Solidarité


En étant solidaire, nous pourrions réussir des plus grandes choses durables que ce soit pour les hommes et femmes, pour la faune et la flore tout le monde y gagnerais
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Solidarité

 

Désormais la solidarité la plus nécessaire est celle de l’ensemble des habitants de la Terre.

Albert Jacquard

Le Saviez-Vous ► Quand les geais pleurent leur morts


Il n’y a pas juste les êtres humains ou certains animaux comme les éléphants qui pleurent leurs morts, certains oiseaux aussi.
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Quand les geais pleurent leur morts

 

Hier, on croyait que l’intelligence animale ne pouvait apparaître que dans les gros cerveaux des primates, au cortex préfrontal spécialement développé. Or, les cervelles d’oiseau, si longtemps méprisées, peuvent, avec une architecture différente, produire de remarquables innovations, notamment chez les corvidés .

C’est l’histoire d’une sorte de génie caché chez les geais, que nous conte ici Maurice Soutif.

geai buissonnier

En Amérique du Nord, quand périt un geai buissonnier (Aphelocoma californica), il arrive qu’on assiste à un bruyant charivari de jolis oiseaux bleus qui piétinent en célébrant les funérailles du défunt. Cris d’alarme, invectives, lamentations attirent d’autres geais qui se posent, émus, désertent leurs mangeoires de cacahuètes et cessent de se nourrir pendant un à deux jours !

La découverte fait du bruit dans le monde de l’éthologie, parce qu’elle révèle que des oiseaux, tels certains mammifères supérieurs (primates, éléphants) peuvent déplorer, comme les humains, la mort d’un congénère.

Dans leur étude publiée dans Animal Behaviour du 27 août dernier, l’équipe deTeresa Iglesias, de l’université de Californie-Davis s‘est ingéniée à déposer dans les jardins familiers aux geais divers objets nouveaux pour eux : morceaux de bois peints en bleu, cadavres de geais, geais empaillés sur un socle, ainsi qu’un hibou grand-duc naturalisé.

Simuler des attaques

Résultat ? Indifférence totale aux bouts de bois peints. En revanche, face aux cadavres de geai, après l’alerte, commence le chœur de leurs lamentations. A l’inverse, quand ils croisent un geai empaillé debout, qui semble les défier, ils se jettent sur lui comme sur un rival trop arrogant. Plus prudents face au hibou empaillé debout, ils s’assemblent en poussant des cris d’alarme, et tentent de l’effaroucher en simulant des attaques en piqué.

Partager une information

Pour les biologistes californiens, les rites funèbres du geai buissonnier ne font que confirmer ce qu’on sait de son intelligence :

« Sans avoir assisté au combat ou à l’accident mortel du congénère, il comprend que l’évidence d’un cadavre est une information à partager, de même que la possible présence d’un prédateur…»

Une attitude qui s’apparente à la solidarité, et qui pourrait bien avoir contribué, au fil des siècles, à l’éclatant succès de l’espèce. Membre de la famille des corvidés, donc cousine américaine de nos geais, pies et corneilles, l’espèce épate aussi les éthologues par sa capacité à tromper et manipuler ses congénères. Au point que sa malice lui a valu en Amérique le surnom de “singe à plumes” !

http://lecrapaud.fr/

Des écharpes dispersées dans les rues pour aider les sans-abris


L’hiver est difficile surtout pour les sans-abris Probablement par les réseaux sociaux, on prend plus conscience qu’il y a des gens qui sont des sans-abris. Il faut parfois peu de choses pour leur venir en aide, même si ce n’est qu’un solution temporaire
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Des écharpes dispersées dans les rues pour aider les sans-abris

 

Photo : Chase the Chill in Winnipeg

 

SOLIDARITÉ – De l’autre côté de l’Atlantique, des bons samaritains accrochent des écharpes en laine au détour des rues, pour aider les sans-abris à résister au froid de l’hiver.

