Solitude où folie


La solitude quand elle nous est étrangère, elle notre ennemie, souvent cette solitude imposée nous accapare l’esprit. Essayant de la fuir,  elle s’approche pour enfoncer son dard jusqu’au plus profond de l’âme … mais tranquillement l’apprivoisée, elle devient notre amie, notre complice
Nuage

Solitude où folie

 

Je cris dans la nuit noire, mon existence bossue
Parmi ces étoiles moires, qui m’ont tellement déçue
Ces ténèbres, mon histoire, me semble si décousue
Je cherche l’échappatoire, une promesse d’une issue

Cette dure solitude, cache une certaine folie
Silence d’une habitude qui est mélancolie
Sans aucun prélude, cet état me vieillie
Je me perds dans ce vide, dans ce trou avili

Où est l’ultime désir, qui errait dans ce ciel ?
Ce rêve me fait moisir, très loin de l’arc-en-ciel
Il me reste qu’à gésir, d’une vie qui n’est point miel
Je ne veux être vizir, juste toucher l’essentiel

Dites moi, j’ai fait quel crime, pour me mettre en prison ?
Pourquoi on me réprime, quelle est la vraie raison ?
Ce mystère me déprime, au fond de ma cloison
J’ai perdue mon estime, devant cette trahison

Je scrute avec ivresse, le chemin du bonheur
Quitter cette forteresse, un signe de mon malheur
Mon manque de grande tendresse, m’entraîne dans la laideur
Au creux de ma détresse, on a volé mon cœur

Suis-je peut-être trop naïve, car mon rire disparaît ?
Trop de larmes récidive, je vis à l’imparfait
Ma plume donne pour missive, d’un destin contrefait
Où est l’alternative, pour espérer mon souhait ?

Je ne sais plus que faire, ni quel espoir envier
Je sonde un autre repaire, dans mon âme falsifier
Je veux être volontaire, enfin être purifier
Pendant ce millénaire, d’un rêve revivifier

Rachel Hubert (Nuage)
17 Octobre 2002