Les chats écaille de tortue plus agressifs que les autres ?


Je suis septique ! J’ai un peu de misère à croire que la couleur d’un chat peut avoir un lien avec sa sociabilité. Oui, les chats peuvent avoir un caractère exécrable ou être très doux, joueur, ou bougonneux, mais de la couleur a-t-il vraiment une incidence sur le comportement ?
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Les chats écaille de tortue plus agressifs que les autres ?

 

Par Sophie Le Roux

Crédits photo : Michael Frank Franz – Flickr

Pas de doute, cette étonnante étude ne manquera pas de contrarier les heureux propriétaires de chats écailles de tortue, ces félins au pelage noir et roux, parfois agrémenté de blanc (calico) ! Si l’on en croit les conclusions de chercheurs américains, le niveau d’agressivité de nos chers et tendres félins serait influencé par la couleur de leur pelage… Mais comment sont-ils parvenus à une telle hypothèse ?

Publiée voilà quelques jours dans leJournal of Applied Animal Welfare Science, l’étude a été menée auprès de 1274 propriétaires de chats. Morsures, griffures, sifflements… tous ont été interrogés sur le comportement de leur animal face aux humains dans certains types de situations, comme une visite chez le vétérinaire par exemple.

C’est ainsi que les chercheurs vétérinaires de l’Université de Californie ont découvert que les femelles écaille de tortue – les chats portant cette robe sont pour des raisons génétiques presque tous des femelles – auraient tendance à se montrer plus agressives que les autres chattes.

chat écaille de tortue
Les chats écaille de tortue sont à de rares exceptions près tous des femelles. (© Flickr – barbndc)

Les chats noir et blanc, eux, n’apprécieraient pas que les humains les prennent dans leurs bras, tandis que les chats gris et blanc seraient plutôt mécontents lorsqu’ils doivent être manipulés par un vétérinaire.

chat noir et blanc
Les chats noirs et blancs sont-ils plus agressifs que les autres ? (© Flickr – hehaden)

Et les félins les moins agressifs alors ? Les chats noirs, gris, blanc ou tigrés sont apparus comme les plus sociables et calmes avec les humains.

 

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Les enfants en difficulté se confient plus facilement à leur animal de compagnie qu’à leur frère ou soeur


La relation entre un animal domestique et un enfant peut être très bénéfique. On peut se douter que l’enfant puisse trouver un confident qui ne le jugera pas, (tout comme chez les adultes) Ce genre d’étude pourrait peut-être mettre plus de projets pour mettre en liaison chiens, chats et enfants justement pour que les enfants se sentent accepter avec leurs difficultés et mieux évoluer
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Les enfants en difficulté se confient plus facilement à leur animal de compagnie qu’à leur frère ou soeur

 

Budapest le 3 octobre 2008. REUTERS/Laszlo Balogh

Un chercheur en psychologie de l’université de Cambridge a analysé des données recueillies sur plus de 100 familles pendant dix ans en Angleterre, et il en a déduit que les enfants qui traversent des périodes difficiles ont plus tendance à se confier à leurs animaux de compagnie qu’à leur frère ou soeur. 

La BBC rapporte que cette préférence pour les animaux était particulièrement marquée chez les filles et lorsque l’animal était un chien.

«Et c’est le cas, même si les enfants savent que les animaux ne comprennent pas ce qu’ils disent» précise le doctorant Matt Cassels.

Il y a peu d’études sur le rapport entre enfants et animaux domestiques, et pour cet article non encore publié, Matt Cassels a conçu un barème d’attachement aux animaux inspiré d’un outil de mesure d’attachement entre individus.

Pendant dix ans, les parents interviewés pour l’étude source avaient donné des informations sur le comportement social, le bien-être émotionnel et la réussite scolaire de leurs enfants, ainsi que sur la relation de leurs enfants avec l’animal de compagnie de la maison. C’est à partir de là que Cassels a tiré ses conclusions. Il a aussi trouvé que les enfants qui avaient des relations plus fortes avec leur animal de compagnie étaient plus sociables et avaient plus tendance à aider les autres, à partager et à coopérer.

Il explique que les enfants aiment probablement se confier aux animaux car un chien ou un chat, contrairement à un être humain, peut faire preuve d’empathie sans pour autant juger…

Cette absence de jugement est un élément crucial. Aux Etats-Unis et en Angleterre,plusieurs écoles et bibliothèques invitent notamment des chiens dressés pour que les enfants puissent leur lire des histoires à haute voix. L’idée est que les enfants qui ont des difficultés avec la lecture se sentiront plus à l’aise s’ils lisent à un chien qui ne jugera pas leurs fautes de prononciation.