À Edmonton ou Winnipeg, au Canada, ou encore à Wilmington, en Caroline du Nord, les arbres et grilles de bâtiments paraissent avoir attrapé froid. Des écharpes en laine ont en effet recouvert une partie des villes.

Des petits mots accrochés à chaque vêtement explicitent cette situation inattendue :

« Je ne suis pas perdu. Si vous êtes bloqué dans le froid, s’il-vous-plaît, prenez cette écharpe pour avoir chaud ! »

ou

« Si vous avez besoin de rester au chaud, prenez-la. C’est à vous. Ayez chaud et faites quelque chose pour aider quelqu’un aujourd’hui, si vous pouvez ».

Servir la communauté

Les auteurs de ces notes sont des membres de l’association Scarves in the Port City, qui collectent des écharpes pour les SDF pendant l’hiver, avant de les mettre à disposition dans la rue.

« Notre mission est de promouvoir la gentillesse et de servir notre communauté », est-il indiqué sur leur page Facebook.

L’initiative a été expérimentée lors d’une tempête de neige, plus tôt cet hiver. Chacun s’est alors mobilisé en envoyant ses tricots.

La générosité de la population a poussé les membres à poursuivre cette mission pour le reste de l’année, tout en souhaitant apporter « des idées, de l’inspiration et de l’encouragement afin de donner aux autres ».

Propagation du mouvement

Mission en partie réussie pour Scarves in the Port City, puisque un second mouvement s’est créé, inspiré par leurs actions. Le groupe Chase the Chill prône un « yarn-bombing » (bombardement de laine), lancé en Pennsylvanie, puis dans d’autres villes d’Amérique du Nord.

« Les vêtements sont là et si on les veut, on peut les prendre, explique à metronews Wendy Grahl, fondateur. Si vous êtes SDF et qu’il fait -1 degré Celsius, une écharpe est la bienvenue. »

En France, depuis trois ans, l’association le Tricot Solidaire sollicite également la mobilisation des fous de l’aiguille pour récolter et redistribuer le maximum de vêtements chauds aux sans-abris.

« Les personnes préfèrent vraiment recevoir des ouvrages tricotés que des bonnets en polaire industriels : cela leur rappelle que des gens pensent à eux malgré tout », indiquent Knit Spirit et Larcenette, les deux fondatrices, sur leur site.

Vous pouvez leur envoyer vos dons douillets jusqu’à la fin du mois de janvier.

http://www.metronews.fr/

La fête de la pauvreté


J’ai toujours eu de la difficulté à exprimer mes pensées sur divers sujets non pas que je manque de mots, mais plutôt de clarté dans mes propos, et ce sujet, cette journaliste exprime très bien mon fond de pensée. La grande Guignolée est importante oui, malgré que c’est plus un show qu’autre chose, mais c’est comme cela qu’on finit par atteindre les gens. Pourtant, la pauvreté est présente 12 mois par année et elle comporte plusieurs visages, plusieurs détresses
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La fête de la pauvreté

 

 

Geneviève St-Germain

Ça fait longtemps que la grande guignolée des médias me plonge dans un état de malaise. Être véritablement utile, ça ne ressemble pas à une émission de télé. Il ne suffit pas de se réveiller un beau matin avec l’envie de faire une bonne action, de donner au suivant (sic) pour que la pauvreté s’éradique. Brandir des tirelires aux automobilistes aux abords des stations de télé quand on est une vedette n’est pas condamnable, bien sûr.

Cependant, cette agitation saisonnière sous l’œil des caméras, commentée par une miss Arts et spectacles me semble bien superficielle eu égard à la réalité de la pauvreté dont on parle si peu le reste de l’année. C’est facile de faire appel à la charité publique, en se réjouissant qu’il fasse bien froid ce matin-là, et de dire aux gens: on vous a convaincus, maintenant vous allez donner votre argent! J’en ai même vus, de ces bénévoles médiatiques s’adonner en rigolant à des compétitions de dons à savoir lequel avait réussi à soutirer les plus grosses sommes…

Ce qui est plus compliqué, c’est d’amener les gens à penser différemment, à faire autre chose.

