Vous voulez perdre du poids: entraînez votre cerveau, pas votre corps


Une bonne alimentation et l’exercice physique sont des clés importantes pour acquérir un poids santé. Cependant, cela prend du temps et de la constante. Je suis d’avis aussi que le contrôle du stress est un atout important à prendre en considération autant pour le poids que pour la santé en général
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Vous voulez perdre du poids: entraînez votre cerveau, pas votre corps

 

Cerveau | A health blog via Flickr CC License by CC

Cerveau | A health blog via Flickr CC License by CC

Déjà, commencez par travailler sur votre gestion du stress.

En dépit d’un engagement massif du gouvernement sur le plan médical et individuel, les Etats-Unis sont en train de perdre la guerre contre l’obésité, écrit Laurel Mellin, Professeur de médecine et de pédiatrie à l’Université de Californie à San Francisco.

Ainsi, 71% des Américains sont en surpoids et les adultes pèsent en moyenne près de 12 kilos de plus qu’en 1960. Sur le seul plan économique, cela coûte 200 milliards de dollars par an au système de santé américain.

Les laboratoires pharmaceutiques n’ont toujours pas créé de pilule miracle pour perdre du poids sans danger et ne pas le reprendre rapidement et les approches traditionnelles faites de régimes et d’exercice physique ont des effets limités dans le temps et la plupart des gens regagnent le poids perdu.

«Si une pilule est inventée un jour pour régler le problème de surpoids, elle aura avant tout un effet sur notre cerveau, particulièrement sur les partis primitives de notre cerveau, le cerveau émotionnel, mammifère et reptilien», écrit Laurel Mellin.

Ces zones du cerveau abritent les circuits neuronaux qui contrôlent notre stress et le stress alimente nos émotions, nos pensées et nos comportements.

«Ces circuits peuvent être en quelque sorte reconnectés et nous aurons ainsi une chance de réduire les problèmes liés au stress qui sont nombreux chez les humains et notamment l’obésité», ajoute Laurel Mellin.

Même si le surpoids et l’obésité sont aussi liés à des questions génétiques, de plus en plus d’études montrent que le stress joue un rôle important dans ces mécanismes. Pour le prouver Professur Laurel Mellin ont utilisé des techniques de la neurosciences pour changer les comportements et le fonctionnement cérébral. Une méthode qui semble porter ses fruits.

Le cerveau émotionnel joue un rôle essentiel dans notre propension à commettre des excès et donc indirectement dans nos problèmes de poids. Le cerveau émotionnel gère notamment la peur, le stress, les sensations de faim, de récompense. Quand le cerveau est stressé, tout concourt à nous pousser à trop manger. Pour prendre le contrôle de notre poids, il faut donc «destresser» notre cerveau émotionnel.

Il existe cinq niveaux de stress et cinq moyens de tenter de le contrôler par l’autosuggestion.

1)La compassion. Cela fonctionne avec un niveau de stress très faible 1. Il faut se suggérer de la compassion pour soi-même et pour les autres.

2)Les sentiments. Niveau de stress faible 2. Pour le contrôler, il faut se pencher sur soi-même, sur ses sentiments, ses colères, ses angoisses. Le fait de les identifier permet d’en réduire la force.

3)Un flot de mots. Niveau de stress moyen 3. Exprimer pour soi-même en laissant jaillir dans sa tête les mots sans les refreiner, ses sentiments négatifs et ainsi les identifier et donc les contrôler.

4)Un cycle d’expressions automatiques. Niveau de stress élevé 4. Exprimer haut et fort, pour soi-même, ce qui déstabilise, ce qui est insupportable… Et le faire plusieurs fois avec force.

5)Limiter les dégâts. Niveau de stress très élevé 5. Respirer profondément et trouver quelqu’un qui puisse nous aider à évacuer une pression psychologique qui nous écrase.

http://www.slate.fr/

Pourquoi certaines personnes sont-elles flippantes ? La science répond


Quels sont les critères pour qu’une personne soit étrange à nos yeux ? Il y a-t-il des professionnels ou des domaine de travail qui font éprouver un peu plus la peur que les autres ?
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Pourquoi certaines personnes sont-elles flippantes ? La science répond

 

Jack Nicholson dans le rôle d’un père de famille fou dans le film Shining (1980).Photo Hawk Films Peregrine

PSYCHO – Certains comportements, voire même certaines personnes vous donnent froid dans le dos. Des chercheurs américains se sont penchés sur le pourquoi de ce sentiment et révèlent les attitudes et les métiers qui inspirent de l’effroi. La question demeure : vous reconnaîtrez-vous ?

 

C’est plus fort que vous, certaines personnes vous font vraiment peur. Quand il s’agit du Joker dans Batman ou de Jack Nicholson dans Shining, il n’y a rien d’étonnant. Mais parfois, il suffit d’un quidam dans la rue ou d’un type louche au bureau pour vous faire tressaillir sans raison – ou presque.

