Trump va déclarer l’état d’urgence pour construire son mur


Donald Trump ne démord pas pour son mur à la frontière mexicaine. Il va décréter l’urgence nationale pour financer son mur frontalier. Cette décision va sûrement finir par une action en justice pour cette voie qu’il veut prendre.
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Trump va déclarer l’état d’urgence pour construire son mur

 

Donald Trump lors d'une rencontre à la Maison-Blanche le 12 février 2019.

Le président américain Donald Trump serait prêt à déclarer l’état d’urgence pour financer la construction d’un mur à la frontière mexicaine. Photo: Getty Images / Chip Somodevilla

 

Après un bras de fer éprouvant avec les démocrates, qui s’est soldé par une paralysie historique du gouvernement, le président américain joue son va-tout : il utilisera une procédure d’urgence exceptionnelle pour contourner le Congrès et pouvoir ainsi financer son mur à la frontière avec le Mexique.

L’information, communiquée d’abord par le chef de la majorité républicaine du Sénat Mitch McConnell, a été vite confirmée par la Maison-Blanche. Cette dernière a annoncé que Donald Trump va déclarer l’ « urgence nationale » afin d’obtenir le financement nécessaire pour l’érection d’un mur à frontière avec le Mexique.

« Une nouvelle fois, le président tient sa promesse de construire le mur, de protéger la frontière et d’assurer la sécurité de notre grand pays », s’est félicitée la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders.

Le président signera la loi sur le financement du gouvernement fédéral et, comme il l’a déjà dit, agira aussi par décrets – avec en particulier l’urgence nationale – afin de mettre fin à la crise de sécurité nationale et humanitaire à la frontière. Sarah Sanders, porte-parole de la Maison-Blanche

Mitch McConnell avait rapporté plus tôt que le président est « prêt à signer » le compromis budgétaire obtenu entre parlementaires démocrates et républicains afin d’éviter une nouvelle paralysie budgétaire.

« Je viens d’avoir l’occasion de parler avec le président Trump et il a indiqué qu’il était prêt à promulguer cette loi. Il diffusera en même temps une déclaration d’urgence nationale », a-t-il précisé.

Le Congrès est appelé à se prononcer jeudi avant minuit sur un projet de loi destiné à éviter un autre gel des activités de l’administration fédérale, avant que le président l’entérine à son tour d’ici vendredi. Le Sénat vient d’ailleurs d’approuver ce texte, qui est le fruit du compromis auquel sont parvenus les démocrates et les républicains après de laborieuses tractations. Il prévoit notamment une somme de 1,3 milliard de dollars américains pour le financement d’une barrière à la frontière avec le Mexique, soit le quart des 5,7 milliards réclamés par Trump.

Déçu par cette maigre concession du Congrès, le locataire de la Maison-Blanche n’a pas déterré pour autant la hache de guerre.

« Je ne veux pas avoir un shutdown, ce serait terrible », a-t-il déclaré, visiblement échaudé par le bras de fer historique qui avait précipité quelque 800 000 fonctionnaires dans la tourmente pendant 35 jours, jusqu’à fin janvier.

Tout en tenant mordicus à la construction de son mur, promesse phare de sa campagne électorale, Donald Trump a laissé entendre qu’il voulait jouer d’autres cartes que celle de la paralysie du gouvernement.

Il a finalement pris l’avenue la plus risquée, celle de recourir à l’état d’urgence pour couper l’herbe sous le pied du Congrès. Le président a été déjà mis en garde par ses détracteurs – parmi lesquels on compte aussi des républicains – qu’une telle option pourrait mener à une rude bataille politico-judiciaire.

L’urgence nationale, c’est quoi?

En vertu du National Emergencies Act, une loi votée en 1976, le président des États-Unis peut invoquer une « urgence » nationale, une situation qui lui confère des pouvoirs extraordinaires, dont celui de contourner le Congrès.

Plusieurs prédécesseurs de Trump ont fait usage de ces dispositions, dont George W. Bush qui avait décrété l’urgence nationale après les attentats du 11 septembre 2001. Pour sa part, Barack Obama y a recouru lors de l’épidémie de grippe H1N1.