À cet égard, Influences Communications nous apprend que le poids médiatique de la pauvreté n’est pas lourd. En marge de la guignolée des médias, elle représente un quarantième du poids médias des nouvelles technologiques (iPad, iPhone, jeux, etc). Que la météo occupe 10 fois plus de place. Et qu’elle égale le poids médias d’un joueur du Canadien (David Desharnais).

Hors émotion médiatique pré-fabriquée et pression de l’urgence, la vérité est que sommes collectivement désarmés face aux nouvelles formes de la pauvreté, à cette détresse ambiante que nous ne pouvons nous empêcher de ressentir à moins d’être complètement déconnectés. Hier, on entendait parler de chômeurs, de travailleurs à bas salaires, de mères monoparentales, d’immigrés récemment arrivés et de personnes âgées comme principaux bénéficiaires de cette aide alimentaire de survie. Mais que connaissons-nous de leurs réalités?

Oui, des denrées non périssables et de l’argent pour aider à confectionner des paniers de Noël pour les plus démunis et fournir une petite réserve aux banques alimentaires sont sans doute bien nécessaires… dans des situations d’urgence. Mais au-delà de ça?

Dans notre société du trop-plein, ceux qui souffrent de faim, de froid ou de solitude sont des personnes qu’on n’a pas su accompagner. C’est sûr qu’il est plus exigeant de s’engager concrètement que de vider son gousset une fois par année. Plus commode quand on est banquier ou patron d’une entreprise prospère de signer un gros chèque devant le kodak ou lors d’un quelconque bal de charité que de s’impliquer auprès d’un groupe de chômeurs, de prendre le temps de s’occuper, seul ou à plusieurs de certains d’entre eux. Pas mal moins évident pour un-e sur-occupé-e de se mettre en relation avec quelqu’un qui n’a pas assez de boulot justement et l’aider à trouver la marche où poser le pied. On pourrait imaginer des tas de collaborations du même genre. Les bases d’une véritable solidarité qui tient compte de l’être humain devant soi.

La plupart des bénéficiaires de ces aides ne tiennent pas à vivre d’aumône sociale. Ils demandent à ce qu’on leur reconnaisse une place, une utilité, un rôle. Ce à quoi les gouvernements ont failli. Comme nous, ils ont besoin d’autre chose, de dignité.

Pour qu’une journée comme celle d’hier (4 décembre) ne soit pas vaine, il faudrait d’abord changer notre rapport aux autres. Il faudrait aussi que les acteurs du monde économique évoluent, que les responsables politiques passent d’un discours négatif sur les exclus à des actes positifs. Que les médias fassent leur devoir d’information sur le sujet de la pauvreté. Et pas juste pour se mettre en valeur!

Sinon on va continuer à fêter la pauvreté au son des rigodons par une journée froide de décembre, année après année. Sacrée belle tradition du temps des Fêtes!

http://blogues.journaldemontreal.com

Un chiot sauvé des égouts grâce à la solidarité des passants


Si en Chine, certains mangent encore du chien, d’autres préfèrent les sauver pour qu’ils retrouvent leur liberté. Ce chiot en mauvaise posture, a pu être sauver malgré qu’ils ont dû briser le ciment autour de la bouche d’égout. Mais on ne sait pas comment il a bien pu se rendre prisonnier de cette grille
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Un chiot sauvé des égouts grâce à la solidarité des passants

 

INSOLITE – Bel élan de solidarité autour d’un chiot resté bloqué sous une bouche d’égout pendant plusieurs jours dans le Sud Ouest de la Chine.

