Le béton mange les côtes de la Méditerranée


L’argent, toujours l’argent au détriment de l’environnement. Pour plaire aux touristes, quoi de plus beau que de faire des hôtels sur le bord de la mer. Bétonnons encore et encore tant pis pour la Méditerranée pourvu que les touristes peuvent séjourner dans les hôtels.
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Le béton mange les côtes de la Méditerranée

 

Des édifices à Benidorm, commune d'Espagne caractérisée par... (JOSE JORDAN, archives AFP)

Des édifices à Benidorm, commune d’Espagne caractérisée par un urbanisme où domine le béton.

JOSE JORDAN, ARCHIVES AFP

 

ISABELLE WESSELINGH AVEC LES BUREAUX DE AJACCIO, BEYROUTH, MADRID
Agence France-Presse
PEGEIA

Hôtel géant illégalement construit dans un parc naturel espagnol, complexe touristique menaçant des salines historiques au Liban, constructions trop proches du rivage en France : l’urbanisation et l’explosion du tourisme en Méditerranée mettent en danger sites naturels et activités traditionnelles.

Avec ses 46 000 kilomètres de littoral répartis entre 21 pays, la Méditerranée concentre environ un tiers du tourisme mondial. Le nombre de visiteurs internationaux pourrait passer de 58 millions en 1970 à 500 millions en 2030, selon Plan Bleu, un organisme travaillant au sein du Programme de l’ONU pour l’environnement.

« Mais le modèle du tourisme actuel n’est pas vraiment durable et la forte croissance du secteur conduira à une aggravation des pressions environnementales », relève-t-il.

La population côtière ne cesse aussi de croître. Elle a plus que doublé entre 1970 et 2000 sur les rives sud et orientale, de 32 à 75 millions, selon Plan bleu.

Même si le renforcement des lois dans certains pays et la Convention de Barcelone ont amélioré la protection des côtes, des abus demeurent.

Espagne, 21 étages de bétonnage sauvage

Les 8000 kilomètres de côtes de la très touristique Espagne ont été soumis à de multiples pressions depuis le premier boom de la construction des années 1970 jusqu’à l’éclatement de la bulle immobilière en 2008.

Le littoral est déjà bétonné sur une profondeur de 500 mètres à l’intérieur des terres dans plusieurs provinces, notamment « à 81 % dans celle de Malaga (sud) », relevait en 2016 un organisme indépendant, l’Observatoire de la durabilité.

Bâti à Algarrobico, dans un parc naturel protégé d’Andalousie il y a 15 ans, un hôtel, monstre blanc de 21 étages, symbolise la construction anarchique et illégale au début du XXIe siècle.

Voué à la démolition -la Cour suprême ayant définitivement conclu à son illégalité-, « il reste debout parce que de multiples procès sont en cours pour savoir s’il faut indemniser le propriétaire et par manque d’action politique », indique à l’AFP Pilar Marcos, une responsable de Greenpeace Espagne.

Liban, littoral privatisé

Au Liban, quasi impossible d’aller à la mer sans payer.

« Il n’y a plus que 20 % de la côte actuellement en libre d’accès. Le reste a été privatisé » principalement pour des complexes touristiques, indique à l’AFP Jad Tabet, président de l’Ordre des ingénieurs et des architectes.

En 2012, un rapport du ministère des Transports montrait qu’environ cinq millions de mètres carrés du littoral sont construits illégalement.

« Il y a une démission totale de l’État face aux intérêts des privés bien introduits », regrette-t-il.

Un nouveau projet de complexe touristique dans la région d’Anfeh (nord) suscite la crainte des défenseurs de l’environnement et du patrimoine.

Il menace une des plus anciennes salines de Méditerranée située dans une zone riche archéologiquement et ayant « l’eau la plus propre du littoral libanais », selon la biologiste Sammyjoe Lycha.

Hafez Jreij, paludier depuis son enfance et opposant au projet, raconte à l’AFP que le promoteur lui a lancé :

« La production traditionnelle de sel est sans valeur. Laissez-nous cette zone côtière ».

France, protection, mais pressions

Depuis 1986, la France s’est dotée d’une « loi littoral » qui a permis, selon le ministre de l’Environnement, de « préserver de l’urbanisation » les quelque 15 000 kilomètres de côte « malgré la pression foncière ».

Mais récemment, des députés de la majorité ont voulu la remettre en cause. Face au tollé, ils ont reculé. Mais les abus n’ont pas disparu. Dans l’île de Corse, l’association de défense de l’environnement U Levante a obtenu après 20 ans de procédure une décision judiciaire de démolition pour une villa construite par un riche investisseur suisse soutenu par la mairie de Bonifacio, sur le site classé de Paraguan (sud).

