Le Saviez-Vous ► A quoi servent ces maudits moustiques piqueurs et vecteurs de maladies ?


Même si ce n’est que 6 % sur environs 3 500 espèces de moustiques et seulement les femelles qui piquent, on ne les aime pas du tout. L’éradication de ces bestioles n’est pas la solution, car par expérience, on sait ce que nous exterminons, il y a des graves conséquences. Ces mal-aimés sont importants dans la chaîne alimentaire et pour l’écosystème aquatique. De plus, l’ingéniosité du dard du moustique a donné naissance aux seringues que nous connaissons.
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A quoi servent ces maudits moustiques piqueurs et vecteurs de maladies ?

maudits moustiques

Par Fabrice Renault

Le moustique n’est-il que l’ennemi de l’homme ? Y a-t-il une seule bonne raison de ne pas voire disparaître tous les moustiques de la surface du globe ? Bon et bien, il est temps de tenter d’apporter une réponse sur la question ô combien existentielle du rôle caché de ces maudits moustiques sur la planète…

A quoi servent ces maudits moustiques piqueurs et vecteurs de maladies ?

Le moustique est sans doute l’ennemi de nos belles nuits d’été, synonyme de piqûres, de boutons et de démangeaisons. Mais il est loin de se contenter de cela. En effet, il est également le vecteur de divers maladies. Il décroche même la palme du règne animal pour ce qui concerne le nombre de morts causé chez l’être humain.

Il n’est donc sans doute pas illégitime de se poser la question de son utilité sur terre. Au-delà des dégâts qu’il inflige à l’homme, le moustique a-t-il une réelle utilité pour la nature ? Plus encore, celle-ci pourrait-elle surmonter sa disparition ?

Si piqûres, rougeurs et démangeaisons vous rendent fous, attendez de lire ce qui suit sur ces maudits moustiques. Le constat sanitaire qui leur est directement imputable est conséquent.

Paludisme : une hécatombe directement imputable au moustique

Le paludisme (ou malaria) que transporte le moustique aurait tué la moitié des personnes qui ont déjà vécu sur Terre ! Selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), le moustique infecté, Anopheles gambiae, serait responsable de 7 millions de morts par an. Transmis par les moustiques ­anophèles, le ­paludisme tue 1 000 enfants par jour…

maudits moustiques

Deux autres espèces, Aedes aegypti et Aedes albopictus, sont les principaux vecteurs des virus de la fièvre jaune, de la dengue, du chikungunya ainsi que de la fièvre Zika. Cette dernière a récemment été déclarée «urgence de santé publique de portée mondiale» par l’OMS. En effet, on estime de 3 à 4 millions de cas déclarés cette année dans les Amériques. Au final, on arrive à ce constat :

Une seule créature tue plus d’hommes que l’homme lui-même, c’est le moustique.

Mais alors, y a-t-il une seule raison de ne pas souhaiter la disparition totale des moustiques ? C’est vrai que de prime abord, on serait tenter de croire que les moustiques ne sont là que pour nous dévorer…

Bien sûr, comme vous vous en doutiez peut-être, leur omniprésence dans notre environnement est loin d’être inutile. On peut même distinguer plusieurs points positifs à leur existence. Et bien oui en fait, comme d’habitude : Dame Nature n’as rien laissé au hasard !

Quand les moustiques ne sont pas que de vilains suceurs de sang humain

Ils sont acteurs à part entière de la biocénose

maudits moustiques

Au sein de la chaîne alimentaire, les moustiques servent de nourriture à de nombreuses espèces, comme les poissons, oiseaux, reptiles, insectes. Au stade de larves, ils sont gobés par des invertébrés aquatiques, des batraciens et des poissons. Puis, adultes, ils constituent les mets de prédilection d’oiseaux, de chauve-souris, de grenouilles, d’araignées, de lézards ou de libellules.

