Deux soeurs siamoises survivent à une opération très risquée pour les séparer


Il y a quelques années ce genre de chirurgie auraient été impossible à faire, vue qu’en plus de séparer les deux soeurs,, il fallait penser aux organes qu’elles partageaient. C’est une grande victoire que si tout va bien, ces jumelles auront plus de chance de survie
Nuage

Deux soeurs siamoises survivent à une opération très risquée pour les séparer

 

FacebookTwitter

Publié par Laure Gautherin

Après être nées, attachées l’une à l’autre par le ventre et partageant plusieurs organes vitaux, deux petites Américaines ont pu être séparées lors d’une longue opération, dangereuse, mais réussie.

Les petites Knatalye Hope et Adeline Faith Mata sont de véritables petits miracles à la fois de la nature et de la médecine moderne. Venues au monde en avril dernier au Texas, elles étaient siamoises, attachées face à face par la poitrine et l’abdomen. A la naissance, les médecins ont pu constater qu’en plus d’être joints par la peau, les deux bébés partageaient aussi plusieurs organes vitaux (poumons, foie, intestin, colon, diaphragme et sac péricardique, la fibre qui enveloppe le coeur, l’aorte et l’artère pulmonaire) ce qui rendait inenvisageable toute intervention chirurgicale visant à les séparer. Et pourtant !

Après des mois d’évaluation, de préparation et afin de maximiser leur chance de survie, les deux soeurs ont finalement été opérées au Texas Children’s Hospital il y a une semaine. Une grande première, soldée par une grande réussite. Pendant près de 26 heures, une équipe constituée de 12 chirurgiens, 6 anesthésistes et 8 infirmiers en chirurgie a minutieusement détaché les bébés, reconstituant à chacun son organisme interne.

Pour être sûrs de ne commettre aucune erreur et s’entraîner, les médecins avaient fait reproduire les organes des nourrissons en 3D et les avaient méticuleusement étudiés. Plusieurs opérations avaient également été nécessaires pour préparer Hope et Faith et surtout leur peau, insuffisamment étirée pour les couvrir toutes les deux une fois séparées.

Alors que les deux bébés sont aujourd’hui en soins intensifs, en train de se remettre de l’opération et que leur corps apprend à vivre seul, leur parents Elysee et John Eric que l’espoir ont aidés à croire à cette intervention malgré les risques sont au comble du bonheur.

« Je ne pourrais jamais assez remercié les chirurgiens d’avoir donné une chance à mes filles d’avoir une vie séparées, déclare-t-elle à abc news bouleversée. Nous savons à quel point cette opération a été longue et a demandé de la préparation. »

​Pour être au plus près de ses filles, elle avait préféré emménager temporairement dans un camping car, garé non loin de l’hôpital.

« Nous voulons également exprimer notre gratitude envers toutes ces personnes qui nous ont soutenus et ont prié pour nous pendant ces 10 mois. »

Avant que Hope et Faith ne puissent rentrer chez elles auprès de leurs parents et de leur  petit frère Azariah, elles devront encore subir plusieurs opérations et attendre d’être parfaitement rétablies.

http://www.aufeminin.com/

Le Saviez-Vous ►Février 1902. Les deux soeurs siamoises Doodica et Radica sont séparées. L’une meurt, l’autre pas.


Imaginez dans les débuts des années 1900, la chirurgie était sommaire, sans stérilisation, sans gants, innover pour séparer des soeurs siamoise qui avait été vendues pour un cirque. Aujourd’hui, ces jeunes filles auraient eu probablement plus de chance de survivre, quoique c’est déjà un exploit que les soeurs ont survécu quelque temps après l’opération
Nuage

 

Février 1902. Les deux soeurs siamoises Doodica et Radica sont séparées. L’une meurt, l’autre pas.

 

 

9 février 1902. Les deux soeurs siamoises Doodica et Radica sont séparées. L'une meurt, l'autre pas.

FRÉDÉRIC LEWINO ET GWENDOLINE DOS SANTOS

Gangrenée par la tuberculose, Doodica se meurt. Pour sauver Radica, il faut absolument la séparer de sa soeur. Opération réussie.