Une équipe de chercheur du Knox College dans l’Illinois a creusé la question : pourquoi certaines personnes nous donnent la chair de poule ? Ils ont mené une enquête sur 1341 personnes de 54 nations différentes, publiée sur le site Science Direct en mars dernier sous le titre On the nature of creepiness.

Anthony Perkins dans le rôle de Norman Bates dans Psychose (1960).

Anthony Perkins dans le rôle de Norman Bates dans Psychose (1960).

Photo : Shamley Productions

Comment devenir flippant

Leur premier constat : pour plus de 95% des interrogés, les hommes sont plus flippants que les femmes (même selon les hommes eux-mêmes). Côté comportement, les chercheurs ont demandé aux participants d’évaluer le caractère terrifiant de 44 propositions, dont 15 ont été largement retenues comme facteurs d’effroi. Si vous souhaitez devenir la personne la plus inquiétante de votre entourage, voici donc les ingrédients :

⇒ Se tenir trop près de votre interlocuteur
⇒ Avoir des cheveux gras
⇒ Avoir un sourire étrange
⇒ Avoir des yeux globuleux
⇒ Avoir des doigts longs
⇒ Avoir des cheveux hirsutes
⇒ Avoir la peau vraiment pâle
⇒ Avoir des poches sous vos yeux
⇒ Être bizarrement habillé
⇒ Passer régulièrement votre langue sur vos lèvres
⇒ Porter des vêtements sales
⇒ Rire à des moments inattendus
⇒ Quitter la conversation en devenant grossier
⇒ Revenir sans cesse à un seul sujet de conversation

Les métiers qui vous font vraiment peur

Si vous échappez à ces attitudes peu engageantes (et que vous avez vraiment envie de devenir effrayant), tout n’est pas perdu ! Vous pouvez toujours changer de métier. Les chercheurs ont demandé aux volontaires de de noter sur une échelle de 1 à 5 le potentiel effrayant de certains métiers. Voici le résultat :

Clown (3.71) Taxidermiste (3.09), Gérant de sex  Shop (3.32), Directeur des pompes funèbres (3.22), Chauffeur de taxi (2.88), Chômeur (2.83), Membre du clergé (2.57), Consierge (2.51), Éboueur (2.25), Vigile (2.18), Écrivain (2.14), Acteur (2.13), Employé dans le bâtiment (2.09), Serveur (2.08), Conseiller financier (1.78), Docteur/Physicien (1.77), Professeur d’université (1.67), Fermier (1.65), Maitre/Maitresse d’école (1.57), Météorologue (1.53)

Source : Knox Collge

Enfin, les chercheurs ont interrogé les participants sur les passe-temps qu’ils trouvaient particulièrement effrayants. Les collectionneurs de poupées, d’insectes, de reptiles ou encore de parties de corps (comme les ongles par exemple) sont les plus craints. Suivent ensuite les « voyeurs » : ceux qui suivent, observent ou prennent des photos, notamment impliquant des enfants. Enfin la fascination pour la pornographie, les « activités sexuels exotiques » ou encore la taxidermie ont hérissé le poil des répondants.

Harry Anderson interprète un clown dans le film "Ça" (1990). 

Harry Anderson interprète un clown dans le film « Ça » (1990).

Photo : Warner Bros. Television

La crainte de l’imprévu

« Être effrayé est une réponse émotionnelle et adaptative à l’incertitude, en présence d’une menace qui nous empêche de rester vigilants pendant ces instants d’incertitude », explique Frank McAndrew qui a mené l’étude.

En clair : nous rangeons dans la catégorie « effrayant » tout ce qui nous menace ou plus largement nous expose à l’imprévu, loin des conventions sociales.

Glenn Close joue Cruella d'Enfer dans le film "Les 101 Dalmatiens" (1996).

Glenn Close joue Cruella d’Enfer dans le film « Les 101 Dalmatiens » (1996).

Photo : Walt Disney Pictures

Malgré les considérations de l’étude, Frank Farley, professeur de psychologie à l’université Temple de Pennsylvanie affirme pour la chaîne Today que l’étude mérite d’être élargie.

« Pour aller plus loin, il faudrait explorer le sentiment d’effroi à travers des critères ethniques, culturels, de diversité, de classes sociales, d’alphabétisation, de personnalité et d’autres différences de jugement », explique-t-il.

