Au Pérou, une sépulture pré-Inca découverte grâce à des mini-robots


Le Pérou regorge aussi d’histoire avec la civilisation inca, mais aussi une civilisation avant celle des Incas. En archéologique, les robots sont vraiment très utiles. Grâce à eux, 3 galeries, ont été mises à jour, avec des sépultures des premiers humains connu dans ce coin du monde.
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Au Pérou, une sépulture pré-Inca découverte grâce à des mini-robots

 

Des robots miniatures munis de caméras ont permis à des archéologues de faire «la plus importante découverte des 50 dernières années» sur un site reculé du Pérou où prospérait une civilisation 2000 ans avant les Incas, ont annoncé les autorités le 21 août.

Au cours des dernières semaines, ces chercheurs ont pu découvrir, grâce à ces petites robots, trois galeries longtemps inexplorées sur le site archéologique Chavin de Huantar, situé dans la région d’Ancash, à environ 460 kilomètres au nord de la capitale Lima.

«Ces trois galeries souterraines contiennent les premières sépultures humaines de la période Chavin jamais découvertes», s’est félicité dans un communiqué le ministère de la Culture. «C’est la plus importante découverte des 50 dernières années sur le site cérémonial Chavin de Huantar».

Avant l’apogée de l’empire inca (1400-1532 environ), connu entre autres pour la cité du Machu Picchu, le Pérou a abrité nombre de civilisations dont Caral, Chavin, Wari et Chimu.

La culture Chavin, qui a prospéré entre 1300 et 550 avant JC, sinon davantage, aurait été la première civilisation péruvienne qui a travaillé le métal, l’or, l’argent et le cuivre.

Sur le site de Chavin de Huantar, inscrit depuis 1985 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, les archéologues ont découvert de la poterie, des ustensiles et une sépulture intacte.

«Ces nouveaux résultats nous montrent un monde de galeries avec (chacune) leur propre organisation», a déclaré aux journalistes l’archéologue américain John W. Rick de l’université Stanford, précisant que le complexe de Chavin comptait 35 galeries de différentes époques dont plusieurs n’ont jamais été fouillées.

«Les archéologues ont travaillé pendant de nombreuses années pour comprendre le monde Chavin, mais nous n’avons gratté que la surface», a précisé le chercheur américain qui dirige les recherches sur place.

 Selon le ministère de la Culture, seulement 15% du site a été exploré.

Des pièces de cette civilisation se trouvent essentiellement au Musée de Lima. On en recense également dans les collections nationales américaines et au musée du Quai Branly à Paris.

 

 

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Des archéologues découvrent le squelette d’un adolescent couvert d’or au Kazakhstan


Un adolescent qui ne devait pas être n’importe qui a été enterré au VIIIe et VIIe siècle avant J.-C. avec des objets en or. Il faisait parti au peuple Saka qui a existé en Russie.
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Des archéologues découvrent le squelette d’un adolescent couvert d’or au Kazakhstan

Crédits : Akimat of the East Kazakhstan region

par  Malaurie Chokoualé

L’agence de presse russe TASS racontait le 7 août dernier une bien fascinante découverte. Travaillant dans les montagnes reculées de Tarbagatai, dans l’est du Kazakhstan, des archéologues ont déterré du tertre de Yeleke Sazy, une momie adolescente recouverte d’or datée entre les VIIIe et VIIe siècles avant J.-C.

Cette sépulture et ce corps appartenaient au peuple Saka, et vus les trésors qui les accompagnaient et la taille du tertre, il devait s’agir d’un jeune homme au statut social élevé, selon les archéologues.

« Ces découvertes indiquent le haut niveau de développement technologique de la production de bijoux en or au VIIIe siècle avant J.-C. et suggère un grand avancement de la civilisation de l’époque », a déclaré avec excitation l’archéologue en chef Zeinolla Samashev.

Appelés également Scythes orientaux, les Sakas étaient un ensemble de peuples indo-européens vivant durant l’Antiquité en Asie centrale, au Kazakhstan notamment. Certains groupes Sakas étaient nomades, d’autres sédentaires, mais ils étaient connus pour être d’excellents cavaliers et des métallurgistes hors pairs.

