Une chasseuse pose fièrement à côté d’un puma en sang


Je déteste la chasse pour le plaisir ! Si la chasse est pour se nourrir, c’est autre chose. Cette femme qui a tuer un puma prétend l’avoir mangé, mais j’ai un peu de misère à croire cela. Quoiqu’il soit, le puma n’est généralement pas dans l’alimentation humaine
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Une chasseuse pose fièrement à côté d’un puma en sang

© Facebook.

« Je suis au septième ciel », a déclaré l’Américaine.

Franchesca Esplin, originaire du Colorado, aux États-Unis a publié sur sa page Facebook une photo d’elle et du puma qu’elle avait abattu. Elle a posé ensuite avec ses mains en sang et un grand sourire. 

Bucket list

La jeune femme annonce qu’elle a toujours rêvé d’abattre un animal. Elle qualifie l’expérience « d’exceptionnelle ». Le puma a été tué sur un arbre et c’est le mari de la chasseuse qui est venu le déloger. Elle a ensuite invité ses enfants à venir contempler son trophée.

Une « pratique sadique »

Prairie Protection Colorado, une association de protection des animaux, est en colère et souhaite mettre un terme à cette pratique, « qui consiste à tuer des prédateurs pour le plaisir ». L’association critique également l’usage des chiens de chasse. Le puma est un animal particulier.

« Même si elle prétend l’avoir mangé, cela reste une pratique sadique », déclare Deanna Meyer, qui est à la tête de l’organisation. « Je mange aussi des animaux, poursuit-elle, mais je ne fais pas de selfie avec des animaux que j’aurais tués ».

Une pratique légale

La chasse du puma et le port d’armes sont deux choses parfaitement légales aux États-Unis. Franchesca Esplin ne sera donc pas poursuivie. L’association a partagé la publication de la jeune femme pour faire évoluer les mentalités.

https://www.7sur7.be

Le Saviez-Vous ► Le “selficide” : une mention de plus en plus courante ?


Entre 2011 à 2017, les égoportraits tuent plus que les requins. Les gens, surtout des jeunes se mettent dans des situations dangereuses juste pour un égoportrait …
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Le “selficide” : une mention de plus en plus courante ?

 

selfie homme noir et blanc

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Crédits : Goodfreephotos.com

par Louison

Une étude parue en septembre 2018 avait pour objectif d’étudier les décès pour cause de selfie. L’étude a pu trouver 137 incidents qui ont entraîné 259 morts entre octobre 2011 et septembre 2017. À titre comparatif, il y a environ 35 attaques de requin par an, qui entraînent 3 à 4 morts par an. Le selfie est donc devenu plus mortel que l’un des plus grands prédateurs de la planète. 

Qui sont les premières victimes des décès pour cause de selfie ?

L’étude a pris en compte les incidents concernant les personnes entre 10 et 69 ans. Le selfie est apparu comme une mode, mais s’est ensuite installé dans les us et coutumes des plus jeunes. C’est donc malheureusement sans surprise que la moyenne d’âge des victimes est assez basse : 22,94 ans. Les scientifiques pensent aussi que le fait de vieillir rend aussi moins aventureux.

Cependant, l’étude pointe du doigt la difficulté à trouver des données. En effet, “mort pour cause de selfie” est une mention qui n’est pas établie partout. Malgré tout, l’étude a étudié la répartition géographique des incidents. L’Inde arrive en tête de ce classement funèbre, avec 159 morts durant la période, suivi de la Russie avec 16 décès et des États-Unis avec 14 victimes. La France ne recense aucune mort ayant été officiellement entraînée par la prise d’un selfie.

La mort par selfie semble aussi davantage concerner la gent masculine. 72,5 % des décès enregistrés sont des hommes. L’étude explique ce phénomène par le fait qu’il y aurait davantage d’hommes que de femmes qui se mettent en situation de risque pour se prendre en photo.

Comment sont décédées les personnes se prenant en photo ?

On ne peut pas mourir simplement en se prenant photo. Ce simple fait a pourtant énormément compliqué les recherches d’incidents ayant entraîné des morts après la prise d’un selfie. Ainsi, les accidents de la route (51 décès), les noyades (70 décès), les chutes (48 décès), le feu (48 décès) sont les quatre causes les plus courantes. On retrouve aussi la mort par électrocution, par arme à feu et par attaque animale.

Les autorités de certains pays ont-elles déjà pris des mesures préventives ?

