La «nomophobie», l’angoisse d’être privé de son téléphone


Tout va vite aujourd’hui, depuis l’avenu d’internet tout a changer dans notre vie, nous devons accrocher au monde en un clin d’oeil mais jusqu’à quel point cela peut nous rendre dépendant et de cette dépendance devient un trouble social  avec les téléphones intelligents, la facilité de tout trouver en un seul clic Je me souviens adolescence j’avais lu un article qui disait que nous étions moins patients a cause des télé-séries ou tout gros problèmes se règlent en dedans de 30 a 60 minutes … alors qu’avec internet c’est une question de seconde Les problèmes ne se règlent pourtant pas aussi vite et en réalité cela en crée d’autres
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La «nomophobie», l’angoisse d’être privé de son téléphone

 

Étude - La «nomophobie», l'angoisse d'être privé de son téléphone

En février, une étude menée auprès d’un millier d’utilisateurs de téléphones mobiles au Royaume-Uni révélait que 66 % d’entre eux se disaient «très angoissés» à l’idée de perdre leur téléphone.

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Se sentir «très angoissé» à l’idée de perdre son téléphone mobile ou être incapable de s’en passer plus d’une journée: la «nomophobie», contraction de «no mobile phobia», touche principalement les accros aux réseaux sociaux qui ne supportent pas d’être déconnectés.

En février, une étude menée auprès d’un millier d’utilisateurs de téléphones mobiles au Royaume-Uni (pays où le terme de «nomophobie» est apparu en 2008) révélait que 66 % d’entre eux se disaient «très angoissés» à l’idée de perdre leur téléphone.

La proportion atteint 76 % chez les jeunes de 18-24 ans, selon ce sondage réalisé par l’entreprise de solutions de sécurité pour téléphone mobile SecurEnvoy. 40 % des personnes interrogées indiquaient en outre posséder deux téléphones.

«Le phénomène s’est amplifié avec l’arrivée des téléphones intelligents et des forfaits illimités. Chacun a accès à une panoplie de services: Où suis-je? Y a-t-il des restaurants à proximité? J’achète mon billet de train pour cette fin de semaine, je planifie ma soirée, etc.», résume à l’AFP Damien Douani, expert en nouvelles technologies de l’agence FaDa.

«Il y a quelques années, le SMS était déjà une forme de nomophobie. On parlait même de la «génération des pouces» pour décrire ceux qui tapaient sans arrêt des textos. Mais l’internet mobile via un téléphone intelligent, c’est le SMS puissance 10», selon lui.

«Le réflexe Google a été transposé au téléphone mobile: j’ai besoin d’une information, et je trouve réponse à tout, c’est la facilité incarnée», souligne Damien Douani.

22 % des Français avouent qu’il leur est «impossible» de passer plus d’une journée sans leur téléphone mobile, selon un sondage en ligne réalisé en mars par la société Mingle auprès de 1500 utilisateurs, et un pourcentage qui grimpe à 34 % s’agissant des 15-19 ans.

29 % des personnes interrogées indiquent qu’elles pourraient se passer de leur téléphone plus de 24 heures «mais difficilement», contre 49 % qui estiment qu’elles y arriveraient «sans problème».

«On peut comprendre que les gens soient accros à leur téléphone intelligent car ils ont toute leur vie dedans, et si par malheur ils le perdent ou qu’il est en panne, ils se sentent totalement coupés du monde», souligne l’écrivain Phil Marso, organisateur depuis une dizaine d’années des Journées mondiales sans téléphone mobile les 6, 7 et 8 février de chaque année.

«C’est un outil qui déshumanise. Un jour dans la rue, une personne qui cherchait son chemin m’a tendu son téléphone intelligent avec le plan du quartier sur l’écran au lieu de me demander où se trouvait la rue qu’elle cherchait», raconte-il.

«Parallèlement à tout cela, les réseaux sociaux créent des liens avec des communautés et font qu’il y a un besoin de mise à jour constante et de consultation en permanence. S’il y avait un petit compteur sur chaque téléphone comptabilisant le nombre de fois où on le vérifie, on serait surpris», souligne Damien Douani.

Cet expert parle de «véritable extension du domaine de la dépendance»: «il y a ce syndrome « je suis toujours connecté», « je vérifie mon téléphone au cas où ».

«On est dans une société robotique où on doit faire plein de choses à la fois. Une partie de la population pense que si elle n’est pas connectée, elle manque quelque chose. Et si on manque quelque chose ou si on ne peut pas réagir tout de suite, on développe des formes d’angoisse ou d’énervement. Les gens n’ont plus de patience», selon Phil Marso, auteur en 2004 du premier livre entièrement rédigé en SMS.

«Le téléphone intelligent détruit une forme de fantaisie. Tout est servi sur un plateau et il n’y a plus de spontanéité ou d’effet de surprise, comme trouver un restaurant au fil des rues au lieu de le repérer grâce à une application mobile et s’y rendre directement. On est en train de tuer une forme d’inattendu», estime-t-il.

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