Le brouillard meurtrier de Londres de 1952 enfin expliqué


Une énigme vieille de 64 ans d’un brouillard meurtrier à Londres a été résolue grâce au smog de la Chine
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Le brouillard meurtrier de Londres de 1952 enfin expliqué

 

Un épais brouillard sur la place Piccadilly Circus

Un épais brouillard s’étend sur la place Piccadilly Circus, à Londres, le 6 décembre 1952. Photo : Getty Images

Le 5 décembre 1952, un épais brouillard recouvre la ville de Londres. Jusque là, rien d’extraordinaire : Londres et le brouillard, ça va de pair. Le problème, c’est que lors des semaines qui ont suivi, des milliers de personnes sont mortes de problèmes respiratoires. Pourquoi?

Un texte d’Ève Christian

Cet épisode de pollution, le plus meurtrier de l’histoire européenne, n’a été expliqué que tout récemment, à la suite de recherches sur le smog en Chine.

Il était une fois…

Le 4 décembre, un vaste anticyclone recouvre la capitale du Royaume-Uni. Avec lui, une situation d’inversion de températures se produit; c’est-à-dire que la masse d’air chaud surplombe celle d’air froid, alors que la majorité du temps, c’est le contraire qui arrive.

Les températures chutent; il fait froid. Très froid. Les Londoniens utilisent alors grandement leur poêle à charbon pour se chauffer. La pollution qui s’en dégage s’ajoute à celle déjà omniprésente des usines et des centrales électriques alentour. Le ciel devient sombre.

Le vent étant léger, la fumée n’arrive pas à se dissiper et en raison de l’inversion thermique, l’air froid et la pollution sont cloués au sol.

Le phénomène dure cinq jours pendant lesquels les transports sont interdits tant la visibilité est réduite. La fumée pénètre même dans les édifices, causant l’annulation de plusieurs activités (cinéma, spectacles…)

Les hôpitaux se remplissent de dizaines de milliers de personnes qui éprouvent des difficultés respiratoires. Plusieurs semaines après, on dénombre plus de 12 000 morts de tous âges, certains présentant un haut niveau d’acide sulfurique dans le corps. Des milliers d’animaux aussi perdent la vie.

Un brouillard pollué

Que s’est-il passé cette fois-là? Londres est pourtant habituée aux brouillards; pourquoi celui-là a-t-il été aussi meurtrier?

D’abord, il a duré plusieurs jours et, puisqu’il faisait très froid, le chauffage au charbon a été utilisé en grande quantité. Mais pourquoi ce brouillard a-t-il été si nocif?

Jusqu’à tout récemment, les scientifiques n’avaient pas la réponse. Bien sûr, on savait que les émissions créées par la combustion du charbon étaient la cause de la plupart des décès. Mais le processus chimique exact qui a mené au mélange meurtrier de brouillard et de pollution n’a été découvert qu’en octobre dernier.

Le brouillard de Londres expliqué par le smog de Chine

Une rue de Pékin sous le smog et un soleil obscurci

Le smog obscurcit le jour à Pékin le 17 mars 2016. Photo : Getty Images

Ce sont des relevés pris dans l’atmosphère de deux grandes mégapoles parmi les plus polluées de Chine (Pékin et Xi’an) couplés à des expériences de laboratoire et analysés par une équipe de chimistes internationaux qui ont permis de trouver le coupable : le dioxyde d’azote.

Voici les explications chimiques

Données connues : Le sulfate contribue grandement au brouillard et des particules d’acide sulfurique se forment à partir du dioxyde de soufre libéré par la combustion du charbon.

Donnée inconnue : La façon dont le dioxyde de soufre se transforme en acide sulfurique.

À partir des recherches, on apprend que cette transformation est facilitée par le dioxyde d’azote, un autre sous-produit de la combustion du charbon, et qu’il se forme initialement sur le brouillard naturel. Ce dernier étant constitué de gouttelettes d’eau, ses particules sont plus grandes de plusieurs dizaines de micromètres et l’acide formé est donc suffisamment dilué.

