«Sexting»: la pression sociale en cause


Appartenir à un gang pour un adolescent est important, nous le savons, nous avons tous été jeune nous aussi. Mais, aujourd’hui, avec la technologie, la barre est haute, et les conséquences pour être populaire peut-être désastreuses. Il a fallu des années pour donner a la femme le respect d’elle-même et un petit cellulaire pour tout changer
Nuage

 

«Sexting»: la pression sociale en cause

 

«Sexting»: la pression sociale en cause

Photo Fotolia

«Sexting»: la pression sociale en cause

FR.CANOE.CA

Le «sexting» consiste à l’envoi de photos à contenu sexuel par l’intermédiaire de cellulaires. La plupart du temps, des photos de soi-même.

Une nouvelle étude s’est penchée sur la cause de cette pratique, malgré les conséquences qu’elle peut engendrer. En résumé, la pression sociale est la grande responsable des échanges de photos dénudées.

On veut faire «partie de la bande», être populaire, passer pour quelqu’un qui n’hésite pas à transgresser les règles ou qui est au-dessus de la loi.

«Nous étions intrigués du fait que la plupart des adolescents semblent au courant des risques potentiels du sexting, mais ils y prennent quand même part», explique Dre Mariek Vanden Abeele, principale auteure de la recherche en compagnie de ses collègues médecins, Scott W Campbell, Steven Eggermont et Keigh Roe.

Au niveau des garçons, le «sexting» leur garantit une plus grande popularité au niveau des deux sexes. Quant aux filles qui participent à ce genre d’échange, elles deviennent populaires auprès des garçons, mais sont mal perçues par les autres filles.

Jusqu’à présent, les campagnes de sensibilisation, surtout au niveau des conséquences judiciaires, ne semblent pas avoir d’impact sur les adolescents.

http://fr.canoe.ca/

Les jeunes sont des surconsommateurs de textos


Est-ce que les jeunes ados utilisent trop l’option texto ? La psychologue prétend que les jeunes le font quand ils n’ont rien a faire, en attendant quelque chose .. pourtant, je suis a peu près sur que des ados plus futés utilisent le textos même en classe. Sans compter que surement des ados, comme des adultes d’ailleurs, ne sont pas sécuritaire quand ils marchent en textant
Nuage

 

Les jeunes sont des surconsommateurs de textos

 

Téléphone - Les jeunes sont des surconsommateurs de textos

Les jeunes sont les rois du texto.

© AFP / NATALIA KOLESNIKOVA

Kevin Marcil, du SuperClub Vidéotron de Saint-Constant est d’avis que les jeunes du secondaire font une utilisation abusive des textos.

SAINT-CONSTANT – Les ados envoient entre 4000 et 4500 messages textes chaque mois, soit une moyenne de 133 à 150 textos par jour selon deux détaillants de cellulaires en Montérégie.

«Les jeunes sont vraiment portés vers ça. Nous avons différents forfaits pour les messages textes et ils se vendent comme des petits pains chauds. De plus, les consommateurs sont de plus en plus jeunes. J’ai l’impression qu’ils veulent être les plus cools de leur école», soutient celui qui envoie plusieurs factures avoisinant les 4000 textos par mois.

Recommandation des experts
Alors que les compagnies de téléphonie cellulaire n’ont pas le droit de vendre des contrats à des mineurs sans le consentement de leurs parents, elles considèrent que le premier appareil devrait être de base. Plusieurs essaient d’éviter de vendre des téléphones intelligents aux moins de 15 ans. Dans plusieurs cas, ils essaient aussi d’interdire la vente de cellulaire aux moins de 13 ans.

Un représentant d’une compagnie de la région préférant garder l’anonymat recommande même l’utilisation de cartes prépayées pour les mineurs.

«Puisqu’à l’âge mineur, les utilisateurs doivent être accompagnés de leurs parents, nous essayons de les conscientiser, assure-t-il. Il vaut mieux acheter une carte prépayée avec un forfait textos illimités que d’y aller avec un véritable contrat. À cet âge, les jeunes ne réalisent pas leur surconsommation», évalue le représentant.

«C’est dans ces moments-là que les factures grimpent rapidement et que ça tourne à l’horreur pour les parents. Parfois, ils peuvent recevoir des factures de plusieurs centaines de dollars. C’est pourquoi nous conseillons des cartes prépayées pour que les jeunes apprennent à gérer l’utilisation de leur cellulaire. Ça évite aussi les gros débordements», renchérit-il.

Les tendances
D’après les deux compagnies interrogées, les contrats les plus en demande chez les adolescents sont ceux comprenant les messages textes illimités avec les appels soir et week-end illimités. Ces forfaits varient entre 25 et 40 $, selon le mode de paiement et le fournisseur.

Concernant les forfaits internet et textos pour les téléphones intelligents, ils se situent généralement entre 60 et 75 $.

Un phénomène pas si inquiétant
La psychologue Marie-Ève Lacasse n’est pas surprise du nombre de textos que peuvent s’expédier quotidiennement les ados.

«Lorsqu’on parle de textos, il peut s’agir d’envoyer une icône émotion, un clin d’œil par exemple, dont l’envoi constitue un message. Et bien souvent on va texter lorsqu’on se trouve dans une situation d’attente. Par exemple, texter en attendant que l’autobus arrive. Dans ce contexte, le nombre de textos peut rapidement être élevé au cours de la journée.»

Pour Mme Lacasse, «tous ces nouveaux modes ont suscité de l’inquiétude, que ce soit la télévision, l’apparition du cellulaire, des réseaux sociaux. On se demande toujours de quelle manière ces nouveautés vont s’intégrer dans notre vie, quelle place elles vont prendre.»

L’enthousiasme des jeunes envers les textos peut s’expliquer par la relative nouveauté de ce mode de transmission.

«Je crois que les textos représentent une autre façon de communiquer, dit la psychologue. C’est une autre forme qui s’ajoute à celles existantes. C’est une nouvelle façon de se parler.»

Texter, un loisir avant tout
Simon, 15 ans, de Saint-Constant, texte en moyenne une trentaine de messages par jour.

« Je texte mes amis, ma mère, mon frère, confie-t-il. La fin de semaine, c’est plus calme. Quand j’ai quelque chose à dire de sérieux, je téléphone. Quand c’est léger, je texte. Parfois c’est moins gênant de texter son message que de le dire au téléphone. C’est un passe-temps et, même si on dit qu’on serait capable de se passer de notre cellulaire, on sait que ce n’est pas vrai », souligne-t-il en ajoutant que sa mère texte plus que lui.

Limites
Concernant les ados qui ne semblent jamais vouloir s’arrêter de texter, c’est aux parents et aux personnes qui ont autorité, à l’école par exemple, de fixer les limites.

«On peut encadrer la communication et mettre des règles, assure Marie-Ève Lacasse. Lors du souper familial, on exige de notre enfant qu’il mette de côté son cellulaire, à la condition que papa ou maman donne l’exemple.»

Sexting
Les filles qui se prennent en photo nues ou dans des poses suggestives avec leur cellulaire et qui envoient ses images à leurs chums ne réalisent pas les conséquences de leur geste, selon la psychologue. Elles ne s’attendent pas à retrouver ces photos sur le web.

«Il y a à la fois un manque d’information et une attitude naïve de leur part, explique Mme Lacasse. La pensée magique les habite. Elles croient qu’elles sont invulnérables et que jamais leur chum ne poserait un tel geste. Sur le coup, elles le font par audace, mais après elles regrettent.»

http://fr.canoe.ca