Les autorités sanitaires alertent sur la toxicité du Slime "fait maison"


Slime est une sorte de pâte intéressante à manipuler. Dans bien des tutoriels montre comment faire le slime maison. Malheureusement, cette pâte peut être dangereuse pour ceux qui la manipulent et ceux vendu au magasin, il faut être prudent avec les ingrédients qui la composent et du temps que les enfants jouent avec le slime
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Les autorités sanitaires alertent sur la toxicité du Slime « fait maison »

 

Slime

Slime pailleté

ISABELLES/SIPA

Par Camille Gaubert

Brûlures, allergies, atteintes de voies respiratoires ou de la fertilité, les risques encourus par les enfants et adolescents manipulant du Slime « fait maison » à base de produits du quotidien détourné de leur usage alarment les autorités de santé.

Pâte gluante et colorée très prisée des enfants, le Slime est potentiellement toxique sur le long terme lorsqu’il est fabriqué à la maison, alertent l’agence sanitaire Anses et la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) dans un communiqué le vendredi 4 mai 2018. Brûlures, rougeurs, eczéma, allergies, atteintes cutanées, respiratoires, de la fertilité ou même du système nerveux central peuvent ainsi potentiellement affecter les enfants et adolescents manipulant ces Slimes « maison » de manière prolongée.

Le Slime se trouve dans le commerce prêt à l’emploi ou en kit pour le fabriquer soi-même. Mais pour en faire varier l’aspect et la texture, des tutoriels se multiplient sur internet pour en fabriquer soi-même, à base de produits du quotidien détournés de leur usage originel. Lessives, liquides pour lentilles, colle à papier liquide, détergents, autant d’« ingrédients » contenant des solvants, conservateurs et substances que la manipulation intense et prolongée rend toxique pour leurs jeunes utilisateurs.

« Plusieurs cas d’atteintes cutanées » et « d’atteintes de la peau et des ongles (brûlures, rougeurs, eczéma, démangeaisons) »,  liés à la « fabrication et la manipulation de Slime « maison » » ont ainsi été rapportés à l’Anses par les Centres antipoison, le réseau de vigilance en dermato-allergologie Revidal-Gerda et le réseau AllergOS.

Des produits qui, détournés de leur usage courant, se révèlent toxiques

Utilisés en trop grande quantité et manipulés de façon intense et prolongée en contact direct avec la peau, les substances préconisées dans les tutoriels de Slime « maison » se révèlent toxiques. La colle à papier liquide, ingrédient de base du Slime « maison », contient ainsi des conservateurs très allergisants par voie cutanée, des solvants irritants pour les voies respiratoires, et peut même affecter le système nerveux central. L’acide borique, responsable de l’élasticité de la pâte, est souvent tiré de médicaments ou de produits tels que les lessives ou les liquides pour laver les yeux ou les lentilles. Mais manipulés par les enfants de manière répétée et dans les grandes quantités nécessaires à la fabrication du Slime, les produits contenant de l’acide borique sont « toxiques pour la fertilité et le développement embryo-foetal », s’inquiètent l’Anses et la DGCCRF. Cette dernière a d’ailleurs fait retirer deux produits prêts à l’emploi du marché en raison d’une trop grande teneur en bore.

« La manipulation de lessives, de produits détergents ou de colles en grande quantité, de manière répétée et prolongée peut être également à l’origine de dermatites de contact sévères car ces produits contiennent tous des conservateurs allergisants ou irritants », alertent les autorités, rappelant que ces produits « ne sont pas destinés à rester en contact prolongé, intense et répété avec la peau ».

Si la fabrication maison du Slime est donc déconseillée, la DGCCRF invite également les parents à la prudence avec les kits dont il faut respecter les précautions d’emploi. Au vu du succès du produit, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes annonce poursuivre ses contrôles sur l’année 2018.