Mais quand le brouillard s’est évaporé, à Londres en 1952, ce qui est resté au-dessus de la ville, était une brume constituée de fines particules acides. Un peu comme si une pluie acide sèche avait recouvert la ville.

Après le charbon, le diesel

À l’époque, les conséquences de ce brouillard funeste ont démontré qu’il était important et urgent de se préoccuper de la qualité de l’air. Quatre ans plus tard, afin d’améliorer la qualité du charbon de chauffage et de contrôler les sources domestiques de pollution, le Parlement britannique adopte une loi, le Clean Air Act.

Des mesures pour réduire la pollution ont été mises en place : comme le remplacement du charbon par du gaz naturel et l’éloignement des usines et des centrales électriques du centre-ville.

Évidemment, cela a aidé. Un temps. Mais Londres demeure l’une des villes les plus polluées d’Europe. En grande partie en raison du nombre croissant des voitures fonctionnant au diesel. Au début des années 2000, 18 % des véhicules fonctionnaient au diesel, alors qu’en 2013, c’était 42 % des véhicules qui roulaient avec ce carburant; sans pour autant que la technologie en matière de pollution ait évolué

http://ici.radio-canada.ca/

Détection d’une nouvelle forme de pollution des sables bitumineux


Les sables bitumineux polluent autant que les grandes villes comme Mexico et Paris. C’est sous une forme de fines particules qui ont un impact sur la santé pulmonaire et cardiaque
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Détection d’une nouvelle forme de pollution des sables bitumineux

 

Un site d'extraction des sables bitumineux.... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

Un site d’extraction des sables bitumineux.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

CHARLES CÔTÉ
La Presse

Les mines à ciel ouvert de sables bitumineux sont une importante source de pollution de l’air non détectée jusqu’ici, selon une étude d’Environnement Canada qui a mesuré pour la première fois cette pollution.

Les résultats de cette étude gouvernementale sont publiés dans la prestigieuse revue Nature, ce qui ne manquera pas de lui donner une résonnance sur toute la planète.

Selon les chercheurs d’Environnement Canada, les mines de sables bitumineux émettraient chaque jour entre 45 et 84 tonnes de fines particules polluantes appelées « aérosols organiques secondaires » (AOS).

La pollution des mines de la région de Fort McMurray serait comparable à celle émise par une grande ville comme Mexico ou Paris. Elle ferait de la région des sables bitumineux une des plus grandes sources d’AOS en Amérique du Nord.

Les aérosols organiques secondaires font partie du smog. Leur présence dans l’atmosphère est associée à un taux de mortalité pulmonaire et cardiaque plus élevée.

« Notre recherche suggère qu’on devrait tenir compte de cette pollution dans l’évaluation des impacts environnementaux des installations actuelles et futures d’exploitation de sables bitumineux et de pétrole lourd dans le monde », affirment les auteurs.

En plus du nord de l’Alberta, le pétrole lourd bitumeux est présent en Utah et au Venezuela, des lieux où son exploitation est à l’étude.

La recherche d’Environnement Canada s’appuie sur des analyses réalisées lors de vols dans des panaches de pollution qui se forment sous le vent de mines à ciel ouvert dans la région de Fort McMurray.

La pollution a été mesurée à 600 mètres d’altitude à des distances variant de 39 à 72 km des mines à ciel ouvert. Une partie de la pollution proviendrait aussi des installations de séparation du bitume et du sable par eau chaude.

Les chercheurs ont été frappés par le fait que le taux de pollution dans l’air ne diminuait pas avec la distance.

« Cela nous indique qu’il y a une formation considérable d’AOS dans ces panaches, qui dépasse l’effet de dilution », précisent les chercheurs.

http://www.lapresse.ca/

L’hiver, un tueur en série?


C’est donner un autre visage de l’hiver au Québec ! Vue de cette façon, il est vrai que l’hiver apporte nombres de soucis, d’accidents, de maladies et de morts. Cependant, l’hiver fait moins de victimes que les armes aux États-Unis, que les attentats, guerres, les saisons des tornades, inondations, et autres phénomènes naturels dans le monde
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L’hiver, un tueur en série?