Matt Cassels pense qu’il y a encore beaucoup d’études à faire sur ces interactions, vu que les animaux domestiques sont extrêmement présents dans la vie des enfants.

«Dans les foyers avec des jeunes enfants aux Etats-Unis et en Angleterre, il y a plus souvent un animal de compagnie qu’un père qui vit à la maison. Pourtant on ne quantifie pas l’importance de ces animaux.»

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Pourquoi se serre-t-on la main pour se saluer ?


Il serait intéressant d’observer subtilement deux personnes qui se serrent la main ! Ainsi, nous remarquerions que nous faisons probablement tous les mêmes gestes à savoir qu’on se renifle les mains tout comme les animaux
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Pourquoi se serre-t-on la main pour se saluer ?

 

poignée de main © Idan Frumin / eLife

poignée de main © Idan Frumin / eLife

Par Lise Loumé

Se serrer la main serait bien plus qu’un acte social lié à la politesse. De manière surprenante, il nous rapprocherait même de notre condition de mammifère.

DÉCOUVERTE. Des chercheurs de l’Institut Weizmann d’Israël ont découvert que les humains se serrent la main non seulement pour se dire bonjour, mais aussi pour sentir l’odeur de l’autre. Un comportement inconscient qui rappelle quelque peu celui des chiens…

On renifle davantage ses mains après avoir salué quelqu’un

Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont secrètement filmé 280 personnes et compté le nombre de fois qu’elles touchaient leur visage. Car comme nous l’apprend l’étude, les gens reniflent souvent leurs propres mains lorsqu’ils effectuent ce geste. La preuve dans la vidéo ci-dessous, issue de leur étude publiée dans la revue eLife, et montrant quelques participants pris sur le vif.

Les chercheurs ont ensuite déterminé si le nombre de fois que les participants reniflaient leurs mains changeait après avoir serré celle de quelqu’un d’autre. En l’occurrence ici, l’un des expérimentateurs. Ils ont ainsi constaté que lorsque les sujets serraient la main d’une autre personne,le nombre de secondes passé à renifler leur main avait plus que doublé.

De manière étonnante, le sexe de l’expérimentateur a eu une influence sur le comportement des participants : après une poignée de main avec une personne du même sexe, les sujets ont reniflé davantage leur main droite (celle ayant servie à la poignée de main). En revanche, après avoir serré la main d’un expérimentateur du sexe opposé, les sujets ont reniflé davantage leur main gauche (celle n’ayant pas servi à la poignée de main).

« Le sens de l’odorat joue un rôle particulièrement important dans les interactions au sein du même genre, et pas seulement entre sexe opposé comme il est communément admis », commente Idan Frumin, principal auteur de l’étude.

Un comportement hérité de l’évolution des mammifères

FLUX. Les chercheurs ont ensuite utilisé des cathéters nasaux pour mesurer le flux d’air dans le nez des participants. Ce qui permet tout d’abord de s’assurer que les participants reniflent bien leurs mains, et ne se contentent pas de toucher différentes parties de leur visage (voir schéma ci-dessous). Ils ont également constaté qu’il est possible de changer le nombre de reniflements des mains en enduisant les mains de l’expérimentateur de parfum jugé « unisexe », ou encore d’odeurs provenant d’hormones féminines. Ce qui confirme bien que ce comportement humain est bien lié aux odeurs corporels de l’autre, et non à un autre facteur (comme le stress d’une situation inhabituelle par exemple).

© Idan Frumin / eLife

Mais est-on sûr qu’une seule poignée de main suffit à transférer ses odeurs corporelles ? Pour en avoir le cœur net, les chercheurs ont demandé à l’un des expérimentateurs de porter un gant et de saluer les sujets de l’étude. Après analyse du gant (qui contenait de nombreux signaux chimiques), ils ont conclu qu’une seule poignée de main était suffisante pour transférer plusieurs odeurs reconnus comme des signaux chimiques chez les mammifères.

« Il est bien connu que des germes peuvent être transmis par contact de la peau lors d’une poignée de main, mais nous avons montré que des signaux chimiques peuvent être transmis de la même manière », explique Idan Frumin.

ÉVOLUTION. Ce comportement humain, qui peut paraître étrange, serait hérité de l’évolution des mammifères, selon l’étude.