Les moustiques nourrissent beaucoup de prédateurs et c’est donc sur eux que repose une partie de la chaîne alimentaire. Le moustique est ainsi l’aliment principal des oiseaux migrateurs, lors de leur passage dans la toundra.

Si ce plat de prédilection venait à manquer, Bruce Harrisson, entomologiste au Ministère de l’Environnement et des Ressources Naturelles en Caroline du Nord, estime que :sans les moustiques  le nombre d’oiseaux chuterait de plus de 50 % !

    Ils dépolluent les écosystèmes aquatiques

    Les scientifiques ont démontré que les larves de moustiques jouent un rôle de filtre dans les écosystèmes aquatiques. Elles s’y nourrissent de déchets et de micro-organismes. En effet, les larves se développent dans l’eau, pour se nourrir et grandir, elles filtrent cette eau. Se faisant, elles la débarrassent des bactéries qui s’y trouvent, contribuant ainsi à nettoyer et dépolluer notre environnement.

    Les moustiques participent donc au cycle de l’azote, en intervenant dans la première étape de décomposition de l’azote organique en azote minéral. Ils filtrent les eaux et évitant ainsi l’eutrophisation des milieux, qui est une forme singulière mais naturelle de pollution de certains écosystèmes aquatiques, qui se produit lorsque le milieu reçoit trop de matières nutritives et que celles-ci prolifèrent.

    Ils sont de petits pollinisateurs

    maudits moustiques

    Contrairement à ce que l’on croit le moustique ne se nourrit pas vraiment de sang. Sur les 3 500 espèces répertoriées, seulement 6% piquent effectivement les humains. Et dans ces 6%, seules les femelles ont un régime hématophage, piquant voracement à travers la peau pour sucer le sang de leur victime. Et elles ne le font pas pour se nourrir, mais pour apporter des protéines à leurs œufs pour qu’ils parviennent à maturation.

    Lors d’un « repas sanguin » complet, une femelle moustique peut prélever jusqu’à 10 microlitres de sang. Parmi les différentes espèces recensées ont distingues :

  • les moustiques anthropophiles, attirés par l’homme

  • les mammophiles, attirées par les mammifères

  • les ornithophiles, attirées par les oiseaux

  • les batracophiles, qui s’attaquent aux batraciens

  • et enfin les herpétophiles, qui font des reptiles leurs proies

    En réalité, le moustique a besoin de sucre pour voler. Et c’est là qu’il est utile à son environnement. Il passe donc de fleur en fleur pour en récupérer le sucre. C’est ainsi qu’il va polliniser les plantes et permettre leur fécondation. Il est admis que les moustiques participent au même titre que d’autres insectes, à la pollinisation des végétaux.

    Les moustiques suscitent l’intérêt des chercheurs en médecine

    Lorsqu’il nous pique, le moustique nous injecte de la salive contenant un anti-coagulant. Celui-ci neutralise nos plaquettes et sert à endormir la plaie afin d’éviter qu’on l’écrase alors qu’il s’y trouve encore. Cela lui sert aussi à diluer le sang pour que celui-ci puisse remonter facilement dans sa trompe, sans coaguler.

    Mais ce produit provoque aussi une réaction immédiate des mastocytes, des cellules situées dans la couche inférieure de l’épiderme. Celles-ci sécrètent notamment de l’histamine, un neuromédiateur responsable de cette désagréable démangeaison ressentie.

    Or, ceci intéresse de près la médecine. Les anticoagulants sont notamment utiles face aux maladies cardiovasculaires, lorsqu’on cherche à éviter qu’un caillot ne se forme dans les artères par exemple. Beaucoup de problèmes liés au processus de coagulation restent non résolus.

    Ils sont à l’origine d’une innovation biomimétique

    maudits moustiques

    Saviez-vous que les aiguilles médicales actuellement utilisées sont directement inspirées de la trompe des moustiques ?