Le corps retrouvé dans la sépulture était celui d’un homme d’environ 17 ou 18 ans, mesurant entre 165 et 170 centimètres. Enterré avec un poignard dans un étui en or, il était également entouré d’environ 3000 artefacts en or : des assiettes, des colliers sertis de pierres précieuses, des boucles d’oreilles, des figures d’animaux finement travaillées, des perles d’or… Tout avait été rassemblé là pour embellir le mort dans son ultime voyage.

Les Sakas étant connus pour enterrer les membres de l’élite par paires ou en famille, les archéologues s’attendent à exhumer d’autres corps dans les mois qui viennent et ils ont estimé qu’il y aurait à proximité 200 sites funéraires dans un état de conservation équivalent.

Crédits : Akimat of the East Kazakhstan region

Crédits : Akimat of the East Kazakhstan region

Sources : TASS/Akimat of the East Kazakhstan region

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Ces deux momies incas ont été enterrées vêtues de robes empoisonnées


Deux momies au Chili qui date d’environs 500 à 600 ans. Deux jeunes filles incas, qui auraient été sacrifiées. Les archéologues avaient remarqué une poudre, qui fut plus tard identifier comme un poison mortel. Elle provient d’une espèce de piment qui contient du mercure, ce qui est plutôt rare d’utiliser du poison pour un sacrifice.
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Ces deux momies incas ont été enterrées vêtues de robes empoisonnées

 

Crédits : Museo Regional de Iquique

par  Mehdi Karam

 

En 1976, sur la montagne Cerro Esmeralda au Chili, les sépultures de deux jeunes filles âgées de 9 et 18 ans ont été retrouvées. Celles-ci avaient, il y a supposément entre 500 et 600 ans, fait l’objet d’un capacocha, rite sacrificiel inca qui impliquait des enfants.

Au sein de leur sarcophage se trouvaient de précieux biens funéraires, tandis que les deux jeunes filles portaient une robe d’un rouge profond. Toutefois, un élément a intrigué les scientifiques pendant près de 40 ans : un saupoudrage, d’apparence toxique, recouvrant l’intégralité des corps. Le 25 mai dans la revue Archaometry, les chercheurs de l’université de Tarapacá affirment avoir trouvé la nature de cette poudre : il s’agirait de cinabre, pigment rouge sang composé de sulfure de mercure, redoutable poison qui n’a rien à envier à l’arsenic.

C’est la première fois qu’une sépulture retrouvée dans la région contient un tel minéral. Si nous sommes au fait de la signification exacte du capacocha, pratiqué pour commémorer les événements importants de la vie de l’empereur inca, mettre fin à la sécheresse ou encore implorer les dieux, rien ne justifie la présence de cinabre.

Surtout que, comme l’écrivent les chercheurs, l’hématite est une espèce minérale plus courante au Chili, tandis que « le cinabre est une offrande funéraire spéciale et d’origine étrangère ».

Selon les chercheurs, la présence du minéral varie en fonction d’une question : les Incas étaient-ils au fait de sa toxicité ?

Si oui, il se pourrait qu’il ait été saupoudré comme « dissuasion ou punition pour des pilleurs de tombe ». 

Car le cinabre, c’est du sérieux. À peine inhalée, sa poussière provoque l’empoisonnement au mercure. Quoi qu’il en soit, en attendant de déterminer l’histoire exacte derrière l’utilisation du cinabre, cela permet d’alerter les archéologues opérant dans la région : toujours prendre ses précautions avant d’ouvrir un sarcophage inca.

Source : Archaometry

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Un village autochtone découvert sous le centre-ville


Sur le chantier de la rue Peel à Montréal, une découverte d’un ancien village Mohawk, dont une sépulture d’un jeune amérindien ainsi que des tessons de poterie. Cependant, les archéologues ne croient pas que c’est le village Hochelaga décrit par Jacques Cartier, car les autochtones avaient l’habitude de changer d’endroit au bout de 15 à 30 ans.
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Un village autochtone découvert sous le centre-ville

 

Des archéologues ont découvert 2200 tessons de poterie sous l'intersection des... (Photo David Boily, La Presse)

Des archéologues ont découvert 2200 tessons de poterie sous l’intersection des rues Sherbrooke et Peel. La datation au carbone 14 d’une dizaine d’échantillons a permis d’établir que l’occupation du site remontait à plus de 600 ans.