Les démocrates sur le pied de guerre

La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a immédiatement réagi à cette annonce. Elle a fait savoir qu’une action en justice pourrait être intentée pour contester le recours à l’urgence nationale.

La leader démocrate a indiqué que si Donald Trump agissait de la sorte, il créerait un précédent inquiétant, y compris pour les républicains.

« Nous serons prêts à réagir de manière appropriée », a-t-elle affirmé, précisant que ce qui se passe à la frontière avec le Mexique ne constitue pas une urgence, contrairement à ce que prétend le président Trump. En revanche, les violences par armes à feu aux États-Unis pourraient aussi être considérées comme une urgence nationale, a-t-elle souligné.

Dans un langage plus incisif, Chuck Schumer, le chef de la minorité démocrate au Sénat, a dit que déclarer l’urgence nationale pour la construction du mur serait un « acte illégal » et un « mépris total » pour l’État de droit et le Congrès.

Il a ajouté que le Congrès prendra toutes les mesures pour empêcher Trump d’y parvenir.

Déclarer l’urgence nationale serait un acte illégal, un abus flagrant de pouvoir de la part de la présidence. Chuck Schumer, leader démocrate du Sénat

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Contestée il y a peu, Nancy Pelosi triomphe face à Donald Trump


Nancy Pelosi et son équipe (ainsi qu’une majorité des Américains) ont tenu tête à Donald Trump, sans être insidieuse que son vis-à-vis. Même si l’arrêt du shudown pourrait être de quelques semaines, elle a quand même gagné une manche importante face au Président.
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Contestée il y a peu, Nancy Pelosi triomphe face à Donald Trump

 

La présidente démocrate de la Chambre des représentants,... (Photo Andrew Harnik, AP)

La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi

PHOTO ANDREW HARNIK, AP

 

THOMAS URBAIN
Agence France-Presse
New York

Reconnue à gauche et à droite comme la grande gagnante du bras de fer sur le shutdown aux États-Unis, la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, s’est affirmée comme chef de file d’un parti où elle était contestée il y a encore peu.

Les propos étaient mesurés, savamment pesés, lorsque Nancy Pelosi s’est exprimée vendredi, après Donald Trump, qui avait accepté de sortir de l’impasse budgétaire dans lequel se trouvait le pays depuis 35 jours, sans obtenir de financement pour son fameux « mur ».

Pressée par des journalistes à qualifier cet incontestable succès politique, la septuagénaire a évité tous les pièges du triomphalisme et a refusé de critiquer ouvertement le président des États-Unis.

Mais, pour tout ce que Washington compte d’analystes, ou presque, il y a bien un vainqueur à la crise du shutdown.

« Je suis un vigoureux supporteur du président, mais il faut appeler un chat un chat », a commenté le présentateur conservateur Lou Dobbs sur la chaîne Fox Business Network. « C’est une victoire pour Nancy Pelosi ».

L’ancien promoteur immobilier peut encore compter sur un dernier carré de partisans, à l’instar du présentateur vedette de la chaîne Fox News, Sean Hannity, pour qui « tous ceux qui pensent que le président a cédé ne connaissent pas le Donald Trump que je connais. Il a toutes les cartes en mains aujourd’hui. »

Mais beaucoup ont, pour la première fois depuis la prise de fonction de Donald Trump, un discours ouvertement critique face à ce qui s’apparente à une retraite

La présidente de la Chambre des représentants a même affirmé son avantage quelques heures après la sortie de l’impasse budgétaire en refusant que Donald Trump tienne son discours annuel sur l’état de l’Union mardi.

Initialement prévue le 29 janvier, l’allocution avait été repoussée sine die par Nancy Pelosi du fait du shutdown, et la native de Baltimore n’a pas voulu revenir sur ce report.

Trump a-t-il aidé Pelosi  ?

Depuis un quart de siècle que les shutdowns sont devenus récurrents, c’est systématiquement l’opinion et sa perception qui ont dicté qui sortirait vainqueur de la confrontation entre démocrates et républicains.