    En effet, les piqûres indolores des moustiques ont suscité l’intérêt de deux sociétés japonaises. Elles ont donc décidé de copier cette vertu pour élaborer des aiguilles médicales d’un nouveau type : des aiguilles qui, comme la trompe du moustique, sont de forme conique et non plus cylindrique.

    Après cinq années consacrées à la recherche, deux ingénieurs, Masayuki Okano et Tetsuya Oyauchi, ont découvert une nouvelle méthode défiant les spécialistes et les méthodes traditionnelles de production d’aiguilles. C’est ainsi qu’en 2005, les nouvelles aiguilles Nanopass 33, fabriquées en titane, sont mises sur le marché et se vendent à des millions d’exemplaires.

    Cette aiguille a un diamètre externe de 60 micromètres et un diamètre interne de 25 micromètres, comparable au diamètre de la trompe des moustiques de 30 à 40 micromètres. Grâce à cette miniaturisation, le désagrément associé aux seringues ne représente désormais pas plus qu’une piqûre de moustique, soit une douleur quasi inexistante.

    Éradiquer les moustiques : un impact écologique incertain

    Tous ces rôles sont-ils réellement capitaux pour la biodiversité ? D’autres insectes ne pourraient-ils pas remplacer le moustique s’il venait à disparaître ? Lorsqu’on leur demande, les chercheurs eux-mêmes ne sont pas sûrs des retombées écologiques d’une disparition totale des moustiques. Ils affirment toutefois qu’il y aurait bel et bien de sérieuses conséquences. Ainsi, Frédéric Simard, entomologiste et directeur de recherches à l’Institut de Recherche pour le Développement, explique :

Aucune de ces espèces n’est irremplaçable. Leur disparition pourrait être compensée par l’arrivée d’autres insectes, tels les chironomes (fiche Wiki), qui profiteraient de l’espace ainsi libéré, car la nature a horreur du vide (…) On ne connaît pas de prédateur qui dépende spécifiquement des moustiques.

Jusqu’ici, les spécialistes luttaient contre les moustiques essentiellement en utilisant des insecticides. Malheureusement, en plus de les tuer, à l’aide de pesticides, il faudrait aussi endommager leurs habitats, en vidant des étangs, lacs, ruisseaux. Ceci aurait inévitablement des répercussions sur d’autres espèces animales. Mais détruire leur habitat ne serait pas suffisant. Il faudrait aussi tuer les larves à l’aide de larvicide, ce qui multiplierait les conséquences probables.

De plus, des résistances sont apparues chez les insectes au cours des dernières années, poussant les chercheurs à trouver d’autres méthodes sélectives d’éradication plus complexes mais aussi plus efficaces, comme la « naissance contrôlée du moustique ».

Quoi qu’il en soit, une éradication totale du fléau moustique relève de l’utopie. Frédéric Simard affirme :

Ils étaient là bien avant nous sur Terre, ils n’ont jamais cessé de s’adapter et ils ne sont pas menacés par l’érosion de la biodiversité. On peut tout au mieux tenter de contrôler les moustiques qui transmettent des maladies, afin qu’ils ne représentent plus un problème de santé publique.

L’impossible éradication

Souvenons-nous du cas de l’Amérique Latine, qui avait entrepris une bataille herculéenne dans les années 1950 et 1960 pour éradiquer Aedes aegypti.

L’Organisation Panaméricaine de la Santé avait mis en œuvre toutes les mesures les plus efficaces de l’époque à une échelle massive, y compris vaporiser du très toxique insecticide DDT, depuis interdit. Mais une fois les efforts relâchés, les moustiques étaient revenus sur le continent et avaient également rejoint l’Asie et l’Afrique.

En rayant les moustiques de la surface de la Terre, ne risque-t-on pas, par un effet domino, de provoquer l’extinction d’autres espèces animales ? Et s’il s’avère que l’une de celles-ci mange à son tour des insectes ravageurs de récoltes, déclenchant de facto une famine qui ferait beaucoup plus de morts ?