Les deux soeurs siamoises Doodica et Radica, 14 ans, sont les vedettes de la galerie des phénomènes prodiges du cirque Barnum & Bailey installé depuis décembre sur les Champs-Élysées. Ces deux monstres, comme on disait à l’époque, sont reliés par un pont de chair entre l’appendice et l’ombilic. Ces deux fillettes d’origine indienne parlent leur langue natale, mais aussi l’anglais, le français et l’allemand.

Leur père très pauvre les a vendues dès leur plus jeune âge pour se faire un peu d’argent avec ces deux monstres qui ne lui servent à rien. Elles tombent entre les mains de forains qui les exposent de ville en ville. Finalement, une certaine Mme Coleman devient leur tutrice. Doodica et Radica rejoignent bientôt la collection de « monstres » du cirque Barnum. Leur succès est immense.

Malheureusement, peu après son arrivée à Paris, Doodica tombe malade. Si on la compare à sa soeur, elle est d’une maigreur effrayante. Une tuberculose aiguë est vite diagnostiquée. Elle n’en a plus pour longtemps à vivre alors que sa soeur ne semble pas contaminée par le mal. Pour l’instant ! Mais cela ne saurait tarder si elles restent liées. Aussi, pour éviter que la tuberculose ne la gagne à son tour, il faut la séparer de Doodica. Mme Coleman fait transporter les deux siamoises chez son boucher, qui lui recommande plutôt de s’adresser à l’hôpital Trousseau.

Opération extrêmement rapide

 

Un journaliste écrit à propos de Doodica :

« Comme ces plantes exotiques, elle s’étiole et se meurt, faute de chaleur, loin de l’Inde… Toute de grâce et de beauté, figurine de cuivre bronzé aux traits d’une ligne impeccable, elle sourit, malgré sa douleur, à sa soeur plus robuste qu’elle et qui ne souffre pas. »

Mais l’opération n’a finalement pas lieu à l’hôpital, car Mme Coleman trouve que trop de monde tourne autour de ses deux protégées. Elle les fait donc transférer dans la clinique privée du docteur Eugène Louis Doyen où les deux fillettes sont séparées le dimanche 9 février 1902.

Le matin de l’opération, désireux de vérifier la connexion hépatique entre les deux fillettes, Doyen fait avaler du bleu de méthylène à la seule Doodica. Deux heures plus tard, les deux siamoises pissent bleu-vert. C’est bien la preuve que leurs deux systèmes vasculaires sont connectés ! Le docteur Doyen commence l’opération à 14 h 30, assisté par cinq autres chirurgiens et trois religieuses infirmières.

Signalons encore la présence de son fils, de son épouse, d’un professeur d’anatomie, d’un sculpteur russe et de Clément Maurice, le caméraman personnel de Doyen. En effet, le chirurgien est un pionnier du cinéma scientifique. Il tient à filmer chaque opération qui constitue une première chirurgicale afin d’en instruire ses confrères. Seulement, ce qu’il ne prévoit pas, c’est qu’on l’accusera d’avoir voulu réaliser un film de l’opération dans un but mercantile : organiser des projections payantes pour le grand public.

La séparation des deux fillettes prend dix minutes chrono en main. C’est extrêmement rapide. En réalité, Doyen est tenu à dix minutes, car c’est la durée des bandes cinématographiques de l’époque. Durant toute l’opération, le chirurgien ne cessera de demander à l’opérateur s’il est dans les temps. Les deux soeurs sont allongées sur une table recouverte d’un drap stérilisé, puis endormies avec du chlorure d’éthyle.

Scandale

 

Doyen saisit son bistouri, sans gants ni masque, et commence à trancher dans le vif. La peau est d’abord sectionnée, puis la voûte cartilagineuse cède sans effort. Apparaît alors une « bande hépatique » de sept centimètres de largeur sur quatre d’épaisseur, très vascularisée. Utilisant une pince de sa confection, le docteur Doyen l’écrase pour mieux la sectionner. Il ligature trois artères volumineuses. Encore quelques coups de ciseaux, et voici les deux fillettes séparées à jamais. Doodica est transportée sur la table voisine. Les deux fillettes sont vite recousues. L’opération a duré les dix minutes prévues. Le caméraman est aux anges.