Avant l’impasse budgétaire, les sondages indiquaient qu’une nette majorité d’Américains était opposée au fameux « mur » de Donald Trump à la frontière avec le Mexique et une majorité également à un shutdown.

Et, dès la publication des premiers baromètres après la fermeture d’une partie des services de l’État, il est apparu clair que cette même opinion considérait, encore plus majoritairement, Donald Trump comme responsable de la crise.

Forte de ce soutien public, Nancy Pelosi a refusé les quelques approches de Donald Trump, notamment lorsque le président a proposé d’inclure dans la discussion la régularisation d’immigrés sous statut précaire.

« C’est Pelosi […] qui devrait être morte politiquement. Mais, au lieu de ça, […] c’est Trump qui a l’air d’avoir perdu sa magie », a écrit Jen Kerns, éditorialiste pour le site conservateur The Daily Caller.

La vétérante démocrate de 78 ans, issue de la plus grande famille de politiques de Baltimore, est aussi parvenue, avec l’appui de son collègue-chef de file démocrate au Sénat, Chuck Schumer, à éviter, le temps du shutdown, les dissensions au sein de son parti.

Le pari était loin d’être gagné, quelque semaines seulement après une fronde anti-Pelosi menée par la jeune garde progressiste, qui estimait qu’elle n’incarnait pas les forces de changement à l’oeuvre au sein du parti démocrate.

L’administration Trump a pourtant tenté d’entamer la cohésion démocrate en invitant à déjeuner des élus considérés comme plus modérés, qui ont tous décliné la proposition.

« Notre diversité est notre force, mais notre unité est notre pouvoir, et c’est peut-être ce que le président a sous-estimé », a estimé vendredi Nancy Pelosi.

« Tout ce qui s’est passé [durant le shutdown], c’est que [Donald Trump] a solidifié la position de Nancy Pelosi comme présidente de la Chambre des représentants », a estimé Chuck Todd, journaliste de NBC et présentateur de l’émission politique dominicale Meet the Press.

« Il a aidé Nancy Pelosi à faire ce qu’elle n’avait jamais réussi à faire, c’est-à-dire s’imposer comme la chef du parti démocrate. »

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Trump est persuadé que les créanciers vont accommoder les fonctionnaires incapables de payer


Être un fonctionnaire américain aux prises avec le shudown, je serais outrée que multi-millionnaire me parle de faire un emprunt pour couvrir la perte d’argent depuis le début de l’année et qu’un président d’un pays pense que les créanciers seront compréhensifs. Ne pas comprendre que des fonctionnaires ont du avoir recours aux banques alimentaires, c’est un manque total de connaissance de la vie des gens en général.
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Trump est persuadé que les créanciers vont accommoder les fonctionnaires incapables de payer

 

 

ASSOCIATED PRESS/JACQUELYN MARTIN

Par Nick Visser, HuffPost US

Le président américain ne semble pas s’émouvoir du sort des travailleurs pris en étau par le «shutdown

Le président des États-Unis ne semble pas s’émouvoir des nombreux cas de fonctionnaires fédéraux qui doivent visiter des banques alimentaires pour pouvoir se nourrir ou qui sont incapables de payer leur hypothèque pendant le «shutdown». Selon Donald Trump, les épiceries et les créanciers vont «s’arranger» avec eux durant ces temps difficiles.

Il a fait ces commentaires peu avant l’annonce d’une réouverture temporaire des institutions gouvernementales. Quelques heures auparavant, le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, a affirmé qu’il ne comprenait pas pourquoi plusieurs des 800 000 fonctionnaires fédéraux avaient recours aux banques alimentaires, alors qu’ils n’ont pas été payés depuis le début de l’année en raison du «shutdown», une situation qui perdure pour un deuxième mois.

«Les gens les connaissent, dans leur quartier, quand ils vont faire des courses à l’épicerie ou ailleurs», a affirmé le président, questionné sur les commentaires de son collègue Wilbur Ross.

«Je crois que ce que Wilbur essayait de dire, c’est qu’ils vont s’arranger ensemble», a-t-il ajouté.

