Le Saviez-Vous ► 5 animaux aux pratiques de toilettage étonnantes


Faire sa toilette est important et nécessaire. Nous ne sommes pas les seuls qui se nettoient, les animaux aussi. Quand on dit animal, on imagine immédiatement le chat, mais il y aussi d’autres animaux dont certains ont des méthodes beaucoup moins conventionnels que nous.
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5 animaux aux pratiques de toilettage étonnantes

 

capuchin monkeys

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Dans le monde animal, la toilette est une activité importante. Eh oui, il n’y a pas que les humains qui ont la notion de propreté ! Cependant, tandis que certains animaux vouent un véritable culte à l’hygiène, d’autres deviennent délibérément sales. Voici quelques-unes des pratiques de toilettage les plus folles du règne animal !

1. L’abeille

Malgré leur petite taille, les abeilles aussi ont une routine de toilettage. En effet, les abeilles butineuses, dont la mission est de récolter le nectar des fleurs, se couvrent, sans le vouloir, de pollen. Pour s’en débarrasser, elles utilisent donc tous leurs membres pour se nettoyer.

Mais ce qui est incroyable, c’est qu’elles effectuent leur toilette uniquement lorsqu’elles sont en vol ! Cela demande une adresse et une dextérité particulièrement impressionnantes…

abeille

Crédits : Skitterphoto/Pixabay

2. Le singe capucin

Certains animaux, comme les singes capucins, se salissent volontairement pour se protéger. Ainsi, ils n’hésitent pas à se frotter le corps avec des aliments à l’odeur particulièrement forte, comme des citrons verts ou des oignons, pour éloigner les parasites.

Cela permet également de mettre en évidence les zones de la peau difficiles à atteindre, indiquant ainsi aux autres singes les endroits où ils doivent concentrer leurs efforts. En effet, les singes capucins se toilettent entre eux, la toilette étant une activité extrêmement importante dans le groupe.

singe capucin

Crédits : Myagi/Pixabay

3. Le chat

La langue du chat a la particularité d’être râpeuse, ce qui est un véritable atout pour ce maniaque de la propreté. En effet, grâce aux petites épines rigides qui la composent, la langue de nos amis félins leur permet de nettoyer leur pelage en profondeur, de retirer les poils morts mais aussi de rafraîchir leur corps plus rapidement.

Ainsi, la toilette est une activité absolument essentielle pour le chat, et notamment pour sa survie. Pour cette raison, il passe un tiers de sa vie à se laver !

chat lèche toilette

Crédits : iStock

4. Le chien

Afin d’éliminer les saletés ou l’excès d’eau de son pelage, le chien a la capacité de se secouer. Son anatomie lui permet de recourir à ce réflexe pour rester propre. En effet, comme sa peau est lâche, elle peut bouger plus vite que son corps, ce qui permet une telle accélération. Cette pratique permet au chien de se débarrasser de 70 % de l’eau contenue dans sa fourrure en à peine quelques secondes.

Et, contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette pratique de toilettage n’est vraiment pas courante. En effet, il est l’un des seuls animaux à pouvoir le faire !

chien mouillé secoue

Crédits : iStock

5. La chrysope verte

La chrysope verte, aussi appelée demoiselle aux yeux d’or, est un insecte qui se nourrit de miellat et de pollen. Mais ses larves sont réputées pour s’attaquer aux pucerons. En effet, une larve de chrysope peut, au cours de son développement, se nourrir de pas moins de 500 pucerons !

Afin de pouvoir se régaler de pucerons à leur guise, les larves de chrysopes ont développé une technique de toilettage surprenante. En effet, elles recouvrent leur corps de carcasses de pucerons ainsi que d’autres matières organiques, comme le lichen, afin de pouvoir évoluer au milieu des fourmis sans être repérées.

Comme on le sait, les fourmis et les pucerons ont conclu un pacte depuis des millénaires : les pucerons fournissent du miellat aux fourmis afin de les nourrir et les fourmis défendent les pucerons contre les prédateurs. Les fourmis sont ainsi les seuls animaux, hormis l’être humain, à avoir des animaux de compagnie ! Ainsi, en infiltrant les colonies de fourmis, les larves de chrysopes sont assurées d’y trouver des pucerons…

larve chrysope verte

Crédits : Eric Steinert/Wikipédia

Source

https://animalaxy.fr//

Le Saviez-Vous ►L’anti-moustique naturel des singes capucins


Qui aurait cru que l’anti-moustique utilisé par les singes capucins est plus toxique que les produits chimiques que nous utilisons
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 L’anti-moustique naturel des singes capucins

 

Dans la forêt tropicale du Venezuela, les singes capucins savent se protéger des piqûres de moustiques, tout comme les hommes. Si le principe est le même la forme est très différente, puisque le produit anti-moustique des singes est un mille-pattes, l’Orthoporus dorsovittatus, que les capucins débusquent dans les troncs investis par les termites.

(…)  Les capucins enduisent leur fourrure avec les sécrétions du mille-pattes, un produit chimique puissant, la benzoquinone, qui repousse les moustiques. Les chercheurs ont constaté que le recours aux mille-pattes correspondaient aux périodes où il y a avait le plus de moustiques.

