orientale et intégrative

Mythe : le vaccin contre la grippe peut vous donner la grippe

« Les virus contenus dans le vaccin ont été tués : ils sont donc inactifs, et le vaccin ne peut donc pas vous donner la grippe. Il peut y avoir de faibles effets secondaires, comprenant sensibilité, rougeur ou enflure au point d’injection; faible fièvre et/ou de la douleur. Ces effets apparaissent peu après l’injection et durent généralement un ou deux jours. Chez la majorité des personnes qui ont reçu le vaccin contre la grippe, celuici n’a entraîné aucun problème sérieux. » Jeremy Blais, docteur en pharmacie, CVS Pharmacy

Mythe : les humains utilisent seulement 10 pour 100 de leur cerveau

« C’est absolument faux. Nous utilisons la totalité de notre cerveau la majeure partie du temps. Par exemple, une tâche simple comme se servir un verre d’eau exige une activité neuronale dans cinq zones distinctes du cerveau, pour signaler la soif, coordonner les mouvements, donner le signal de satiété et se tenir debout pendant toute l’opération. Si une tâche si ordinaire exige tant d’efforts et de coordination, imaginez quelle quantité de matière grise la mécanique quantique met à contribution! En conclusion, nous utilisons une grande partie de notre cerveau pour la plupart des tâches, simples ou compliquées. »  Dr Abhishiek Sharma, praticien en neurochirurgie à Scottdale, Arizona


Mythe : sortir les cheveux mouillés va vous rendre malade

« C’est le virus, et non l’air froid, qui vous rend malade. Sans exposition au virus du rhume, vous pouvez sortir par un froid intense, les cheveux dégoulinants, et il sera impossible que vous vous enrhumiez. En fait, il existe de nos jours une catégorie entière de personnes qui recherchent le froid pour améliorer immunité et performance. Y a-t-il une corrélation? Oui. Mais selon des recherches récentes, c’est parce que le rhinovirus, qui cause le rhume ordinaire, prolifère par basses températures. Mais le froid en lui-même ne cause pas le virus. » Amsden

Une autre raison de la prévalence du rhume en hiver, c’est que les gens ont tendance à rester plus souvent à l’intérieur, ce qui implique plus de contacts avec les autres, plus de temps passé dans un air recyclé, donc plus d’exposition au virus du rhume.


Mythe sur la santé : si vous avez l’esprit logique, vous êtes « cerveau gauche » ; les artistes sont « cerveau droit ».iStock/Geber86

Mythe : si vous avez l’esprit logique, vous êtes « cerveau gauche » ; les artistes sont « cerveau droit »

« Aucune preuve significative n’étaye la croyance populaire selon laquelle les personnes logiques utilisent l’hémisphère gauche, et les personnes créatives, l’hémisphère droit. Ce mythe persistant est fondé sur les premières opérations chirurgicales sur des patients épileptiques : dans le but d’attribuer des fonctions distinctes à différentes parties du cerveau, on a déterminé que l’information visuospatiale était mieux traitée dans l’hémisphère droit, tandis que l’information verbale était mieux traitée dans l’hémisphère gauche. Mais des scanners du cerveau sur des sujets sains ont montré que les activités logiques aussi bien que créatives provoquent l’activation de réseaux neuronaux situés autant dans l’hémisphère gauche que dans le droit. » Sharma


Mythe : il faut boire huit verres d’eau par jour

« Vous devez boire à votre soif, et non pour vous plier à une quantité de verres fixée arbitrairement. L’hydratation de votre peau vous préoccupe? Dites-vous qu’il faudrait que vous soyez drastiquement et dangereusement déshydraté(e) (une privation d’eau de plusieurs jours) avant que votre peau montre des signes de détresse. La peau se dessèche beaucoup plus vite pour des raisons externes (faible humidité ou hydratation), que pour des raisons internes. Dr Neal Schultz, dermatologue à New York, fondateur de DermTv.com et créateur de BeautyRx.


Mythe : la dysfonction érectile, c’est psychologique

« La dysfonction érectile n’est pas ‘’entièrement dans la tête’’, et peut être l’indice de problèmes plus graves, comme une maladie vasculaire. Les chercheurs ont établi des liens solides entre la DE et le diabète, le taux élevé de cholestérol, le tabagisme, l’hypertension, l’obésité et les maladies cardiaques. Ce n’est pas une situation dont on se sort par la pensée positive. » Dr Harland Thomas Holman, médecin au Spectrum Health Medical Group


Mythe : Les vaccins, c’est seulement pour les enfants

« Être adulte ne veut pas dire qu’on en a fini avec les vaccins. L’injection contre le tétanos a été mise à jour pour y inclure le vaccin contre la coqueluche, recommandé tous les 10 ans. Si le tétanos est rare, les épidémies de coqueluche sont en augmentation, et la prévention devient particulièrement importante si vous avez de jeunes enfants dans la famille. Toute personne qui fume, qui a une maladie cardiaque chronique ou qui a plus de 65 ans devrait envisager le vaccin contre la pneumonie et contre le zona. Et n’oubliez pas le vaccin annuel contre la grippe. »
Holman


Mythe sur la santé : si vous pouvez marcher dessus, il n’y a rien de cassé.iStock/macniak

Mythe : si vous pouvez marcher dessus, il n’y a rien de cassé

« Si, après une blessure, vous pouvez bouger le pied, la cheville ou une autre partie du corps et marcher, cela ne veut pas dire qu’il n’y ait pas de fracture. Les ligaments, les tendons et les muscles tiennent les os ensemble, donc un os cassé peu encore participer au mouvement. Mais marcher avec un os brisé peut dans certains cas provoquer un déplacement ou une division qui nécessitera une correction par un chirurgien orthopédiste, avec pose d’un plâtre ou parfois même une opération chirurgicale. » Dr Steven Neufeld, chirurgien orthopédiste aux Centers for Advanced Orthopaedics


Mythe : les crèmes solaires donnent le cancer

« Certains patients croient que les produits chimiques contenus dans les écrans solaires peuvent causer le cancer. Pourtant, cela n’a jamais été prouvé, et les études qui lient les deux sont largement douteuses. Si on analyse un échantillon de personnes, celles qui mettent de la crème solaire risquent beaucoup plus d’avoir un cancer de la peau et ont des types de peaux plus clairs. Ces personnes sont donc naturellement sujettes au cancer de la peau et mettent de la crème solaire parce qu’elles attrapent facilement des coups de soleil. Ce qui ne veut pas dire que la crème cause le cancer, mais que sans crème, elles auraient un taux de cancer de la peau encore plus élevé !» Dr Eric Meinhart, dermatologue chez California Dermatology Specialists