Pour l’heure, un homme pâle aux cheveux gras qui vous parle trop près de sa collection d’ongles de pied en passant sa langue sur ses lèvres est un portrait-robot plutôt convaincant.

http://www.metronews.fr/

L’étonnant système de communication des bélugas décrypté


Vous avez déjà vu les belles bulles que font les bélugas ? À quoi servent ces bulles ? Il semble que ces mammifères marins ont à leur répertoire 4 formes de bulles pour exprimer les humeurs
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L’étonnant système de communication des bélugas décrypté

 

L'étonnant système de communication des bélugas décrypté

Les bélugas font des bulles pour communiquer.Capture d’écran Gentside Découverte

Les bélugas sont des mammifères marins très intelligents. Leurs humeurs et états intérieurs peuvent de ce fait s’avérer particulièrement complexes par rapport à d’autres animaux. En conséquence, ces spécimens disposent d’un système de communication évolué permettant d’exprimer leurs sentiments à travers des bulles.

Cette conclusion est tirée d’une vaste étude menée par des chercheurs du comportement animal du Canisius College, aux États-Unis. L’équipe a passé près de huit ans à étudier les bulles de ces cétacés du parc zoologique Marineland situé à Niagara Falls, au Canada.

UN COMPORTEMENT CONTRE-INTUITIF

Durant longtemps, la fonction des bulles soufflées par les bélugas est restée un mystère. De part leur système respiratoire, ces mammifères marins ont besoin de remonter à la surface pour reprendre leur souffle. Durant chaque plongée, ceux-ci doivent donc retenir leur respiration, et faire des bulles revient en quelques sortes à perdre une partie de l’air nécessaire à leur survie sous l’eau.

Les chercheurs ont donc longtemps soupçonné que ce comportement avait un rôle important, même si sa nature en terme de communication n’avait jusqu’à présent pas encore été identifiée. Pour en arriver à  une telle observation, l’équipe du Canisius College a répertorié et analysé plus de 11 000 événements de formation de bulles.

Les résultats de ces travaux de recherche révèlent l’existence dans 97,2% des cas de quatre types distincts de bulles sous-marines. Ces différentes manifestations permettent au béluga d’exprimer une humeur bien précise.

QUATRE TYPES DIFFÉRENTS

Les gouttes formées par les évents et les anneaux soufflés par la bouche, semblent par exemple emprunter une fonction ludique. Ces bulles sont davantage utilisées par les femelles que par les mâles.

Les exhalations d’air par les évents se produisent en revanche lorsqu’un spécimen est effrayé ou surpris. Ce genre de jaillissement a été principalement observé chez des femelles adultes, visiblement plus réactives que leurs congénères mâles.

Ces derniers manient de leur côté davantage les jets de bulles formés par leurs évents. Selon les chercheurs, ce genre de manifestations pourrait suggérer l’agression même si les scientifiques ont également observé des situations dans un contexte extrêmement pacifique. 

http://fr.canoe.ca/

Créer une relation affective avec un robot n’est pas de la science-fiction


L’usage des robots sera dans un avenir rapproché de plus en plus une réalité. Mais que seront nos rapports avec eux ? Si juste avec les téléphones intelligents et tablettes, ordinateurs, on constate une grande baisse des contacts sociaux, alors si les robots autonomes sont plus présents … ??? Bref, cela serait vraiment triste que nous portons nos sentiments à des robots par choix volontaire ou par grande solitude
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Créer une relation affective avec un robot n’est pas de la science-fiction

 

On pourrait s’attacher à ces petits robots | Joamm Tall via Flickr CC License by

On pourrait s’attacher à ces petits robots | Joamm Tall via Flickr CC License by

Laurence Devillers et Telos

Même si les machines ne seront pas capables de sentiments, on pourrait s’attacher à elles…

Les robots vont bientôt évoluer dans notre société et intégrer nos foyers. Les robots sont des machines programmées qui, pour certains, peuvent simuler des comportements humains affectifs et se montrer empathiques. Cependant, il est important de comprendre que les robots ne ressentent rien, ne souffrent pas, ne rêvent pas, n’ont pas de conscience malgré le fait qu’ils pourront dire «je t’aime»! Ces machines seront de plus en plus autonomes grâce à des programmes d’intelligence artificielle sophistiqués, pouvant s’adapter dans certaines circonstances, mais elles ne seront pas pour autant capables de sentiments, de créativité et d’imagination tels qu’on l’entend pour les humains. Malgré cela, on pourrait s’attacher à elles…

Les robots, créatures artificielles munies d’un corps parfois humanoïde évoluant dans notre monde réel auront des rôles différents dans notre quotidien: du surveillant à l’assistant ou au compagnon. De nombreuses applications pour la santé, l’éducation, la sécurité ou le divertissement sont envisagées. Créer une relation affective avec les robots n’est plus un sujet de science-fiction mais un thème émergent pour de nombreuses équipes internationales de recherche.