 

Dans son livre «Guide de survie des Européens à Montréal» (Ulysse), l’auteur et conférencier Hubert Mansion parle de son expérience avec l’hiver au Québec. Cette saison, écrit-il, n’est pas seulement une source de petits tracas comme en Europe, mais une menace pleine de périls et de dangers.

Bref, pour les immigrants qui affrontent l’hiver du Québec pour la première fois, l’hiver québécois est un tueur en série. Et le pire, c’est qu’il y a une bonne part de vérité là-dedans.

Après la tempête du siècle du 4 mars 1971, plus de 11 cadavres ont été ramassés dans les rues de Montréal par les camions de déneigement, rapportaient les journaux de l’époque.

La neige qui tombe chaque hiver est une vraie menace publique. Au Canada, les souffleuses viennent au troisième rang pour les causes d’amputations, tout juste après les accidents de travail.

L’hiver n’est pas vraiment la saison romantique qu’on imagine. La période des grands froids, qui survient vers le début janvier, coïncide avec l’apparition de nombreuses maladies. Voilà qui explique pourquoi les Québécois meurent davantage en hiver. Au Québec, le nombre de décès par jour en juillet tourne autour de 154. En janvier, ce chiffre grimpe à 190. Un Québécois court 20% plus de risque de mourir en hiver que dans toute autre saison. Le premier colon français au Québec, Louis Hébert, est mort en hiver des suites d’une chute sur la glace. C’est tout dire.

En plus d’aggraver la sévérité de plusieurs types de maladies, l’hiver est aussi réputé pour être la saison des incendies. Plus la saison est froide et plus le nombre de victimes est grand. Les hivers plus froids que la moyenne, comme l’hiver 2014, le plus froid en 30 ans, sont davantage meurtriers. On n’a qu’à penser au drame de la résidence du Havre, près de Rimouski, où 32 victimes ont perdu la vie dans l’incendie d’un centre d’hébergement le 30 janvier 2014. Les conditions extrêmes de température et de poudrerie avaient même entravé le travail des pompiers.

À lui seul, le froid n’explique pas la plus grande mortalité dans la population en hiver. La pollution est plus nocive durant la saison froide. Les taux de concentration de polluants automobiles sont plus élevés et il y a davantage de smog selon Environnement Canada.
En hiver, le manque de soleil et d’activité physique contribue à dégrader la vitalité. Il y a aussi les maladies contagieuses, comme le virus de la grippe, dont les pics d’infections correspondent à l’arrivée des grands froids. Les taux de vitamine C et D, de calcium et de magnésium sont à la baisse en hiver. Ce manque de nutriments nuit à l’efficacité du système immunitaire.

On pourrait s’attendre à ce que l’hiver soit la saison la plus meurtrière sur les routes. Avec toutes ces tempêtes et ces millions de personnes affaiblies et déprimées au volant, sans compter les conditions du réseau, on pourrait le croire. Or, c’est le contraire. Le nombre d’accidents mortels diminue de 30 % en hiver selon les chiffres de Transport Québec. Les gens roulent moins vite et conduisent plus prudemment.

Malheureusement, cela n’est vrai qu’après la première tempête de l’hiver. En effet, les premières chutes de neige importantes de la saison ont toujours un effet démesuré. Non seulement dans les médias, mais aussi chez les automobilistes qui ne modifient pas leurs façons de conduire. C’est dans les premières semaines de l’hiver que le nombre de morts sur les routes est le plus élevé, avant que le froid et la neige s’installent pour de bon. Mais surtout, une fois que les gens sont acclimatés aux conditions météo et à la conduite automobile en hiver.

L’hiver est peut-être la saison de la Saint-Valentin et des amoureux, mais c’est aussi la saison des divorces. C’est en janvier que les demandes de divorce atteignent un sommet.

L’hiver est aussi la saison des caries, du diabète et des maladies cardiaques. Les ongles et les cheveux poussent moins vite en hiver. Après la peau, l’organe qui paye le gros prix en hiver est le cœur. Les maladies du cœur sont des maladies caractéristiques des pays aux hivers froids et neigeux. Le taux de mortalité de ce type de maladies, au Canada comme aux États-Unis et en Europe, grimpe chaque hiver pour atteindre un maximum en janvier et février. En fait, les crises cardiaques, angines et infarctus confondus, sont 30 à 40 % plus susceptibles de se produire en hiver que dans toute autre saison.