Mythe : faire craquer ses jointures peut donner de l’arthrose

« Des recherches récentes ont été incapables d’établir un lien entre l’arthrose et le craquement des jointures. La plupart des études plus anciennes sur le sujet se basaient sur l’auto-évaluation par les participants de leurs habitudes en ce domaine pendant un bon nombre d’années, établissant ensuite une corrélation avec l’apparition de l’arthrose. Mais les études fondées sur la mémoire des gens ne sont jamais très fiables, et le risque d’arthrose augmente naturellement avec l’âge. » Amsden


Mythe sur la santé : on marche mieux pieds nus.iStock/Vladdeep

Mythe : on marche mieux pieds nus

« C’est maintenant une tendance très répandue d’affirmer que ne pas porter de chaussures est bon pour les pieds. Sauf que ce n’est pas nécessairement vrai. Marcher pieds nus peut exposer vos pieds aux coupures, aux égratignures, aux blessures et même aux mycoses des ongles. » Neufeld


Mythe : un régime sans gluten vous aidera à perdre du poids

« Les seules personnes à avoir besoin d’un régime sans gluten, ce sont celles qui ont reçu un diagnostic de maladie coeliaque. Les malades soumis à un régime sans gluten perdent du poids à cause des aliments éliminés de leur alimentation, ce qui fait baisser leur apport calorique quotidien. » Suzanne Fisher, maître en sciences, diététicienne et nutritionniste agréée, consultante en nutrition chez Fisher Enterprises.

Cette diminution des calories peut en fait avoir un impact négatif sur votre santé. À moins d’avoir une intolérance au gluten, éviter le gluten n’a aucun avantage pour la santé.


Mythe : si vous avez eu la grippe cet hiver, vous ne l’attraperez pas une autre fois

« Mais s’agissait-il de la grippe ou d’un autre virus? De plus, il existe chaque année plusieurs souches de grippe en circulation, et être contaminé(e) par une souche ne vous protège pas des autres. » Dr Daniel McGee, pédiatre à l’Hôpital pour enfants Helen DeVos


Mythe : il faut se rincer la bouche après s’être brossé les dents

« La plupart des pâtes dentifrice contiennent une dose de fluor qui aide à combattre la formation des caries en reminéralisant l’émail dentaire. Si vous vous rincez la bouche avec du rince-bouche ou de l’eau, vous ne laissez pas aux ingrédients actifs le temps d’agir, et vous n’en tirez pas tout le bénéfice. Trop de mes patients ont ce problème et ils me regardent d’un air outré quand je leur dis que pendant presque toute leur vie, ils ont fait les choses de travers. » Eugene Gamble, chirurgien parodontiste


Mythe sur la santé : les glucides font grossir.iStock/wsmahar

Mythe : les glucides font grossir

« Beaucoup de gens évitent les glucides pour tenter de perdre du poids, mais ceux-ci ont leur place dans un régime alimentaire équilibré et ils sont indispensables, surtout si vous faites de l’exercice. L’important, c’est le type d’hydrate de carbone. Par exemple, les grains entiers comme l’avoine, l’orge, les pâtes de blé entier, le pain et le riz brun, ainsi que les fèves et les lentilles apportent une incroyable quantité de fibre, de vitamines et de minéraux. Sans mentionner que ces types de glucides aident à abaisser les risques de maladie cardiaque, de diabète, de certains cancers et du syndrome métabolique. Et ils contribuent aussi à maintenir un poids santé. » Kim Melton, diététiste agréée


Mythe : si on fait de l’exercice, on peut manger ce qu’on veut

« En matière de perte et de maintien du poids, le régime est roi. Bien des personnes prennent prétexte de l’exercice pour se disculper d’avoir succombé à la malbouffe. Malheureusement, la plupart des gens (et les machines d’exercice) ont tendance à surestimer le nombre de calories brûlées pendant une séance, ce qui leur donne le faux sentiment de ‘’pouvoir manger n’importe quoi’’, avec la prise de poids qui s’ensuit inéluctablement. Si vous voulez vraiment perdre du poids, vous devez analyser sérieusement votre alimentation et faire le virage vers les aliments riches en nutriments; l’exercice seul ne suffit pas. » Tory Tedrow, diététiste agréée, CNSC (clinicienne certifiée en soutien nutritionnel), directrice de la nutrition pour ContentChecked


Mythe : le secret d’un ventre plat, ce sont les abdos

« On ne peut pas cibler une zone précise du corps pour la tonifier ou y brûler un excès de graisse. À eux seuls, les redressements assis et le travail sur les abdos n’ont pas fait la preuve de leur efficacité pour donner un ventre plat, mais un régime alimentaire équilibré associé à un programme d’exercices vous fera perdre du poids sur l’ensemble du corps, et vous verrez votre ventre devenir plus plat. » Jessica Arber, entraîneuse privée et directrice certifiée de la mise en forme en milieu de travail


Mythe sur la santé : les suppléments probiotiques peuvent guérir tous les maux de ventre.iStock/diego_cervo

Mythe : les suppléments probiotiques peuvent guérir tous les maux de ventre

« Il n’y a aucune étude scientifique à l’appui de la plupart des bienfaits revendiqués par l’industrie des suppléments probiotiques. Les patients ont plutôt intérêt à ajouter simplement à leur alimentation des produits fermentés – yogourt, kéfir et kombucha – plutôt que d’acheter ces suppléments ruineux. » Dr Neil Stollman, gastroentérologue dans la région de San Francisco Bay


Mythe : la toxicomanie est une preuve de faiblesse, de manque de maîtrise de soi

« L’accoutumance est une maladie chronique du cerveau. Elle a été reconnue comme telle par l’Association médicale américaine (AMA) et d’autres organismes médicaux depuis 1987. Cette maladie n’a rien à voir avec la moralité ou le choix personnel : elle est plutôt liée à la chimie du cerveau. L’accoutumance créé des changements dans le cerveau, qui affectent la prise de décision et le contrôle de soi d’un individu. » Joseph Garbely, docteur en ostéopathie, directeur médical et vice-président des services médicaux aux Caron Treatment Centers


Mythe : des petits repas échelonnés tout au long de la journée valent mieux que trois gros repas

