L’homme de Néandertal savait allumer le feu, selon une étude


Cela ne fait pas l’unanimité chez les chercheurs, mais d’après plusieurs observations et d’expériences, il est probable que l’homme de Néandertal était capable de faire du feu avec une pierre de silex et des pierre de pyrite, il y a 50 000 ans. Avoir la technique du feu est une aide précieuses pour survivre.
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L’homme de Néandertal savait allumer le feu, selon une étude

 

Représentation d'un homme de Néandertal, lors d'une exposition... (STEPHANE DE SAKUTIN, AFP)

Représentation d’un homme de Néandertal, lors d’une exposition au Musée de l’Homme à Paris.

STEPHANE DE SAKUTIN, AFP

 

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
Paris

L’homme de Néandertal savait faire du feu en percutant des pierres, assurent jeudi des chercheurs qui ont analysé plusieurs outils provenant de sites en France datant de 50 000 ans.

On savait déjà que ce cousin de l’homme se servait du feu. Mais on ignorait si c’était seulement grâce à des braises naturelles recueillies après des incendies provoqués par la foudre ou des éruptions volcaniques ou bien si, comme l’homme moderne, il connaissait les techniques pour le produire lui-même.

« Nous apportons la première preuve directe matérielle d’une production de feu régulière et systématique par les Néandertaliens », écrivent les scientifiques dans une étude publiée dans Scientific Reports.

« Nous avons trouvé les briquets qui ont servi à l’homme de Néandertal à faire le feu », explique à l’AFP Marie Soressi, professeur de préhistoire à l’université de Leiden (Pays-Bas) et coauteure de l’étude.

Les chercheurs ont identifié des dizaines de silex taillés sur les deux faces (bifaces) porteurs de traces qui semblent indiquer qu’ils pourraient avoir été utilisés pour percuter un minerai ferreux comme de la pyrite ou de la marcassite.

L’une des techniques pour démarrer un feu consiste à percuter un silex contre de la pyrite. Il se produit alors des étincelles très énergétiques. Si on les fait tomber sur des touffes d’herbes ou des feuilles sèches et que l’on souffle un peu, le feu démarre.

Marie Soressi, qui participe à des chantiers de fouilles préhistoriques en France, connaissait ces bifaces « depuis longtemps », mais elle ne s’expliquait pas la raison de certaines « traces intrigantes » sur ces outils du Paléolithique moyen.

Andrew Sorensen de l’université de Leiden, premier auteur de l’étude, a étudié très attentivement les traces sur ces bifaces qui servaient sans doute aussi à d’autres tâches (découpe de la viande, etc.).

« Le débat va continuer »

À l’oeil nu, on voit des « traces de percussion en forme de C, qui permettent de déduire l’angle et la direction avec lesquels le biface a frappé la pyrite », indique à l’AFP Andrew Sorensen.

Au microscope, les chercheurs ont également découvert des stries et un poli d’usure bien spécifique.

L’équipe a aussi mené plusieurs expériences sur des répliques de bifaces, en les soumettant à diverses tâches (par exemple écraser de l’ocre pour faire du pigment). C’est lorsque le silex frappait la pyrite que les traces étaient les plus ressemblantes à celles trouvées sur les bifaces néandertaliens.

Le fait d’avoir trouvé des dizaines de bifaces portant ces traces montre qu’il s’agissait bien d’« une technologie répandue chez les Néandertaliens dans cette région il y a environ 50 000 ans », considère Andrew Sorensen.

Il ajoute qu’il ne serait « pas surpris » qu’à l’avenir on découvre des bifaces plus anciens, ayant servi eux aussi à faire du feu.

Le chercheur convient toutefois que son analyse des traces « reste une interprétation ». « Je suis sûr que le débat » autour de la capacité de Néandertal à produire son feu « va continuer ».

Pour les Néandertaliens, être capables de produire son feu devait changer bien des choses. S’ils étaient dépendants du feu naturel, ils devaient constamment faire attention à le nourrir et à le transporter avec eux de campement en campement, en veillant à ce qu’il ne s’éteigne pas.

En revanche, s’ils savaient produire du feu, ils pouvaient l’allumer à leur guise, souligne Andrew Sorensen.

« Cela devait leur permettre de gagner beaucoup de temps et d’énergie ! ».

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Préhistoire: la théorie sur l’évolution des outils de pierre en question


La découverte d’outils datant de la préhistoire vient d’écrire un nouveau chapitre. Alors que les archéologues croyaient que ces outils avaient pour origine l’Afrique puis, propager dans d’autre partie du monde, il semble que la réalité ne soit pas tout à fait exacte
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Préhistoire: la théorie sur l’évolution des outils de pierre en question

 

La technique plus primitive du biface consistait à... (Photo archives AP)

La technique plus primitive du biface consistait à tailler des pierres plus grosses pour les rendre tranchantes et à produire des outils plus gros comme des haches.

Photo archives AP

Agence France-Presse
WASHINGTON

La technique de taille des armes de chasse à l’âge de pierre a été mise au point dans différentes régions de la planète, alors que jusqu’à présent la plupart des archéologues considéraient qu’elle s’était propagée à partir de l’Afrique, selon une étude publiée jeudi.