Reste la question éthique et morale

l’homme peut-il supprimer des espèces entières, aussi meurtrières soient-elles, alors que les humains eux-mêmes constituent un danger pour la nature dans son ensemble ?

Quoi qu’il en soit, l’ère d’un monde sans moustiques n’est pas pour demain. Toutefois, réussir à réduire et contrôler les espèces de moustiques qui transmettent des maladies, pourrait représenter l’une des plus grandes victoires de la santé publique de l’histoire.

Un article de Sophie Guittat

https://www.mieux-vivre-autrement.com/

Une invention qui pourrait sauver de nombreuses vies


Une simplicité déconcertante pour contrôler des hémorragies suite à une blessure et facile à utiliser. Je pense qu’ils se sont inspiré des tampons pour femmes lors de leurs menstruations
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Une invention qui pourrait sauver de nombreuses vies

 

L’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA) a autorisé la mise en marché d’une invention qui pourrait sauver la vie de nombreuses personnes.

Le «X-STAT 30» est une seringue contenant 92 petites éponges permettant de stopper une hémorragie presque instantanément.

L’an dernier, le produit avait été autorisé par les militaires après un plaidoyer du vice-président de la compagnie qui insistait sur son utilité.

«Après plusieurs tours en Irak et en Afghanistan, nous recevions toujours les mêmes plaintes des soldats: « Il nous faut de meilleurs produits pour contrôler les hémorragies ». Vous pouvez rapidement utiliser ce produit sur plusieurs personnes et sauver beaucoup de temps», avait dit John Steinbaugh, vice-président de Revmedx.

Les éponges peuvent être utilisées pendant quatre heures, permettant à une personne blessée de se faire soigner.

http://www.tvanouvelles.ca/

Une seringue qui pourrait révolutionner les secours au combat


On moins une chose positive qu’on peut tirer des guerres, l’avancement de la médecine pour des blessures extrêmes. Un outil qui pourra enfin, diminuer les morts du a des hémorragies et qui par le fait même pourra aussi servir en obstétrique
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Une seringue qui pourrait révolutionner les secours au combat

 

L'outil est simple mais susceptible de révolutionner la médecine de guerre: une... (Photo AFP)

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MATHIEU RABECHAULT
Agence France-Presse
WASHINGTON

L’outil est simple mais susceptible de révolutionner la médecine de guerre: une seringue remplie d’éponges injectables directement dans la blessure pour stopper une hémorragie massive, une des principales causes de décès au combat.

Le taux de survie pour les soldats touchés au combat en Irak et en Afghanistan a atteint un niveau record de près de 90% avec 6800 morts pour 51 900 blessés. Cette survie est en grande partie due à l’amélioration des secours portés sur le terrain pendant cette «heure d’or» où le blessé doit être évacué par hélicoptère vers un hôpital.

Pourtant près d’un quart des décès au combat sont encore considérés comme «potentiellement évitables», selon une étude de l’US Army menée sur 4596 morts au combat entre 2001 et 2011. Dans neuf cas sur dix, ces décès «évitables» sont dus à une perte sanguine massive.

«L’hémorragie est la principale cause de mort sur le champ de bataille et l’une des formes les plus difficiles à endiguer (…) est celle qui provient de blessures profondes sur lesquelles il est impossible d’appliquer un garrot ou de faire pression manuellement», explique le Dr Anthony Pusateri, responsable du programme de recherche sur les hémorragies au Pentagone.

Le garrot, dont chaque soldat est équipé depuis 2005, a permis de réduire de 85% la mortalité des militaires touchés aux bras ou aux jambes.

Mais quand une artère est sectionnée au niveau de l’aine, de l’aisselle ou dans l’abdomen, le «medic» est bien souvent démuni.