Vidéo intégrée

Donald Trump, qui a précisé ne pas avoir entendu ce que son collègue a dit, a admis que ce dernier «aurait pu le dire différemment». Mais le président s’est tout de même porté à la défense de son secrétaire au Commerce, ajoutant que les banques travaillaient conjointement avec ceux qui traversaient une situation économique difficile à cause du «shutdown»: «c’est ce qui arrive dans des temps comme ceux-ci».

«Si vous avez une hypothèque, les créanciers, ceux qui encaissent les intérêts et toutes ces choses-là, ils s’arrangent avec vous», a indiqué le président.

Wilbur Ross s’est attiré des foudres de toutes parts, jeudi, après ses remarques au réseau de télévision américain CNBC. Selon lui, les médias ne prenaient pas en considération que les fonctionnaires «allaient éventuellement être payés». Il a affirmé qu’il ne comprenait pas pourquoi certaines personnes avaient recours aux banques alimentaires. Il a aussi ajouté que ces fonctionnaires fédéraux ne représentaient qu’une fraction du rendement financier de la nation.

«Mettons cela en perspective: on parle de 800 000 travailleurs. Et même si je compatis avec ceux qui vivent des difficultés, 800 000 travailleurs qui ne recevront jamais leur salaire – ce qui n’est pas le cas, ils seront éventuellement payés -, on parle du tiers d’un pourcent de notre PIB. Ce n’est quand même pas immense, si on remet ça dans son ensemble.»

Wilbur Ross, qui a aussi suggéré que les travailleurs empruntent pour couvrir leurs dépenses, aurait une fortune d’environ 700 millions $.

Ces commentaires du président et de son secrétaire au Commerce tranchent dramatiquement avec les multiples témoignages de fonctionnaires qui ont beaucoup de mal à joindre les deux bouts. Les travailleurs n’ont toujours pas reçu de paie depuis le début de l’année, puisque le Congrès n’a toujours pas réussi à faire passer une loi qui mettrait fin au «shutdown».

Les affirmations du secrétaire au Commerce ont provoqué de fortes réactions dans le camp démocrate.

«De nombreux travailleurs vivent de paie en paie, a lancé le leader de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer. Secrétaire Ross, ils ne peuvent pas simplement appeler leur courtier et lui demander de vendre leurs parts. Ils ont besoin de ce chèque de paie.»

Ce texte initialement publié sur le HuffPost États-Unis a été traduit de l’anglais.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le visage consterné des Démocrates après le discours de Trump devient un mème


Effectivement, on a l’impression que Donald Trump fait son enfant gâté en piquant ses crises n’ayant pas ce qu’il veut. Il faut dire que ce n’est pas anodin, plus de 5 milliards de dollars pour construire un mur, prétextant que les immigrés sont des violeurs, et décapitent les gens, alors qu’en fait il y plus de crimes violents fait par les Américains. Difficile de raisonner un homme qui a ce qu’il veut peut importe les moyens et qu’il a le pouvoir de mettre ses fonctionnaires en otage
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Le visage consterné des Démocrates après le discours de Trump devient un mème

 

Capture d’écran via Twitter

Repéré par Claire Levenson

«On ne gouverne pas en piquant des crises» a lancé Chuck Schumer, le leader des Démocrates au Sénat

Repéré sur The Hill

Mardi 8 janvier dans le Bureau ovale, Donald Trump a de nouveau défendu la nécessité de son mur à la frontière avec le Mexique (en évoquant, comme il le fait souvent, des cas de «viol», de «décapitation» et de «démembrement»). Même si les immigrés sans papiers commettent en moyenne moins de crimes violents que les Américains, la répétition des cas horribles de meurtres commis par des immigrés illégaux a toujours été au coeur de la stratégie rhétorique du président américain.

Puisque Trump refuse de faire un compromis sur son budget pour le mur (il demande cinq milliards de dollars), le gouvernement américain reste en mode «shutdown», ce qui signifie que cette semaine, des centaines de milliers d’employées et employés fédéraux ne recevront pas le salaire qui leur est normalement dû.