Il existe dans certains pays des zones “no selfie”. Mais il s’agit surtout d’actions très localisées mises en place par les structures qui gèrent les lieux, et qui ne visent que rarement à sauver des vies. Il n’existe qu’une seule zone ayant un tel dispositif soutenu par les élus locaux : la ville de Bombay, capitale économique de l’Inde.

Une conclusion inquiétante

Parmi les conclusions de l’étude, les scientifiques ont ajouté ceci :

«Bien que notre étude ait recensé le plus grand nombre de morts et d’incidents de selfies à ce jour, il ne s’agit que de la pointe émergée de l’iceberg. De nombreux cas ne sont pas signalés. La limite de notre étude est que nous avons inclus les informations uniquement en anglais. Par conséquent, les rapports d’informations dans les langues locales ont été manqués». Mais en plus, «certains décès dus à des selfies peuvent être déclarés comme des accidents de la route ou issus d’autres facteurs, ce qui conduit à la sous-déclaration d’un grand nombre de cas». 

Source

https://lesavaistu.fr/

En six ans, 259 personnes sont mortes en prenant un selfie


Les égoportraits tuent plus que les attaques de requins dans le monde. On pense mettre des zones interdites pour des égoportraits, cela fera-t-il réfléchir pour autant, sachant que la plupart des victimes ont moins de 30 ans, donc plus téméraire
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En six ans, 259 personnes sont mortes en prenant un selfie

 

La première cause de mort par selfie est la noyade | Ben_Kerckx via Pixabay CC License by

La première cause de mort par selfie est la noyade | Ben_Kerckx via Pixabay CC License by

Repéré par Nina Pareja

Repéré sur VICE

Des scientifiques indiens ont fait les comptes.

 

Vous avez peut-être déjà posé vos yeux sur un article indiquant que les selfies sont plus meurtriers que les attaques de requins. C’est vrai. En moyenne, chaque année six personnes trouvent la mort à cause d’une attaque de requin. Entre octobre 2011 et novembre 2017, 259 personnes sont mortes en prenant un selfie.

Une équipe de recherche indienne est parvenue à obtenir ce résultat, publié dans un journal indien de médecine et recherche, en analysant les données de la presse mondiale avec les mots-clef «mort par selfie», «accident de selfie», «mort et mobile», etc. Comme les selfies ne sont jamais indiqués comme cause de mort dans les bases de données officielles, les scientifiques pensent même sous-estimer le nombre de morts. En revanche, d’après eux, leur nombre ne cesse d’augmenter, trois en 2011, deux en 2013, treize en 2014, cinquante en 2015, quatre-vingt-dix-huit en 2016 et quatre-vingt-treize en 2017.

Passé 30 ans, le risque de mourir par selfie diminue

Certaines de ces morts par selfie ont fait couler beaucoup d’encre. En mai, un homme est mort en tentant de faire un selfie avec un ours blessé, certains médias osent même le diaporama des photos capturées avant le drame.

En moyenne, les victimes ont entre 22 et 23 ans, selon les scientifiques. Passé 30 ans, le risque de mourir à cause d’un selfie diminue drastiquement. Il est également plus élevé pour les hommes, qui comptabilisent les trois quarts des décès.

L’équipe de recherche s’est également penchée sur l’origine géographique des personnes décédées: le plus grand nombre d’accidents et de morts ont eu lieu en Inde, suivie de la Russie, puis des États-Unis et enfin du Pakistan.

L’Inde comptabilise à elle seule 50% des décès, sûrement à cause de la jeunesse de sa population estiment les scientifiques. Le pays compte en moyenne deux victimes par accident mortel, contre une pour le reste des pays concernés, «ce qui devrait être attribué au fait que les selfies de groupe sont plus à la mode en Inde que dans les autres pays», peut-on lire dans l’étude.

«No selfies zones» nécessaires?

L’étude indique également les différentes causes de morts et les classifie. En premier, on trouve la noyade, suivie des accidents de transports –surtout à cause des trains car certaines personnes posent directement sur les lignesdevant un train à l’approche– et des chutes. Sans grande surprise, les États-Unis comptabilisent le plus grand nombre de morts par armes à feu en prenant une photo.

Pour les auteurs et autrices de l’étude, il est nécessaire de renforcer les «no selfies zones», ou zone sans selfies, que l’Inde a déjà commencé à mettre en place dans plusieurs grandes villes.