« Les rongeurs, les chiens et autres mammifères se reniflent souvent lors d’interactions sociales, et il semble qu’au cours de l’évolution, les humains ont conservé ce comportement, qui peut peut-être encore avoir un sens, mais subliminal », conclut Idan Frumin.

Ainsi, nous reniflons l’autre, mais de manière inconsciente.

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Timides ou aventureux: les cafards aussi ont une personnalité


Même chez les insectes il y a des personnalités différentes. Chez les cafards par exemple, certains individus peuvent être soit un peu trop téméraire alors que d’autres sont un peu trouillard. En groupe, cela peut finalement être une bonne chose pour la survie de l’espèce
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Timides ou aventureux: les cafards aussi ont une personnalité

 

<a href="https://www.flickr.com/photos/31031835@N08/5400234574/">Botany Bay cockroach sideview</a> / John Tann via Flickr CC <a href="https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/">License By</a>

Botany Bay cockroach sideview / John Tann via Flickr CC License By

par Jean-Laurent Cassely

Dans le cadre d’une expérience sur le processus de prise de décision au sein d’un groupe, une équipe de l’Université Libre de Bruxelles a étudié le comportement de cafards grâce à des mouchards posés sur eux pour suivre leurs mouvements, rapporte The Guardian. Et a mis en évidence des personnalités différentes au sein d’un groupe de cette espèce américaine, les Periplaneta americana.

La preuve, selon les chercheurs, de l’existence de ces traits de caractères différents étant que des cafards qui ont les mêmes caractéristiques (en l’occurrence, des mâles âgés de 4 mois) ne se comportent pas de la même manière lorsqu’on les réunit par petits groupes de 16 individus dans un environnement inconnu. 

Les cafards étaient regroupés dans une arène de plastique protégée par une clôture électrique, au-dessus de laquelle des disques de Plexiglas leur offrait un abri de la lumière qu’ils ne supportent pas.

Deux personnalités type ont émergé, selon Isaac Planas Sitjà, l’un des chercheurs.

Des cafards «timides ou prudents», c’est-à-dire «ceux qui passent le plus de temps cachés ou qui explorent moins les alentours».

Des cafards «audacieux ou explorateurs», qui font tout l’inverse, passant plus de temps à découvrir leur environnement à la recherche de nourriture, et étant moins enclins à se protéger.

L’étude de personnalités, définies à partir de comportements comme l’audace, la sociabilité ou l’agressivité, a été menée sur de nombreuses espèces animales et insectes, comme les pieuvres ou les araignées, mais les cafards n’avaient encore jamais eu l’honneur d’être considérés et distingués entre eux pour leurs traits de caractère.

Cette spécialisation des cafards peut être un atout pour le groupe, dans la mesure où des attitudes différentes lors d’une situation de danger peut permettre à au moins quelques membres du groupe de survivre.

De plus, une dynamique de groupe se met progressivement en place, «une influence sociale qui dilue les différences de personnalités individuelles»:

les comportements des cafards étaient testés sur des périodes de 3 heures et, au bout d’un moment, tous les membres adoptaient le même comportement (se mettre à l’abri).

D’autres espèces comme les araignées, les abeilles ou les fourmis ont elles aussi une personnalité collective par groupe ou par colonie, rappelle le site Science Mag. 

Ainsi, la prochaine fois que vous croiserez un cafard et que vous l’écrabouillerez impitoyablement sous votre semelle, vous saurez qu’il s’agissait sans doute d’un cafard trop audacieux. Et, puis, n’oubliez pas non plus qu’ils sont nos amis…

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Ce que votre chien révèle sur votre personnalité


Il y a ceux qui ont des chats .. et les autres 😉 les chiens … Il semblerait que le choix des chiens est un acte inconsciemment relier a la personnalité du maître… Est-ce vrai ?
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Ce que votre chien révèle sur votre personnalité

 

Découvrez ce que votre race préférée de chiens révèle sur votre personnalité : vous avez peut-être plus en commun avec votre chien que vous ne le croyez!

Le meilleur ami de l’homme

Crédits photo: Thinkstock

Avez-vous déjà jugé une personne ou formulé des hypothèses sur son caractère en vous fondant sur la race de son chien ? Si c’est exact, vous avez de bonnes raisons de le faire. Une nouvelle étude montre en effet que le choix d’un chien a beaucoup à voir avec le caractère de son maître.