«Grâce à la datation précise de ce site en Arménie, nous avons la première preuve solide que les développements importants de l’innovation humaine se sont produits de manière indépendante au sein de différents groupes de populations dans le monde», a expliqué le professeur Simon Blockley, l’un des auteurs de cette recherche publiée dans la revue américaine Science.

Ces travaux, réalisés avec Alison MacLeod du département de géographie de la Royal Holloway à l’Université de Londres, ont été menés grâce aux découvertes sur le site de Nor Geghi en Arménie.

«La découverte de milliers de vestiges préservés dans ce site unique fournit un nouvel éclairage important sur la manière dont les outils de l’âge de pierre se sont développés durant une période de profonds changements biologiques et de comportement des humains», a relevé le professeur Blockley.

Cette recherche remet en question l’origine de la technique dite Levallois, selon laquelle les éclats et lames de pierres étaient utilisés pour faire des armes de chasse.

La plupart des experts considéraient, jusqu’à présent, que cette technique avait été inventée sur le continent africain puis s’était propagée à travers le monde, notamment en Eurasie, à la faveur des migrations des populations humaines.

Mais les vestiges mis au jour en Arménie montrent que ces types d’outil s’y trouvaient déjà il y a 325 000 à 335 000 ans.

Ce qui laisse penser que les populations locales ont développé la technique Levallois du travail des silex à partir d’une méthode plus simple, dite biface, consistant à tailler une pierre sur deux côtés pour obtenir un tranchant.

«Les groupes qui vivaient sur ce site il y a 325 000 ans étaient beaucoup plus innovateurs qu’on ne le pensait auparavant, associant des techniques différentes pour fabriquer des outils extrêmement importants pour ces humains qui vivaient de la chasse et de la cueillette», a expliqué M. Blockley.

Reste que la technique Levallois était beaucoup plus innovante dans la manière de fabriquer des outils de pierre, selon les archéologues. Les éclats résultant de ce processus n’étaient pas considérés comme des déchets mais produits pour avoir certaines formes et tailles permettant d’en faire des outils ou des armes de petite taille faciles à porter.

La technique plus primitive du biface consistait à tailler des pierres plus grosses pour les rendre tranchantes et à produire des outils plus gros comme des haches.

Le Paléolithique débute avec l’apparition de la première espèce du genre Homo, l’Homo habilis, il y a environ trois millions d’années pour se terminer voilà 12 000 ans avec la fin du Pléistocène et l’essor de la civilisation. Notre espèce, l’homo sapiens, est apparu il y a 200 000 ans.

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L’invention des pointes en silex a bouleversé le mode de vie des hommes préhistoriques


L’avenu du silex pour les hommes de la préhistoire était sûrement aussi importante que l’invention de la roue. En plus d’être efficace pour la chasse, il assurait une meilleure alimentation donc a vivre plus longtemps
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L’invention des pointes en silex a bouleversé le mode de vie des hommes préhistoriques

 

copyright Jayne Wilkins

On a longtemps pensé que si les premiers hommes avaient décidé il y a 500.000 ans d’assembler un silex à une pointe en bois pour en faire des lances, c’était simplement parce que cette arme permettait de tuer plus efficacement qu’une simple pointe en bois. Une chercheuse de l’université d’Arizona, Jayne Wilkins, et son équipe ont alors décidé de le vérifier, en comparant l’efficacité des deux concepts sur du gel balistique dont la densité est proche des tissus musculaires humains et animaux. 

«Ils ont alors mesuré la profondeur de la pénétration, la taille et la forme de des blessures dans le gel», raconte un blog du Scientific American.

La profondeur de pénétration s’est avérée la même, mais la blessure de la pointe en silex est environ 25% plus large, elle a donc plus de chances de toucher les organes et donc d’améliorer la chasse.

Or, cette technologie aurait en réalité eu d’autres effets. Elle a d’une part été un moyen pour les hommes préhistoriques de manger de la viande plus régulièrement, ce qui leur aurait permis d’augmenter leur espérance de vie.

D’autre part, cette efficacité technologique aurait également précipité la coopération entre les membres d’une même communauté, mais aussi avec d’autres groupes. Dans un rapport, Jayne Wilkins explique:

«Des individus avec des armes extrasomatiques sont plus susceptibles de coopérer les uns avec les autres que sans elles, en partie parce qu’elles augmentent le risque de mortalité quand les individus décident de s’opposer.»

Fanny Arlandis

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Un silex taillé de 1,4 million d’années découvert en Espagne


Une petite pierre de silex taillée qui ouvre une page de l’histoire humaine. Grâce a cet outil, les archéologues peuvent estimer la présence humaine en Europe Occidentale qui remonte a plus d’un million d’années.. Le monde a bien changé depuis…
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Un silex taillé de 1,4 million d’années découvert en Espagne

 

Un couteau de silex Photo :  AFP/JORDI MESTRE

Un morceau de silex taillé datant de 1,4 million d’années a été mis au jour par des archéologues espagnols qui fouillent actuellement le site préhistorique d’Atapuerca, situé dans le nord du pays.