PHOTO DAVID BOILY, LA PRESSE

 

PIERRE-ANDRÉ NORMANDIN
La Presse

Des archéologues ont fait une découverte majeure sous l’une des rues les plus achalandées du centre-ville. Des milliers d’objets trouvés sous l’intersection des rues Sherbrooke et Peel révèlent que les autochtones auraient établi un village à Montréal dès 1400, soit bien plus tôt qu’envisagé.

« C’est une découverte importante. On avait un peu de traces par-ci par-là de l’occupation de Montréal par les Iroquoiens du Saint-Laurent, mais ça, c’est le seul site de village qu’on a sur l’île », s’emballe Roland Tremblay, archéologue pour la firme Ethnoscop.

Pendant les travaux pour l’aménagement de la promenade Fleuve-Montagne en 2016 et 2017, la Ville de Montréal avait chargé des archéologues de mener des fouilles. Cette décision avait été prise en raison de la proximité du site archéologique Dawson, où plusieurs objets avaient été trouvés vers 1860, près de l’Université McGill.

Malgré l’urbanisation du secteur et la présence de nombreuses infrastructures sous terre, des portions de sol jamais perturbées ont été relevées en cours de chantier sous l’intersection des rues Sherbrooke et Peel.

« On s’est dit que s’il restait quelque chose, on allait le trouver. Quand on est tombés sur cela, ça a vraiment été une surprise, » mentionne Marie-Claude Morin, archéologue pour la Ville de Montréal.

Ces quelques lopins ont en effet représenté une véritable mine d’or historique, recelant pas moins de 2200 tessons de poterie. Ceux-ci proviendraient d’environ 90 vases différents. Plusieurs outils taillés dans des os ou de la pierre ont également été retrouvés, signes de la présence d’un village.

SÉPULTURE ET DENT DE BÉLUGA

La datation au carbone 14 d’une dizaine d’échantillons a permis d’établir que l’occupation du site remontait à plus de 600 ans.

« Ça tend à reculer l’occupation de Montréal autour des années 1400, alors qu’on pensait que le site Dawson datait des années 1550, qu’il était contemporain de la venue de Jacques Cartier », relate Roland Tremblay.

En plus des objets, la sépulture d’une jeune adulte a aussi été trouvée quelques jours avant Noël 2016. Celle-ci fait partie des sépultures que Montréal entend restituer à la nation mohawk. Les restes étaient toutefois en mauvais état, ayant été malmenés lors de travaux pour l’aménagement d’infrastructures il y a longtemps. Sa présence semble être passée inaperçue à l’époque.

Les archéologues ont aussi découvert une dent de béluga, ce qui tend à prouver que les habitants commerçaient avec d’autres groupes éloignés.

« Le béluga ne remonte pas à Montréal de façon régulière, mais les Iroquoiens du Saint-Laurent de la région avaient des cousins dans la région de Québec. Il y avait des échanges avec eux », explique Roland Tremblay.

HOCHELAGA ?

Cette découverte ne tranche pas le débat sur l’emplacement du village d’Hochelaga décrit par Jacques Cartier, prévient Roland Tremblay. La datation situant le village autour de 1400, ce site n’était vraisemblablement plus occupé au moment de la venue de l’explorateur français.

En effet, les Iroquoiens occupaient un site en moyenne de 15 à 30 ans.

« Ils se déplaçaient lorsqu’ils avaient épuisé le sol avec la culture du maïs, épuisé le bois ou épuisé la petite faune qu’ils chassaient. Au bout de 20, 25 ou 30 ans, ils devaient explorer pour trouver un établissement ultérieur », expose M. Tremblay.

Il serait toutefois possible que le site ait été occupé, abandonné, puis de nouveau occupé à l’époque de Jacques Cartier, évoque Roland Tremblay.

« Une hypothèse est qu’on aurait habité à cet endroit vers 1375, qu’on serait parti ailleurs à Montréal ou autour et qu’on serait revenu dans les années 1525. C’est une possibilité. Ce n’est pas encore clair », dit l’archéologue.

AUTRES FOUILLES À VENIR

Devant l’importance des découvertes, la Ville de Montréal a décidé de mandater de nouvelles fouilles archéologiques alors que doit débuter la semaine prochaine un chantier dans la rue Peel, tout juste au nord du site où les objets ont été trouvés.