« En ce qui concerne vos repas, le facteur le plus important n’est pas leur nombre mais l’équilibre des macronutriments dans chacun d’eux. Idéalement, il vous faut plus de 50g par jour de fibres végétales. C’est plus essentiel que de ‘’garder un bon taux de sucre dans le sang’’ en faisant des petits repas. L’objectif principal, c’est d’assurer le bien-être de ses intestins grâce à des repas riches en macronutriments, dont les fibres végétales et les bons gras. » Stella Metsovas, nutritionniste et auteure de Wild Mediterranean


Mythe sur la santé : le savon en pain est un nid à bactéries ; le savon liquide est plus propreiStock/diane39

Mythe : le savon en pain est un nid à bactéries ; le savon liquide est plus propre

« Les gens pensent que les savons en pain sont sales et abritent des germes, mais aucune étude fiable ne le prouve. Cependant, certaines marques de savon peuvent être irritantes pour la peau parce qu’elles contiennent des ingrédients nettoyants agressifs qui privent la peau de ses huiles et de ses graisses naturelles. L’important, c’est ce que le savon contient et non sa forme solide ou liquide. » Dr Terrence Keaney, spécialiste en dermatologie pour Dove


Mythe : les aliments mangés après 20 h se transforment directement en graisse

« Ce ‘’truc de régime’’ est une fable; les aliments absorbés le soir ne sont pas métabolisés différemment des autres. Peut-être est-ce juste un moyen de vous dissuader de manger des aliments malsains le soir, au moment où la fatigue émousse vos bonnes résolutions. Par contre, je recommande fortement une collation santé avant le coucher aux personnes qui essaient de perdre du poids. » Shawn M. Talbott, docteur en sciences, spécialiste en nutrition certifié, biochimiste nutritionnel et auteur de Best Future You


Mythe : le sexe oral et anal sont une alternative sûre aux relations sexuelles classiques

« Les pratiques sexuelles orales et anales sont des comportements à risque pour plusieurs raisons. Le papillomavirus humain (VPH), l’infection sexuellement transmissible la plus commune, se transmet par le sperme. On sait que le VPH peut causer le cancer du col et du pénis, mais il peut aussi causer le cancer de l’anus, de la bouche et de la gorge. D’autres infections sexuellement transmissibles, comme la gonorrhée, peuvent aussi se développer dans la bouche et la gorge. De plus, le sexe anal à répétition peut endommager les muscles qui aident à contrôler la défécation, causant un état nommé le prolapsus anal, où une partie du rectum glisse en dehors de l’anus.» Dr Elyse Watkins, professeure adjointe en études d’assistanat médical à l’Université de High Point


Mythe sur la santé : les enfants sont les meilleurs dormeurs.iStock/onebluelight

Mythe : les enfants sont les meilleurs dormeurs

« L’expression archiconnue ‘’dormir comme un bébé’’ fait du sommeil de l’enfant la quintessence même du dodo paisible. Mais le corps de l’enfant a pourtant des défis particuliers à relever pour respirer pendant le sommeil. L’organisme en croissance n’a pas encore développé de larges amygdales et une langue suffisamment volumineuse, ce qui peut causer des difficultés respiratoires durant la nuit. Des facteurs comme le régime alimentaire, l’utilisation de tasse à bec verseur, la durée de l’allaitement maternel et des allergies peuvent aussi avoir une influence sur la qualité du sommeil de l’enfant. » Dr Mark Burhenne, docteur en chirurgie dentaire, auteur de The 8-Hour Sleep Paradox


Mythe sur la santé : le chocolat est un aliment santé.iStock/NightAndDayImages

Mythe : le chocolat est un aliment santé

« Croquer un carré de chocolat noir procure de bons antioxydants, mais si on force la dose, le tableau est différent car les effets nuisibles vont peser plus lourd que les avantages. Le chocolat est hélas l’un de ces aliments-réconfort qui invitent aux abus. Comme il est riche en gras et en sucre, il n’est évidemment pas à ranger dans les trucs miracle pour perdre du poids. Si vous désirez profiter des bienfaits des antioxydants (et du goût sublime) sans contrarier vos efforts pour maigrir, limitez-vous à un carré par jour de chocolat noir, à 70 pour 100 de cacao solide au minimum. » Dr Robert Zilter, membre du Collège des médecins américains (FACP), membre de l’Académie américaine de pédiatrie (FAAP), spécialiste de l’obésité au Scottdale Weight Loss Center

Par contre, cette étude confirme que le chocolat est bon pour la partie la plus importante de votre corps.

31 / 35

Mythe sur la santé : les talons hauts sont mauvais pour les pieds.iStock/eclipse_images

Mythe : les talons hauts sont mauvais pour les pieds

« Porter des talons hauts sans discontinuer peut raccourcir vos tendons d’Achille, et causer de la douleur et des blessures. Cependant, ce n’est pas parce qu’un soulier est plat qu’il ne va pas vous faire mal aux pieds. Et aucun type de chaussure ne prévient ou ne cause les oignons, puisque cette malformation est en grande partie héréditaire. Le mieux, c’est de varier tout au long de la semaine la hauteur de vos talons et le type de souliers. Et s’ils vous font mal, enlevez-les!» Dr Joan Oloff, podiatre et conceptrice de chaussures


Mythe : sans entraînement, vos muscles vont se transformer en graisses

« De nombreuses personnes qui ont pris du muscle en faisant de l’exercice pensent si elles arrêtent, cette masse musculaire va se transformer en gras. Mais le tissu musculaire et le tissu adipeux sont très différents, faits de types de cellules distincts, comme, par exemple, l’os et la peau. Quand les personnes musclées perdent la forme, elles prennent souvent du poids, et à cause de cette couche de graisse excédentaire sur le muscle, leur corps paraît moins ferme et leurs muscles ont l’air de s’être transformés en gras, mais ce n’est pas le cas. » Smoliga


Mythe sur la santé : le jus de fruit est meilleur que les boissons gazeuses.iStock/sturti

Mythe : le jus de fruit est meilleur que les boissons gazeuses

« Les fruits entiers et les légumes sont excellents pour votre santé, mais le problème du jus de fruit, c’est qu’il est riche en sucre et pauvre en fibres, ce qui fait rapidement grimper votre insuline. Le sucre est alors injecté dans les cellules adipeuses puis converti en graisse. De plus, la consommation de jus de fruit augmente l’apport alimentaire, alors que l’eau le réduit. Au lieu de remplacer les boissons gazeuses par le jus de fruit, optez pour les boissons sans calories : eau, thé noir ou café. » Zilter


Mythe sur la santé : l’arthrite et les os qui craquent, ça fait partie du vieillissement.iStock/Ocskaymark