Lien intime

Les capacités affectives des robots se déclinent sous trois aspects technologiques: la capacité de simuler ce qui chez les humains correspondrait à des émotions, la capacité de reconnaître des expressions émotionnelles de l’humain et la capacité de raisonner avec des informations relatives aux émotions. L’affectivité désigne la faculté d’éprouver des émotions. La ressemblance avec un être humain ou un animal, les mimiques faciales, le ton de voix, ou encore l’aspect enfantin ou peluche de certains robots contribuent à susciter l’émotion. Cependant, il est possible d’éprouver des émotions en face de n’importe quel objet. L’humain projette des relations affectives avec des robots non humanoïdes, dépourvus de capacités affectives, comme des robots téléguidés démineurs qui sauvent des soldats ou encore des robots aspirateurs. L’attachement est un lien affectif qui résulte de l’attention de l’autre et qui tisse un lien intime entre l’individu et l’objet de son attention. Ainsi, il est relaté des histoires de soldats donnant des médailles à leur robot pour leur avoir sauvé la vie et de consommateurs ramenant leur robot pour réparation et refusant un échange avec un robot neuf sous prétexte qu’il connaît leur lieu de vie. Certains leur donnent des noms, preuve que l’humain projette une identité sur le robot.

La «media equation» de Reeves et Nass en 1996 explique que nous appliquons les mêmes attentes sociales lorsque nous communiquons avec des entités artificielles et que nous assignons inconsciemment à celles-ci des règles d’interaction sociale. L’anthropomorphisme est l’attribution des caractéristiques comportementales de vie humaine à des objets. Avec ce réflexe, inné et socialement appris, un objet qui semble être dans la douleur peut inspirer de l’empathie. Les chercheurs ont constaté que les humains ressentaient de l’empathie envers des robots maltraités, certes de moindre intensité qu’envers des humains maltraités mais cette empathie n’existe pas envers des objets inanimés. Les recherches récentes grâce à l’imagerie cérébrale indiquent que les individus répondent de façon étonnamment semblable aux images émotionnelles des humains et à celles des entités artificielles telles que les robots. Si nous représentons les robots comme des humains, alors il n’est peut-être pas surprenant que nous réagissions avec émotion à ceux-ci. L’homme s’est toujours projeté sur les machines. Mais la ressemblance à l’humain ne pourrait aller que jusqu’à un certain point, si on en croit la théorie de la vallée de l’étrange. Car, si l’on va trop loin, le moindre défaut devient monstrueux et la machine est rejetée.

Depuis la révolution des temps modernes, une relation complexe nous unit aux machines, nourrissant peurs et fascination, entretenues par la littérature et le cinéma de science-fiction. L’imaginaire que nous développons autour des robots prend ses racines dans la fiction (2001, l’Odyssée de l’espace, Her) et les mythes (le Golem); il est stimulé par la médiatisation des premiers robots. Les agents virtuels, les objets connectés et les robots utilisant des algorithmes d’intelligence artificielle peuvent être le terreau de nouvelles croyances: une sensibilité animiste pour laquelle les éléments naturels et les animaux ont un esprit.

Caractéristiques du vivant

L’interaction affective et sociale des humains avec des robots soulève plusieurs questions, qui s’ajoutent aux questions générales de respect de la vie privée et de protection contre des actes malveillants, notamment sur l’étude des effets. Peu d’expériences ont encore été menées sur l’étude des usages à long terme. L’expression des émotions est un leurre mais l’imitation du vivant peut amener, volontairement ou pas, à prêter à l’artefact des caractéristiques du vivant.

Les questions posées portent sur les conséquences d’un éventuel attachement aux robots, la dépendance aux machines au détriment de contacts humains ou encore sur les capacités de socialisation. Travailler avec les usagers au centre de la boucle dans des contextes réalistes est primordial. Les robots seront dotés d’une autonomie croissance. La confiance que l’on peut placer dans un robot, les possibilités et limites de celui-ci et du couple qu’il forme avec l’utilisateur sont autant de sujets importants. Les préconisations publiées dans le rapport de la CERNA sur l’éthique du chercheur en robotique portent sur trois thèmes: l’imitation du vivant et l’interaction affective et sociale avec les humains, l’autonomie et les capacités décisionnelles et la réparation et l’augmentation de l’homme par la machine.

Concevoir cet univers où les humains cohabiteront avec des entités complexes autonomes va devenir une réalité: diverses formes d’animation et de vie artificielle vont investir ces objets matériels avec lesquels nous allons interagir. Pour quelles fonctions souhaitons-nous créer ces entités artificielles est la question fondamentale à se poser. L’apparition des robots dans la société va de pair avec un grand nombre de défis sociétaux et légaux à résoudre comme par exemple le partage du travail ou les problèmes de droit et responsabilités.

http://www.slate.fr/

La confiance, vitale et faillible


La confiance est importante dans tous les domaines de la vie, on se fait confiance, on fait confiance aux autres. Reste qu’il est difficile de différencier le bon jugement, l’appréciation et la confiance a des degrés différents
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La confiance, vitale et faillible

 

 

un homme tient par la main un autre sur une paroi en montagne

© shutterstock / Yuriy Seleznev

L’auteur

Sébastien Bohler est rédacteur en chef adjoint du magazineCerveau&Psycho

Même si nous sommes obligés de faire confiance aux autres et à nos propres jugements, notre cerveau nous trompe plus souvent qu’on ne le croit.