« À cause de cette découverte, on a décidé de faire d’autres fouilles archéologiques », indique Marie-Claude Morin. Des techniciens de fouille mohawks feront partie de l’équipe.

Montréal travaille aussi sur un projet de commémoration de la présence autochtone. Ce rappel sera intégré dans l’aménagement de la rue Peel. Cette démarche de réconciliation a été entreprise par la Ville.

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Il y a plus de 1000 ans, cette femme a accouché dans sa tombe


Heureusement que la médecine en obstétrique ! Si les archéologues ont raison, cette femme enceinte aurait été enterrée après avoir subi la trépanation pour éclampsie. Elle serait morte plus tard après cette chirurgie primitive. Le bébé serait né probablement suite au gaz produit lors de la décomposition de la mère.
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Il y a plus de 1000 ans, cette femme a accouché dans sa tombe

 

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Crédits : Pasini et al. / World Neurosurgery

par Brice Louvet

Une ancienne tombe médiévale retrouvée près de Bologne, en Italie, contenait une femme enceinte blessée à la tête avec un fœtus entre ses jambes. Grâce au positionnement des os, les chercheurs ont conclu qu’il s’agissait d’une « naissance de cercueil », quand un bébé est expulsé de force du corps de sa mère après sa mort.

La tombe, datant du VIIe-VIIIe siècle après J.-C., était retrouvée en 2010 à Imola, au nord de l’Italie. C’est parce que le squelette adulte avait été retrouvé face visible et intact que les archéologues ont déterminé qu’il s’agissait d’une sépulture. Le fœtus entre ses jambes et la blessure à la tête, cependant, ont demandé une enquête approfondie, récemment publiée dans la revue World Neurosurgery par des chercheurs des universités de Ferrare et de Bologne.

En se basant sur la longueur de l’os du fémur, les chercheurs ont tout d’abord déterminé que le fœtus était à environ 38 semaines de gestation. La tête et le haut du corps du bébé se trouvaient sous la cavité pelvienne, alors que les os de la jambe étaient toujours à l’intérieur. Cela signifie qu’il commençait à se préparer à la naissance. Bien que rare dans la littérature médico-légale contemporaine – et encore plus dans le dossier bioarchéologique – il pourrait s’agir ici d’un cas d’expulsion fœtale post-mortem, ou naissance de cercueil. La bioarchéologue Siân Halcrow, de l’Université d’Otago (Nouvelle-Zélande), explique que dans le cas de la mort d’une femme enceinte, le gaz produit lors de la décomposition normale du corps s’accumule parfois au point que le fœtus est expulsé de force.

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Crédits : Pasini et al. / World Neurosurgery

Cet exemple de naissance est intéressant d’un point de vue archéologique, mais l’état de santé de la mère le rend tout à fait unique : elle avait une petite marque sur son front et un trou circulaire de 5 mm juste à côté. Ce pourrait être, selon les chercheurs, les signes d’une trépanation, une ancienne forme de chirurgie du crâne. Non seulement la femme enceinte a été trépanée, mais elle a aussi vécu au moins une semaine après la chirurgie primitive. Dans l’article, les chercheurs italiens proposent une corrélation entre la chirurgie de la mère et sa grossesse : l’éclampsie

« Parce que la trépanation était autrefois utilisée dans le traitement de l’hypertension pour réduire la pression artérielle dans le crâne, écrivent-ils, nous avons émis l’hypothèse que cette lésion pourrait être associée au traitement d’un trouble de grossesse hypertensive ».

L’éclampsie est l’apparition de crises chez une femme enceinte souffrant d’hypertension artérielle liée à la grossesse. Et particulièrement il y a quelques siècles, cette affection était probablement une cause fréquente de décès maternel. Une femme enceinte qui souffre de fièvres, de convulsions et de maux de tête au début du Moyen Âge pourrait très bien avoir été trépanée.

« Compte tenu des caractéristiques de la plaie et de la grossesse tardive, notre hypothèse est que la femme enceinte a subi une éclampsie, et qu’elle a ensuite été traitée avec une trépanation frontale pour soulager la pression intracrânienne », notent les chercheurs.