Le docteur Lance Workman, auteur de cettte étude, s’explique ainsi :

« On entend souvent les gens dire que le caractère de leur chien ressemble beaucoup au leur. Nous avons donc voulu savoir si ces stéréotypes résistent à l’analyse. »

Il a découvert que — comme dans les relations amoureuses — les gens tendent inconsciemment à ressembler aux animaux de compagnie qui partagent leur vie.

Le co-équipier et co-auteur Jo Fearon a étudié le cas de mille propriétaires de chiens par l’intermédiaire d’un questionnaire en ligne dans le but d’analyser les cinq grands traits qui façonnent notre personnalité : extraversion, affabilité, stabilité émotive, droiture et intelligence.

« Je crois que quand vous choisissez un chien, très inconsciemment, vous voulez un animal qui vous ressemble, conclut-il. Un peu comme quand il s’agit d’un partenaire amoureux.  S’il s’intègre bien à vous, votre relation risque de durer ; contrairement à l’opinion populaire, ici les contraires ne s’attirent pas : il faut avoir beaucoup en commun pour que la relation dure.  Le chien doit s’intégrer à votre mode de vie : si vous pensez choisir un chien de chasse, un chien de troupeau ou un chien de meute, vous devez aimer les activités de plein air. »

Ce que votre chien révèle de vous:

Chiens de chasse

Selon notre sondage, les personnes qui ont des chiens de chasse, comme un labrador retriever ou un cocker spaniel, semblent plus affables et plus consciencieuses.

« J’ai longtemps eu un cocker spaniel, dit le docteur Workman : j’aimerais croire qu’il me ressemblait comme un frère. »

Chiens de troupeau

Les gens qui ont eu des chiens de troupeau, comme des bergers allemands ou des chiens qui gardent les moutons, étaient plus extravertis.

« Je pense que les gens choisissent leur chien en fonction de leur mode de vie, déclare le docteur Workman. S’ils se lient facilement d’amitié, ils auront tendance à choisir un chien sociable. Ils s’exclameront : ce chien me ressemble. »

Chiens de meute

Si l’on en croit le sondage du docteur Workman, les gens qui possèdent des chiens de meute, comme des lévriers ou des beagles, sont émotivement plus stables.

« Et par là, je veux dire qu’ils sont calmes et de réactions plus constantes, déclare le docteur Workman, signalant que le président Lyndon Johnson possédait un beagle.

Chiens de manchon

Les personnes qui possèdent un chien de manchon, comme un chihuahua ou un terrier yorkshire, sont plus consciencieuses et plus ouvertes aux nouvelles expériences.

« La capacité d’affronter de nouvelles expériences est souvent liée à l’intelligence, déclare le docteur Workman ; on pensait que les gens attirés par les chiens de manchon étaient des têtes de linotte : il est agréable de constater qu’il n’en est rien. »

Chiens non sportifs

Les gens qui possèdent un chien non sportif, comme un bouledogue anglais shar-peis ou un chow-chow sont plus consciencieux et plus extravertis

Terriers

Aucun trait de caractère n’est ressorti, au cours du sondage, chez les gens qui possèdent un terrier, comme le staffordshire bull ou le scottie dog.

« Les propriétaires de terriers ne se signalent en rien, déclare le docteur Workman ; ils ne sont ni comme ceci, ni comme cela. »

Chiens de garde

Comme les propriétaires de terriers, les personnes qui possèdent un chien de garde, comme un doberman ou un schnauzer, ne se signalent par aucun trait spécifique.

« Ils sont plutôt sympathiques, mais la plupart des gens qui ont un chien le sont, » déclare le docteur Workman.

Quand on lui a demandé si le propriétaire d’un chien était plus agréable que le propriétaire d’un chat, le docteur Workman a réfléchi avant de répondre :

« C’est difficile à dire ; certaines études donnent à penser que les propriétaires de chats sont plus intelligents et les propriétaires de chiens, plus sociables. La question n’est pas tranchée. »

http://selection.readersdigest.ca

L’instinct paternel du chat et son rôle dans l’éducation du chaton


En général c’est la chatte qui s’occupe de ses chatons, mais pour x raisons quand les petits sont en âge pour commencer a manger, le papa chat peut prendre en charge l’éducation si le besoin s’en fait sentir
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L’instinct paternel du chat et son rôle dans l’éducation du chaton

 

Crédits photo : randomix – Flickr

 

Si l’on parle bien plus souvent du rôle primordial de la mère dans l’éducation du chaton, la présence du père ne doit pas être négligée, car elle peut elle aussi avoir son importance.

