L’art du tissage au Moyen-Âge


Il a bien fallu que l’être humain se protège contre les éléments du temps tel que le soleil, le froid, la pluie… Bien que les peaux d’animaux eurent été probablement les premiers vêtements, nos ancêtres ont compris que d’autres matériaux pouvaient être fort utiles s’ils étaient travaillé tel que le lin et la soie. Ce fut alors un élan pour les vêtements, tapisseries …
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L’art du tissage au Moyen-Âge


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Nos musées et centres d’interprétation regorgent d’histoires fascinantes et mettent souvent en lumière le savoir-faire de nos ancêtres dans les arts traditionnels, nous faisant réaliser la quantité de travail nécessaire pour produire plusieurs biens avant l’ère industrielle. Un exemple? Intéressons-nous brièvement à cet art qu’était le tissage au Moyen Âge.

L’importance du travail des textiles:


Cardage et tissage de la laine
Début 15e siècle
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Se vêtir a toujours été une nécessité pour l’être humain depuis la fin de la Préhistoire. Les Mésopotamiens et les Égyptiens de l’Antiquité avaient découvert comment travailler la fibre du lin, alors qu’en Europe la laine devint plus facile à travailler et plus adéquate pour le rude climat de plusieurs régions. Produire des vêtements impliquait un long processus partant de la tonte, au nettoyage de la laine, à son cardage, à son filage au rouet puis à son tissage pour produire des étoffes. Ces dernières servaient ensuite pour la confection de vêtements certes, mais aussi de draps!


Tissage vers 1336
Photo:
Saiko

La qualité des tissus ainsi fabriqués variait selon les types de lainage utilisés et surtout leur méthode de tissage qui permettait de produire soit des tissus grossiers à prix abordables comme la serge ou ce qu’on appelait des tiretaines, mais aussi des vêtements pour les aristocraties et les monarchies faites de lin et grâce à un commerce avec l’Orient, de soie. À cet égard, la mythique route de la soie était d’une importance capitale pour permettre aux tisserands européens de fabriquer des vêtements de luxe avec ces tissus légers et très colorés à partir des XIIe-XIIIe siècles.


Caftan de soie de Syrie
IXème siècle
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La production de ces étoffes fut au départ très importante en Italie et en Espagne, portes d’entrée du commerce avec l’Orient, mais partout en Europe, les métiers textiles firent partie des activités économiques les plus importantes du Moyen Âge. Plusieurs artisans avaient leur spécialité comme le filage, la teinturerie ou le tissage et formaient des apprentis pour les aider dans leurs commandes. Avec l’augmentation des achats au cours du XIIIe siècle, un véritable système commercial vit le jour. Les marchands fournissaient les matières premières aux artisans qui les transformaient pour que les marchands les revendent ensuite.

De véritables chefs-d’œuvre: les tapisseries:


La Dame à la licorne
XVe-XVIe siècles
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Si les rois, reines et seigneurs habitaient souvent des châteaux, ces derniers étaient faits de murs de pierre qui rendaient les pièces très humide peu importe les saisons. Ceux qui en avaient les moyens se faisaient donc confectionner de magnifiques tapisseries pour non seulement décorer les murs et démontrer leur richesse, mais aussi pour réchauffer les pièces principales de leurs demeures. Ces œuvres d’art étaient réalisées par de grands maîtres tisserands et la Belgique, notamment Bruxelles, a eu la réputation de produire les plus belles tapisseries d’Europe au Moyen-Âge.


La tapisserie de Bayeux
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Pour réaliser de telles œuvres, un maquettiste réalisait tout d’abord un dessin préparatoire qui était ensuite agrandi par un cartonnier sur un carton de dimensions semblables à celles de la tapisserie désirée. Il fallait par ailleurs inverser l’image pour que, une fois tissé, le dessin puisse être la réplique du modèle à l’endroit. Le maître tisserand ou lissier procédait ensuite au long travail de tissage des fils de couleur pour créer l’œuvre.