Si les conclusions des chercheurs sont correctes, l’état de la mère ne s’est malheureusement pas amélioré, et elle a été enterrée toujours enceinte dans une tombe bordée de pierres. Son corps se décomposant, son fœtus décédé a ensuite été partiellement expulsé.

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Mexique : découverte de squelettes datant du préclassique mésoaméricain


Une sépulture qui semble être une famille disposée en cercle et en ordre de grandeur daterait de 2 400 ans, dans un village qui aurait existé bien avant les périodes connues du Mexique.
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Mexique : découverte de squelettes datant du préclassique mésoaméricain

 

PHOTOGRAPHIE DE INSTITUT NATIONAL D’ANTHROPOLOGIE ET D’HISTOIRE DU MEXIQUE

Dix squelettes ont été retrouvés, tous disposés en cercle et classés par ordre de grandeur

Au sud de Mexico, dix squelettes viennent d’être mis au jour sur le site archéologique de Tlalpan. Le site est aujourd’hui enclavé dans une zone urbaine bouillonnante d’activité. Les médias locaux expliquent que le lieu de sépulture était caché sous un immeuble qui abritait des salles de classe et des dortoirs pour les membres du clergé. Mais les squelettes, eux, auraient environ 2 400 ans.

Au moins deux des squelettes sont ceux de femmes, et un a été identifié comme un squelette d’homme adulte. Un enfant et un nourrisson ont également été identifié.

Les archéologues de l’Institut national d’anthropologie et d’histoire du Mexique ont indiqué dans un communiqué que les dépouilles ont sûrement fait l’objet d’un rituel funéraire.

Elles ont en effet été retrouvées disposées en cercle, les unes à côtés des autres avec les os des bras entrecroisés. 

Une vidéo prise sur les lieux par l’Institut montre des restes humains pratiquement intacts émergés du sol.

À partir des première observations, les archéologues ont pu déterminer qu’au moins deux des squelettes avaient des crânes anormalement déformés, comme s’ils l’avaient été intentionnellement. C’est également le cas pour les dents de certains squelettes.

En plus des dépouilles, ont été retrouvés des cajetes, sortes de pots en argile, et des tecomates, bols ronds agrémentés de petites ouvertures circulaires.

L’institut indique que la cause de la mort n’est pas encore très claire : aurait-elle été donnée intentionnellement ?

L’ÈRE PRÉCLASSIQUE

La sépulture a été datée d’une période que les archéologues appellent le préclassique mésoaméricain.

Il remonte bien avant l’empire Aztèque qui ne s’est pleinement étendu qu’au début du 16e siècle. Avant que les Aztèques ne dominent la région, c’est une autre civilisation qui occupait les terres. Basée dans les environs de la ville de Teotihuacan, son déclin aurait commencé au 7e siècle.

Mais ce n’est pas la première découverte de sépulture surprenante dans cette région. Lors d’une excavation au nord du Mexique en 2011, des os avaient été retrouvés marqués par des traces de cannibalisme. Et en 2013, plus de 150 crânes associés à une cérémonie de sacrifice ont été découverts.

Découvert en 2006, le village où se situe la sépulture a été daté de la période préclassique. Dès lors, les archéologues ont activement mené des recherches et excavations.

ENDURER PUIS DISPARAÎTRE

Dans une interview pour l’institut, Jimena Rivera Escamilla, l’archéologue qui a mené l’extraction, explique que le village aurait existé pendant environ 500 ans.

Cette estimation le situe entre deux périodes majeures de l’histoire du Mexique : la période Ticoman, qui eu lieu entre 400 et 200 avant Jésus-Christ, et la période Zacatenco, entre 700 et 400 avant Jésus-Christ. Avant donc les premières civilisations mexicaines répertoriées.

Les archéologues croient à l’installation d’une population de chasseurs-cueilleurs dans la région avant la période estimée.

Christopher Morehart, archéologue à l’université d’État de l’Arizona, précise que les spécialistes n’ont pas encore trouvé la raison pour laquelle ces première civilisations semblent avoir disparu si vite. Les volcans très actifs de la région sont évoqués comme une explication possible.

D’après Jimena Rivera Escamilla, cette découverte va aider les archéologues à établir les aspects des ces premières sociétés mexicaines.