Après le discours de neuf minutes du président, c’était au tour de Nancy Pelosi, la cheffe de la majorité démocrate à la Chambre des représentants et de Chuck Schumer, le leader des Démocrates au Sénat, de répondre.

Nancy Pelosi a demandé au président de «cesser de prendre les Américains en otage» et d’arrêter de vouloir «forcer les contribuables à gâcher des milliards de dollars pour un mur coûteux et inefficace».

De son côté, Chuck Schumer a souligné le caractère capricieux et puéril du président:

«La démocratie américaine ne fonctionne pas comme ça. On ne gouverne pas en piquant des crises. Aucun président ne doit pouvoir taper du poing sur la table et exiger tout ce qu’il veut sous peine de paralyser le gouvernement.»

Cette comparaison avec un enfant colérique était particulièrement adaptée. En effet, pendant leur discours, les deux leaders de l’opposition ressemblaient par moments à deux parents en train de gronder un ado. Sur Twitter, certains n’ont pas manqué de le faire remarquer:

«Nous ne sommes pas en colère, juste déçus. Ton père et moi allons maintenant te parler l’un après l’autre.»

Ou encore:

«Schumer et Pelosi ont trouvé des joints dans ta chambre et ils veulent que tu saches qu’ils sont déçus par les choix que tu as faits.»

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À cause du «shutdown» de Trump, le personnel de sécurité des aéroports n’est plus payé


Pour avoir un mur entre les États-Unis et le Mexique, des milliers de fonctionnaires ne sont pas payés tant que les démocrates n’ont pas mit un budget de 5 milliards de dollars. Le mur est supposé pour la sécurité des Américains contre les migrants, alors que dans les aéroports, la sécurité sera de plus en plus difficile si les agents ne sont pas payés. Donald Trump, n’a pas de souci d’argent, mais les fonctionnaires eux doivent quand même rendre des comptes devant leur dépenses.
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À cause du «shutdown» de Trump, le personnel de sécurité des aéroports n’est plus payé

 

Un employé de la TSA à l'aéroport de La Guardia à New York, le 22 novembre 2018. SPENCER PLATT / AFP

Un employé de la TSA à l’aéroport de La Guardia à New York, le 22 novembre 2018. SPENCER PLATT / AFP

Repéré par Claire Levenson

Cela fait deux semaines que ces employés travaillent sans salaire, et le nombre d’absences a explosé.

 

En refusant d’abandonner leur projet de mur frontalier (pour 5 milliards de dollars), le président Donald Trump et la majorité républicaine au Sénat continuent de bloquer le pays. Le «shutdown», soit la paralysie de certaines agences fédérales, dure maintenant depuis le 22 décembre, et Trump s’est dit prêt à le prolonger pendant des «mois ou des années».

Huit cent mille employés fédéraux sont touchés, et pour certains d’entre eux, la persistance de ce blocage signifie qu’ils auront du mal à payer leur loyer à la fin du mois.

Absences de plus en plus nombreuses

C’est particulièrement le cas des dizaines de milliers d’employés de la TSA, l’autorité de sécurité des transports, dont les salaires sont très bas. À l’aéroport, ce sont les agents qui scannent les bagages et sont amenés à fouiller certains passagers.

Cette semaine, des centaines d’entre eux ne se sont pas rendus au travail dans au moins quatre aéroports. Chaque jour à l’aéroport JFK à New York, près de 170 employésont pris des journées maladie, et les absences ont triplé à l’aéroport de Dallas.

Les représentants syndicaux ont déclaré qu’il ne s’agissait pas d’une action concertée, mais simplement de réactions aux difficultés causées par l’absence de salaire. Certains employés prévoient en effet de s’absenter pour faire des petits boulots rémunérés ou éviter de payer les transports en commun. Même si techniquement, ils seront payés à la fin du «shutdown», beaucoup n’ont pas les moyens de couvrir leurs dépenses si leurs salaires sont payés trop en retard.

Cela étant, les déclarations des syndicats sont contredites par plusieurs sources anonymes qui parlent d’un mouvement de protestation collective.