Partout dans le monde, les hivers sont plus difficiles pour le cœur et les artères. Aux États-Unis, les infarctus sont deux fois plus nombreux en janvier qu’en juillet. Même à Hawaii, les crises cardiaques augmentent en hiver. Mais heureusement pour les victimes, il n’y a pas de neige sur les routes pour ralentir les ambulances!

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Les Baromètres humains (Éditions Québec-Livres). Un bilan pointu et fouillé des dernières études sur l’influence des conditions météorologiques sur la santé, les humeurs et les comportements. Trente ans de recherches. Des conclusions percutantes. Des contenus rigoureux et un ton léger. Et surtout, des conseils avisés pour vous garder hors de l’oeil de la tempête. Vous êtes sensibles aux variations de température, d’humidité et de soleil? Ce livre est pour vous! En librairie et en version électronique. Consultez le site Les Baromètres humains

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Système immunitaire : 4 facteurs de risque environnementaux


Nous devons préserver notre système immunitaire pour combattre les infections et maladies de notre corps. Mais certains éléments peuvent diminuer l’action combattive de notre système immunitaire. On ne peut pas toujours les éviter, mais nous pouvons diminuer les risques
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Système immunitaire : 4 facteurs de risque environnementaux

 

La plupart du temps, le système immunitaire l’emporte à long terme. Mais la vigueur de ses réactions – elle détermine à quel point vous vous sentirez bien ou mal – dépend de plusieurs facteurs, surtout environnementaux, auxquels on peut difficilement échapper dans le monde d’aujourd’hui, en milieu urbain.

Tiré de Renforcez votre système immunitaire

 

La fumée du tabac, l’ennemie du système immunitaire

La fumée primaire, celle que vous inhalez en fumant, et la fumée secondaire, celle des autres, réduisent l’efficacité de votre système immunitaire – sans parler des risques de maladie cardiaque et de cancer qu’elles vous font courir. Elles font des ravages dans les lymphocytes T qui tapissent les poumons, les rendent de moins en moins capables de réagir aux envahisseurs et augmentent vos risques d’infections des voies respiratoires. Dans vos poumons, les macrophages deviennent moins habiles à détruire les virus, les bactéries et les cellules cancéreuses et à communiquer avec les autres acteurs de la scène immune. La fumée du tabac augmente aussi les anticorps qui déclenchent les réactions allergiques. Voilà pourquoi les fumeurs souffrent beaucoup plus d’allergies que les autres. Plus vous fumez, plus votre système immunitaire en pâtit. Bonne nouvelle : la recherche montre que vous retrouvez une immunité normale à peine quelques mois après avoir cessé de fumer. 

La fumée secondaire est un carcinogène de classe A, coupable de plus de 4 000 cas de cancer du poumon par an chez les non-fumeurs en Amérique du Nord. La fumée peut contenir des carcinogènes

L’air pollué, un facteur nocif à la santé du système immunitaire

Les particules – plus légères que l’air – du smog entrent dans vos poumons et font monter le taux des radicaux libres tandis que la poussière et les substances chimiques respirées peuvent provoquer des mutations génétiques menant au cancer. Les anticorps IgE se multiplient : le corps est plus sensible aux allergènes. À moins de fuir la civilisation, il est difficile d’éviter le smog, surtout si vous vivez dans une grande région métropolitaine.

Limitez les risques! Restez à l’intérieur le plus possible quand il y a beaucoup de smog, habituellement l’après-midi avec une pointe vers 14 heures. Évitez les exercices dehors durant les heures de pointe du matin et du soir, près des grandes artères. Ne restez pas très longtemps dans des lieux mal aérés où l’on utilise des produits chimiques (salons de coiffure ou stations-service) et où l’on vient d’ins – taller de nouveaux tapis ou d’autres sortes d’articles neufs en tissu.