Selon Eduald Carbonell et ses collègues, cette petite lame taillée de 3 cm est la plus vieille trace d’une présence humaine découverte sur ce site.

Elle se trouvait précisément dans le gouffre de l’Éléphant, environ 2 mètres sous le niveau où avait été trouvée, en 2005, une mâchoire humaine datant de 1,2 million d’années. Cette mandibule avait alors été qualifiée de vestige du « plus ancien Européen ».

« Nous pensons qu’avec cette découverte nous nous approchons de la limite admise comme étant celle de la première occupation humaine en Europe occidentale, qui remonte à 1,5 million d’années. » — Archéologues

Les gisements de la Sierra d’Atapuerca sont d’une richesse exceptionnelle sur le plan archéologique. Le site, près de la ville de Burgos, est classé depuis 2000 au Patrimoine mondial de l’UNESCO.

Les archéologues pensent que des humains sont présents en Europe depuis environ 1,5 million d’années, mais aucun outil ni reste humain remontant aussi loin n’a jamais été découvert.

Une mandibule d'Homo Antecessor

Une mandibule d’Homo Antecessor retrouvée en 2005 Photo :  AFP/Jordi Mestre

Durant la dernière campagne de fouilles, les chercheurs ont découvert de nombreux outils en pierre datant d’il y a environ un million d’années. Cela confirme, selon eux, la continuité du peuplement humain en Europe depuis ses origines jusqu’à l’apparition de l’Homo Antecessor il y a environ 850 000 ans.

« Bien qu’il s’agisse d’outils très archaïques, ceux-ci reflètent déjà des activités complexes, comme le fait de récupérer les animaux tombés dans les grottes, qui fonctionnaient alors comme des pièges. »— Archéologues

La campagne de fouilles 2012 a également permis de découvrir des restes de celui qui était alors le « roi des grottes d’Atapuerca » il y a un million d’années, l’Ursus dolinensis, un ours de grande taille ancêtre direct des ours des cavernes et très proche de l’ancêtre commun des ours bruns actuels.

Divers restes de cette espèce ont été retrouvés sur le site, de même que ceux d’autres animaux comme des rhinocéros, des cervidés géants, des daims, des bisons et des ânes sylvestres.

Une pièce bien particulière a également été retirée durant l’été : une omoplate fossilisée appartenant à un enfant de quatre à six ans datant d’il y a 800 000 ans.

Ce fossile a été mis au jour en 2005 et était prisonnier d’un bloc d’argile calcifiée. Il a fallu sept ans de travail pour le dégager de son enveloppe. L’ossement, une fois analysé, pourrait trouver sa place au Musée de l’évolution humaine de Burgos, où sont exposés les vestiges les plus remarquables mis au jour dans les gisements d’Atapuerca.

http://www.radio-canada.ca

Le Saviez-vous ►Faire du feu… à l’âge de pierre


Il semble que si vous n’avez ni allumettes, ni briquet pour faire un feu, prendre que des pierres de silex seraient impossible de faire un feu. Par contre, une pierre de silex qui avec une autre pierre qui contient du  sulfure de fer ou même avec une espèce de champignons qui pousse sur les arbres cela sera possible
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Faire du feu… à l’âge de pierre

Les hommes préhistoriques faisaient-ils du feu en frappant deux silex ?

Par bjpascal

Vous l’avez déjà entendu dire :

« les hommes préhistoriques faisaient du feu avec des silex ».

De plus il y a de fortes chances que vous ayez expérimenté : frapper deux silex l’un contre l’autre crée bel et bien des étincelles.

pierre de silex

Or avec des silex on ne peut pas allumer un feu !
Les étincelles produites par ceux-ci sont trop froides pour pouvoir allumer quoi que ce soit.

Pyrite

Pour allumer un foyer sans briquet et allumette mais à l’aide de pierres, on peut utiliser un silex mais il faudra le frapper contre une autre pierre contenant du sulfure de fer ; comme la pyrite (dont le nom provient du grec pyros : « feu ») ou la marcassite. En effet, ces deux pierres produisent des étincelles chaudes qui s’éjectent de la pierre et peuvent donc allumer un autre combustible.

Marcassite

Pour pouvoir arriver à allumer un vrai feu avec une si petite étincelle, on utilise de l’amadou. C’est un champignon qui pousse sur les arbres et qui a une facilité à se consumer très étonnante. J’ai fait le test avec un loupe toute simple, deux secondes d’énergie lumineuse fournie par le soleil et concentrée par la loupe suffit à créer de petites braises qui vont vite grossir. En soufflant il devient aisé d’obtenir des braises assez grosses pour allumer de toutes petites brindilles et donc par la suite un feu.

 

Amadou


Pour obtenir du feu avec l’amadou et une simple étincelle provenant d’une des deux pierres citées ci-dessus, il faut râper le champignon ; une fois qu’il se consume il suffit de rajouter de l’herbe sèche et du bois de plus en plus gros jusqu’à obtenir un vrai feu.

http://omnilogie.fr/