Repérée sur Twitter par Sandiet, cette vidéo montre la libération du petit chiot. Les habitants de Guiyang où le petit chien était coincé, ont essayé à de nombreuses reprises de le libérer, en vain. Conscients que la grille des égouts ne pouvait pas être retirée à main nue, ils ont fait appel au service de maintenance de la ville pour sortir le chien des égouts.

Après 20 minutes d’effort, le chiot a finalement pu retrouver sa liberté.

http://www.huffingtonpost.fr

Des policiers se cotisent pour venir en aide à une femme battue


Une preuve que ce n’est pas compliqué d’aider des gens en difficultés. Tous peuvent s’y mettre ! Les policiers sont souvent en première ligne pour voir les besoins et de la façon qu’ils ont agit, c’est un élan de solidarité qui a suivi. Oui cela existe encore du bon monde
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Des policiers se cotisent pour venir en aide à une femme battue

 

Certains policiers n’hésitent pas à venir en aide à des personnes en détresse. Photo : Photo d’illustration Butch Comegys / AP / Sipa

ETATS-UNIS – Accompagnée de ses enfants et de ses petits-enfants, Kim Washington a tout quitté pour fuir les coups de son compagnon. Des agents de police se sont alors mobilisés pour lui venir en aide.

Si la police américaine a parfois mauvaise réputation, certains policiers ont un grand cœur. Kim Washington ne dira pas le contraire. Lassée de subir les coups de son compagnon, cette Américaine de 46 ans a décidé de quitter la Floride (sud des Etats-Unis) avec ses trois enfants et ses deux petits-enfants pour rejoindre le Minnesota, tout au Nord.

Un changement de vie difficile. A leur arrivée, toute la famille a en effet vécu dans une voiture au grand dam de certains habitants du quartier. Et pour cause : elle pensait trouver refuge dans un établissement destiné aux femmes battues mais tous affichaient complets. Qu’à cela ne tienne. Prévenue de la situation de Kim Washington, des agents de police locaux se sont alors mobilisés pour venir en aide à cette femme.

De l’argent réuni pour l’installer dans un motel

Ils se sont alors cotisés pour acheter des cartes cadeaux à utiliser au supermarché pour que Kim puisse faire ses courses. Ils ont aussi réuni assez d’argent pour l’installer temporairement dans un motel. L’une des policières a même pris le linge de la petite tribu chez elle et a fait toutes les lessives. Elle a également offert des livres aux plus jeunes. De quoi provoquer l’étonnement de cette femme qui déclare avoir été « méfiante » au début, craignant d’être chassée par la police.

Une bonne nouvelle ne venant parfois pas toute seule, ces gestes de générosité ont provoqué un élan de solidarité. Un membre de l’église luthérienne St Andrew a proposé d’héberger Kim Washington et sa petite famille à l’église le temps de trouver une solution à long terme.

« Je n’étais pas une grande fan de la police mais je les vois d’une manière différente maintenant et je me dis que oui, ils veulent vraiment protéger et servir », a-t-elle déclaré à la chaîne télévisée KMSP. Avec efficacité, qui plus est.

http://www.metronews.fr

Coincée sous un tramway, les passagers se réunissent pour lui sauver la vie


Une jeune fille bien chanceuse de ne pas avoir subit trop de conséquences de l’inattention d’avoir eu des écouteurs. et que la solidarité est encore présente a nos jours pour ce sortir de cette situation
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Coincée sous un tramway, les passagers se réunissent pour lui sauver la vie

 

Le tramway de Bordeaux (photo d'illustration)

Le tramway de Bordeaux (photo d’illustration)

Vidéo – Une étudiante de Dublin, en Irlande, a frôlé la mort ce mardi. Coincée sous un tramway de la ville, les autres passagers ont dû soulever la rame pour la sauver, a rapporté le Daily Mail.

La jeune fille de 16 ans, originaire de Pologne, n’a pas vu le tram arriver et s’est retrouvée coincée sous les rails en essayant de monter sur le quai.