La voiture mine l’immunité. Les gaz d’échappement de l’automobile renferment des produits chimiques toxiques. Des études sur les animaux ont révélé que l’un d’eux, le benzoate de pyrène, déclenche des mutations cellulaires et, avec le temps, diminue la fonction immune en abaissant la production d’IgM, premier anticorps sécrété par le système immunitaire devant un virus. Selon d’autres études, ces mêmes gaz d’échappement réduisent la quantité d’interféron (messager chimique du système immunitaire) émise par les macrophages, affaiblissant d’autant notre résistance aux infections virales. Les citadins qui ne peuvent y échapper se protégeront un peu en absorbant des vitamines antioxydantes (C, E et autres). 

 

Le soleil, un ennemi insoupçonné du système immunitaire

Que vous preniez ou non un coup de soleil, les rayons ultraviolets (UV) font naître des cellules précancéreuses dans la peau et anéantissent l’action de certains macrophages présents dans les couches superficielles de l’épiderme, les cellules de Langerhans. En d’autres termes, le soleil vous expose au cancer tout en vous privant des moyens de le combattre. Portez un habillement couvrant – un chapeau à large bord et des vêtements en tissu léger, mais à mailles serrées – ainsi qu’un écran solaire efficace.

Choisissez une crème solaire à facteur de protection (FPS) de 15 ou plus, contenant de l’oxyde de titane, de l’oxyde de zinc ou du Parsol 1789 (avobenzone), qui défléchissent ou absorbent chimiquement les rayons UV. Les produits additionnés des vitamines C et E promettent de mieux vous protéger. En général, les antioxydants aident à faire échec aux radicaux libres – molécules nocives qui se forment après une exposition au soleil. Si vous prenez un écran solaire vitaminé, appliquez-en généreusement (le quart d’un flacon de 120 ml pour couvrir le corps d’un adulte), sans oublier le devant et l’arrière du cou, le dessous du menton, l’arrière des genoux, les aisselles et leur pourtour ainsi que le dessus des pieds. Protégez vos lèvres avec un rouge à lèvres foncé ou un onguent pour les lèvres renfermant un écran solaire.

L’écran solaire est utile toute l’année. En pénétrant dans les couches supérieures de la peau, ses produits chimiques, tout comme ceux des hydratants et des crèmes de base à écran solaire, augmentent votre résistance au soleil. 

Bien utiliser les antibiotiques pour la santé du système immunitaire

Les bactéries agressives se reproduisent parfois si vite et dégagent si rapidement des toxines qu’elles peuvent nuire à l’organisme de façon irréversible avant que le système immunitaire ne prenne le contrôle de la situation. Les médecins prescrivent alors des antibiotiques – pénicilline, tétracycline, sulfamides, etc. – pour bloquer l’infection.

Mais il y a un pépin. Les antibiotiques perdent de leur efficacité avec le temps. Si quelques bactéries seulement connaissent une mutation et survivent au médicament, elles produisent une nouvelle génération qui résiste à l’antibiotique. À son tour, celle-ci se reproduit, de sorte que l’infection peut revenir ou se répandre aisément. Il faut alors fabriquer de nouveaux antibiotiques pour ces nouvelles bactéries et le cycle recommence. La recherche montre que les anti- biotiques peuvent aussi supprimer l’immunité. Les scientifiques ont découvert, entre autres choses, que la tétracycline inhibe l’aptitude des phagocytes à dévorer et à détruire les bactéries. D’autres antibiotiques ralentissent la production des anticorps et réduisent l’activité des lymphocytes T.

Faut-il éviter les antibiotiques à tout prix ? Bien sûr que non. Ils ont sauvé on ne sait combien de vies ; bien utilisés, ils sauveront peut-être la vôtre. Mais à les prendre sans nécessité, on court plus de risques d’être malade. Qui plus est, parce qu’ils agissent puissamment en si peu de temps, on oublie que la maladie peut avoir des aspects positifs. Certaines infections mineures per- mettent au système immunitaire de se remettre en forme et de décupler sa puissance de combat pour faire face éventuellement à de nouvelles agressions.

