Plus les frais sont élevés, plus les étudiants recourent aux «sugar daddies»


L’accès aux études n’est pas gratuit et pourtant, ce sont nos jeunes qui feront l’avenir. Beaucoup vont travailler dure pour arriver à tout payer alors, que d’autres vont chercher un moyen pour trouver des personnes d’âgées mûres pour payer leurs études. Est-ce normale qu’une société comme la nôtre font ce genre de choix ?
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Plus les frais sont élevés, plus les étudiants recourent aux «sugar daddies»

 

Les étudiants à la recherche d’aide financière par l’intermédiaire de « sugar daddies » sont de plus en plus nombreux au pays, particulièrement dans les universités où les droits de scolarité sont plus élevés. C’est ce que remarque le site de rencontre Seeking Arrangement.

Un texte d’Andréanne Apablaza

Plus de 200 000 étudiants canadiens sont à la recherche d’une personne plus âgée et plus fortunée pour les aider à financer leurs études. Ces chiffres proviennent d’un site web appelé Seeking Arrangement ou, en français, « À la recherche d’un arrangement ». Celui-ci se décrit comme le site numéro 1 de rencontres entre étudiants endettés et partenaires qui ont les moyens financiers de subventionner leurs études.

« Nous voyons une corrélation entre les endroits où Seeking Arrangement est plus populaire et les endroits où les droits de scolarité sont les plus élevés », explique la porte-parole du site web, Brook Urick.

Les « sugar babies », les utilisateurs prêts à accorder du temps à un partenaire en échange d’argent, reçoivent en moyenne 2700 $ par semaine en allocation, sans compter les cadeaux et les sorties, selon le site web.

seeking arrangement

La moitié des « sugar babies » canadiens inscrits sur le site de rencontre sont au niveau collégial ou universitaire. Cela représente environ 206 800 étudiants à la recherche d’une relation payante.

Une situation inquiétante selon la Fédération canadienne des étudiants et des étudiantes.

La vice-présidente, Anne-Marie Roy, estime que les sites de rencontre de « sugar daddies » sont une conséquence directe des droits de scolarité trop élevés au pays.

« Le fardeau de la dette étudiante ne nous suit pas seulement pendant nos études. Ça peut prendre une décennie, parfois même 15 ans pour rembourser une dette étudiante de nos jours », rappelle la vice-présidente.

La Fédération estime qu’en moyenne, un étudiant universitaire de premier cycle termine ses études avec une dette de près de 30 000 $.

En Saskatchewan

Seeking Arrangement publie chaque année un palmarès des universités canadiennes avec le plus grand nombre d’inscriptions.

L’Université de la Saskatchewan arrive au 9e rang avec 396 étudiants « sugar students ». À l’Université de Regina, 32 étudiants utilisent le site de rencontre dans le but d’être payés pour rencontrer un partenaire.

Selon l’Association étudiante de l’Université de Regina, il s’agit d’une forme de prostitution.

« En tant que société, c’est troublant de voir des jeunes femmes et des jeunes hommes qui pensent que ce genre d’arrangement est un choix qu’ils doivent faire pour ne pas tomber dans une dette pour le reste de leur vie », dénonce le président de l’Association, Jermain McKenzie.

L’Université de Toronto regroupe le plus grand nombre d’étudiants inscrits sur la plateforme avec 683 utilisateurs, suivie de l’Université Ryerson (577 étudiants) et de l’Université Guelph (554 étudiants).

En 2016, l’Université de l’Alberta a obtenu le plus grand nombre de nouvelles inscriptions sur le site de rencontre.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Des sites de rencontre pour adolescents arrivent au Canada


Il y a des jeunes de 11 ans qui peuvent s’inscrire tout comme des adultes. Mais comment se fait-il que les enfants ou pré-adolescents chercheraient sur le net des âmes soeurs. Me semble que c’est une belle porte d’entrée pour les pédophiles et on laisse faire voir ce que cela va donner ????
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Des sites de rencontre pour adolescents arrivent au Canada

 

Le phénomène existe depuis un certain temps en Europe, voilà qu’il arrive en Amérique : les sites de rencontre pour adolescents.

Ces sites proposent à des jeunes, dès 11 ans, de rencontrer l’âme soeur en quelques clics. Ces jeunes s’y affichent sans gêne en public, mettant en ligne renseignements personnels et photos.

Les sites de rencontre pour adolescents ont de bons côtés : ils permettent notamment de briser l’isolement de certains d’entre eux. Et dans leurs statuts et règlements, plusieurs sites indiquent que les mineurs doivent avoir l’accord des parents pour s’y afficher.

Au Centre canadien de protection de l’enfance, on invite à la prudence, indiquant que ces sites peuvent aussi attirer des pédoprédateurs.

