Seringues souillées: l’enquête n’avance pas


Quelles horreurs de se faire piquer par une seringues usagées dans un vêtement tout neuf … les questions qui doivent trotter dans la tête des victimes .. l’attente pour savoir s’ils ont été contaminées.
Nuage

 

Seringues souillées: l’enquête n’avance pas

 

MONTRÉAL – Un enquêteur du Service de police de Sherbrooke (SPS) se consacre à temps plein à la résolution du dossier des seringues souillées de sang humain trouvées dans des vêtements vendus dans des commerces au détail.

Les policiers étudient également les bandes des caméras de surveillance, mais pour l’instant, le dossier n’avance pas.

Le SPS dit ne disposer d’aucune piste pour identifier le coupable.

Trois employés du Zellers des Galeries Quatre-Saisons se sont piqués sur la même seringue souillée de sang samedi. Une deuxième seringue a été trouvée dans le magasin.

Depuis le début du mois de janvier, huit personnes se sont blessées, et 20 seringues ont été trouvées. Les cas relevés ont semé un début de panique dans la population et chez des commerçants.

Le directeur du SPS, Gaétan Labbé, est hautement irrité par ce que font les malfaisants et sympathise avec les gens qui ont été accidentellement piqués. Il s’est emporté lundi matin lors d’une rencontre avec les médias.

«On a affaire à un maudit malade!» a-t-il lancé.

«Sa volonté de piquer, de créer une inquiétude auprès de la personne… J’écoutais les témoignages, ça doit être l’enfer, t’es six mois à attendre pour savoir si tu as une maladie, ça n’a pas de maudit bon sens!»

Le porte-parole du SPS, René Dubreuil, assure que toutes les personnes blessées ont été rencontrées.

«Elles ont été envoyées à l’hôpital pour des traitements préventifs en attendant les résultats sanguins», a-t-il expliqué.

«Entre-temps, nous faisons la vérification des caméras, mais nous n’avons pas encore l’ensemble des enregistrements», a-t-il ajouté.

En mai dernier, des seringues dissimulées dans des vêtements ont été découvertes à la boutique Intersport du Carrefour de l’Estrie. Souillées et sans capuchon, elles étaient dissimulées dans des pantalons ou des shorts.

D’autres seringues ont également été découvertes dans les magasins Hart, Zellers et Sears de ce même centre commercial, ainsi qu’au Zellers des Galeries Quatre Saisons, dans l’est de la ville.

Les trois premières seringues contenaient le sang d’une même personne.

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