Quelques conseils sur les antibiotiques

Seul le médecin est habilité à vous dire si vous pouvez vous passer d’antibiotiques. S’il vous en prescrit, gardez ces directives en mémoire : Suivez le traitement au complet : En l’arrêtant prématurément parce que vous vous sentez mieux, vous permettez aux bactéries toujours vivantes de relancer l’infection. Ne gardez pas d’antibiotiques pour plus tard. Le médecin doit évaluer votre cas chaque fois que vous pensez avoir besoin d’antibiotiques.

Les antibiotiques n’agissent pas contre virus, mais tuent les bactéries – les mauvaises les comme les bonnes. Prenez du yogourt ou des acidophiles pour restaurer rapidement la flore intestinale.

http://selection.readersdigest.ca/

La Chine est tellement polluée que cela se voit depuis l’espace


La Chine se serait pas le meilleur endroit à visité présentement Si la pollution peut se faire de l’espace, on peut s’imaginer la difficulté des personnes fragiles de simplement respirer
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La Chine est tellement polluée que cela se voit depuis l’espace

 

Le smog s'étend sur tout l'est de la Chine.

Le smog s’étend sur tout l’est de la Chine.

Photo: NASA

ENVIRONNEMENT – La NASA a publié une photo satellite du smog qui plane au-dessus de Pékin. La densité du nuage alerte sur sa nocivité.

Une couverture épaisse et dangereuse recouvre Pékin et l’est de la Chine. Le smog, brouillard provenant de la pollution, est visible depuis l’espace. En atteste une image satellite du 30 novembre diffusée par la NASA.

« L’image montre un immense nuage, des nuages bas et du brouillard sur la région », légende-t-elle sur son site internet.

Les nuances de gris révèlent leur nocivité. Face à cette météo, les autorités ont levé l’alerte orange, deuxième plus haut niveau de l’échelle de la pollution, graduée sur quatre. Les Chinois doivent ainsi rester chez eux et fermer leurs usines pour se protéger de telles conditions climatiques.

Fumées de charbon en cause

Selon la NASA, la plupart des particules dans la brume sont des aérosols sulfatés, produits par la combustion de charbon. Charbon utilisé pour alimenter les deux tiers de l’énergie du pays. Les émissions de CO2, également produites par ces fumées de charbon, devraient en théorie être régulée par des accords conclus pendant la COP21, organisée jusqu’au 11 décembre à Paris.

JUSTINE KNAPP

http://www.metronews.fr/

Soleil sur écran télévisé en Chine Un canular qui en confond plusieurs


J’ai moi-même prit cette nouvelle (Soleil artificiel à Pékin) sur le site de Lapresse et l’ayant vue le matin dans l’émission Salut Bonjour et c’est un foutu canular pour une foutue publicité … Sauf que la pollution par contre est une réalité
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Soleil sur écran télévisé en Chine

Un canular qui en confond plusieurs

 

À Pékin, en Chine, la qualité de l’air est dans un si piètre état que les autorités sont forcées de montrer le soleil sur de gigantesques écrans télévisés…

L’information vous fait tiquer? Vous avez bien raison! D’abord publiée dans le journal britannique Daily Mail, l’histoire s’est répandue comme une traînée de poudre, récupérée par plusieurs médias de partout dans le monde. Mais il s’agirait d’un canular, comme le rapporte le quotidien français Le Monde.

«Le smog est devenu tellement épais à Pékin que la population, privée de lumière naturelle, a commencé à se regrouper auprès d’unénorme écran de télévision installé au coeur de la ville pour pouvoir admirer un lever de soleil virtuel», pouvait-on lire dans leDaily Mail, à la fin de la semaine dernière.

«Les écrans futuristes installés dans la capitale chinoise diffusent généralement des publicités sur des destinations touristiques, mais alors qu’une première vague de smog extrêmement dangereux frappe, les Chinois ont sorti leurs masques et quitté leurs foyers pour se rendre au seul endroit où l’on pouvait apercevoir le soleil ce matin-là», poursuit le journal britannique.

Dans les faits, il s’agissait bel et bien d’une campagne publicitaire, comme le rapporte Le Monde, qui relate que ces images du soleil incandescent n’ont été projetées que quelques instants sur l’écran de la place Tiananmen. La pub visait donc à convaincre que la province du Shandong, qui se trouve dans l’est de la Chine, a de nombreux charmes en les exposant.