« Ce genre de sites-là peuvent facilement servir de repère pour les pédoprédateurs qui veulent des services sexuels des enfants », affirme René Morin, porte-parole du centre.

« Plusieurs études ont déjà démontré que les parents ne sont pas au courant des activités de leurs adolescents sur Internet. On voit qu’il est difficile de faire une surveillance adéquate », ajoute-t-il.

Populaires, les sites de rencontre pour adolescents devraient être là pour rester, mais peut-être pas dans leur forme actuelle.

« Vous savez c’est un peu comme le Far West, il n’y a pas de réglementation. On est dans une période de transition. Peut-être que d’ici cinq ans il y aura des balises. Tout est possible. Il y a quand même des côtés positifs, les jeunes se parlent plus », avance Diane Pacom, professeure titulaire au département de sociologie à l’Université d’Ottawa.

Avec un reportage de Louis-Philippe Ouimet

http://www.radio-canada.ca

Des photos de Rehtaeh Parsons dans une publicité pour un site de rencontre


Je ne comprends pas comment un site de rencontre peut afficher des photos de personnes qui ne sont même pas inscrites à leurs conneries et qu’en plus ils choisissent une photo d’une adolescente qui avait été agressé et intimidé a fini par se suicider
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Des photos de Rehtaeh Parsons dans une publicité pour un site de rencontre

 

Rehtaeh Parsons

Rehtaeh Parsons

Facebook a banni, mardi, un annonceur qui utilisait des photos de Rehtaeh Parsons dans une publicité pour un site de rencontre.

La publicité en question invitait les internautes à « trouver l’amour au Canada » en rencontrant « des femmes et des filles canadiennes ».

Rob Russell, qui travaille à Toronto, a aperçu l’annonce en naviguant sur sa page Facebook.

« Tout de suite, j’ai pensé : « Wow, quelqu’un doit n’avoir aucune idée de la personne à qui appartient cette photo » », a-t-il dit.

La photo de Rehtaeh Parsons dans une publicité pour un site de rencontre sur FacebookLa photo de Rehtaeh Parsons dans une publicité pour un site de rencontre sur Facebook

Rehtaeh Parsons est morte à 17 ans, en avril dernier, après s’être enlevé la vie. Selon le témoignage de ses parents, l’adolescente a préféré la mort à l’intimidation dont elle était victime depuis une agression sexuelle survenue un an plus tôt. Deux jeunes hommes de 18 ans sont d’ailleurs accusés de distribution de pornographie juvénile en lien avec cette affaire.

Le père de la jeune femme, Glen Canning, a appris mardi soir que la photo de sa fille était utilisée par le site de rencontre. Une connaissance lui a envoyé le lien par courriel.

« Je suis littéralement sans mot. C’est dégoûtant. »— Glen Canning, père de Rehtaeh Parsons

Facebook a déclaré que la compagnie responsable de l’annonce, ionechat.com, ne serait plus jamais autorisée à publier de nouvelles annonces sur le réseau social. Un porte-parole s’est excusé du tort que cela a pu causer.

« Il s’agit d’un exemple extrêmement malheureux d’un annonceur qui s’empare d’une photo pour l’utiliser dans une de ses campagnes publicitaires », a écrit le porte-parole  dans une déclaration.

Selon M. Canning, c’était la moindre des choses à faire.

Glen Canning, le père de Rehtaeh ParsonsGlen Canning, le père de Rehtaeh Parsons (archives) Photo :  Jack Julian/CBC

« C’est inconcevable pour un parent de voir une telle chose. Surtout parce que Rehtaeh a été victime d’une agression sexuelle, et ils vont la mettre sur un site de rencontre. Non seulement cela, mais elle est aussi mineure », a expliqué M. Canning en entrevue avec CBC.

Le père de Rehtaeh Parsons affirme qu’il va tenter de trouver de quelle façon la photo de sa fille s’est retrouvée dans cette publicité.

« Dans mon cœur, c’est inexcusable, a-t-il dit. D’aucune façon j’accepterai l’excuse que ça découle d’un quelconque problème technique. »

L’histoire de Rehtaeh Parsons a choqué les Canadiens et a fait le tour du monde. La semaine dernière, la mère de la jeune femme se confiait à la populaire émission de télévision américaineDr. Phil Show.

Le porte-parole de Facebook encourage toute personne à signaler les publicités qu’elle juge inquiétantes.

La compagnie qui chapeaute ionechat.com, be2, est établie au Luxembourg. Elle n’a pas réagi à l’affaire.

http://www.radio-canada.ca

Chine: «À louer: prince charmant, en vue du nouvel an»


C’est triste que la Chine ait tant évoluer point de vue économique et technologie mais pour les rapports humain, ils sont passé a côté complètement.. Tellement que l’affection, l’amour tout se marchande
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Chine: «À louer: prince charmant, en vue du nouvel an»

 

Sur le site d'achat en ligne Taobao, une... (Photo AFP)

Sur le site d’achat en ligne Taobao, une recherche pour louer les services d’un prétendu partenaire pour le nouvel an chinois fait apparaître plus de 300 résultats.