Mythe : l’arthrite et les os qui craquent, ça fait partie du vieillissement

« L’arthrite n’est pas seulement une maladie de gens âgés (sous forme d’ostéoarthrose). Divers types d’arthrite, par exemple l’arthrite rhumatoïde et le lupus néonatal, frappent des jeunes, et même des enfants. Et il y a bien des choses à faire dès maintenant pour prévenir l’arthrose ou l’empêcher d’empirer. Ne l’acceptez pas comme une conséquence inéluctable du vieillissement. » Dr Nathan Wei, directeur clinique du Arthritis Treatment Center de Frederick, au Maryland


Mythe : rester assis est aussi dangereux que fumer

Vous avez peut-être entendu dire que ‘’la chaise, c’est la nouvelle cigarette’’. Et vous pensez que chaque fois que votre postérieur se pose sur une chaise, vous perdez une année de ce qui vous reste de vie. Rien de tel. Avoir un travail de bureau qui oblige à de longues stations assises, tout en veillant à avoir des activités au dehors, c’est très différent de mener une vie sédentaire 24 h par jour et sept jours sur sept. Si vous faites assez d’exercice et vous levez de votre chaise à peu près toutes les demi-heures, tout ira bien pour vous, selon une étude dirigée par la Clinique Mayo.

https://www.selection.ca/

Le Saviez-Vous ► Ce que vous ignoriez peut-être sur ces maudits moustiques


Bien que l’étude a été faite auprès des Belges, on peut conclure que les résultats sont similaires ailleurs dans le monde.
Nuage


Ce que vous ignoriez peut-être sur ces maudits moustiques

Un moustique pompant sans gêne aucune le sang de sa victime humaine. © getty.

Maxime Czupryk

Le retour des beaux et longs jours coïncide malheureusement avec la réapparition, bien désagréable, des moustiques.

 Selon une étude réalisée par Vapona, spécialiste de la lutte anti-moustiques, ce sont surtout les habitants des grandes villes qui sont le plus victimes de ces insectes démoniaques. Véritables ennemis des belles nuits d’été, les moustiques troublent de façon non négligeable le sommeil des Belges.

Le vrombissement aigu du moustique est probablement l’un des sons les plus irritants qui soient. Plutôt que de se contenter de sucer notre sang, le moustique se plait manifestement à virevolter autour de nos oreilles, histoire de rendre ce moment plus désagréable encore.Vous l’avez sans doute constaté: les moustiques sont de retour depuis plusieurs semaines et ces derniers jours tout particulièrement alors que le soleil brillait de mille feux et que les températures dépassaient allègrement la vingtaine de degrés. L’occasion donc pour Vapona, spécialiste de la lutte contre les insectes, de présenter les conclusions de son étude menée auprès de 1.000 Belges.

Les moustiques ô combien irritants

On y apprend, même si ce n’est pas vraiment un scoop, que les moustiques agacent les Belges au plus haut point. Ainsi, sur une échelle d’irritation allant de 1 à 10, près de 4 Belges sur 10 donnent plus de 8 à une piqûre de moustique. Un cinquième des répondants la situent même à plus de 9.

Certains d’entre nous redoutent tout particulièrement les piqûres de moustiques. 12% des sondés s’inquiètent des réactions allergiques et 11% ont peur de contracter une maladie.

« Ces réactions cutanées sont très variables d’un individu à un autre et sont due à l’injection de salive du moustique lors du prélèvement sanguin. Aussi, des maladies virales exotiques transmises par les moustiques apparaissent de plus en plus souvent en Europe méridionale et progressent vers le nord suite à la présence de nouvelles espèces de vecteurs, notamment du genre Aedes, pouvant alors potentiellement transmettre les virus une fois que ce dernier et le vecteur se retouvent dans de nouvelles zones », prévient Frédéric Francis, professeur à Gembloux Agro-Bio Tech et à l’université de Liège.

Les citadins, premières victimes des moustiques

Contrairement à ce que l’on pourrait penser de prime abord, ce sont les citadins qui sont le plus souvent au menu des moustiques. Durant la saison des moustiques, 57% des Belges sont piqués une fois par semaine et 11% tous les jours. Un chiffre encore plus élevé dans les grandes villes: 17 % à Bruxelles, 14% dans d’autres villes comme Anvers, Gand, Liège et Charleroi.

« La densité de population humaine plus importante dans les grandes villes correspond à une probabilité accrue d’être la cible des moustiques. Aussi, la diversité d’animaux en zones rurales constitue divers hôtes pour ces insectes hématophages qui peuvent donc être plus dispersés et moins focalisés sur les humains », explique le Pr Francis.

Dormir entouré de moustiques peut faire perdre 1h de sommeil par nuit

Perturbateurs de sommeil

Les moustiques sévissent surtout en fin d’après-midi et à la nuit tombée. Avec une incidence non négligable sur la qualité et le temps de sommeil. D’après l’étude de Vapona, 90% des Belges sont régulièrement maintenus éveillés à cause des moustiques. Environ un cinquième des répondants perd même plus d’une heure de sommeil à cause de ces bestioles vrombissantes. Et pas moins de 6 sur 10 placent le moustique dans le top 3 des perturbateurs de sommeil les plus irritants, devant les ronflements de leur partenaire (38 %) et des voisins bruyants (37 %).

Quand un moustique vient perturber leur sommeil, 44% des personnes interrogées brandissent leur tapette à mouches. 35% se réfugient sous les draps. Cette technique est avant tout populaire chez les femmes (42 %). Enfin, un quart des Belges se précipite sur la prise pour brancher l’appareil anti-moustiques.

Quels moyens de défense?

Les Belges utilisent un large éventail de méthodes pour se défendre, comme le moustiquaire (50%), les lumières éteintes (41%), les bougies à la citronnelle (21%), les sprays (17%) ou encore la ventilation (15%).

Des différences apparaissent entre les hommes et les femmes lorsqu’il s’agit de se défendre contre les moustiques. Les femmes croient davantage en la protection proactive tandis que les hommes ont quant à eux leur propre technique: rester près de leur partenaire, qui semble être plus appétissante aux yeux des moustiques. Pas très gentleman…

« Il existe beaucoup d’histoires à propos des éléments qui déterminent l’attrait d’un être humain. Certains pensent que c’est à cause du taux de sucre dans le sang ou de la consommation de certains aliments (l’ail, par exemple), mais rien de tout cela n’est vrai. L’odeur corporelle et le gaz carbonique expiré sont les facteurs principaux qui influencent notre attrait. Il est vrai qu’une personne peut attirer davantage les moustiques qu’une autre, il s’agit d’une signature individuelle », rappelle Frédéric Francis.

