Victime d’une fraude amoureuse, une Sherbrookoise perd son mari, ses économies et sa maison


Cette femme a-t-elle été trop crédule de se faire avoir aussi facilement par un soi-disant amoureux via Internet ? Est-ce une dépendance affective ? Je ne veux pas juger ces personnes qui se font arnaquer de la sorte autant les femmes que les hommes., Mais la méfiance devrait être de mise surtout quand il est question d’argent
Nuage

 

Victime d’une fraude amoureuse, une Sherbrookoise perd son mari, ses économies et sa maison

 

Le reportage de Chantal Rivest

Sait-on toujours à qui on a affaire sur Internet? Une Sherbrookoise n’arrive plus à départager le vrai du faux. Elle est au coeur d’une fraude amoureuse qui lui a fait perdre non seulement plus de 60 000 $, mais aussi son mari et bientôt sa maison.

Un texte de Chantal Rivest

Jeanne (nom fictif) a fait la connaissance d’un homme sur Facebook en mai dernier. Il prétend être Français et célibataire. Elle se sent comprise et aimée. Ils s’écrivent en ligne et se parlent au téléphone tous les jours. Au fil de ces discussions, elle en est tombée amoureuse.

« Ça faisait 18 ans que j’étais mariée, mon conjoint m’a dit : « c’est lui ou c’est moi ». J’ai dit : « Ça fait six ans qu’on ne se parle plus, c’est lui que je prends » », explique la Sherbrookoise, qui a accepté de faire le récit de son histoire sous le couvert de l’anonymat.

Puis, alors qu’il dit être en voyage d’affaires en Côte d’Ivoire, son nouvel amoureux a commencé à lui demander de l’argent. Il disait éprouver plusieurs problèmes. Jeanne a fait un premier transfert d’argent. Puis un autre. Les problèmes n’ont jamais cessé, tout comme les transferts d’argent.

« J’ai rempli cinq cartes de crédit, ma marge de crédit au complet, et j’ai réhypothéqué ma maison », se désole la victime.

J’ai envoyé plus de 50 000 $ à ce gars-là! Victime d’une fraude amoureuse sur Internet

Malgré tout, elle s’accroche à la relation.

« En étant toute seule, c’est la seule présence que j’ai », explique Jeanne.

Des fraudeurs se faisaient passer pour Interpol

Jeanne a aussi reçu des courriels de fraudeurs qui se faisaient passer pour des agents d’Interpol. Ces faux policiers disaient vouloir l’aider à retrouver son argent. Jeanne leur enverra 10 000 $ avant de se rendre compte de la fraude.

Une similitude avec d’autres formes de dépendance

Jeanne est incapable de mettre un terme à sa relation, même si elle doute fortement de l’honnêteté de son amoureux. Elle se compare à quelqu’un qui tente d’arrêter de fumer.

Magali Dufour, professeure au service de toxicomanie à l’Université de Sherbrooke Photo : Radio-Canada/Chantal Rivest

Selon Magali Dufour, professeure au service de toxicomanie à l’Université de Sherbrooke, ce trouble est encore peu documenté, mais il a des similitudes avec d’autres formes de dépendances.

« C’est un peu comme les jeux de hasard et d’argent. On est tellement loin dans le processus que, lorsqu’on arrête, on perd quelque chose. Ils ont tellement investi dans cette relation-là, que ça devient difficile de faire marche arrière », explique-t-elle.

Pas un cas isolé

Le cas de Jeanne n’est malheureusement pas isolé. La GRC parle même d’un fléau. L’an dernier, 748 Canadiens ont perdu près de 17 millions de dollars dans les fraudes amoureuses. De ce nombre, 73 victimes ont envoyé près d’un million de dollars à des fraudeurs ivoiriens. Ce ne serait que la pointe de l’iceberg.

Guy-Paul Larocque, coordonnateur pour la fraude par marketing de masse à la GRC. Photo : Radio-Canada/Chantal Rivest

« On estime que les cas qui nous sont rapportés représentent seulement 5 % des chiffres », explique le sergent Guy-Paul Larocque, coordonnateur pour la fraude par marketing de masse à la GRC.