Sans confiance, rien n’est possible. Ni lien humain, ni engagement, ni décision féconde. À chaque instant de nos vies, nous nous fions à nos proches, à notre bonne étoile (pourrai-je rembourser cet emprunt ?), et même à nos peurs (je ne pense pas que je pourrai plonger de cette hauteur). Or des chercheurs de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, de l’université Pierre-et-Marie-Curie et du Centre d’économie de la Sorbonne, en étudiant comment une partie de notre cerveau crée ce sentiment, révèlent aussi pourquoi il est à la fois crucial et parfois trompeur.

C’est dans notre cortex préfrontal ventromédian, situé à l’avant du cerveau et au-dessus des yeux, que se forgerait le sentiment de confiance. Ce sentiment émerge sans que nous le voulions dans pratiquement toutes les situations. Par exemple, en observant la carte d’un restaurant. De premiers neurones s’activent au moment où vous essayez d’imaginer la saveur de tel ou tel plat. Pratiquement au même instant, d’autres neuronnes (dans votre cortex préfrontal ventromédian) estiment le degré de confiance que vous avez dans vos propres estimations. Vous pouvez ainsi penser : « le steak tartare a l’air correct » et « je ne suis pas très sûr de mon coup ». Ou bien : « les scampis grillés doivent être délicieux » et aussi « ça, j’en suis sûr ».

Ces deux dimensions du jugement, appréciation et confiance dans l’appréciation, vont de pair. Maël Lebreton, Mathias Pessiglione et leurs collègues ont découvert que la même région du cerveau – le cortex préfrontal ventromédian – crée à la fois le jugement et la confiance dans ce même jugement, ce qui explique probablement pourquoi plus l’appréciation est intense (les scampis sont délicieux) plus la confiance est élevée (j’en suis sûr). Une erreur qui nous fait accorder plus de confiance aux jugements extrêmes.

Ceci explique le biais d’optimisme, un défaut cognitif fâcheux qui amène par exemple 85 % des gens à se croire meilleurs conducteurs que les autres. Le cortex préfrontal ventromédian pourrait en être la cause car il crée à la fois l’estimation de sa propre habileté de conducteur (je me débrouille bien) et la confiance dans ce jugement (j’en suis certain). Cette zone cérébrale semble incapable de dissocier les deux, c’est-à-dire de penser quelque chose comme : « Je suis très bon conducteur mais je n’en suis pas très certain. »

Un autre exemple est l’« effet halo », une confiance excessive que nous inspirent les personnes intéressantes, brillantes, belles ou attirantes. Notre appréciation immédiate de ces personnes étant positive, nous avons du mal à la remettre en question. Dans le domaine de l’économie, les investissements à haut risque en bourse, du fait qu’ils représentent des options très désirables, sont accompagnés d’une confiance excessive. On connaît les conséquences…

L’aspect inconscient des processus de confiance les rend particulièrement difficiles à maîtriser. Il peut être alors profitable de les rendre « plus conscients », par exemple en y réfléchissant à haute voix ou en communiquant notre sentiment de relative certitude auprès de notre entourage. En 2010, des chercheurs anglais et danois avaient ainsi découvert que deux personnes devant évaluer ensemble l’intensité et le contraste d’un stimulus visuel (il s’agissait de lignes noires sur un fond gris) livraient une meilleure estimation ensemble qu’inviduellement. Mais cela ne fonctionnait qu’à une condition : qu’elles se communiquent leur degré de confiance en leur propre jugement.

http://www.pourlascience.fr/

Les mouches auraient-elles des émotions ?


Est-ce vraiment une émotion de peur, stress, que les mouches à fruit peuvent ressentir où bien ne serait-il pas plus par instinct de survie ?
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Les mouches auraient-elles des émotions ?

Les drosophiles ouvrent de nouvelles perspectives sur les sentiments ou leurs ébauches chez les non-mammifères. © Bartomeu Borrell/Biosphoto

Les drosophiles ouvrent de nouvelles perspectives sur les sentiments ou leurs ébauches chez les non-mammifères. © Bartomeu Borrell/Biosphoto

Par Louise Horvath

Les insectes seraient-ils des êtres sensibles comme les autres ? Des chercheurs ont en tout cas prouvé que des mouches présentaient tous les signes de la peur.