Pour l’instant, les aéroports disent avoir réussi à éviter un manque de personnel, notamment en faisant travailler plus certains employés. Mais plusieurs responsables ont aussi parlé d’expédier certaines procédures de sécurité. Si les agents de sécurité continuent de ne pas être payés, il est fort probable que les absences augmenteront.

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Trump s’accroche au mur, se dit prêt à un «shutdown» de longue durée


La politique américaine est vraiment une comédie. Comment prendre au sérieux Donald Trump alors qu’il prévient qu’il gardera en otage les fonctionnaires tant aussi longtemps que le budget de son mur ne sera pas débloqué. Qu’il prétend qu’il a le contrôle des négociations et qu’en plus, il prétend qu’il a présidé les meilleures premières années de tous les républicains. S’il est le meilleur des républicains, cela donne une piètre image de ce parti politique.
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Trump s’accroche au mur, se dit prêt à un «shutdown» de longue durée

APDonald Trump

Donald Trump a une nouvelle fois défendu bec et ongles vendredi son projet de mur à la «dangereuse» frontière sud des États-Unis, avertissant qu’il était prêt à ce que la paralysie partielle de l’administration fédérale dure plusieurs mois, voire plus d’un an.

Si le président américain a évoqué des discussions «très très productives», les responsables  démocrates venus à sa rencontre à la Maison Blanche ont donné un compte-rendu de l’entrevue nettement moins optimiste.

De nouvelles discussions sont prévues dans les jours à venir.

«J’ai nommé un groupe, nous allons nous voir ce week-end», a déclaré M. Trump depuis les jardins de la Maison Blanche.

La construction d’un mur à la frontière avec le Mexique est une question de «sécurité nationale», a-t-il martelé. «Ce n’est pas un jeu», a-t-il ajouté, tout en soulignant «le chemin parcouru» dans les négociations avec ses adversaires politiques.

À la sortie de la Maison Blanche, pourtant, Chuck Schumer, leader des démocrates au Sénat et Nancy Pelosi, nouvelle «Speaker» de la Chambre des représentants, ont fait un récit très différent, évoquant des discussions «tendues».

Selon M. Schumer, M. Trump a même indiqué qu’il était prêt à ce que le «shutdown» dure «pendant très longtemps, des mois, voire des années».

«Oui, j’ai dit cela», a confirmé le locataire de la Maison Blanche. «Je ne pense que cela sera le cas, mais je suis prêt», a-t-il ajouté.

«Immoral»

Les négociations sur le «shutdown» – rituel de la politique américaine – sont d’abord une bataille de communication dans laquelle chaque parti tente de faire porter la responsabilité du blocage à l’autre. Or si les républicains ont conservé la majorité au Sénat, les démocrates ont désormais un porte-voix nettement plus puissant avec la présidence de la Chambre des représentants.

«Construire un mur (à la frontière avec le Mexique) est immoral, ce n’est pas ce que nous sommes en tant que pays», avait lancé jeudi soir la démocrate Nancy Pelosi, quelques heures après sa prise de fonction comme «speaker» de la Chambre.

«Quelqu’un a-t-il encore des doutes sur notre position? Nous ne construirons pas de mur!», avait ajouté lors de sa première conférence de presse l’élue de Californie, désormais troisième personnage de l’État.

Les démocrates lâcheront-ils du lest? Donald Trump peut-il renoncer aux 5 milliards de dollars qu’il réclame à cor et à cri pour édifier son mur sans perdre la face? Quelles sont les portes de sortie pour mettre fin au «shutdown» qui paralyse 25% des administrations fédérales depuis le 22 décembre?

Une idée a refait surface ces derniers jours: réintroduire dans les négociations la question sensible du «Daca».

Ce programme offrant un permis de séjour temporaire à plusieurs centaines de milliers de jeunes clandestins avait été créé par Barack Obama puis supprimé en septembre par Donald Trump, qui a mis au défi le Congrès de voter une réforme migratoire à la place.

Entre-temps, la justice a été saisie par les défenseurs de Daca… et le programme est dans les limbes. Quant au Congrès, il n’a jamais pu s’entendre jusqu’ici pour trouver un compromis.