« J’avais mes écouteurs et je ne l’ai pas entendu venir. (…) J’ai paniqué et ma jambe a glissé » a expliqué la lycéenne sur son compte Facebook.

La solidarité des passagers

Une trentaine de passagers s’est alors réunie pour aider la jeune fille et soulever l’engin afin de pouvoir dégager la jambe de l’étudiante. Cette scène, filmée par l’un des sauveteurs, a ensuite été mise en ligne sur YouTube. On y voit l’adolescente légèrement blessée.

« Je n’arrive pas à croire que je sois vivante, j’aurais pu mourir aujourd’hui, c’est un miracle que je n’aie pas perdu ma jambe. (…) Je n’ai pas de mots pour décrire combien je suis reconnaissante envers les gens qui ont poussé le tram et m’ont sortie de là » a écrit la jeune fille sur Facebook. 

http://www.ladepeche.fr

Pas touche à mon yaourt, ou le chat qui n’est vraiment pas partageur


Les chats, ne sont pas vraiment tentés de partager quand la bouffe, ou une douceur est dans un seul plat. Mais bon, ce chat, sait comment reprendre son dû sans pour autant faire une confrontation en règle
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Pas touche à mon yaourt, ou le chat qui n’est vraiment pas partageur

 

Par Sophie Le Roux

Crédits photo : Youtube – impossiblefrontflip

Si certains animaux font preuve d’une incroyable solidarité, d’autres manquent très sérieusement de sens du partage ! C’est le cas de ce matou, répondant au petit nom de Dice !

Son humain a eu envie de lui offrir un petit plaisir en lui donnant le fond d’un pot de yaourt, à lui, mais pas seulement, à son colocataire Bob aussi, le deuxième chat de la maison. Mais le festin en tête-à-tête ne se passe pas vraiment comme l’aurait souhaité le propriétaire des deux félins.

Tandis que Bob essaie de déguster sa part, Dice n’arrête pas de faire glisser le pot de yaourt avec sa patte pour le garder pour lui tout seul. Tout penaud, le pauvre Bob ose à peine revenir à la charge pour prendre son dû…

 

http://wamiz.com

7 clés pour comprendre la solidarité après une tragédie


Je trouve que c’est un article très intéressant pour une communauté ou une école/université par exemple qui vivent des catastrophes, comme une tuerie ou le déraillement du Lac-Mégantic. Les points positifs et négatifs de la solidarité. Mais quand la solidarité est bien équilibrée cela aide à mieux passé au travers, Je crois que le Lac-Mégantic penche beaucoup sur le côté positif de la solidarité
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7 clés pour comprendre la solidarité après une tragédie

 

Des résidants de Lac-Mégantic se réconfortent après la tragédie – Photo: Ryan Remiorz / Presse Canadienne

Des résidants de Lac-Mégantic se réconfortent après la tragédie ferroviaire. Photo: Ryan Remiorz / Presse Canadienne

Le sociologue américain James Hawdon s’intéresse aux bienfaits de l’entraide et de la cohésion qui émergent dans la foulée d’un désastre (la tragédie ferroviaire de Lac-Mégantic, par exemple)… mais aussi à leurs côtés un peu plus sombres

Les monuments spontanés à la mémoire des victimes. Les oursons et bouquets de fleurs déposés près du site du drame. Les veillées à la chandelle, les envolées de colombes. Les effusions de sympathie provenant de partout au pays.

Le sociologue américain James Hawdon a tout vu. Non pas à Lac-Mégantic, lieu de la tragédie ferroviaire qui a fait une cinquantaine de victimes et réduit en miettes le cœur du village, mais à l’université Virginia Tech, en 2007. Il était là lors de la fusillade qui a fait 33 victimes, l’une des plus meurtrières de l’histoire des États-Unis.

Ce spécialiste de la sociologie du crime s’intéressait depuis longtemps aux communautés qui s’unissent pour combattre la violence. L’événement du printemps 2007 lui a inspiré un nouveau programme de recherche : la solidarité sociale après les tragédies.