Au niveau financier, les stratagèmes amoureux sont parmi les plus dévastateurs. Sergent Guy Paul Larocque, coordonnateur pour la fraude par marketing de masse, GRC

Les efforts de la police ivoirienne

La police de la Côte d’Ivoire est aussi préoccupée par la situation. En 2009, la direction de l’informatique et des traces technologiques a été créée pour lutter contre la cybercriminalité. Elle compte 61 agents permanents. Cette police reçoit chaque année des dizaines de plaintes de Canadiens floués.

« Les gens ici pensent que les internautes victimes sont un peu trop crédules, mais nous, en tant qu’officiels, on pense que plusieurs pays ne sensibilisent pas assez leurs internautes », croit le colonel Guelpechin Ouatarra, directeur de la direction de l’informatique et des traces technologiques en Côte d’Ivoire.

Mars, mois de la prévention de la fraude

Le Bureau de la concurrence, la GRC, le Centre antifraude du Canada et des partenaires organisent plusieurs activités en mars pour sensibiliser les Canadiens à la fraude. On veut aussi renseigner la population sur les moyens à prendre pour se protéger. Ce mois de sensibilisation a lieu pour une 13e année.

http://ici.radio-canada.ca

Une dame de Sherbrooke trouve un serpent caché dans un ananas


C’est un fait que manger des fruits et légumes de d’autres pays il y a des risques malgré tous les contrôles possibles. Un serpent est plutôt rare. Je ne sais pas comment j’aurais réagi, mais je ne crois pas que je l’aurais tué, mais plutôt pris au piège et appeler la ville pour de l’aide
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Une dame de Sherbrooke trouve un serpent caché dans un ananas

 

Monique Fortin n’est pas prête d’oublier cet ananas qu’elle a acheté au Costco de Sherbrooke le 22 juillet dernier. C’est avec stupeur qu’elle a découvert qu’il cachait… un serpent!

Un texte de Geneviève Proulx

« J’ai acheté cet ananas le vendredi soir et en arrivant, je l’ai déposé sur mon comptoir. Le lendemain, je parlais au téléphone avec ma sœur et un moment donné, j’ai entendu un drôle de bruit, mais j’ai pensé que c’était une guenille qui était tombée par terre dans ma cuisine », raconte-t-elle.

C’était finalement l’ananas qui s’était retrouvé sur le sol. Monique Fortin n’était toutefois pas au bout de ses surprises.

« J’ai vu quelque chose bouger sur mon comptoir là où il y avait mon ananas. C’est là que j’ai vu le serpent! Ça m’a tellement prise par surprise! », raconte-t-elle encore sous le choc.

La bête, qui mesurait entre 12 et 14 pouces était là sur son comptoir tout enroulé. Complètement stupéfaite devant ce serpent, Monique Fortin s’est mise à hurler.

Je pensais que je faisais une crise cardiaque. Je ne pensais pas que je pouvais crier aussi fort!
Monique Fortin

Persuadée qu’il ne s’agissait pas d’une couleuvre, la résidente de Sherbrooke ne voulait pas quitter le serpent des yeux de peur qu’il ne s’enfuie.

« Je sais que ce n’était pas une couleuvre de jardin. J’ai grandi en campagne. Je connais ça. Ça m’a tellement pris par surprise. J’ai capoté et je me demandais quoi faire, qui appeler. Je me suis dit que je ne pouvais pas appeler la police pour ça », dit-elle.

Selon Mme Fortin, le serpent était bleu et vert, il avait une tête plate et il sortait la langue, comme s’il voulait attaquer.

Je crois qu’il avait aussi peur que moi. C’est un bel animal. Si je l’avais vu au zoo, je l’aurais trouvé beau, mais pas sur mon comptoir.
Monique Fortin

serpent ananas
Malgré sa frayeur, Monique Fortin a tout de même réussi à prendre une photo du serpent avec son téléphone cellulaire. « La photo est vraiment floue. Je tremblais tellement! »

Plusieurs scénarios pour capturer l’animal ont alors défilé dans sa tête.

Mais ce n’est pas comme une araignée que tu écrases. Tuer un animal, ç’a l’air de rien, mais c’est une créature. Ça m’a brisé le cœur.
Monique Fortin

Finalement, elle a saisi un plat de plastique vide et l’a mis par-dessus pour l’emprisonner.