 

Exemples de produits nécessaires à la fabrication de Slime maison : mousse à raser, colle à papier en quantité, acide borique en médicament, maizena… Credits : ISABELLES/SIPA

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La couche d’ozone décline au-dessus des zones peuplées


La couche d’ozone en haut de la stratosphère semble se rétablir. Cependant, celle dans la partie inférieure semble être plus dangereuse, car elle est sous des endroits peuplés. Elle serait du aux changements climatiques, mais aussi des gaz à court porté que beaucoup utilise comme les solvants pour la peinture, les dégraissant etc
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La couche d’ozone décline au-dessus des zones peuplées

 

La couche d'ozone forme un bouclier gazeux, entre... (PHOTO AP)

 

La couche d’ozone forme un bouclier gazeux, entre 10 et 50 km d’altitude, protégeant la Terre des rayons solaires ultraviolets.

PHOTO AP

 

Agence France-Presse
Paris

La couche d’ozone qui protège la Terre des rayons solaires ultraviolets mortels décline au-dessus des régions les plus peuplées de la planète, selon les conclusions inattendues d’une étude publiée mardi.

En 1987, un accord international, le Protocole de Montréal, avait été signé pour supprimer progressivement les gaz CFC (utilisés dans la réfrigération et les aérosols), responsables du fameux «trou» dans cette couche gazeuse protégeant la Terre de rayons qui provoquent cancers de la peau, dégâts oculaires et immunitaires.

Grâce à l’élimination progressive des CFC, le trou au-dessus de l’Antarctique et les couches les plus élevées de la stratosphère montrent des signes clairs de rétablissement.

Mais l’ozone de la partie inférieure de la stratosphère (10 à 24 km d’altitude) se désintègre doucement, met en garde cette étude publiée dans la revue Atmospheric Chemistry and Physics.

«Aux latitudes tropicales et moyennes», où vit la majorité de la population mondiale, «la couche d’ozone n’a pas commencé à se remettre (…) C’est en fait un peu moins bien aujourd’hui qu’il y a 20 ans», explique à l’AFP l’auteur principal, William Ball, de l’École polytechnique fédérale de Zurich.

Selon de précédentes études, la couche d’ozone avait décliné, à son niveau maximum à la fin du XXe siècle, d’environ 5 %. La nouvelle étude estime qu’elle a perdu 0,5 % supplémentaire.

Et même si le déclin est moindre qu’au-dessus des pôles avant le Protocole de Montréal, les dommages potentiels aux latitudes tropicales et moyennes pourraient être pires qu’aux pôles, car les radiations UV y «sont plus intenses» et les zones sont plus peuplées, insiste une autre chercheuse, Joanna Haigh, du Grantham Research Institute on Climate Change de Londres.

L’étude pointe du doigt deux possibles responsables de cette détérioration.

Les VSLS (very-short-lived susbtances), gaz à très courte durée de vie utilisés comme solvants, décapants pour peinture ou dégraissants attaquent l’ozone dans la partie inférieure de la stratosphère.

Une récente étude avait indiqué que l’un d’entre eux, le chlorure de méthylène (ou dichlorométhane) avait quasiment doublé dans la stratosphère en dix ans.

«Si c’est un problème de VSLS, cela devrait être relativement facile à gérer», a commenté William Ball, suggérant un amendement au Protocole pour l’interdire.

Mais l’autre accusé est le dérèglement climatique.

Les modèles climatiques suggèrent que les changements dans la façon dont l’air circule dans la partie basse de la stratosphère finiront par affecter les niveaux d’ozone, d’abord au-dessus des tropiques où la substance se forme.

Mais cette évolution n’est pas censée se produire avant des décennies et ne devrait pas toucher les latitudes moyennes entre les tropiques et les pôles.

«Si le changement climatique est responsable, c’est un problème bien plus grave (…) Nous devrions être inquiets, mais pas alarmés», a indiqué William Ball.

Notant que les scientifiques ne sont pas tous d’accord sur le fait que la stratosphère est déjà victime du réchauffement, il a appelé à de nouvelles études.

http://www.lapresse.ca/