ÉMOTIONS. C’est au cœur des comportements des mammifères que nous cherchons bien souvent émotions et sentiments. Tristesse, peur, bonheur, amitié… sont autant de noms qui quand ils s’appliquent aux animaux non-humains soulèvent des débats passionnés. L’affaire devient encore plus brûlante quand on touche à ces bêtes que l’on écrase sans remords et avec lesquels nous livrons un bras de fer à base d’armes chimiques :  les insectes. Nous faudra-t-il accepter que même ces petits êtres sont doués d’émotions, voire de sentiments ? C’est ce qu’ont voulu savoir des chercheurs de l’université de Pasadena (États-unis) en observant la drosophile (Drosophila sp.), une petite mouche des fruits très étudiée en génétique.

Pister les traces de la peur

L’équipe de William T. Gibson a cherché chez l’insecte des traces d’émotions, aussi appelées émotions primitives. Trois de celles-ci ont été étudiées :

• l’évolutivité, le fait que la réponse de l’animal, face au danger, est graduelle et augmente avec le nombre d’éléments menaçants ;

• la valence, l’impact négatif ou positif sur l’organisme de l’émotion et la persistance ;

• la présence de reliquats d’émotions une fois l’alerte passée.

10 mouches ont été soumises à un stimulus effrayant : une ombre qui survolait la boîte les contenant. Elle passait plus ou moins souvent et à des intervalles plus ou moins longs, déterminés par les chercheurs. Puis, les mouches ont été testées individuellement. Tout cela sous l’œil attentif d’une caméra vidéo.

Au passage de l’ombre, les drosophiles s’agitaient subitement. Lors d’assombrissements répétés espacés d’une seconde, la réponse des mouches (les envols) augmentait progressivement avec le nombre d’épisodes d’obscurité. Cependant cet effet cumulatif disparaissait quand ces derniers étaient plus espacés. À 3 secondes d’intervalle, les mouvements que généraient la menace étaient bien moindre qu’à 1 seconde.

Un autre facteur influait sur l’envol : le nombre d’individus présents. Isolées, les drosophiles ont en effet montré une plus grande sensibilité à l’alerte qu’en groupe. La mouche seule fuyait dès le premier passage ombrageux (ce qui n’était pas le cas en présence de 9 autres individus) ; ou adoptait une posture figée qualifiée de « freezing » conservée pendant le passage de l’ombre et après plusieurs secondes. Dans les deux cas, 20 secondes environ étaient nécessaires pour que le comportement des mouches retourne à la normale.

Les émotions primitives sont bien là

Dans une dernière expérience, les chercheurs ont proposé de la nourriture à des mouches ayant subi une diète de 24 à 60 heures. Tout cela dans une boîte elle aussi survolée par une ombre. Les mouches ont difficilement déserté la zone de nourrissage mais l’ont d’autant plus évacuée que les ombres se multipliaient. Le besoin de se sustenter rentre donc en compétition avec celui de fuir.

Que peut-on en conclure ? Persistance, évolutivité, valence négative de l’émotion suscitée par un danger… Les émotions primitives sont bien présentes chez les drosophiles. Et si la crainte de l’anthropomorphisme retient les chercheurs d’assimiler leur comportement à de la peur ou de l’anxiété, les résultats de Gibson et ses collègues ouvrent malgré tout une nouvelle voie : celle de l’étude des émotions chez les insectes. Nos conceptions n’attendent que d’être bousculées.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Les médicaments anti-amour, une bonne idée ?


Il existe des médicaments qui pourraient aider une personne qui perd un être chère qui est décédé, mais ils pourraient aussi servir aux peines d’amour. Est-ce souhaitable ? Les peines d’amour, sont difficiles a vivre, mais elles permettent de réfléchir sur les causes, si on endort notre douleur, comment peut faire face à nos problèmes ?
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Les médicaments anti-amour, une bonne idée ?

 

Dessin de Sondron

Dessin de Sondron

De nombreux neuroscientifiques travaillent sur des remèdes contre les peines de coeur. Mais tous ne voient pas d’un bon oeil le développement d’un marché des médicaments bloquant les sentiments.

L’amour ? « Un phénomène ancré dans le système chimique du cerveau qui a évolué en fonction des besoins reproductifs de nos ancètres. » Pour le romantisme, on repassera.

Mais Brian D. Earp s’y connait en sentiments. Ce spécialiste de l’éthique scientifique a écrit sur les « biotechnologies anti-amour

«  comme traitement contre les peines de coeur et raconte au New Scientist que, bien que ce domaine de la science soit « très nouveau, il existe plusieurs possibilités [de médicaments anti-amour], certaines jouant sur les effets secondaires de médicaments déjà existant ».

Comme l’explique le magazine scientifique britannique, « de récentes découvertes sur les racines chimiques de l’amour font que l’on se rapproche de moyens de soigner ses maux ».