Il n’en demeure pas moins que «l’empire du Milieu» a de graves problèmes de pollution qui font régulièrement la manchette. Récemment, un autre média français, Libération, rapportait que le phénomène était d’ailleurs visible depuis l’espace et qu’une équipe de chercheurs scrutait la chose de près à l’aide d’un satellite.

Au nombre des responsables, les centrales de charbon sont souvent montrées du doigt pour expliquer les concentrations inquiétantes de particules fines et de monoxyde de carbone dans les principales agglomérations chinoises.

http://tvanouvelles.ca/

La pollution en Chine détectée depuis l’espace /Soleil artificiel à Pékin


Si la pollution peut être mesurable dans l’espace, il est inquiétant de voir que cela ne fait pas bouger plus les choses. C’est tellement aberrant que les Chinois vont jusqu’à mettre des grands écrans pour que le soleil brille sur la capitale en disant que l’environnement est l’affaire de tous. Et quoi encore ? C’est comme dire bah pas grave, on a un soleil virtuel, alors tout va, tout en se donnant bonne conscience en demandant aux autres de faire attention à cet environnement fragilisé par l’inaction
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La pollution en Chine détectée depuis l’espace

 

Les niveaux de pollution de l’air dans les principales villes chinoises ont atteint des records ces dernières années, dépassant jusqu’à 40 fois les seuils fixés par l’Organisation mondiale de la santé.

PHOTO WANG ZHAO, AFP

Agence France-Presse
PARIS

Plusieurs polluants, comme les particules fines et le monoxyde de carbone, situés au niveau du sol, ont pu être détectés pour la première fois à partir de l’espace au-dessus de la Chine, a annoncé une équipe franco-belge.

Les niveaux de pollution de l’air dans les principales villes chinoises ont atteint des records ces dernières années, dus essentiellement aux émissions des centrales à charbon, avec des niveaux de particules fines dépassant en janvier dernier jusqu’à 40 fois les seuils fixés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

À partir des mesures réalisées par un instrument de sondage infrarouge, IASI, embarqué à bord du satellite européen MetOp-A, l’équipe conduite par Anne Boynard du CNRS (Centre national pour la recherche scientifique) a montré qu’il était possible de détecter de l’espace des panaches de polluants situés au niveau du sol.

En janvier dernier, IASI a ainsi mesuré au-dessus de Pékin et des villes alentour des concentrations très élevées de polluants liés à l’activité humaine, tels que le monoxyde de carbone et le dioxyde de souffre, l’ammoniac et des aérosols de sulfates d’ammonium.

Les résultats sont publiés vendredi dans la revue Geophysical Research Letters.

Déterminer la composition de l’atmosphère à proximité du sol «restait jusqu’à présent compliqué avec des satellites», souligne le CNRS dans un communiqué.

Selon les chercheurs, deux conditions doivent cependant être réunies. Les conditions météorologiques doivent être stables, ce qui favorise l’accumulation de polluants au niveau du sol. Et il faut également une différence de température importante entre le sol et l’air juste au-dessus de la surface terrestre.

«Ces travaux ouvrent des perspectives inédites pour mieux évaluer et gérer la qualité de l’air», estime le CNRS.

http://www.lapresse.ca/

 

Soleil artificiel à Pékin

 

En plus de remplacer le soleil, ces écrans géants transmettent dorénavant des consignes à caractère environnemental.

PHOTO GETTY IMAGE

La Presse

Face à un nouvel épisode de smog extrême baptisé «airpocalypse», les autorités chinoises ont trouvé le moyen que le soleil continue de briller sur Pékin, en diffusant l’étoile sur des écrans géants, permettant ainsi aux Pékinois de jouir d’un peu plus de lumière «naturelle».

En plus de remplacer le soleil, ces écrans géants sur lesquels on peut normalement lire des messages à l’attention des touristes transmettent dorénavant des consignes à caractère environnemental, comme :

«Protéger l’environnement est l’affaire de tous».

À lire sur dailymail.co.uk

http://www.lapresse.ca/