Marie-Hélène Bonnet, comportementaliste du chat, nous en dit plus sur l’instinct paternel du chat et son rôle dans l’éducation et le développement des chatons.

Un instinct de survie

Au-delà d’un instinct paternel pur et simple il s’agit surtout d’un instinct de survie de l’espèce chez le chat mâle. Un chat mâle qui trouve un chaton viable en âge de se nourrir seul, ou un jeune chaton dont la mère est défaillante mais le nourrit, va prendre en charge le chaton, voir la portée entière et l’éduquer comme la mère l’aurait fait elle-même.

Le chat n’a pas la notion de père ou de mère comme chez l’humain, il voit plutôt sa paternité comme une continuité de l’espèce, une obligation éducative, un devoir. Il se laissera faire comme une chatte sans tenir compte de sa virilité (notion plus humaine).

Ainsi un chat se laissera mordiller, griffouiller, chahuter par des jeunes ; il fera mine de se faire attaquer et vaincre par les jeunes. Et bien au-delà il ira jusqu’à se laisser téter, afin d’assouvir le besoin de succion du jeune chat, qui doit pouvoir téter jusqu’à 3 mois, la lactation étant secondaire.

Bien sûr un nouveau né aura besoin de s’alimenter en tétant, mais un chaton passé 1 mois s’alimente seul ou presque. L’action de téter est plus liée au bien-être, à la compréhension du jeune et à son apaisement. Les phéromones relâchées au moment de la tétée sont rassurantes, calmantes et indispensables à l’équilibre comportemental du chaton.

Le fait de patouner en tétant a aussi un effet mécanique rassurant. L’adulte profite de se moment de détente pour toiletter les chatons, indiquant ainsi aux petits qu’un dominant peut faire une toilette, c’est plus une forme de respect mutuel qu’un signe de soumission (là encore énorme différence avec les chiens !).

Une mère de substitution

Il est entendu toutefois que les dominés feront la toilette des dominants en premier, mais en guise de remerciement, les dominants rendront la pareille; nous avons ici un exemple de ce qu’un père chat peut apprendre à sa portée en agissant comme éducateur assumant pleinement sa fonction.

On peut d’ailleurs plus parler de respect d’ancienneté et de position dans la hiérarchie du clan plutôt que de dominant, cette notion n’existant pas naturellement chez le chat. La part éducative du chaton est donc primordiale à son développement physique et psychique, les codes sociaux font aussi partis de cette éducation. Le père fera donc en sorte de se substituer à la mère absente.

Là encore on peut souligner que chez le chat il n’y a pas de notion « papa » ou « maman » mais éducateur au sens large.

Toutefois il est imprudent de laisser un chat mâle entier approcher d’une portée de quelques jours au risque qu’il tue les chatons, dans le seul but de faire retomber la femelle en chaleur et saillir rapidement…

On retiendra donc que le père ne devra pas être totalement isolé de la portée, il est même recommandé de le laisser avec ses chatons dès qu’ils commencent à sortir du nid (4 semaines). La socialisation et la sociabilisation du chaton n’en seront que renforcées !

Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat
www.comportement-chat.com

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Le singe ne se laisse pas acheter par les Hommes qu’il juge égoïstes


Des petits singes bien intelligents qui seraient capable de juger les gens a savoir s’ils sont égoïsme ou non .. et si c’est le cas, leur réactions est surprenante … Reste pourtant a se méfier complètement de l’homme
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Le singe ne se laisse pas acheter par les Hommes qu’il juge égoïstes

 

Le capucin à houppe noire vit en Amérique du Sud et principalement au Brésil. Il est connu pour son caractère sociable et son intelligence. Il utilise quotidiennement des outils pour casser les coques des noix. Il jette, secoue et transporte divers aliments et objets.
Le capucin à houppe noire vit en Amérique du Sud et principalement au Brésil. Il est connu pour son caractère sociable et son intelligence. Il utilise quotidiennement des outils pour casser les coques des noix. Il jette, secoue et transporte divers aliments et objets. © José Reynaldo da Fonseca, cc by sa 3.0

 

Le capucin à houppe noire n’est pas dupe. S’il juge qu’une personne est égoïste, il n’acceptera pas de traitement de faveur de sa part. Il est capable de rejeter de la nourriture offerte par une personne qu’il aurait vue refuser d’aider quelqu’un d’autre.