Le président américain a cependant laissé entendre que ces discussions n’étaient pas à l’ordre du jour.

«Nous en parlerons à un autre moment», a-t-il indiqué.

Rapport de force


Républicains et démocrates sont conscients que ce bras de fer budgétaire est aussi un test du rapport de force qui s’établira pour la deuxième partie de mandat de Donald Trump, qui a clairement affiché son intention de se représenter en 2020.

Avec leur nouveau contrôle de la Chambre, les démocrates décrochent en effet la tête de commissions parlementaires dotées de puissants pouvoirs d’investigation, notamment ceux d’assigner les témoins à comparaître et d’ordonner la présentation de documents.

Et si Nancy Pelosi ne souhaite pas, pour l’heure, évoquer la perspective d’une procédure de destitution, ou «impeachment», certains jeunes élus ne se privent pas d’aborder le sujet. Sans surprise, le locataire de la Maison Blanche n’a pas tardé à réagir.

«Comment voulez-vous destituer un président qui a gagné probablement la plus grande élection de tous les temps, qui n’a rien fait de mal (aucune collusion avec la Russie, ce sont les démocrates qui ont comploté), qui est à l’origine des deux meilleures premières années de tous les présidents, et qui est le républicain le plus populaire dans l’histoire du parti, à 93%?», a-t-il tweeté au réveil.

http://journalmetro.com

Financement du mur: Trump menace de fermer la frontière avec le Mexique


Je suis estomaqué  que ce gouvernement peut tenir en otage ses propres fonctionnaires et fait encore des menaces   s’il n’y a pas son argent pour construire son mur a la frontière mexicaine. Comment il se fait que la population américaine ne se soit pas soulevé contre ce président qui agit comme un criminel qui demande une rançon en échange des otages. Il devrait respecter les démocrates qui ont été élu eux aussi par la population, s’il a perdu des plumes a mi-mandat, c’est sans doute par son attitude, et ses idées de folie.
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Financement du mur: Trump menace de fermer la frontière avec le Mexique

 

Le président américain Donald Trump... (Photo SAUL LOEB, AFP)

Le président américain Donald Trump

PHOTO SAUL LOEB, AFP

 

ÉLODIE MAZEIN
Agence France-Presse
Washington

Le président Donald Trump a menacé vendredi de fermer la frontière entre les États-Unis et le Mexique si les démocrates du Congrès n’acceptaient pas de financer la construction d’un mur, un différend qui provoque la paralysie partielle de l’administration fédérale depuis le 22 décembre.

« Nous allons être contraints de fermer la Frontière Sud complètement si les démocrates obstructionnistes ne nous donnent pas l’argent pour terminer le mur », a tweeté M. Trump, en leur demandant également de « changer les lois ridicules sur l’immigration dont notre pays est affublé ».

Le milliardaire a ensuite dit qu’il considérerait une telle fermeture comme une « opération rentable », arguant du fait que « les États-Unis perdent tellement d’argent en faisant du commerce avec le Mexique avec l’ALENA, plus de 75 milliards par an (sans inclure l’Argent de la Drogue qui serait plusieurs fois ce montant) ».

L’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) qui lie le Canada, le Mexique et les États-Unis a été régulièrement dénoncé par Donald Trump qui a exigé de ses voisins qu’il soit renégocié. Un nouvel accord visant à le remplacer a été signé fin novembre, mais doit encore être ratifié.

Poursuivant une série de tweets, il a réitéré sa menace plusieurs fois :

 « Nous construisons un mur ou fermons la Frontière Sud ».

En novembre, le président américain avait déjà menacé de fermer la frontière avec le Mexique pour lutter contre l’immigration clandestine.

Aides supprimées

« Si on arrive à un stade où on perd le contrôle ou s’il y a des violences, nous fermerons temporairement l’entrée dans le pays jusqu’à ce que la situation soit sous contrôle à nouveau », avait dit le président devant des journalistes. 