Rapidement, les deux siamoises reprennent connaissance. Leurs premières paroles sont identiques : « J’ai mal à ma membrane. » Puis, réalisant la situation, Doodica est la première à s’exclamer : « On nous a séparées ! » Elle est aussitôt rejointe par Radica. Effarement et détresse des deux ex-siamoises. Durant les premiers jours, les bulletins de santé sont rassurants, les enfants se nourrissent de bouillon, de lait et de képhir (jus de fruits fermentés). Elles reçoivent la visite de leur ami Colibri, le « prince des nains ». Malgré tous les soins prodigués, comme on le craignait, Doodica finit par mourir le 16 février d’une péritonite tuberculeuse. Elle ne pèse plus que 12 kilos et demi.

Entre-temps, le docteur Doyen doit faire front à une cabale, peut-être déclenchée par ses confrères de Trousseau vexés d’avoir été privés de l’opération. Le 18 février, Doodica est inhumée dans le cimetière de Bagneux. Et pas dans une fosse commune, comme l’insinue un journaliste en mal de scandale, mais dans une concession proche de celle de la famille Coleman. Dans un premier temps, sa soeur semble épargnée par la tuberculose, mais c’est un faux espoir. Radica est envoyée dans un sanatorium près de Menton où elle meurt à son tour seize mois plus tard.

http://www.lepoint.fr/

Une opération de 20 heures Les siamoises chiliennes séparées avec succès


Sans les avancées de la médecine séparer des soeurs siamoises auraient été tout a fait impossible et encore moins dans un pays comme le Chili. C’est une bonne nouvelles, malgré qu’elles peuvent rencontrés encore quelques problèmes sans compter qu’elles devraient retourner au bistouri
Nuage

 

Une opération de 20 heures

Les siamoises chiliennes séparées avec succès

 

Les siamoises chiliennes séparées avec succès

Crédit photo : APTN

TVA Nouvelles d’après AFP

Les deux sœurs siamoises de 10 mois qui étaient reliées par le thorax et le bassin ont été séparées avec succès mercredi à Santiago au Chili lors d’une opération de 20 heures, la plus complexe jamais réalisée au pays.

Le chirurgien responsable a expliqué que le degré de difficulté de l’opération était élevé :

«Nous avons eu pas mal de difficultés, quelques surprises, mais cela a pu être résolu sans problèmes», a souligné Francisco Ossandon, chef d’équipe chirurgicale à l’hôpital Luis Calvo Mackenna, centre pédiatrique public de référence au Chili.

L’intervention qui a débuté mardi matin s’est terminée mercredi à 7h GMT. Vingt-cinq professionnels de la santé ont travaillé à séparer les jumelles Maria Jose et Maria Paz.

(photo: APTN)

La chirurgie impliquait une séparation du corps des filles au niveau du thorax, du bassin, des intestins et du foie. Les chirurgiens ont dû s’attaquer à reconstruire les tissus. Cette opération est jugée comme étant l’une des plus complexes jamais réalisée au Chili.

Une opération semblable s’était déroulée en 1993 alors que deux frères siamois avaient été séparés. Cette opération avait duré plus de 10 heures.

«Jamais dans l’histoire nous n’avions eu de chirurgie de séparation avec un tel degré de complexité. Jamais nous n’avions été confrontés à un tel niveau de risque (…) mais sans autre option du point de vue de la qualité et de l’espérance de vie de Maria Jose et Maria Paz», avait déclaré avant l’opération le directeur de l’hôpital, Osvaldo Artaza.

Les sœurs ont survécu à l’opération et sont en «bonne condition». Elles sont tout de même fragiles et peuvent être exposées à de possibles complications comme des infections.

Les fillettes n’en ont pas fini avec le bistouri, elles avaient déjà subi sept opérations et devront en subir plusieurs autres à l’avenir.

http://tvanouvelles.ca