L’entomologiste recommande de se protéger en faisant appel à plusieurs actions concrètes:

« Commencez par éliminer les eaux stagnantes autour de la maison en vidant divers récipients recueillant les eaux de pluie qui constituent la source du problème. En deuxième lieu, faites en sorte que les moustiques ne puissent pas entrer à l’intérieur grâce à des moustiquaires pour portes ou fenêtres, ou des appareils anti-moustiques. Si ce n’est pas suffisant, utilisez une moustiquaire de lit et/ou réduisez la température de la chambre si vous avez un climatiseur. Enfin, pour les soirées à l’extérieur, appliquez vous une lotion répulsive. »

Les moustiques servent-ils à quelque chose?

Avant de conclure, précisons tout de même que le moustique n’est pas complètement inutile et n’est pas apparu dans l’unique but de faire vivre un enfer à l’espèce humaine. Acteurs à part entière de la biocénose, les moustiques servent de nourriture à de nombreuses espèces de poissons, d’oiseaux, de reptiles et d’insectes et font donc partie de la chaîne alimentaire. Dame Nature n’a rien laissé au hasard, même si cela nous démange et nous irrite parfois.

https://www.7sur7.be/

Le Saviez-Vous ► Les arbres dorment également durant la nuit


Cela est connu depuis quelques années, les arbres dorment tout comme les humains. Cependant, pour affirmer leurs dires, il a fallu des outils pour évaluer la différence entre le jour et la nuit. Car pendant leur sommeil, les branches baisses de quelques centimètres. De plus, les espèces d’arbres ont des modèles de sommeil variés. Raison de plus de respecter les arbres.
Nuage


Les arbres dorment également durant la nuit

arbres-nuit

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

Nous le savons bien, les êtres vivants dorment afin de recharger leurs batteries. Et pourtant, les arbres sont également soumis au rythme circadien. La nuit, ceux-ci entrent dans une phase de sommeil. Détendues, leurs branches s’affaissent de plusieurs centimètres.

Le rythme circadien

Les organismes vivants dont nous faisons partie sont soumis à un rythme circadien – ce rythme biologique d’environ 24 heures régulant les périodes d’éveil et de sommeil. Bien sûr, tout le monde sait que les animaux dorment comme nous. Cependant, une étude publiée en 2016 dans la revue Frontiers in Plant Sciencepilotée par l’Institut de recherche géospatiale de Finlande et l’Université de technologie de Vienne (Autriche) s’est intéressée au cas des arbres.

Selon les chercheurs, les arbres ont une horloge biologique ressemblant assez à celle des humains. Il ne s’agit pas d’une nouveauté dans la mesure où la Science le savait déjà. Mais l’étude a utilisé des moyens inédits pour récolter des données très précises. Les chercheurs ont en effet pointé des scanners laser sur deux arbres, plus précisément deux bouleaux situés en Autriche et en Finlande.

La phase de “sommeil” de l’arbre

Selon les résultats, les chercheurs ont pu affirmer qu’à la fin de la nuit, les branches des arbres s’étaient affaissées jusqu’à une dizaine de centimètres par endroits. Par ailleurs, ce relâchement débutait deux heures après le coucher du soleil, jusqu’au lendemain à l’aube.

«Les changements ne sont pas énormes – ils n’excèdent pas dix centimètres pour des arbres d’une hauteur d’environ cinq mètres –, mais ils étaient systématiques»,affirmait alors Eetu Puttonen, principal auteur de l’étude.

Le même arbre durant le jour (à gauche) et la nuit (à droite)
Crédits : Vienna University of Technology

Pour expliquer ce relâchement, les chercheurs ont évoqué le phénomène de pression de turgescence. La nuit, la pression en eau dans les cellules végétales de l’arbre diminue. Or, on sait que cette pression est très liée à la photosynthèse, qui n’a pas cours lorsque le soleil est absent. Ainsi, lorsque celui-ci apparaît, les feuilles se hissent pour capter sa luminosité et se reposent durant la nuit.

Il faut savoir qu’en 2017, une autre publication avait permis d’affirmer que les différentes espèces d’arbres avaient des modèles de sommeil variés. Selon les scientifiques, des recherches plus poussées sont en cours pour déterminer cette variété de schémas concernant le sommeil des arbres.

Sources : VoxGEODaily Geek Show

https://sciencepost.fr/

La sieste empêche-t-elle de dormir la nuit?


La sieste chez un adulte n’est pas nécessaire si nous dormons suffisamment la nuit. Cependant, elle peut devenir utile quand la nuit est moins bonne, pour recharger nos batteries. Les spécialistes sont tous d’accord pour un maximum de 30 minutes. De plus, le moment de faire la sieste est après diner.
Nuage

 

La sieste empêche-t-elle de dormir la nuit?

 

La sieste, oui, mais pas n’importe comment. | Anthony Mapp via Unsplash

La sieste, oui, mais pas n’importe comment. | Anthony Mapp via Unsplash

Alexandra Hansen et Lionel Cavicchioli

Examinons si la bonne réputation de la sieste est méritée.

Il n’est pas rare, durant la journée, de ressentir le besoin de s’allonger un peu sans raison particulière, même si la matinée n’a pas été particulièrement chargée ou si la nuit précédente a été bonne. Mais la sieste ruine-t-elle vraiment la qualité de la nuit qui lui succède, comme on peut le lire parfois?

Selon quatre des personnes expertes du sujet sur les cinq que nous avons interrogées, la sieste ne vous empêchera pas de dormir sur vos deux oreilles une fois la nuit venue.

Kathleen Maddison, spécialiste du sommeil

 

Sentir que l’on somnole peut, dans certains cas, être considéré comme un indice de l’existence de troubles du sommeil ou d’un problème de santé. Cependant, pour de nombreuses personnes les siestes peuvent avoir un rôle bénéfique. Elles réduisent en effet la sensation de somnolence et augmentent la vigilance. Elles améliorent aussi les performances dans divers domaines: temps de réaction, coordination, raisonnement logique, consolidation de la mémoire, reconnaissance des symboles, régulation de l’humeur et des émotions.