Une menace qu’il avait déjà proférée en octobre, dans la dernière ligne droite avant les élections législatives de mi-mandat tandis que des milliers de migrants venus d’Amérique centrale avaient formé une « caravane » se dirigeant vers la frontière mexicano-américaine pour entrer aux États-Unis.

« Il paraît qu’une nouvelle Caravane est en train de se former au Honduras et ils ne font rien à ce sujet », a affirmé le milliardaire vendredi sur Twitter.

« Le Honduras, le Guatemala et le Salvador ne font rien pour les États-Unis, mais ils prennent notre argent », a-t-il relevé, menaçant « de supprimer toutes les aides pour ces trois pays – qui tirent avantage des É.-U. depuis des années ».

En octobre, Donald Trump a annoncé une réduction immédiate des aides à ces trois pays.

Le président républicain a fait de la lutte contre l’immigration l’une de ses priorités, avec la construction d’un mur sur toute la longueur de la frontière sud des États-Unis pour endiguer l’immigration clandestine et les trafics.

Mais il est engagé dans un bras de fer avec les parlementaires démocrates qui refusent de voter les 5 milliards de dollars qu’il exige pour accepter d’apposer sa signature sur la loi du budget fédéral.

Les républicains n’ont que 51 sièges au Sénat quand il en faut 60 pour l’adoption de ce texte. Et à partir de début janvier, ils seront minoritaires à la Chambre des représentants.

Les négociations entre démocrates et républicains ont échoué jeudi à mettre fin au « shutdown ». Cette paralysie partielle des administrations fédérales, qui a mis des centaines de milliers de fonctionnaires au chômage forcé, va donc se prolonger au moins jusqu’à la semaine prochaine.

Faute d’accord de compromis et dans un hémicycle quasi désert, le Sénat a décidé jeudi à l’unanimité d’ajourner la séance jusqu’à lundi 10 h et de ne reprendre l’examen d’une loi budgétaire que mercredi 2 janvier, à partir de 16 h.

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Le shutdown pourrait durer jusqu’en janvier


Je ne pensais pas que cela pouvait être légal de tenir ainsi des fonctionnaires en otage pour faire voter un mur, même pour un président américain.
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Le shutdown pourrait durer jusqu’en janvier

 

La fermeture partielle des administrations fédérales américaines pourrait durer... (Photo SAUL LOEB, archives Agence France-Presse)

PHOTO SAUL LOEB, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

 

Agence France-Presse
Washington

La fermeture partielle des administrations fédérales américaines pourrait durer jusqu’en janvier, a affirmé dimanche le directeur du budget à la Maison-Blanche, Mick Mulvaney.

« Il est très possible » que le shutdown « aille jusqu’au nouveau Congrès » qui doit se réunir pour la première fois le 3 janvier, a dit M. Mulvaney, alors que les tractations sur le budget fédéral, suspendues samedi, doivent reprendre le 27 décembre entre le Congrès et la Maison-Blanche.

Les démocrates vont reprendre début janvier le contrôle de la Chambre des représentants après leur victoire électorale en novembre et les républicains resteront majoritaires au Sénat, ce qui augure des négociations difficiles entre les deux chambres.

Le président américain Donald Trump refuse d’approuver un projet de budget préparé par le Congrès s’il n’intègre pas le financement d’un mur à la frontière du Mexique à hauteur de 5 milliards de dollars.

L’opposition démocrate, qui refuse de voter ce volet du projet, propose d’allouer 1,3 milliard de dollars pour améliorer le système de surveillance frontalier.

Faute de budget, de nombreux département et agences gouvernementales ont fermé leurs portes samedi matin, laissant environ 800 000 fonctionnaires en congé sans solde ou, pour les services jugés essentiels, forcés de travailler sans être payés alors que la période des Fêtes bat son plein.

M. Mulvaney a néanmoins tenu à préciser que tous les employés fédéraux seraient payés jusqu’au 28 décembre, et que ce n’est qu’à partir de cette date que leurs salaires seront susceptibles d’être affectés par le shutdown.

Il a été désigné comme prochain secrétaire général par intérim de la Maison-Blanche, pour remplacer le général John Kelly après son départ en fin d’année

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