« Le plat bougeait alors j’ai mis une conserve sur le dessus. J’ai ensuite glissé le plat dans un gros sac à poubelle dans lequel j’avais mis de l’eau de Javel. J’ai fait un gros nœud et j’ai attendu qu’il ne bouge plus. »

Le sac a, par la suite, pris le chemin de la poubelle extérieur.

Une première au MAPAQ

C’est à ce moment qu’elle a contacté la Société protectrice des animaux de l’Estrie (SPA).

« Quelqu’un devait passer, mais je n’en ai pas eu connaissance », dit-elle.

Selon la porte-parole de la SPA de l’Estrie, comme il ne s’agit pas d’un animal domestique, l’organisme n’est pas tenu de se déplacer.

« On peut aller aider pour capturer la bête, mais habituellement, il faut appeler le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ) », soutient Geneviève Cloutier.

Du côté du MAPAQ, on n’a pas souvenir qu’une telle situation soit déjà arrivée. Toutefois, le porte-parole, Yohan Dallaire-Boily, n’était pas surpris.

« On ne sait jamais ce qu’il peut sortir des fruits importés. Le plus souvent, ce sont des araignées. »

Même son de cloche à l’Agence canadienne d’inspection des aliments. Jamais une telle découverte ne leur a été rapportée. Toutefois, une telle mésaventure est arrivée à une famille de la Colombie-Britannique en 2013.

Que faire si on trouve un indésirable dans nos fruits et légumes?

Il faut toujours rincer ses fruits et ses légumes en arrivant à la maison. Si on trouve une bête, il faut garder la preuve au congélateur par exemple. Ça nous permet au MAPAQ de faire enquête. On peut aussi garder les fruits en question, car ils ont des traces des bêtes. Source : MAPAQ

Pour la Sherbrookoise, la théorie la plus plausible serait que l’animal se soit logé dans les feuilles de l’ananas.

« Ça m’étonne parce que j’ai tiré sur une des feuilles de l’ananas au magasin pour m’assurer qu’il était bien mûr. Je ne l’ai pas vu du tout », s’étonne-t-elle encore.

Chanceuse dans sa malchance

Malgré tout, la dame s’estime chanceuse d’avoir été là quand le serpent est tombé sur le comptoir.

« Ça aurait pu arriver dans mon auto et j’aurais pu avoir un accident. Ça aurait pu être une famille avec des enfants. On ne sait pas s’il était venimeux. »

serpent

Radio-Canada Estrie a questionné un spécialiste du Zoo de Granby afin de tenter d’identifier le serpent en question. Quelques espèces du Costa Rica, l’endroit d’où provient l’ananas, ont été suggérées comme un serpent de vigne, un colubridé ou un serpent ratier vert. Mais étant donné la piètre qualité de la photo, il est difficile d’identifier le reptile en toute certitude.

Costco réagit

Monique Fortin a aussi téléphoné à l’entrepôt Costco de Sherbrooke pour leur faire part de sa mésaventure.

« La seule chose que le commis a trouvé à me dire, c’est que j’avais été chanceuse que ce ne soit pas une tarentule. »

Chez Costco, on a eu vent de la plainte que mardi. Le porte-parole de l’entreprise, Ron Damiani, soutient que la plainte est prise très au sérieux.

« On va faire une investigation complète puis nous partagerons notre information avec notre service d’achat. On veut savoir si c’est un incident isolé ou si c’est un problème local. »

M. Damiani soutient que c’est la première fois qu’une telle situation se produit chez Costco au Canada.

« Reste que ce sont des fruits qui proviennent de pays tropicaux. Il y a des risques de retrouver des insectes. »

Ce dernier rappelle que c’est quand même étonnant que ce serpent soit resté si longtemps sur l’ananas sans que personne ne s’en aperçoive.

« Il y a beaucoup de manipulations entre la récolte de l’ananas, son transport vers le centre de distribution, son transport vers ici et les différents contrôles de la qualité. Personne ne l’a jamais, jamais vu! »

http://quebec.huffingtonpost.ca/