Il existe aussi des preuves suggérant que chez certaines personnes, les siestes diminuent la tension artérielle. Quelques mises en garde sont néanmoins de rigueur: pour commencer, si vous faites la sieste parce que vous avez besoins de récupérer de nuits de sommeil de mauvaise qualité, il faut en premier lieu s’attaquer aux causes. Afin de réduire le risque d’inertie de sommeil (lorsqu’on se réveille encore plus fatigué), la durée de la sieste doit être comprise entre 10 et 30 minutes. Il faut aussi éviter de se reposer tard dans la journée, car cela peut accroître la durée d’endormissement, au moment du coucher.

Michelle Olaithe, psychologue

 

Les siestes peuvent être très bénéfiques et, en partie, compenser les pertes de sommeil engendrées par le travail, les enfants ou les nuits endiablées. De courtes siestes peuvent améliorer la vigilance, l’humeur et la mémoire. Lorsque vous faites la sieste, optez pour une durée d’environ 10 à 30 minutes, cela vous empêchera d’atteindre la phase de sommeil profond et n’interférera pas avec vos routines de sommeil nocturne. Il est essentiel de veiller à préserver des nuits de sommeil de durée adéquate (ce qui signifie, pour la plupart des adultes, 7 à 9 heures de sommeil par cycle de 24 heures): elles permettent de conserver des fonctions immunitaires et cérébrales optimales, réduisant de ce fait les risques d’accidents de voiture ainsi que les risques de voir se développer toute une variété de problèmes de santé chroniques.

Le sommeil semble être de meilleure qualité pendant la nuit, ne laissez donc pas vos siestes interférer avec votre repos nocturne. Par ailleurs, une fatigue diurne excessive peut être l’indice d’un problème de sommeil ou de santé sous-jacent. En cas de doute, consultez votre médecin.

Faire la sieste est une pratique bien établie dans de nombreuses parties du monde: en vous allongeant, vous rejoignez 51% de nos semblables qui, ailleurs sur la planète, apprécient de piquer un petit roupillon diurne

Raymond Matthews, spécialiste du sommeil

 

Si une personne se pose la question de faire une sieste, la réponse adéquate la plupart du temps est: «Oui, va faire une sieste.» Les adultes n’envisagent généralement de dormir qu’en cas de fatigue, or le meilleur remède à la fatigue est… le sommeil. Faire une sieste implique deux conséquences. Tout d’abord, un roupillon diminue le besoin de sommeil. C’est une bonne chose si vous devez rester éveillé après votre sieste, mais cela peut être problématique si elle est trop proche de votre heure habituelle de coucher.

«Même une micro-sieste a le pouvoir de vous rendre la capacité de donner le meilleur de vous-même.»

Raymond Matthews, spécialiste du sommeil

Ensuite, si le temps de repos s’étend trop, vous pouvez vous réveiller groggy. Cette horrible sensation porte un nom: l’inertie de sommeil. Si vous avez besoin d’être performant dans la foulée immédiate du réveil, limitez-vous à 30 minutes. Même une micro-sieste a le pouvoir de vous rendre la capacité de donner le meilleur de vous-même. Toutefois, si vous ne ressentez aucune fatigue ou si vous ne remarquez pas de déficience cognitive, inutile de vous reposer. Les siestes ne sont pas essentielles à la vie quotidienne des adultes.

Shona Halson, physiologiste

 

De nombreuses personnes manquent de sommeil. Or une réduction chronique de la durée d’assoupissement se traduit par une diminution du bien-être physique et mental. Des recherches ont révélé que la privation de sommeil est associée à un risque plus élevé de maladies cardiovasculaires, de diabète, d’obésité, de pertes de mémoire, d’anxiété et de dépression.

Recourir à la sieste pour compléter sa quantité de sommeil peut être un moyen efficace d’augmenter sa durée totale de sommeil sur 24 heures. Les avantages apportés par cette pratique sur l’amélioration de la performance, de l’efficacité, de l’humeur et de la vigilance ont été prouvés, et il s’agit d’un moyen de réduire la fatigue et les accidents. Idéalement, les siestes ne devraient pas être faites trop tard dans la journée ou durer trop longtemps, car elles peuvent nuire à la capacité d’endormissement le soir, ainsi qu’à la qualité du sommeil qui suit. Par ailleurs, si vous dormez suffisamment la nuit, vous n’aurez probablement pas besoin de vous reposer pendant la journée.

Jennifer Zaslona, spécialiste du sommeil

 

En tant qu’adultes, si nous dormons suffisamment et régulièrement la nuit, il ne devrait pas être nécessaire de faire des siestes pendant la journée. Se reposer régulièrement pendant plus d’une heure pourrait même avoir un impact négatif sur la santé. Néanmoins, les siestes peuvent parfois se révéler très utiles, surtout si vous êtes malade, si vous avez manqué de sommeil ou s’il a été de mauvaise qualité.

«Nous avons parfois sommeil après le déjeuner, surtout si nous n’avons pas assez dormi.» Jennifer Zaslona, spécialiste du sommeil

Ces situations sont plus susceptibles de concerner des personnes âgées ou des personnes qui travaillent à des heures irrégulières. Dans ces cas précis, de courtes siestes aideront à augmenter la vigilance. En début d’après-midi, notre horloge interne fait que notre vigilance est légèrement moins bonne. C’est la raison pour laquelle nous avons parfois sommeil après le déjeuner, surtout si nous n’avons pas assez dormi. C’est le bon moment pour essayer de faire une sieste, si on le souhaite. Il est important d’écouter son corps: si vous avez sommeil, c’est généralement parce que vous avez besoin de dormir davantage.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

http://www.slate.fr/

Les enfants s’endorment n’importe où (et c’est normal)


Les enfants en bas de 5 ans dorment souvent dans des positions et endroits insolites. Faut dire que c’est fatiguant de grandir et d’apprendre à marcher, parler, être propre et tout le tralala …Cependant, cela peut-être plus compliqué pour la routine du dodo pour la nuit.
Nuage

 

Les enfants s’endorment n’importe où (et c’est normal)

 

Ces siestes intempestives compensent une dépense d'énergie due à l'apprentissage du langage ou de la marche. | Annie Spratt via Unsplash

Ces siestes intempestives compensent une dépense d’énergie due à l’apprentissage du langage ou de la marche. | Annie Spratt via Unsplash

Repéré par Audrey Renault

Les moins de 5 ans s’assoupissent en moyenne trois fois par mois dans un lieu incongru.

 

Si vous avez déjà retrouvé votre bambin endormi dans la panière du chien, au fond du jardin ou en plein milieu d’un escalier, pas de panique. Il existe une explication scientifique à ces assoupissements pour le moins étranges. D’après une récente étude commandée par In The Night Garden, une émission pour enfants de la chaîne britannique BBC, ces siestes intempestives sont la conséquence normale d’un développement physique et psychique qui arrive à son apogée.