Les sécrétions de ce mille-pattes contiennent deux composants de la famille des benzoquinones, connus pour leurs propriétés anti-moustiques. Ces composés sont de loin beaucoup plus toxiques que les produits les plus forts utilisés par les hommes.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Les singes alcooliques, symboles du trafic d’animaux au Chili


Un centre de réhabilitation pour singe qui souffre de dépendance de l’alcool, tabac, cleptomanies, animales de laboratoire, etc. Imaginez que des idiots avaient soûlé leur animal juste par ce qu’il est plus rigolo quand il est ivre. Un comportement vraiment irresponsable
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Les singes alcooliques, symboles du trafic d’animaux au Chili

Le centre de désintoxication pour primates de Peñaflor a... (PHOTO MARTIN BERNETTI, AFP)

Le centre de désintoxication pour primates de Peñaflor a été créé par Elba Muñoz, une amoureuse des animaux qui consacre désormais, avec sa famille, sa vie à cette passion.

PHOTO MARTIN BERNETTI, AFP

Près de Santiago au Chili, un centre un peu particulier, aux airs de forêt tropicale, héberge Nicolas, un petit singe capucin qui a réussi à surmonter sa dépendance à l’alcool et a pu finalement retrouver une vie de primate.

Nicolas appartenait à des commerçants de la capitale chilienne. Il est arrivé dans le centre de désintoxication pour primates de Peñaflor, dans la banlieue de Santiago, privé de ses crocs et dépendant à l’alcool et au tabac.

«Les anciens propriétaires lui donnaient de l’alcool parce qu’ils aimaient sa réaction. Il devenait plus agressif et cela les faisait rire», raconte Nicole Rivera Helbig, la vétérinaire responsable du centre, en caressant le petit singe qui semble perturbé par la présence de la caméra de l’AFP.

Après avoir été secouru par la police, Nicolas a reçu un traitement similaire à ceux que les humains reçoivent pour traiter les dépendances. Il est passé par toutes les étapes de la désintoxication, et pour supporter l’abstinence, il reçoit un traitement d’antidépresseurs.

S’il a maintenant bien récupéré, son cas est loin d’être isolé.

L’alcool, «la cigarette et la drogue sont couramment donnés aux singes, parce qu’ils perçoivent cela comme un jeu», explique la vétérinaire.

Dans le centre, il y a également un singe qui a été dressé pour voler discrètement des bijoux, ainsi qu’une femelle âgée qui a subi de nombreux traitements hormonaux dans un laboratoire.

C’est dans une dense végétation, qui tente de recréer l’habitat naturel des 150 individus recueillis, que tous ces animaux qui portent sur leurs corps les marques de harnais, des mutilations et autres signes d’un passé douloureux, tentent de se reconstruire.

Cet établissement un peu particulier a été créé par Elba Muñoz, une amoureuse des animaux qui consacre désormais, avec sa famille, sa vie à cette passion.

«Ici, les singes apprennent qu’ils sont des singes. Lorsqu’ils sont dans une maison, ce ne sont pas des singes : ils ne peuvent pas développer les comportements propres à leur espèce – ils ne sont donc pas des primates ni des enfants non plus… en fait ils ne sont rien», explique Mme Muñoz à l’AFP.

Nouvelle mode: les reptiles

Elle raconte avec fierté comment son centre a ouvert en 1994.

C’est après avoir adopté un singe comme animal de compagnie qu’elle a ouvert les yeux et s’est rendu compte de la souffrance de ces animaux exotiques lorsqu’ils vivent en captivité.

Désormais, un concert de hurlements et de sauts de joie accueille chaque matin l’équipe de soigneurs venue distribuer fruits et légumes aux singes, répartis dans une dizaine de box.

Pendant des années au Chili, posséder un singe était perçu comme un signe de richesse. Cette mode semble aujourd’hui passée, mais le trafic d’espèces exotiques continue d’être l’un des plus lucratifs au monde.

Le commerce des singes «est en perte de vitesse, mais il existe toujours», on recense des cas de «possession de primate de manière sporadique: un, deux, au maximum trois par an», explique Carlos Muñoz, sous-commissaire à la Brigade d’enquête des délits contre l’environnement.

La loi chilienne prévoit jusqu’à 60 jours de prison et de fortes amendes pour les personnes reconnues coupables de trafic, avec des peines plus importantes en cas de récidive, mais cela ne semble pas suffisant pour endiguer l’entrée d’animaux exotiques en provenance d’Argentine, du Brésil, du Pérou ou de la Bolivie.

Et si au début des années 90 les primates étaient à la mode, aujourd’hui c’est une autre catégorie d’animaux que des milliers de Chiliens adoptent :

«depuis cinq ans, les reptiles sont les plus touchés par le trafic. Le marché des reptiles au Chili est énorme», déplore M. Muñoz.

Iguanes, lézards et boas constrictors… les Chiliens ont échangé la classique photo avec chien et chat pour des égoportraits avec l’une de ces espèces. Et avant les reptiles, les oiseaux colorés comme les toucans ou les aras ont eux aussi été, un temps, les rois du marché noir.

Mais ces animaux «transmettent des maladies qui peuvent être graves pour l’homme», prévient Carlos Muñoz : «Les primates par exemple peuvent être porteurs de la rage ou de la tuberculose. Les reptiles, eux, peuvent transmettre des maladies comme la salmonellose».

http://www.lapresse.ca/