 Une équipe de chercheurs italiens de l’Université de Pise tente par exemple de remédier au fait que l’on se focalise sur les mauvais côtés de notre partenaire. Elle se base pour cela sur les médicaments utilisés contre les troubles obsessionnels compulsifs. Dans les deux cas, les chercheurs se sont rendus compte que les patients avaient un taux anormalement bas de sérotonine, une hormone qui joue sur l’humeur. Après un an de traitement pour remonter ce taux, les amoureux ne se focalisaient plus sur les défauts de leur partenaire.

Ne pas perdre de vue l’essentiel : réfléchir

Pour ses recherches, Larry Young, de l’Université Emori, à Atlanta, a injecté à des campagnols femelles des médicaments bloquant soit la dopamine, soit l’ocytocine, un neurotransmetteur et une hormine qui jouent sur le comportement et régissent notamment la prise de risque, l’empathie et l’attachement. Il s’est rapidement rendu compte que ses cobayes étaient alors devenus polygames, le campagnol étant pourtant une espèce monogame.

« Cela veut dire qu’il est possible de bloquer l’oxytocine et donc l’attachement à long terme », suggère le scientifique.

Selon lui, cela pourrait se révéler utile pour sortir d’une dépression lié à la perte d’un être cher. Mais faut-il mettre de telles solutions à portée de tous ?

« Je pense qu’il y aurait un réel marché, affirme-t-il, mais je ne le recommande certainement pas. »

Le danger principal de ce genre de médecine, selon Brian D. Earp, est que « les gens auront trop tendance à se tourner vers les médicaments pour régler leurs problèmes, les empêchant de réfléchir aux vraies causes de leur souffrance. Si je sors d’une mauvaise relation amoureuse, je dois peut-être d’abord réfléchir à ce qui s’est passé et non prendre une pilule pour passer à une nouvelle relation. »

http://www.courrierinternational.com/

Psychologie animale : les animaux sont-ils jaloux?


Les animaux peuvent-ils éprouver de la jalousie, ou bien, cela serait un moyen d’attirer l’attention. Il peut s’agir aussi de changement dans son environnement, dans ses habitudes …
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Psychologie animale : les animaux sont-ils jaloux?

 

Crédits photo : iStock

La jalousie animale existe-t-elle? Vous connaissez la scène : le chat qui s’étend en travers du clavier au moment où vous vous mettez au travail ou les bonds frénétiques du chien quand vous décidez de regarder un film. Ils ne font plus l’objet de votre attention ? Ils deviennent jaloux ! Du moins, c’est ce que vous croyez.

Les spécialistes du comportement animal ne s’accordent pas sur l’existence de la jalousie chez les animaux domestiques.

« On sait qu’ils ont des émotions simples, comme la colère », dit Paul Morris, professeur de psychologie à l’Université de Portsmouth, en Angleterre.

Des études sur la psychologie animale ont aussi démontré que nombre d’espèces expriment des sentiments de peur, de surprise, de joie et de panique.

Les animaux familiers peuvent sans doute éprouver des sentiments plus complexes, comme la jalousie, suppose le professeur Morris.

Plusieurs études ont révélé que les non-primates pouvaient aussi éprouver des « émotions secondaires » comme la culpabilité, la honte ou la fierté. Mais si l’étude des émotions primaires, telles que la peur ou la colère, s’appuie sur des réactions neurobiologiques ou physiologiques, les données sur les émotions secondaires des animaux reposent toujours sur l’interprétation humaine, et donc indirecte, de leur comportement.

Jalousie ou non, les animaux familiers angoissent et attendent plus de leur propriétaire que le gîte et le couvert.

« Si on se soucie du bien-être d’un animal, il est important de comprendre ses besoins affectifs, ne serait-ce que parce qu’une détresse émotionnelle a des conséquences physiques », explique Paul Morris.

Le stress peut causer une hausse du rythme cardiaque et de la tension artérielle, affecter les systèmes reproducteur et gastro-intestinal. Il peut aussi, comme chez l’homme, rendre plus vulnérable aux infections virales et bactériennes.

De grands changements, comme l’arrivée d’un bébé, sont susceptibles de créer chez nos animaux une anxiété semblable à la convoitise. Certains chiens, possessifs envers les objets et les gens qu’ils chérissent, se montrent agressifs envers quiconque menace leurs biens, explique Dorothy Litwin, spécialiste torontoise du comportement animal.

« Souvent interprétés comme de la jalousie, ces comportements visent, en réalité, à protéger, dominer et attirer l’attention. »

Pour faciliter la transition et réduire le stress, Mme Litwin conseille de prévoir les changements d’habitudes et de familiariser à l’avance votre animal au nouveau rythme du foyer.