Le lin à l’honneur à Deschambault cet été:


Cécile Dachary
Photo:
Denis Baribault

Par ailleurs, si le tissage et le travail du textile vous intéressent, le village de Deschambault dans la région de Portneuf propose cet été un mariage entre l’histoire du lin et du tissage et l’art contemporain dans le cadre de sa 7e Biennale internationale. Une belle occasion de visiter des sites patrimoniaux dans lesquels des artistes exploitent avec le fil conducteur du lin la thématique du passé inaperçu.

En tant que porte-parole de l’événement qui se déroule jusqu’en octobre, je vous invite à faire un petit tour dans notre beau village!

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

http://www.historiatv.com

La soie d’Amérique pour braver le grand froid


J’en veux un !!! Une fibre qui est plus imperméable que le duvet, provenant d’une plante qui pousse au Québec et est considérée comme une mauvaise herbe, voilà ce qui pourrait intéresser nombre de Québécois, car ce matériau naturel peut être utilisé pour faire des manteaux serait assez chaud pour nos hivers
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La soie d’Amérique pour braver le grand froid

 

L’alpiniste Jean-François Tardif et Marc Tremblay, de Chlorophylle, au retour de leur expédition. Photo : Radio-Canada

Un alpiniste, vêtu d’une combinaison rembourrée en asclépiade, a gravi le mont Lafayette pour tester les vertus isolantes de cette fibre naturelle du Québec. Devinez quoi? Il a eu trop chaud!

Il s’agit du premier vêtement d’escalade matelassé en asclépiade, aussi appelée soie d’Amérique. L’alpiniste amateur de haut niveau Jean-François Tardif l’a donc testé au début du mois sur les froides hauteurs du mont Lafayette, au New Hampshire. Il était accompagné de Marc Tremblay, PDG de Chlorophylle, la firme québécoise qui a dessiné le prototype.

Un premier test concluant

Au sommet, à 1780 m d’altitude, il faisait -30 degrés Celsius, avec des vents de 25-30 km. Les sommets des montagnes Blanches, comme le mont Lafayette, ont la réputation d’avoir un des pires climats de la planète. Des vents changeants, glaciaux, au-dessus de la ligne des arbres.

Les deux randonneurs sont revenus six heures plus tard à la base. Ils ont trouvé les conditions très difficiles, avec beaucoup de neige.

« On est restés 20 minutes en haut. C’est trop chaud, c’est quasiment trop chaud! Le « suit » est trop épais. Trop de fibres, je pense. »— Jean-François Tardif

Marc Tremblay, de Chlorophylle, est très satisfait de ce premier test :

« La performance de l’isolant, c’est indiscutable c’est chaud ».

« Il y avait deux choses à tester : la technicité du produit, comment ça bouge, comment ça travaille, et aussi la chaleur. La chaleur, je pense que c’est assez concluant », ajoute l’alpiniste Jean-François Tardif.

Il souligne que le vêtement a été rembourré avec deux couches d’asclépiade, et il suggère de n’en mettre qu’une :

« Ça va être compressible, plus léger! »

François Simard, PDG de Protect-Style, l’entreprise qui exploite l’asclépiade, constate qu’il y a des ajustements à faire, mais il est ravi des résultats. Il faudra doser l’épaisseur du rembourrage pour le prochain test : le sommet de l’Everest en mai 2016.

Cette machine fabrique le rembourrage de fibres d’asclépiade, utilisé pour isoler les vêtements. Photo : Radio-Canada

Mieux que le duvet?

Cette fibre naturelle cultivée au Québec est plus chaude que le duvet, tout en étant imperméable, selon François Simard, de l’entreprise Protect-Style, qui a testé les propriétés isolantes de la soie d’Amérique.

http://ici.radio-canada.ca/

LA SOCIÉTÉ COMPLEXE ET COOPÉRATIVE DES FOURMIS


Les fourmis vivent en société, je dirais mieux que l’être humain. Ils s’organisent en équipe pour former leur société et chacun a leur rôle et prête a aidé en cas de difficulté. Il n’y a pas de rébellion, ni de jalousie, car tout savent quoi faire
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LA SOCIÉTÉ COMPLEXE ET COOPÉRATIVE DES FOURMIS

Des fourmis tisserandes de Malaisie

Mark W. Moffet

Pour construire leur nid, ces fourmis tisserandes de Malaisie doivent rapprocher les feuilles les unes des autres. Leur long corps (7-8 mm) est un atout, car il leur permet de s’accrocher à l’une d’elles avec leur mâchoire, et à l’extrémité de l’autre avec leurs pattes. Si une seule ouvrière ne suffit pas, différentes fourmis s’emboîtent pour former une chaîne.