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Le Saviez-Vous ► Découverte d’un nouveau cercle rituel en Angleterre


En Angleterre, un nouveau cercle a été découvert en début juin. Que signifie-t-il ? Des tombes abritant des squelettes ont-il été sacrifier pour un rituel religieux ? A-il rapport ave le site de Stonehenge qui sont de la même époque ?
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Découverte d’un nouveau cercle rituel en Angleterre


Photo:
Achaeology Warwickshire

Stonehenge est assurément un des sites historiques les plus visités et photographiés dans le monde. Or, il est loin d’être le seul cercle de pierre construit au Néolithique en Europe et à cet égard, des archéologues viennent d’annoncer la découverte d’un nouveau cercle rituel, incluant des sépultures, datant d’environ 4000 ans.

La découverte:


Vue aérienne
Photo:
Achaeology Warwickshire

Une équipe d’archéologues britanniques a annoncé cette semaine (semaine du 4 au 10 juin 1917 nlrd) la découverte et la mise au jour d’un ancien cercle rituel, mais sans structure de pierre, à Newbold-on-Stour, dans le Warwickshire. La découverte fut réalisée  dans le cadre de fouilles préventives avant un projet de construction résidentielle. Les archéologues ont ainsi pu dégager une importante tranchée circulaire, qui n’est pas sans rappeler celle de Stonehenge et ont aussi fait la découverte de cinq tombes contenant des squelettes, dont un entier, ce qui est très rare! Les conditions climatiques de l’Angleterre rendent en effet la préservation des corps plutôt difficile.


Photo:
Achaeology Warwickshire

Les archéologues ont pu dater la structure comme étant vieille de 4000 ans, ce qui en fait un site un peu plus récent que le célèbre cercle de Stonehenge. Puisque des squelettes ont été découverts en lien avec le site et que trois d’entre eux font face à l’ouest et les deux autres à l’est, la première hypothèse formulée est qu’il doit s’agir d’un site religieux et rituel. Les squelettes, qui pourraient bien faire partie de la même famille, seront analysés dans les prochaines semaines et pourront permettre non seulement une datation plus précise, mais pourront aussi nous donner des indices sur le mode et l’origine de ces gens.

Un usage incertain:


Photo:
Achaeology Warwickshire

Une telle découverte est toujours fascinante, mais pas si surprenante, puisque les chercheurs ont identifié des centaines de cercles creusés ou avec des mégalithes partout en Grande-Bretagne. Même le secteur tout près de Stonhenge révèle des structures inconnues depuis quelques années! Bien que ces sites datant tous de la période Néolithique soient nombreux, les spécialistes débattent toujours de leur usage et de leur symbolisme exact.


Le site de Woodhenge dans le Wiltshire
(
Source)

En se basant sur l’alignement de Stonehenge avec les solstices, la théorie la plus répandue est que ces sites servaient un objectif rituel et religieux, basé sur l’observation de la nature et des phénomènes astronomiques. La plupart de ces sites semblent en effet avoir été des lieux de visites occasionnelles, mais pas habités quotidiennement puisqu’il n’y a pas de traces d’activités journalières comme des traces de fours ou d’agriculture. 


 

Spécialiste en histoire ancienne, Evelyne Ferron

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Une tombe vieille de 3000 ans découverte en Égypte


L’expression, une pierre, deux coups, expriment bien cette découverte Des archéologues découvrent une tombe caché par une autre et qui seraient plus ancienne et richement décoré qui appartiendrait à une scribe royale
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Une tombe vieille de 3000 ans découverte en Égypte

 

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La tombe du scribe Khonsu découverte à  Louxor.Photo Gentside

Une tombe peut en cacher une autre. C’est ce qu’ont découvert des archéologues japonais menant des fouilles à Louxor en Égypte. Anciennement nommée Thèbes, la ville est célèbre pour les nombreux temples et nécropoles antiques qu’elle abrite. C’est ainsi sur l’un de ces sites que Jiro Kondo et son équipe de l’Université de Waseda ont mis au jour une sépulture inconnue.

Alors qu’ils nettoyaient les débris de la tombe d’Userhat, un officiel au service du pharaon Amenhotep III, les archéologues ont découvert un trou au niveau de l’avant-cour. En l’explorant, ils ont constaté que la cavité menait vers une chambre funéraire séparée et totalement inconnue.