Les singes refuseraient-ils l’égoïsme ? Les capucins sont de petits singes d’Amérique. La plupart des espèces du genre Cebus sont réputées pour être instinctivement sociables et coopératives. Elles sont aussi connues pour leur intelligence. Le capucin à houppe noire par exemple (Cebus apella) frappe des noix contre une branche pour les casser et utilise des outils pour râper l’écorce des arbres

Comme l’Homme, ce capucin semble être capable de se faire une idée sur une personne juste en la regardant. S’il peut choisir, il préférera un traitement de faveur de la part de quelqu’un qui est capable d’aider et de partager plutôt que d’un égoïste. C’est en tout cas ce que suggère une étude dirigée par le chercheur James Anderson de l’université de Stirling (Royaume-Uni), dont les résultats ont été publiés dans Nature Communications.

 

Le capucin à houppe noire a été choisi pour cette étude précisément pour ses qualités sociales. Dans ce travail, sept singes ont été testés dans différents scénarios. Ils ont observé deux personnes interagir. Chacune détenait un bocal fermé qui contenait un jouet. Pour ouvrir son bocal, l’une des deux personnes demandait de l’aide à l’autre, qui pouvait accepter ou refuser. Ensuite, les deux personnes ont offert de la nourriture aux petits singes. Les capucins ne pouvaient choisir qu’une personne.

Les capucins préfèrent les personnes serviables

Lorsque l’aide a été accordée, les capucins ont choisi indifféremment la personne qui a demandé de l’aide ou celle qui a fourni l’aide. Mais lorsque l’aide a été refusée, les sept singes avaient plutôt tendance à accepter la nourriture de la part de la personne qui avait demandé de l’aide. Au cours de l’expérience, certaines personnes ont montré qu’elles n’aidaient pas l’autre parce qu’elles étaient déjà bien occupées avec leur bocal. Dans ce cas, les capucins n’ont pas montré de parti pris pour les personnes qui n’ont pas aidé.

C’est donc clairement lorsque l’Homme refuse délibérément de proposer son aide que le singe ne s’approche pas de lui. Peut-on pour autant assimiler ce choix à une forme de rejet de l’égoïsme ? Le refus d’aider peut être perçu par l’animal comme un signe de dangerosité. Il se préserve en choisissant la personne non dangereuse.

Le capucin montre-t-il une forme d’inférence sociale ?

Sarah Brosnan, éthologue à la Georgia State University (Atlanta, États-Unis), explique que ce type d’études a déjà été réalisé avec les grands singes. Ces résultats suggèrent donc que l’inférence sociale peut se produire chez les animaux dont la taille du cerveau et les capacités cognitives sont inférieures. L’inférence est l’un des points clés de la notion de logique. Elle traduit la capacité à identifier une chose sans la percevoir directement : comprendre qu’il y a le feu simplement en observant de la fumée, par exemple. Ou, dans cette étude, comprendre la méchanceté de quelqu’un uniquement par son geste.

L’étude a besoin d’être approfondie. Les singes auraient aussi bien pu voir les Hommes qui n’ont pas aidé comme des personnes plus faibles. S’ils sont intéressés par les objets qui sont à l’intérieur des bocaux, ils peuvent simplement préférer les personnes qui aident à les obtenir. C’est une question d’intérêt. Il serait donc nécessaire d’effectuer ces tests sur d’autres animaux sociables et non sociables pour interpréter ce choix.

http://www.futura-sciences.com

Le cheval reconnaît la voix et le visage


Les chevaux sont des animaux extraordinaire, mais tout aussi extraordinaire le sociabilité et leur faculté de reconnaître des êtres humains … Plus les études avancent chez les animaux plus l’homme doit comprendre que dans le règne animale beaucoup possèdent les mêmes atouts
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Le cheval reconnaît la voix et le visage

 

En entendant la voix de son dresseur, le cheval peut se retourner rapidement vers lui et s’attarder à le regarder. Crédits photo : Photo 12

Une étude anglaise montre que les animaux peuvent identifier rapidement une personne à partir de l’enregistrement de sa voix et de son apparence physique.

Les humains ne sont pas les seuls à pouvoir reconnaître rapidement des individus de leur propre espèce en les regardant et/ou en les entendant.

«La reconnaissance des visages et des voix est à la base de tous les comportements sociaux. Si les animaux ne se reconnaissaient pas individuellement, ils ne pourraient pas interagir»,souligne Sylvia Wirth, de l’Institut des sciences cognitives de Lyon.