Cela devrait prochainement changer: l’agence américaine du médicament (Food and Drug Administration, FDA) a donné son aval la semaine passée à la commercialisation du XStat, une grosse seringue de trois centimètres de diamètre remplie de 92 petites éponges expansibles ressemblant à des comprimés.

«Le XStat est un outil nouveau qui peut être rapidement déployé, permettant un contrôle rapide de l’hémorragie pour stabiliser un blessé avant son transport», salue la FDA dans un communiqué.

Les éponges sont injectées au coeur de la blessure, leur expansion remplit la cavité et fait pression sur la source de l’hémorragie, la stoppant en une quinzaine de secondes.

«Il n’y a même pas besoin de faire pression», explique à l’AFP John Steinbaugh, directeur du développement de RevMedX, la start-up médicale qui a créé XStat.

Pour les hémorragies post-partum 

Chaque éponge, d’un centimètre de diamètre, est couverte d’un produit hémostatique et d’un marqueur la rendant visible aux rayons X pour éviter le risque de l’oublier dans la blessure quand celle-ci est refermée.

Ce sont les forces spéciales de l’US Army qui sont en fait à l’origine du projet. Puis l’armée a accordé une bourse de 5 millions de dollars à RevMedX en 2009 pour mettre au point le système, pensant à l’origine à un système similaire à celui des kits de réparation rapide pour les pneus crevés.

«On a commencé avec de la mousse expansive, des gels, aucun ne marchait, ils étaient expulsés» sous l’effet de la pression sanguine, explique John Steinbaugh. C’est un collègue qui a eu l’illumination en pensant aux petites capsules pour enfants qui se transforment en «dinosaures géants» une fois plongés dans l’eau.

«On a décidé d’utiliser des éponges comprimées et ça a marché du premier coup», raconte John Steinbaugh.

L’armée américaine commence à passer commande et plusieurs armées étrangères s’y intéressent selon lui.

La seringue à éponges va vraisemblablement avoir des applications bien plus larges dans le domaine civil: la start-up a obtenu l’été dernier une bourse de la Fondation Bill et Melinda Gates. L’objectif, explique-t-il, est de mettre au point une version de la seringue adaptée aux hémorragies post-partum, qui «tuent bien plus de personnes dans le monde que les combats».

http://www.lapresse.ca/

Le porc-épic pris en modèle pour des piqûres indolores


Est-ce que nos hérissons d’Amérique vont donner des idées aux chercheurs pour créer des aiguilles aussi pénétrante mais moins douloureuses .. car nombre d’entre nous détestent les piqures .. et pour les enfants la vue d’une seringue ne serait peut-être plus synonyme d’horreur
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Le porc-épic pris en modèle pour des piqûres indolores

 

National Park Service

Les piquants du porc-épic d’Amérique ( Erethizon dorsatum ) sont plus difficiles à retirer de la peau que ceux des porcs-épics africains.

Des chercheurs ont analysé pourquoi les épines de porc-épic rentrent si facilement dans la peau. Des informations qui pourront servir à réaliser des aiguilles de seringue qui font moins mal.

Le porc-épic d’Amérique du Nord a une particularité que ne partagent pas les porcs-épics d’Afrique, les hérissons, les échidnés et autres animaux dotés de piquants: chacune des 30.000 épines qu’il porte sur son dos est dotée d‘écailles microscopiques qui rendent très difficile leur extraction une fois plantées dans la peau. En étudiant la structure de ces épines, des chercheurs américains ont constaté que ces microreliefs rendaient aussi plus facile leur pénétration dans les tissus, une particularité très intéressante pour la conception d’aiguilles de seringues moins douloureuses pour les patients.

Vue au microscope électronique de la structure d'une pointe de porc-épic africain (en haut) et d'un porc-épic américain (en bas). Crédit: PNAS.
Vue au microscope électronique de la structure d’une pointe de porc-épic africain (en haut) et d’un porc-épic américain (en bas). Crédit: PNAS.