PHOTO AFP

 

CAROL HUANG
Agence France-Presse
PÉKIN

Vendre un baiser, jouer le fiancé d’une inconnue pendant une nuit contre rémunération: les services qui fleurissent sur l’internet chinois à l’approche du nouvel an lunaire ne sont pas vraiment conformes aux traditions confucéennes.

Ils répondent pourtant à l’obligation traditionnelle de faire bonne figure au sein de la famille: respecter les aînés, satisfaire leur désir de marier leur progéniture ou de faire connaissance avec le futur gendre ou la belle-fille à l’occasion de la plus importante fête de l’année, qui tombe en 2013 le 10 février.

Le recours à ces services reflète la pression énorme à laquelle sont soumis les jeunes Chinois – en particulier les femmes – pour répondre aux attentes de leur famille.

«Vous vous sentez vieillir tout en redoutant de vous faire enquiquiner par vos parents? Vous avez besoin d’un petit ami pour affronter votre famille?», lit-on sur une publicité.

«Vos parents ont travaillé si dur pour vous élever, ramener un petit ami à la maison est le meilleur moyen de les payer de retour», affirme une autre société.

Sur le site d’achat en ligne Taobao, une recherche pour louer les services d’un prétendu partenaire pour le nouvel an chinois fait apparaître plus de 300 résultats.

À l’occasion de cette fête qui réunit des familles souvent dispersées, les Chinois vont effectuer cette année 3,1 milliards de voyages en bus longue distance et 225 millions de trajets en train, rapporte l’agence Chine nouvelle.

«Les jeunes veulent rentrer chez eux mais, en même temps, cela leur fait peur», explique Meng Guangyong, un homme âgé de 29 ans, originaire de la province du Guizhou (sud-ouest) mais qui vit à Pékin, où il gère un site de rencontres tout en louant ses propres services de faux fiancé.

«S’ils n’ont pas encore trouvé de partenaire, leurs parents vont les harceler, les envoyer à des rendez-vous avec de potentiels partis ou trouver quelqu’un qui va jouer les entremetteurs», détaille Meng.

«Et, alors même que vous vouliez juste passer un joyeux Nouvel An, au bout du compte, personne dans la famille ne va être heureux».

Mais se prémunir contre les rodomontades parentales une fois par an n’est rien comparé à la difficulté de trouver un vrai conjoint dans la société chinoise actuelle.

L’urbanisation effrénée a accéléré la mobilité géographique, et vivre au milieu d’inconnus tout en travaillant de longues heures est devenu la règle. Les liens sociaux qui existaient jusque-là, notamment dans les campagnes et les petites villes, ont été fragilisés.

Les exigences matérielles vis-à-vis d’un futur conjoint ont progressé au moins au même rythme que la croissance de l’économie, selon Hu Xingdou, professeur d’économie à l’Institut de technologie de Pékin et critique social.

De plus en plus d’hommes sont incapables de fournir la dot espérée par la famille de la bru: une belle situation, une voiture, un logement. Un bien devenu de plus en plus inabordable au cours de la dernière décennie.

La cote des femmes sur le marché matrimonial diminue rapidement avec l’âge. Après 27 ans, elles sont considérées comme des «shengnü» ou «femmes en reste», selon une expression stigmatisante devenue monnaie courante.

Les parents chinois attendent toujours de leurs enfants qu’ils se marient assez tôt pour pouvoir pérenniser la lignée familiale en lui assurant une descendance masculine.

«Ce n’est pas comme en Occident où l’individu est très indépendant, et où la vie amoureuse ne regarde pas les parents», explique M. Hu. «En Chine, le point de vue de la famille est plus important. Il faut rendre heureux ses parents».

Mais au cours des dernières décennies, «le mariage en Chine a vraiment commencé à ressembler à une transaction commerciale», ajoute cet observateur.

Pour autant, trouver un prince charmant, même pour de faux, n’est pas simple. Ni bon marché. Bavarder avec lui coûte 30 yuans de l’heure (5$ environ), dîner avec lui 50 yuans en plus du repas payé par le client. La journée entière est facturée 1000 yuans (150$ environ).

Serrer la main, étreindre l’autre ou lui donner un baiser sont proposés en option par une agence qui demande respectivement 10, 20 et 500 yuans pour ces signes d’affection.

Certains prestataires excluent explicitement d’aller plus loin, quand d’autres laissent la porte ouverte – tout en demandant le droit de consulter le carnet de santé du client.

http://www.lapresse.ca