« C’est une réaction courante et tout à fait spontanée, dit le chercheur. On assiste à des moments extrêmement intenses émotivement, qui dirigent l’attention de chacun sur la communauté. Leur fonction est très semblable à celle des funérailles : dire haut et fort que, bien qu’un de ses membres ne soit plus de ce monde, le groupe, lui, est toujours là. Nous sommes peut-être éclopés, mais pas vaincus. »

Avec des collègues américains et finlandais, James Hawdon a produit au moins une douzaine d’articles savants sur la réaction des collectivités aux catastrophes, dont celle de Virginia Tech, mais aussi une fusillade survenue la même année dans un centre d’achats d’Omaha, au Nebraska, qui a fait 9 victimes; deux tueries dans des établissements scolaires de Finlande – à Jokela, en 2007, et à Kauhajoki, en 2008 –, de même que l’explosion de la plate-forme pétrolière Deepwater Horizon, en 2010, dans le golfe du Mexique.

Ses travaux jettent un éclairage plein de finesse sur les bienfaits de l’entraide et de la cohésion qui émergent dans la foulée d’un désastre, mais aussi sur leurs côtés sombres.

L’actualité l’a joint à son bureau de Virginia Tech, à Blacksburg, en Virginie, d’où il a suivi attentivement les développements à Lac-Mégantic.

1. C’est bon pour le moral
La solidarité a un effet protecteur à long terme contre la détresse psychologique.

« Dans toutes les localités que nous avons étudiées, plus les gens expriment de la solidarité envers leur communauté, meilleure est leur santé mentale, selon des tests qui mesurent la détresse émotionnelle, les symptômes de dépression et de stress post-traumatique. Ces effets étaient observables 6 mois, un an ou même 18 mois après la tragédie.

Bien sûr, on peut se poser la question de l’œuf ou la poule : est-ce vraiment la solidarité qui favorise la santé mentale, ou est-ce leur bonne santé mentale qui amène ces gens à se montrer solidaires ? Nous avons pu le vérifier à Virginia Tech, en suivant le même groupe d’étudiants, de professeurs et d’employés pendant plus d’une année. Ceux qui étaient les plus solidaires immédiatement après le massacre étaient psychologiquement moins mal en point que les autres lorsqu’on les a sondés de nouveau 13 mois plus tard.

Et ce n’est pas seulement parce que la solidarité nous fait bénéficier d’un meilleur réseau social. C’est autre chose : c’est être fier de faire partie de la communauté, sentir qu’on partage les mêmes valeurs, qu’on peut faire confiance à ses voisins, que les gens travaillent ensemble pour le bien de la collectivité. Et cette solidarité a des effets protecteurs, que l’on ait ou non accès à du soutien dans son cercle intime. »

2. Solidarité sélective
Certaines conditions doivent être réunies pour que ce sentiment se manifeste après une catastrophe.

« D’abord, les survivants doivent posséder une identité collective. Les habitants d’une ville en ont une, pas les passagers d’un vol. Après les attentats du 11 septembre 2001, notamment, les gens avaient l’habitude de dire : « Nous sommes tous New Yorkais ». Après un écrasement d’avion, vous n’entendrez personne déclarer que nous sommes tous des voyageurs aériens. On a de la peine pour les défunts et leurs proches, bien sûr, mais on n’est pas pris d’un élan de solidarité envers eux.

Ensuite, la communauté doit se définir collectivement comme une victime de la catastrophe. C’est-à-dire que ce ne sont pas seulement les morts, les blessés et leurs familles qui sont touchés, mais la collectivité tout entière, en tant qu’entité – comme à Lac-Mégantic, où le cœur même de la communauté a été atteint.