Une colonie d’un demi-million d’ouvrières

Mark W. Moffet

Les Oecophylla ont des nids spacieux, chacun pouvant peser aussi lourd qu’un gros chat domestique. Une colonie peut en compter une centaine, disposés sur plusieurs arbres, et abriter un demi-million d’ouvrières. Ce nid-ci, au Cambodge, fait 20 cm de large. D’autres atteignent 60 cm.

Productrice de soie

Mark W. Moffet

Ce spécimen d’Australie écrase une larve comme on presse un tube de colle, produisant de la soie entre ses pattes. La sécrétion visqueuse sert à assembler les feuilles entre elles pour construire le nid. Peu d’animaux sont capables de recourir à des techniques domestiques aussi élaborées.

David vs. Goliath

Mark W. Moffet

Grâce à leur supériorité numérique et leur rapidité, les fourmis tisserandes peuvent clouer au sol scorpions et autres grosses proies. Comme ces chasseresses du Cambodge, qui s’apprêtent à transporter leur victime jusqu’à leur nid, où elle sera dépecée pour nourrir les larves, particulièrement friandes de protéines.

Mission infiltration

Mark W. Moffet

Une araignée sauteuse Cosmophasis a infiltré un nid grâce à un mimétisme chimique.

Rivalités entre fourmis

Mark W. Moffet

Les tisserandes peuvent déchirer une fourmi légionnaire, bien plus grosse qu’elles.

Sous l’oeil de la caméra

Mark W. Moffet

Ces fourmis se dressent, agressives, devant le photographe venu trop près.

http://photo.nationalgeographic.fr

Soie d’araignée: une révolution pour l’électronique du futur?


Qu’on aime ou pas les araignées, elles sont vraiment utiles. D’abord pour se nourrir de d’autres insectes mais aussi pour leur toile qui est d’une grande solidité et qui cette soie a un avenir très prometteur
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Soie d’araignée: une révolution pour l’électronique du futur?

 

De la soie d'araignée, de minuscules tubes de carbone, un peu d'eau et beaucoup... (Photo AFP)

PHOTO AFP

Agence France-Presse
Paris, France

De la soie d’araignée, de minuscules tubes de carbone, un peu d’eau et beaucoup de doigté: il n’en faudrait pas plus pour préparer l’électronique du futur, à la fois nanométrique et écologique, suggère une étude publiée mardi.

La soie d’araignée est en effet non seulement très résistante, mais aussi disponible à bas prix, biodégradable et compatible avec des usages médicaux car elle ne provoque pas de réaction de rejet. En outre, soumise à un certain taux d’humidité, la fibre de soie augmente en longueur et en diamètre. Et elle peut même subir une «super contraction», augmentant son diamètre tout en réduisant sa longueur et en s’assouplissant lorsqu’elle est abondamment mouillée.

Autant de critères qui en font un matériau de choix pour des applications électroniques miniaturisées dans le domaine des implants ou des senseurs.

Seul problème: à l’état naturel, le fil d’araignée conduit très mal l’électricité.

Pour y remédier, une équipe de chercheurs internationaux a eu l’idée de pulvériser des nanotubes de carbone, très bons conducteurs d’électricité, sur de la soie d’araignée mouillée, à température ambiante. En déroulant cette pelote, ils ont obtenu des fils noirs aux propriétés mécaniques et électriques particulièrement performantes, avec une solidité trois fois supérieure à celle de la soie d’araignée d’origine.