Les personnes partageant la vie d’animaux domestiques le savent depuis longtemps. Mais observer n’est pas démontrer. Les expériences cognitives avec les animaux se multiplient et rivalisent maintenant avec l’éthologie (l’étude du comportement animal).

Depuis le début des années 2000, toute une série d’expériences ont montré que les hamsters, les chiens, les singes, les corneilles, les moutons, les chevaux s’identifient couramment entre eux grâce aux sons et à la physionomie.

Plus récemment, d’autres tests ont montré que les singes sont tout à fait capables de différencier des humains à partir du son de leur voix et de leur visage – il s’agissait en l’occurrence de leurs maîtres, leurs dresseurs ou de simples expérimentateurs.

Cette semaine, des chercheurs britanniques publient une étude montrant que les chevaux sont capables eux aussi d’opérer ce type de traitement (Prodeedings of the Royal Society B, en ligne le 16 mai 2012). Chez les animaux, le système de reconnaissance peut donc associer plusieurs éléments distinctifs (physionomie et son) et s’appliquer à d’autres espèces.

Sociabilité entre les espèces

Lean Proops et Karen McComb, de l’université d’Essex, ont fait deux expériences différentes. Dans la première, deux personnes se tiennent debout de chaque côté devant un cheval: d’un côté un inconnu, de l’autre le dresseur. Au bout de quelque temps, la voix enregistrée de l’inconnu ou du dresseur est diffusée dans la pièce où l’expérience a lieu. En entendant la voix de la personne qu’il connaît, l’animal se tourne rapidement vers lui et s’attarde à la regarder. Il a reconnu la voix et l’associe au visage qu’il reconnaît aussi. Quand c’est la voix de l’inconnu qui est diffusée, le cheval hésite avant de tourner sa tête vers lui et il s’en détourne rapidement. Les chercheurs se sont aperçus que les chevaux réagissent plus vite quand les personnes ciblées sont placées à droite.

Le dispositif est identique pour la deuxième expérience mais elle implique deux personnes que le cheval connaît. Manière de s’assurer que l’animal est capable de reconnaître deux personnes qui lui sont familières et qu’il n’y a pas de biais familier-inconnu.

Le système cognitif de reconnaissance des visages et des voix n’est donc pas réservé aux humains ou aux primates. Il existe aussi chez d’autres mammifères et il a une extension plus grande qu’on pouvait l’imaginer, la sociabilité entre les espèces n’ayant pas forcément de frontières infranchissables.

«Ce système cognitif a sans doute émergé très tôt. Et il se caractérise par une très grande flexibilité», souligne Olivier Pascalis, du laboratoire de psychologie et neurocognition de Grenoble.

«Mais on peut se demander s’il n’y a pas un biais avec les animaux domestiques», ajoute-t-il. Des chevaux sauvages ont-ils les mêmes aptitudes? On peut se le demander.

Des études menées chez des nourrissons vivant entourés d’animaux ont montré qu’ils peuvent apprendre très tôt à reconnaître les individus non humains à partir des seuls traits et des sons qu’ils émettent. Le système de reconnaissance se restreindrait donc dans un milieu uniforme.

«Certaines personnes peuvent toutefois développer de véritables expertises. Les ornithologues savent discriminer des espèces d’oiseaux qui se ressemblent et ils peuvent même reconnaître certains individus», indique Olivier Pascalis.

Pour lui, le problème n’est pas de savoir quelles espèces ont le système cognitif le plus performant.

«Il faut savoir quand il a émergé et pourquoi.»

http://www.lefigaro.fr

S’entendre comme chien et chat


Quand on aime les animaux on aimerait en avoir beaucoup ou du moins un chien et un chat … Nous savons que cela est possible, mais ce n’est n’importe quel chien qui peut se faire ami-ami avec un chat. Certains conseils donner pour une bonne cohabitation entre deux animaux qui en principe sont ennemis
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S’entendre comme chien et chat

 

En 2007, plus de 7% des foyers possédaient à la fois un chat et un chien. Pour s’assurer d’une bonne habitation, le chien ne doit pas être un chasseur-né.

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

Stéphanie Vallet
La Presse

«S’entendre comme chien et chat» est une expression populaire déjà employée au XVIIe siècle pour désigner deux individus qui se disputent sans arrêt et ne peuvent cohabiter ensemble. Néanmoins nous sommes tous témoins d’amitiés existant entre ces deux espèces, et plus de 7% des foyers possédaient même un chat et un chien sous le même toit au Québec en 2006.