Finalement, les victimes doivent être perçues comme étant morales et n’ayant pas mérité leur sort. C’est évidemment le cas, ici aussi, de Lac-Mégantic. Mais il y a des tragédies dont les victimes sont dépeintes sous un jour moins favorable. À la suite de l’ouragan Katrina, par exemple, des cas de pillage et de violence à la Nouvelle Orléans avaient été rapportés dans les médias. Quoique la vaste majorité de ces histoires se soient révélées fausses, c’était néanmoins plus difficile de se solidariser avec les rescapés. Nous étions empathiques, mais nous ne nous sentions pas « tous Néo-Orléanais ». »

3. N’annulez pas les matchs de soccer
L’élan de solidarité qui suit une tragédie s’essouffle au bout de quelques mois. Voici comment la cultiver.

« On sait qu’après une tragédie, la solidarité demeure élevée pendant environ six mois avant de revenir à son niveau d’avant. Ainsi, nous n’avons pas vraiment été surpris de voir toutes ces effusions de solidarité dans la foulée du massacre de Virginia Tech. Ce qui nous intéressait surtout, c’était de savoir comment la maintenir.

Nos recherches suggèrent que pour entretenir la solidarité à long terme, il ne suffit pas de se joindre aux intenses rituels collectifs qu’un groupe organise pour faire son deuil. Il faut aussi prendre part à la vie communautaire, c’est-à-dire aux activités locales qui n’ont rien à voir avec la catastrophe – fréquenter les commerces du coin, le marché, l’église, les ligues sportives des enfants, les clubs sociaux. À Virginia Tech, nous avons constaté que les gens qui avaient participé à ce genre d’activités immédiatement après la tuerie se montraient plus solidaires, même un an plus tard. Le réflexe est souvent de tout annuler, par respect pour les victimes. Parler de la floraison des glaïeuls au club de jardinage, par exemple, peut sembler tout à coup frivole. Pas besoin de causer des fleurs. L’idée est avant tout de se réunir, pour montrer que la communauté, bien qu’abîmée, bien que souffrante, existe encore. »

4. Partir ou rester ?
Certains survivants pourraient être tentés de s’exiler pour aller panser leurs plaies ailleurs. Ont-ils raison ?

« Lors d’une cérémonie à la suite de la fusillade de Virginia Tech, une professionnelle de la santé mentale avait recommandé aux étudiants d’aller « là où ils recevraient les meilleurs câlins » : autrement dit, chez leurs parents, dans leur ville natale. Je me souviens avoir pensé que c’était la pire chose à leur dire; ce sont plutôt les parents qu’il aurait fallu faire venir ici.

Nos travaux l’ont confirmé. Les étudiants qui sont retournés chez eux et qui n’étaient toujours pas revenus à l’université 5 mois, 9 mois ou un an plus tard, étaient en moins bonne santé psychologique que ceux qui sont restés. Ceux qui sont partis n’ont pas pu être témoins de la résilience de leur communauté. Ils n’ont pas pu voir qu’il y avait aussi sur le campus des étudiants qui placotaient et riaient, pas seulement les jeunes en pleurs qu’on voyait à la télé.

Bien sûr, pour ceux qui sont directement affectés par un drame – ceux qui ont perdu un mari, une épouse, un fils, une fille –, c’est une autre histoire. Mais pour les victimes indirectes, il faut éviter le repli sur soi, se garder de mettre trop l’accent sur le traumatisme psychologique individuel, afin de ne pas priver les gens de leur communauté. Non seulement est-ce important d’être là pour les autres, mais c’est aussi important de voir que les autres sont là pour nous. »

5. Facebook ne suffit pas
Il n’y a rien comme un contact direct avec un être humain pour se réconforter.

« Pendant la semaine qui a suivi le drame, les étudiants de Virginia Tech ont discuté de l’événement avec leur entourage : ils ont parfois échangé en personne, d’autres fois par texto, par courriel ou par l’intermédiaire des réseaux sociaux. Dans l’une de nos études, nous avons évalué l’efficacité de ces différents modes de communication comme sources de réconfort après une tragédie.