«Nous savons que le corps des enfants subit le plus de transformations de leur naissance à leur 5 ans, explique l’un des repésentants d’In The Night Garden. Pendant cette courte période, ils apprennent à marcher, parler, sociabiliser, ce qui demande énormément d’énergie. Pas surprenant dès lors que la fatigue vienne les cueillir à des moments ou dans des lieux inopportuns.»

Les moins de 5 ans s’endorment n’importe où et n’importe quand pour ne pas louper la moindre opportunité de recharger leurs batteries. En interrogeant 1.000 parents d’enfant de moins 5 ans, les scientifiques se sont aperçus que ces derniers s’assoupissent environ trois fois par mois dans un lieu ou une position incongrue. Chariots de supermarché, toilettes ou encore cuisine, les bambins roupillent où bon leur semblent. L’étude révèle même que certains s’endorment en parlant ou debout.

Des parents pas si inquiets

Si les trois quarts des parents s’amusent de ces siestes, parfois même en photographiant et en publiant sur les réseaux sociaux les clichés de leurs enfants endormis, beaucoup s’inquiètent de ce phénomène. Première source de crainte: que l’enfant ne dorme pas ou moins bien durant la nuit après avoir sommeillé le jour. Parmi les parents interrogés, 60% affirment ainsi observer une différence dans la qualité de sommeil de leurs enfants si ceux-ci ont somnolé plus tôt dans la journée.

Les deux tiers du panel expliquaient devoir alors ruser pour mettre leur progéniture au lit. Le plus dur, selon eux: faire comprendre à l’enfant l’importance de se coucher à heure fixe et dans leur lit. Une lutte du soir qui survient, d’après les résultats de l’étude, environ sept fois par mois. Reste que 70% des parents s’estiment heureux, assurant que leurs enfants sont de bons dormeurs. Une bonne nouvelle quand on sait que le sommeil des enfants affectent la santé des parents. Une récente étude révélait ainsi que les nouveaux parents accumulaient en moyenne un déficit de sommeil de six ans ce qui peut, à long terme, favoriser les risques de développer des maladies cardiaques ou mentales, comme la maladie d’Alzheimer.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Positions de sommeil chez le chien : découvrez leur signification !


Les positions lors du sommeil du chien peuvent signifier certaines choses. Il dort tout en étant en alerte. Il a une totale confiance à ceux qui l’entourent, il est détendu ou il veut simplement avoir plus de chaleur ou plus de fraicheur
Nuage

 

Positions de sommeil chez le chien : découvrez leur signification !

 

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Vous avez peut-être remarqué que votre chien dormait souvent dans une position bien particulière. Or, la façon dont votre chien dort peut en dire long sur son humeur du moment.

Voici donc les positions de sommeil les plus courantes chez les chiens et ce qu’elles signifient !

1. Sur le dos

Lorsque votre chien dort sur le dos, les quatre pattes en l’air, cela signifie qu’il est complètement détendu et à l’aise. En effet, cette position le rend particulièrement vulnérable puisqu’il expose son ventre, sa gorge ainsi que ses principaux organes vitaux.

S’il parvient à dormir ainsi, c’est donc qu’il se sent pleinement en confiance auprès de vous. De plus, se mettre ainsi le ventre à l’air lui permet de refroidir sa température corporelle lorsqu’il a trop chaud.

chien dort

Crédits : iStock

2. Sur le ventre

Si votre chien dort en étant allongé sur le ventre, les pattes tendues vers l’avant et la tête posée sur ou entre ses pattes, c’est qu’il est en train de somnoler et qu’il est susceptible de s’endormir.

Mais, dans cette position, il reste toujours prêt à sauter sur ses pattes en cas de menace ou d’opportunité.

chien dort

Crédits : iStock

3. Sur le côté

Si votre chien dort sur le côté, c’est le signe qu’il est détendu et qu’il est dans une position confortable. C’est la position de sommeil la plus utilisée chez les chiens, notamment lorsqu’ils dorment d’un sommeil profond. En effet, cela leur permet de pouvoir bouger les pattes sans être gênés lorsqu’ils rêvent.

chien couché dort canapé

Crédits : Pxhere

4. Recroquevillé

Lorsque votre chien se pelotonne en boule pour dormir, c’est pour se maintenir au chaud mais aussi pour se faire le plus petit possible. En effet, cela lui donne le sentiment d’être moins vulnérable étant donné qu’il protège ainsi ses organes vitaux.

Il s’agit de la position de sommeil la plus courante chez les loups et les chiens sauvages.

chien dort recroquevillé

Crédits : iStock

5. Les pattes étendues

Lorsque votre chien s’allonge à plat ventre, les pattes avant et arrière complètement étirées, on appelle cela la “position de Superman”. C’est une position de sieste qui permet de pouvoir se relever rapidement mais aussi de se refroidir par temps chaud ou après un effort lorsque le chien est couché sur une surface froide.

À noter que ce sont le plus souvent les petits chiens et les chiots qui adoptent cette position.

chien couché étendu

Crédits : iStock

Source

https://animalaxy.fr/

La dépression peut être dissimulée derrière un sourire


La dépression est un sujet tabou pour certains alors parler de dépression atypique connu aussi sous le nom de dépression souriante, cela semble plus difficile à se rendre compte qu’une personne est vraiment malade. Ce genre de dépression ne parait pas, la personne sourit, continu sa routine et peut même apprécier les bons moments et les choses positives. Pourtant, ces personnes vivent leurs à l’intérieur et seule et pouvant aller jusqu’au suicide.
Nuage

 

La dépression peut être dissimulée derrière un sourire

Afficher un sourire, mais fermer les yeux sur sa souffrance. | Sam Manns via Unsplash

Afficher un sourire, mais fermer les yeux sur sa souffrance. | Sam Manns via Unsplash

Olivia Remes

Près de la moitié des personnes souffrant de dépression n’ont pas l’air aussi triste que l’on pourrait s’y attendre. Pourtant, elles courent un risque particulièrement élevé de suicide.

L’expression «dépression souriante» –qui définit le fait d’avoir l’air heureux tout en souffrant intérieurement de symptômes dépressifs– est de plus en plus répandue. Le nombre d’articles sur ce sujet augmente dans la littérature populaire, et les requêtes Google qui lui sont consacrées ont considérablement crû cette année. On est toutefois en droit de se demander si la dépression souriante est réellement un état pathologique.