A l’aide de ces fils, ils ont facilement pu réaliser un prototype d’électrode capable de mesurer les pulsations cardiaques et un «actionneur» abaissant ou soulevant une masse de 35 milligrammes rien qu’avec un peu d’eau et un courant électrique chauffant le fil, expliquent-ils dans l’étude, publiée dans la revue Nature Communications.

Fruit de centaines de millions d’années d’évolution, les fils d’araignée font également l’objet de recherches intensives dans le domaine médical, où les chercheurs envisagent la possibilité de les utiliser pour réaliser des sutures, remplacer des ligaments ou tendons, etc. Un chercheur japonais est même récemment parvenu à fabriquer des cordes de violon tressées en soie d’araignée, dotées selon lui d’un son exceptionnel.

http://www.lapresse.ca/

Les araignées seront-elles l’avenir de l’informatique ?


Malgré que certains ont vraiment peur des araignées .. elles sont très utiles pour l’environnement … et peut-être même pour la technologie de demain. Car si nous pouvons utilisé des matière naturelles cela sera un plus pour tout le monde
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Les araignées seront-elles l’avenir de l’informatique ?

 

Les araignées n'ont pas bonne réputation. Leur soie ont cependant des propriétés multiples et qui pourraient contribuer à la protection de l'environnement.

Matière déconcertante, la soie d’araignée peut aussi contribuer au développement durable.

par Guillaume Duhamel

Connue pour son élasticité et sa résistance, la soie d’araignée pourrait servir à la fabrication de… puces informatiques.

Les arachnides font souvent bondir, notamment la gente féminine, mais il serait injuste de les réduire à leur seule apparence patibulaire. Imaginons en effet que leur soie entre dans le processus de fabrication des puces informatiques.

Aussi invraisemblable qu’elle puisse paraître, cette innovation servirait grandement la protection de l’environnement et la lutte contre la pollution générée par les substances toxiques. Elle suppose en effet une circulation moindre de DEEE (déchets d’équipements électriques et électroniques) dans l’environnement, « D3E » dont on sait à quel point ils peuvent être difficiles à recycler.

Solide comme l’acier, encore plus résistante que le kevlar, extraordinairement souple et malléable, la soie d’araignée se caractérise également par une densité plus faible que celles du coton et du nylon.

 De même, « sur une toile, chaque fil peut absorber de grandes quantités d’énergie sans rompre, comme lors de l’impact d’un insecte volant », détaillent nos confrères du site Internet Futura-sciences.com.

Et Wired.com de renchérir : « La lumière peut voyager à travers un fil de soie aussi facilement que via un câble à fibre optique. »

Une matière déconcertante donc, et aux propriétés multiples sur lesquelles la communauté scientifique planche depuis longtemps, avec l’ambition de recréer ces facultés artificiellement en vue de la conception d’objets à la résistance accrue.

Des travaux sérieux pris au sérieux

Un pas essentiel pourrait bientôt être franchi, deux équipes de chercheurs travaillant actuellement sur la capacité de la soie d’araignée à se comporter comme une fibre optique. Très encourageants, les résultats de leurs travaux ont été publiés par le site de l’OSA (The Optical Society), qui les prend donc au sérieux.

L’équipe dirigée par Nolwenn Huby, maître de conférences à l’Institut de Physique de Rennes (Ille-et-Vilaine), a utilisé de la soie naturelle pour transmettre des photons au sein de dispositifs optoélectroniques. Au bout du compte, de nouveaux capteurs médicaux « écolos » pourraient voir le jour, la soie étant compatible avec les tissus biologiques.

Celle de Fiorenzo Omenetto, membre de l’Université Tutfs de Boston (États-Unis), s’est de son côté focalisée sur l’extraction des fibres de soie afin de « synthétiser un bio polymère conservant les capacités optiques de la soie naturelle »,

renseigneIndustrie.com, qui souligne également que « ce matériau peut-être travaillé de manière à créer des motifs de 20 nm, ce qui autorise le développement de grilles holographiques, de diffuseurs de rayons et autres cristaux photoniques ».

Le développement durable a aussi cela de remarquable qu’il fait se demander au quidam comment l’Homme n’y a pas pensé plus tôt…

http://www.zegreenweb.com