Qu’ils en parlent à leurs parents, à leurs amis ou à leurs connaissances ne changeait pas grand chose. La fréquence des interactions n’était pas non plus d’une importance capitale. Mais le médium utilisé, lui, faisait une différence. Chercher du réconfort en communiquant en ligne avec ses proches, c’est bel et bien bénéfique pour la santé mentale… mais seulement si on le fait aussi face à face. Les interactions virtuelles peuvent compléter les échanges en personne, mais ne peuvent pas les remplacer. »

6. Trop, c’est comme pas assez
Une solidarité mal placée peut devenir un fardeau pour celui qui la reçoit.

« Certains survivants, surtout ceux qui sont les plus directement touchés par une catastrophe, peuvent se sentir submergés par les expressions de sympathie à leur endroit. Quand on perd un être cher, on peut avoir besoin d’un câlin, mais préférablement de la part de quelqu’un qu’on connaît ! Des étudiants – surtout des étudiantes – m’ont raconté que de parfaits étrangers les prenaient spontanément dans leurs bras à la suite de la tuerie de Virginia Tech. D’autres se faisaient suivre par des gens qui tenaient à leur exprimer leurs condoléances. D’autres encore se sont sentis envahis par la quantité de visiteurs venus leur offrir leurs sympathies à la maison. La solidarité pousse parfois les gens à dépasser les limites. »

7. Le côté sombre
Ce sentiment fait pour nous unir peut, paradoxalement, nous diviser.

« Le danger, c’est que l’esprit de corps intense qui naît entre les survivants peut faire en sorte d’exclure ceux qui ne font pas partie du groupe. À Jokela, en Finlande, les jeunes ont tissé entre eux des liens extrêmement forts à la suite de la fusillade qui a fait neuf victimes dans leur école secondaire, au point de tenir à distance leurs propres parents. De la même manière, les étudiants qui ont fait leur entrée à Virginia Tech en 2008, l’année suivant le massacre, se sont sentis exclus pendant toute la durée de leurs études : seuls ceux qui avaient vécu l’événement étaient considérés comme des « vrais ».

Il arrive aussi que la solidarité elle-même ne fasse pas l’unanimité, creusant un fossé au sein de la collectivité. La ville finlandaise de Kauhajoki, par exemple, s’est retrouvée divisée en deux clans après la fusillade dans laquelle 11 personnes ont péri à l’université. Certains résidants estimaient que la solidarité prolongeait la tragédie au lieu de les aider à s’en remettre. D’autres se sentaient rejetés s’ils montraient trop de chagrin.

http://www.lactualite.com

Les passagers du métro soulèvent une rame de 32 tonnes pour sauver une femme


C’est un accident tellement bête et trop bizarre. Une reconstitution très bien présenté en vidéo, mais ce qui est remarquable ce sont l’action des passagers qui ensemble on réussit a sauver cette femme d’une mort qui aurait été atroce
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Les passagers du métro soulèvent une rame de 32 tonnes pour sauver une femme

 

Les passagers d’une rame de métro de Tokyo ont porté secours à une femme tombée sur les rails en soulevant la rame de 32 tonnes. Une action solidaire qui lui a sauvé la vie.

Les passagers d’une rame du métro de Tokyo sont tous ensemble venus au secours d’une femme qui était tombée sur les rails de la station Yomiuri, dans les environs de la capitale japonaise. La femme a glissé entre la rame et le quai et s’est retrouvée coincée. Devant l’urgence de la situation, une quarantaine de personnes présentes dans la rame ont pris l’initiative de soulever le métro, lourd de 32 tonnes.

La solidarité des passagers a porté ses fruits puisque la femme a pu être extraite saine et sauve du quai. Le train n’a finalement enregistré qu’un retard de 8 minutes.

Ci dessous, le Tweet de Hiroko Tabuchi, journaliste du new York Times à Tokyo. 

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