« Si vous comptez lui interdire le canapé quand bébé sera là, commencez à le faire coucher dans son panier le soir, avec un os ou un jouet. »

L’arrivée d’un autre animal peut aussi être une source de stress. Dorothy Litwin raconte qu’un de ses chiens, une femelle, grogne ou foudroie du regard le plus jeune dès qu’il veut se joindre à leurs câlins sur le canapé :

« Elle tente de contrôler l’accès à une chose qui compte pour elle : mon attention. »

Accorder séparément du temps à chaque animal peut aider, tout comme une activité commune amusante afin de les inciter à nouer des liens. Et pour décourager toute rivalité, félicitez-les chaudement dès qu’ils fraternisent.

Prenez le temps de faire des ajustements progressifs, pour votre bien et celui de vos animaux. Un animal heureux est un animal en bonne santé, et tout le monde y gagne.

http://selection.readersdigest.ca/

Exister


Nous sommes dans un monde communication de toute forme, nous pouvons parler avec des gens de tous les coins du monde et pourtant, nous avons créer aussi l’isolement le plus totale .. et c’est une nécessité que de compter pour quelqu’un
Nuage

 

Exister

 

Il n’y a rien de plus précieux en ce monde que le sentiment d’exister pour quelqu’un …

Victor Hugo

Les bébés ne sont pas dupes!


Intéressant ! Ma petite fille a 21 mois et comprend les jeux de faire semblant, elle regarde beaucoup l’expression du visage pour certains jeux qu’on fait ensemble … Alors, ca me parait logique qu’un enfant puisse faire la différence, entre les émotions vraies ou fosse
Nuage

 

Les bébés ne sont pas dupes!

 

Une fillette d'environ 18 mois. 

Photo :  iStockphoto

Les bébés reconnaissent les sentiments feints dès l’âge de 18 mois, montrent les expériences de deux chercheuses de l’Université Concordia.

La Pre Diane Poulin-Dubois et la doctorante Sabrina Chiarella ont montré que les très jeunes enfants sont en mesure de déterminer si les émotions d’autrui sont légitimes dans un contexte particulier.

Selon leurs travaux, les très jeunes enfants comprennent le lien entre la signification d’une expérience et l’émotion qui se manifeste ensuite.

« Notre recherche indique que les bébés ne sont pas dupes si l’on feint le plaisir en réaction à une source de douleur. Souvent, après une expérience négative, les adultes s’efforcent de sourire pour éviter de bouleverser les jeunes enfants. Pourtant, ceux-ci savent comment vous vous sentez réellement : dès l’âge de 18 mois, ils comprennent le lien implicite entre les événements et les émotions. »— Diane Poulin-Dubois, professeure de psychologie

Dans leur étude, elles ont sélectionné 92 nourrissons, tous âgés de 15 mois ou de 18 mois.

Dans un laboratoire, les bébés ont assisté à plusieurs mises en scène jouées par une actrice, qui devait simuler une réaction, tantôt normale, tantôt anormale, à diverses situations (voir la vidéo qui accompagne ce texte).

La doctorante Sabrina Chiarella et une fillette lors de l'expérience.

La doctorante Sabrina Chiarella et une fillette lors de l’expérience. Photo :  Université Concordia

Deux exemples :

  • Dans l’un des scénarios, la comédienne exprimait une émotion contradictoire, affichant de la tristesse alors qu’on lui montrait un jouet.
  • Dans un autre scénario, elle présentait une réaction normale de douleur après avoir feint de se blesser au doigt.

Résultats

Les enfants de 15 mois réagissaient de la même façon à ces deux événements, ce qui indique que la compréhension du lien entre une expérience émotionnelle et l’expression faciale affichée ensuite n’est pas encore développée à ce stade.

Toutefois, les enfants de 18 mois étaient manifestement sensibles à la discordance entre l’expérience et l’expression faciale.

Ils passaient plus de temps à observer le visage de l’actrice et avaient davantage tendance à jeter des coups d’œil à leur éducateur, qui se trouvait dans la pièce, afin de jauger la réaction de cette personne de confiance.

Conclusion

Mme Chiarella explique qu’il s’agit d’un comportement d’adaptation.

« La capacité à déceler la tristesse et à y réagir immédiatement a une implication sur le plan de l’évolution. En effet, pour fonctionner efficacement en société, les enfants doivent développer leur compréhension des comportements d’autrui, et ce, en inférant l’expérience vécue intérieurement par les gens de leur entourage. »— Sabrina Chiarella

Les auteurs de ces travaux récemment publiés dans la revue Infancy: The Official Journal of the International Society on Infant Studies espèrent que ces connaissances serviront à déterminer si les jeunes enfants exposés à des individus dont les réactions émotionnelles ne sont pas fiables se monteront plus réticents à apprendre auprès d’eux ou encore à les aider.

L’extrait vidéo qui suit explique en anglais le contenu de ce texte.

 

http://www.radio-canada.ca