D’après Jiro Kondo et son équipe, la tombe en forme de T aurait plus de 3000 ans et remonterait à  la période ramesside entre 1292 et 1069 avant notre ère. Quant à l’identité de son propriétaire, celle-ci a rapidement pu être déterminée grâce aux hiéroglyphes présents sur les murs de la sépulture. Nommé Khonsu, le défunt détenait «le titre de scribe royal».   

UNE TOMBE RICHEMENT DÉCORÉE

Outre des hiéroglyphes, la tombe est richement décorée de scènes représentant le défunt et des dieux.

«Sur la partie Sud du mur Est du hall transversal, Khonsu et sa femme sont montrés adorant les dieux Osiris et Isis. Derrière Khonsu et sa femme se trouve une représentation de deux divinités à  tête de bélier, probablement, Khnoum ou Khnoum-Rê», expliquent les archéologues dans un communiqué.  

La frise observée au niveau du plafond est selon Jiro Kondo, d’un style typique de la période ramesside. Mais une autre scène a attiré l’attention des spécialistes.

«Sur le mur Nord de l’entrée, se trouve une scène gravée montrant le bateau solaire du dieu Rê-Atoum adulé par quatre babouins en pose d’adoration», expliquent-ils.

Bien qu’ils ne soient pas natifs de la région, les babouins étaient des animaux très appréciés durant l’Égypte antique.

Selon les historiens, ils étaient même régulièrement associés à  Rê-Atoum, le dieu créateur et parfois décrits comme la muse spirituelle des scribes. Ce qui expliquerait probablement la présence de l’animal sur les murs de la tombe de Khonsu qualifié de «véritable scribe renommé».

DES FOUILLES À POURSUIVRE 

Les peintures sont dans un état variable. Certaines sont encore clairement visibles alors que d’autres ont été effacées par le temps. De façon générale, celles du plafond paraissent mieux conservées que celles des murs. Une étude plus approfondie pourrait permettre d’en apprendre plus sur le défunt mais les fouilles sont loin d’être terminées.

Les archéologues pensent que toute une partie de la tombe reste à  mettre au jour.

«L’entrée de la chambre intérieure est actuellement obstruée par des colonnes de blocs rocheux», précisent les chercheurs dans le communiqué.

Ils s’attendent ainsi à découvrir davantage de murs peints à  l’intérieur de cette pièce inexplorée.

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Le Saviez-Vous ► Qu’y a-t-il dans le tombeau du premier empereur de Chine ?


L’armée de terre cuite en Chine est un mystère en soit, il n’y a pas de preuve écrite de ces soldats dans les archives de la Chine sauf peut-être qu’un empereur aurait sacrifié des concubines et enterrer les artisans pour emporter avec eux ce secret pour l’éternité
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Qu’y a-t-il dans le tombeau du premier empereur de Chine ?

 

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On estime que 8 000 statues de guerriers ont été inhumées dans trois fosses à moins de 1,5 km du tombeau impérial. Beaucoup sont orientées vers l’est, la direction la plus probable d’une attaque. © Olivier Liffran

En 1974, près de Xianyang, ancienne capitale chinoise, des fermiers qui creusaient un puits ont découvert d’étranges personnages en terre cuite. Les fouilles ont mis au jour une armée virtuelle de guerriers, sans doute destinée à protéger pour l’éternité le premier empereur de Chine, Qin Shi Huangdi, après sa mort en 210 av. J.-C.

Pourtant, un texte datant d’environ 89 av. J.-C. ne fait aucune mention de ces statues. Au lieu de cela, il évoque l’empereur suivant, qui aurait fait sacrifier des concubines pour les inhumer avec son prédécesseur et enterrer des artisans pour les empêcher de parler des tombes fastueuses qu’ils avaient créées.

Cet historien s’est-il trompé ? Peut-être pas. Les archéologues ont trouvé différentes sépultures collectives dans le complexe funéraire de l’empereur – les 56 km² autour de son tombeau, en partie reproduits ici. La chambre impériale étant restée intacte, il n’est pas impossible qu’elle contienne le cercueil en bronze, les répliques de palais, les rivières de mercure et les « ustensiles rares et objets merveilleux » décrits par ce texte du Ier siècle av. J.-C.

A. R. Williams

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