Bien que cette expression ne figure pas dans le lexique des termes techniques utilisés par les psychologues, il correspond certainement à une réalité. Il est possible d’être déprimé et de réussir à en masquer les symptômes. L’appellation scientifique la plus proche pour décrire cette condition est «dépression atypique».

Dans les faits, une proportion importante de personnes déprimées, auxquelles leurs activités ne procurent plus de plaisir, parviennent à cacher leur état en souriant. Or ces personnes pourraient être particulièrement vulnérables aux tentations suicidaires.

Masque de bonheur

Il peut s’avérer très difficile de repérer les personnes souffrant de dépression souriante. Elles semblent en effet n’avoir aucune raison d’être tristes –elles ont un emploi, un appartement, voire peut-être des enfants, un ou une partenaire. Elles sourient quand vous les saluez et peuvent converser agréablement. Bref, face au monde extérieur, elles revêtent un masque et mènent une vie apparemment normale et active.

À l’intérieur, cependant, ces personnes se sentent désespérées et déprimées. Elles pensent même parfois à mettre un terme à tout cela. Paradoxalement, la force dont elles font preuve pour continuer à mener leur vie quotidienne peut les rendre particulièrement vulnérables à ces projets de suicide. En cela, la dépression souriante contraste avec d’autres formes de dépression, dans lesquelles les gens peuvent avoir des idées suicidaires mais manquer d’énergie pour les mettre en œuvre.

Malgré le masque de bonheur qu’elles portent vis-à-vis du monde extérieur, les personnes souffrant de dépression souriante sont parfois véritablement –et bénéfiquement– touchées par les événements positifs qui leur arrivent. Ceux-ci sont capables d’améliorer leur moral. Le fait de recevoir un SMS d’une personne dont elles attendaient des nouvelles ou d’être félicitées dans le cadre de leur travail peut ainsi les aider à se sentir mieux pendant quelques instants –avant de se sentir de nouveau déprimées.

Parmi les autres symptômes de cette affection, mentionnons la suralimentation, les sensations de lourdeur dans les bras et les jambes ou le fait d’être aisément blessé par la critique ou par le rejet. Les personnes souffrant de dépression souriante sont également plus susceptibles de se sentir déprimées le soir et d’avoir besoin de davantage d’heures de sommeil. Dans le cas des autres formes de dépression, l’humeur peut être plus mauvaise le matin, et le besoin d’heures de sommeil moindre que d’habitude.

Cette forme de dépression souriante semble plus fréquente chez les personnes ayant certains tempéraments. Elle est en particulier liée au fait d’être plus enclin à anticiper l’échec, à éprouver des difficultés à surmonter les situations embarrassantes ou humiliantes et à avoir tendance à ruminer ou à trop se focaliser sur les situations négatives qui se sont produites.

Le magazine Women’s Health a saisi l’essence même de la dépression souriante –la façade– lorsqu’il a demandé à des femmes de partager les photos qu’elles avaient diffusées sur leurs réseaux sociaux, en indiquant ce qu’elles avaient réellement ressenti au moment où elles avaient initialement pris ces images.

Dangereuse rationalisation

Il est difficile de déterminer exactement ce qui cause la dépression souriante. La dépression peut découler d’un certain nombre de facteurs, comme les problèmes professionnels, la rupture d’une relation ou le sentiment que la vie n’a pas de sens, ni de but.

La dépression est une affection très courante: une personne sur dix environ en est affectée. Parmi elles, 15% à 40% souffrent d’une forme atypique de dépressionas similable à une dépression souriante. Une telle dépression commence souvent tôt dans la vie, et peut durer longtemps.

Si vous souffrez de dépression souriante, il est particulièrement important d’obtenir de l’aide. Malheureusement, les personnes qui en sont affectées ne le font généralement pas, en premier lieu parce qu’elles ne réalisent pas qu’elles ont un problème –c’est en particulier le cas si elles parviennent à accomplir leurs tâches et à poursuivre leur routine quotidienne comme avant.

Ces personnes peuvent aussi se sentir coupables et rationaliser le fait qu’elles n’ont aucune raison d’être tristes. Conséquence: elles ne parlent pas de leurs problèmes, et finissent par avoir honte de leurs sentiments.

Comment briser ce cercle vicieux? Le point de départ est de prendre conscience que cette affection existe réellement, et qu’elle est grave. Ce n’est que lorsque nous cesserons de rationaliser nos problèmes parce que nous considérons qu’ils ne sont pas suffisamment graves que nous pourrons commencer à améliorer la situation.

Cette compréhension peut parfois suffire à changer les choses, car les personnes concernées vont alors rechercher de l’aide –ce qui va briser les chaînes de la dépression qui les entravaient jusqu’alors.

Sens de la vie

Il a aussi été démontré que la méditation et l’activité physique peuvent être source d’énormes bienfaits en matière de santé mentale. Une étude réalisée par l’Université Rutgers, aux États-Unis, a montré que les personnes pratiquant la méditation et le sport deux fois par semaine ont vu leur niveau de dépression baisser de près de 40% au bout de huit semaines seulement.

La thérapie cognitivo-comportementale, qui consiste à apprendre à modifier ses schémas de pensée et son comportement, est une autre option à envisager pour les personnes affectées par cette maladie.

Trouver un sens à sa vie s’avère également de la plus haute importance. Le neurologue autrichien Viktor Frankla écrit que la pierre angulaire d’une bonne santé mentale est d’avoir un but dans la vie.

 Selon lui, nous ne devrions pas viser un «état sans tension», dénué de responsabilité et de défi, mais plutôt nous efforcer d’atteindre un objectif.

Avoir un but permet de détourner l’attention de nous-mêmes, en la déplaçant sur quelque chose d’autre. Trouvez-vous un objectif valable et essayez de progresser vers lui régulièrement, même si ce n’est que pas à pas, chaque jour, car cette attitude peut avoir un impact positif.

Ce but peut aussi consister à prendre soin de quelqu’un d’autre. Lorsque nous cessons d’être sous les feux de la rampe et que nous pensons aux besoins et aux désirs d’autrui, nous sentons que notre vie a de l’importance. Il est possible d’y parvenir en faisant du bénévolat, en s’occupant d’un membre de notre famille voire, pourquoi pas, d’un animal.

Sentir que notre vie compte, qu’elle a de l’importance, c’est au final ce qui lui donne un but et un sens –ce qui peut faire une différence significative pour notre santé mentale et notre bien-être.

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

http://www.slate.fr/