Il est dans la nature du chat d’être à la fois un prédateur et une proie (potentiellement celle d’un chien); mais la plupart des chiens se contentent de les poursuivre ou même de les adopter. Bien que beaucoup d’éléments diffèrent dans leur comportement (mode de communication, vie sociale, expression des besoins), ils ont la possibilité de cohabiter dans l’indifférence cordiale ou de vivre une véritable histoire d’amitié, tout dépendant de leur personnalité, de leur environnement et de leur sociabilité.

«Le comportement est le résultat des gènes, de l’environnement et de l’interaction des gènes et de l’environnement. Les animaux ont une capacité d’apprentissage pendant toute leur vie pour cohabiter avec un être nouveau. Seuls les animaux avec des déficits cognitifs ou des troubles anxieux importants auront plus de difficultés à apprendre et à modifier leur comportement. Avec ce genre de sujet, il faut alors faire une introduction graduelle», explique Diane Frank, vétérinaire et diplômée de l’American College of Veterinary Behaviorists.

Même si le chaton et le chiot se côtoient depuis leur enfance, cela ne garantit en rien qu’ils pourront vivre ensemble en toute harmonie.

«Tous les matins en sortant faire sa balade, mon chien va directement sur le pas de la porte de la voisine pour voir si son chat est là. Lors de leur première rencontre, ils n’avaient ni l’un ni l’autre jamais rencontré un spécimen de l’espèce opposée. Ils se sont sentis mais aucune poursuite ne s’est produite. Quand le chien n’est pas trop excité, ils jouent même ensemble dans le couloir», explique Ali, propriétaire de Zoltan, un caniche de 4 ans.

Avant de provoquer ce type de rencontre, il est indispensable de s’assurer que votre chien n’est pas un chasseur-né.

«Le tempérament de l’animal et sa prédisposition génétique va beaucoup jouer. Certains chiens ont été sélectionnés pour chasser. Certaines races rapportent (Labrador, Golden) ou rassemblent (Berger) alors que d’autres tuent. La personnalité du chien joue également: il y en a qui vont s’exciter rapidement alors que d’autres sont calmes», précise le docteur Frank.

L’élément déterminant reste donc que si votre chien est porté à tuer ses proies quand il chasse, il est nécessaire d’exclure l’adoption d’un chat.

«J’ai des clients qui viennent consulter en ne comprenant pas pourquoi leur chien a tué leur chat. Ils me disent: « Mais ils dormaient tout le temps collés ». Sauf que si le chat prend peur, se met à courir et que le mouvement déclenche chez le chien un comportement de chasse, il peut oublier que c’est son compagnon. On ne peut pas reprogrammer un chien que la génétique rend chasseur», ajoute la vétérinaire spécialisée en comportement animal.

Au bon endroit, au bon moment

Afin d’introduire un autre animal dans l’environnement de votre chien ou de votre chat, il faut respecter certaines configurations. Il est préférable les premiers temps de les séparer physiquement quand ils sont seuls. Une fois sous supervision, si l’un des deux animaux a peur, il faudra tenter de lui faire associer la présence de l’autre à quelque chose d’agréable.

«Pour le contre-conditionnement, on se sert souvent de nourriture ou de friandises extraordinaires en présence visuelle; à une distance suffisante pour que les deux animaux soient capables d’être relativement détendus. Il faut transformer la situation en quelque chose de positif», explique Diane Frank.

Le chat est un animal territorial. Toute son existence est organisée en fonction de l’endroit où il dort, et où il mange.

Il lui est nécessaire de pouvoir s’isoler et d’avoir accès en tout temps (avec ou sans chien) à un espace tridimensionnel pour pouvoir grimper.

«Les cachettes sont aussi très importantes pour qu’il ne soit pas tout le temps sur ses gardes. Pour la désensibilisation, on se sert de la distance. Plus les nouveaux colocataires sont loin l’un de l’autre, moins ils se sentiront menacés par la présence de l’autre», ajoute Diane Frank.

N’oubliez pas qu’il ne faut en aucun cas forcer la rencontre et il est également recommandé de ne pas mettre les gamelles de vos animaux côte à cote.

Enfin, pour éviter la catastrophe, rappelez-vous que certains signes ne trompent pas chez le chien comme chez le chat: un regard fixe soutenu exprime toujours une menace.

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