Malgré une décision de justice d’expulsion, une paillote occupant illégalement le domaine public maritime à Calvi et réalisant un chiffre d’affaires annuel de 700 000 euros, est toujours là et devra payer une astreinte de 1000 euros par jour à compter du 15 juin en cas de maintien.

Le Conservatoire du littoral, un organisme public, a toutefois réussi à protéger 200 000 hectares en métropole, sur le littoral et autour des grands lacs. Il y encourage tourisme et activités durables. Un modèle envié par beaucoup en Espagne ou à Chypre.

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La Bolivie irradiante et volcanique


Un voyage virtuel dans un pays ou vous allez être dans un total dépaysement, par les volcans, les étendues de sels, de borax. Des sites naturels qui malgré l’austérité démontre un charme incontestable
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La Bolivie irradiante et volcanique

 

Enclavée entre la cordillère des Andes et l’Altiplano, la Bolivie accueille quelques uns des plus beaux sites naturels du monde. Lunaires et volcaniques, les paysages n’en sont pas moins colorés et lumineux.

Une zone marécageuse située dans le parc de Sajama.

© Alice Aubert

La parole aux lamas

© Alice Aubert

Le plus haut sommet de Bolivie, le volcan Nevado Sajama

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Twin peaks en Bolivie

© Alice Aubert

Dans le champs de fumerolles

© Alice Aubert

Iles de borax

© Alice Aubert

Salar d’Uyuni est le plus grand désert de sel du monde

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Des tonalités aquatiques

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Le Volcan Tunupa se mire depuis ses 5 432 mètres d’altitude dans les étangs du salar d’Uyuni

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Le désert de Siloli

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Les nuances de couleurs

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Petit matin glacial

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Lama curieux

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Des chauves-souris stressées par un film de Stallone?


C’est un dessous des films que nous ne savons pas, tout les dérangements que peuvent occassionner lors des tournages que ce soit avant pendant et après .. L’environnement idéal choisi est bousculé et les animaux qui y vivent en subissent de lourds conséquences
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Des chauves-souris stressées par un film de Stallone?

 

Photo: Archives Reuters

Agence France-Presse
Sofia

Des défenseurs des animaux ont dénoncé jeudi à Sofia l’effet «néfaste» sur des milliers de chauve-souris provoqué selon eux par le tournage récent d’un film de Sylvester Stallone dans une grotte de Bulgarie.

«Plusieurs milliers de chauve-souris manquent dans la grotte Devetachka depuis notre dernier décompte en janvier où les colonies comptaient 33 000» spécimens, a déclaré Boïan Petrov, un expert du musée d’Histoire naturelle de Sofia.

Après le tournage du film The Expendables 2, un décompte approximatif ne dénombrait plus que 8500 chauve-souris en novembre dans cette grotte, a-t-il ajouté.

«Jamais auparavant nous n’avions décompté moins de 10 000 chauve-souris en hiver», a précisé M. Petrov.

La grotte Devetachka, dans le nord de la Bulgarie, est l’un des trois habitats les plus importants de chauve-souris en Europe. Elle abrite 15 espèces protégées et la moitié de toute la faune des chauve-souris du pays, selon lui.

«En tant que site naturel protégé et important habitat de chauve-souris, la grotte est ouverte seulement aux touristes et aux chercheurs», a expliqué Dobromir Dobrinov du mouvement écologiste «Balkans verts».

Qualifiant le tournage de «vandalisme», son confrère Vladimir Bechkov a de son côté affirmé que les chauve-souris dérangées pendant l’hiver mouraient au printemps.

Le ministère bulgare de l’Environnement, qui avait donné son autorisation pour le tournage, a déclaré n’avoir constaté aucun effet négatif sur les colonies de ces animaux.

Mais selon les experts, ils ont été soumis au stress provoqué par le bruit de machines et de travaux de construction, par une lumière forte et une présence humaine qui les tenaient éveillés alors qu’ils auraient dû hiberner.

The Expendables 2, au budget de 100 millions de dollars, a été tourné en Bulgarie de septembre à la mi-décembre. Un cascadeur a été tué et un autre grièvement blessé en octobre pendant une scène avec des explosions dans un canot pneumatique.

Le film, réalisé par Sylvester Stallone et attendu dans les salles en août 2012, affiche au casting une série de vedettes des films d’action tels Arnold Schwarzenegger, Bruce Willis, Jet Li et Jean-Claude Van Damme.

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