L’équipe de scientifiques, dirigée par Jeffrey Karp de la Harvard Medical School à Boston, a mesuré très finement les forces nécessaires pour enfoncer des aiguilles dans divers types de tissus biologiques, comme de la peau de cochon et du muscle de poulet. Parmi les échantillons testés figuraient deux épines de porc-épic nord-américain, dont une très légèrement poncée pour retirer le relief en écailles, une épine de porc-épic d’Afrique et une aiguille médicale en acier de même diamètre.

Le piquant de l’animal africain avait sensiblement le même comportement que l’aiguille métallique, à la fois pour entrer et pour sortir de la peau et du muscle. Comme prévu, la pointe de l’animal nord-américain a nécessité une force 100 fois supérieure à celle de l’aiguille en acier lors de son extraction des tissus, montrant l’efficacité des écailles, qui agissent comme les barbules d’une pointe de flèche ou d’un hameçon.

Comme les dents d’un couteau

En revanche, les chercheurs ne s’attendaient pas à ce que l’aiguille du porc-épic américain entre aussi facilement dans la peau, nécessitant une force deux fois plus faible pour atteindre une même profondeur qu’une aiguille métallique. En analysant au microscope une coupe de peau pénétrée par l’épine de l’animal, ils ont constaté que l’entaille était très nette, alors qu’une pointe lisse entraîne des déchirures plus grossières. Les écailles de la pointe agissent en fait comme les dents d’un couteau et facilitent la découpe des tissus.

Par moulage, les chercheurs ont réussi à reproduire ces étonnantes microstructures propres au gros rongeur nord-américain sur des pointes en plastique, ce qui ouvre la voie à diverses applications pour réaliser du matériel médical.

«De la même manière que le biomimétisme a permis d’inventer le Velcro en s’inspirant des crochets des graines de bardane, ou de produire des adhésifs à partir des pattes de gecko, le porc-épic pourrait servir de modèle pour des applications biomédicales diverses», concluent les scientifiques dans leur étude publiée en ligne lundi dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (Pnas).

En plus des aiguilles plus pénétrantes pour des seringues ou des gros trocarts, qui servent pour faire des ponctions, les chercheurs imaginent aussi des systèmes d’accroches pour rapprocher les tissus, afin d’éviter les sutures par exemple.

http://sante.lefigaro.fr/

L’infirmière


Un poème que ma fille m’avait demandé … je crois pour un travail quand elle a fait son bacc .. Ce n’est pas facile d’écrire sur un sujet qu’on ne sait pas trop ce qu’il faut souligné mais j’avais opté de souligné certains stéréotypes ainsi que la réalité du métier d’infirmière ,… P.S Excusé messieurs si c’est surtout la profession au féminin que j’ai plutôt décrite
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L’infirmière

 


 
Profession infirmière est-ce une science, un art
Ou bien encore une astuce de l’ultime séduction
Simple vision de formes arrondies chassant les gros cafards
Aux lèvres pulpeuses exorcisant toutes malédictions
 
Non, une mégère qui prend son plaisir à la souffrance
Bien équipée de sondes, seringues et potions sensées guérir
Claquant de ses talons dans les noirs couloirs des doléances
Elle se moque de la mort qui ne cesse de s’aguerrir
 
Serait-elle la servante du médecin, le saint des saints
En se dédoublant entre ses ordres, ses prescriptions divines
Et ses pieuses colères devant le patient qui se plaint
Endurant toutes les petites impostures bien taquines
 
Elle doit jongler entre le malade, famille et médecin
Puis les traitements, l’enseignement aussi l’impatience
Les contraintes des heures accumulées n’ayant plus de fin
Être une super femme avec aisance sous ordonnance
 
Sa connaissance médicale trop souvent contestée
Devant les intouchables qui diagnostiquent et prescrivent
Demande une soumission qui ne peut être frelatée
Du moins le pense t-on vraiment car des révoltes s’activent
 
L’infirmière, une fille, une soeur, ainsi qu’une femme
Affrontant la souffrance morale et physique d’un être
Dans l’espoir de faire ressusciter dans ses yeux, la flamme
Qui espérons-le pourra bien cicatriser son mal-être
 
Sous payé pour ses fonctions car elle n’est que l’infirmière
Malgré le temps qui passe entre sa vie et la maladie
Malgré le grand danger des épidémies saisonnières
Elle, toujours au front envers et contre tous sans perfidie
 
Rachel Hubert
Novembre 2009

La seringue a tué le rire


Il y a des gens qu’ils ont compris qu’ils ont été trop loin dans leur aventure avec la drogue, ils ont tout perdu, amour, ami, bonheur, et l’ont remplacer par des chimères. Dire qu’on demande la légalisation de certaine drogues dites douce … Il y a une chose que je suis contente, tous mes amis ont essayer moi non, j’ai pas voulu faire le mouton …
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La seringue a tué le rire

 

 

Plus d’une fois j’ai pensé atteindre la rive, chaque fois je suis retombé ; sur mon bras droit est tatouée une seringue.
Mon esprit est marqué.

Combien d’années ont passé depuis que j’ai, mon sac de couchage sous le bras, fermé la porte de ma maison, depuis que j’ai fumé ma première pipe de hachich ? Quatre, cinq ?

Je ne veux pas y penser ! Je veux oublier !

Quelques amis ont essayé de m’aider, puis sont repartis. Que pouvaient-ils faire ? Je ne vois pas la lourde porte de ma prison ni les barreaux à ma fenêtre. Quelque part dehors, dans Oslo qui se réveille après un long hiver, mon fils et ma femme m’attendent.

Je rêve ! Des images défilent devant mes yeux, des souvenirs… Paris, l’Afrique, le hachisch, puis, en relief, une seringue, Istamboul, l’opium, Téhéran, l’héroïne…

Tout est vague !
Une seringue à mort lente !
Ai-je vingt et un ans ou un siècle ?
La seringue a tué le rire.

La prison ne m’a pas changé. Souvent j’y ai séjourné, puis je suis reparti, de ville en ville, de pays en pays, pour fuir l’obsession. J’ai tenté avec violence de toucher la rive sans jamais y parvenir. Un jour je suis retourné à la maison, les bras percés, et lentement j’ai guéri. C’est très loin.

Le brouillard se dispersait, je suis reparti, mes vieilles bottes aux pieds, retrouver les amis de la dernière heure.
Les amis ? Non, la seringue !

J’ai renié mes amis. J’ai renié jusqu’à l’idée de l’amour.
J’ai renié la vie. J’ai vécu frileux et caché, sans lever la tête, une seringue dans la poche. Des jours, des années !

Puis le soleil délicatement est venu sur mon couvre-lit à la clinique de Cery. Les semaines ont passé, j’ai refait mes premiers pas, le voile se levait mais des périodes sont restées obscures, puis j’ai pu rentrer chez moi quelques heures, avant de repartir.  J’avais été expulsé !

La route, un cahier de vers dans la poche, un livre de Nerval, les nuits dans les villes étrangères… sans fin… Dans un parc d’Oslo, j’ai rencontré une jeune fille merveilleuse avec un enfant.

La veille de notre mariage j’ai été arrêté une fois de plus pour possession illégale de stupéfiants. Les journées passent, les semaines aussi.


Dehors on m’attend.

Deux fois par semaine elle vient me voir dix minutes, un geôlier me conduit au parloir…

Encore une fois je vais essayer, je ne suis pas seul, et je lui dirai : Voilà, cette fois j’y arriverai !

Combien d’années ont passé ?


J’aimerais que cette lettre soit publiée. Si d’autres peuvent ainsi éviter cette voie, tout n’aura pas été inutile.

Anonyme, Prison d’Oslo, le 31 mai 1970