«Les selfies en eux-mêmes ne sont pas dangereux, mais le comportement humain qui accompagne les selfies l’est. Les individus ont besoin d’être éduqués face à certains comportements à risques et endroits risqués où sont pris des selfies», conclut l’étude.

Pour les scientifiques indiens, les «no-selfies zones» doivent comprendre les zones touristiques avec de l’eau, les sommets des montages et les très haut bâtiments.

http://www.slate.fr/

Cette bosse sur son visage était un ver qui rampait sous sa peau


 

Cela donne des frissons. Heureusement qu’elle avait des égoportraits pour prouver que sa bosse se déplaçait, car peu de médecins l’aurait cru. Ce parasite infeste surtout les chiens et les chats et rarement l’humain. Et c’est un moustique qui l’aurait infesté d’une larve brrrrrrr
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Cette bosse sur son visage était un ver qui rampait sous sa peau

 

Photos du ver de la patiente russe. © Vladimir Kartashev et Fernando Simon, N Engl J Med 2018.

Photos du ver de la patiente russe. © Vladimir Kartashev et Fernando Simon, N Engl J Med 2018.

En Russie, une femme de 32 ans a fait plusieurs selfies montrant une bosse en différents endroits de son visage. Le ver parasite qui se promenait sous sa peau a été retiré par chirurgie et analysé. Il a probablement été transmis par une piqûre de moustique…

Vous ne regarderez plus votre visage de la même façon après voir lu l’histoire de cette femme dont le cas médical a fait l’objet d’un article dans la revue The New England Journal of Medicine. La patiente s’est présentée en rendez-vous chez son ophtalmologue alors que depuis deux semaines un nodule se déplaçait sur son visage. Elle avait pris des selfies montrant le parcours de la bosse suspecte.

Tout d’abord, elle l’avait repérée sous son œil gauche (voir figure, en A). Cinq jours plus tard, la bosse était passée au-dessus pour, dix jours après, venir gonfler sa lèvre supérieure. Le nodule provoquait parfois une sensation de brûlure ou des démangeaisons, mais elle n’avait pas d’autres symptômes inquiétants.

La patiente a expliqué qu’elle avait récemment fait un séjour dans une région rurale près de Moscou et qu’elle avait eu beaucoup de piqûres de moustiques. Lors de l’examen, le médecin a observé un nodule en longueur qui se déplaçait au niveau de sa paupière gauche. Le parasite a pu être fixé et retiré par chirurgie.

La dirofilariose humaine se transmet par la piqûre de moustiques

Pour identifier l’animal, les scientifiques ont effectué une analyse par PCR et trouvé qu’il s’agissait d’un ver de l’espèce Dirofilaria repens. Ce nématode est un parasite sous-cutané du chien et du chat. Il infecte de manière accidentelle l’Homme et se transmet sous la forme d’une larve par la piqûre de moustiques de la famille des Culicidés (Aedes, Anopheles et Culex). La maladie qu’il provoque est appelée dirofilariose.

Dirofilaria repens est un parasite émergent de l’Ancien Monde

Vladimir Kartashev, professeur de chirurgie et médecin qui a vu la patiente, a expliqué à CNN que le parasite pouvait « apparaître et disparaître en quelques minutes ». Il ajoute que « les médecins qui ne connaissent pas la maladie ne croient pas les patients ».

D’où l’intérêt de faire des selfies pour soutenir ses dires. Le médecin affirme avoir vu au moins dix patients avec des symptômes proches.

D’après lui, « Dirofilaria repens est un parasite émergent de l’Ancien Monde ».

Ces infections humaines sont rares, mais d’autres cas ont été signalés dans la littérature scientifique. La plupart de ces vers parasites ne touchent que la peau mais des localisations inhabituelles ont aussi été relevées. Par exemple, un cas très rare de dirofilariose spermatique a été détecté en 1996 chez un homme italien. Un article paru dans la revue Emerging Infectious Diseases en 2009 décrit aussi le cas d’un Allemand qui avait fait un voyage en Inde et au Sri Lanka et qui a eu une méningoencéphalite liée à la présence de ce nématode ; le patient s’est rétabli après un traitement anti-inflammatoire et antiparasitaire.

D’après le CDC, la forme adulte de ce ver parasite peut mesurer jusqu’à 17 cm et vivrait jusqu’à dix années.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Une femme de 32 ans a fait des photos de son visage montrant une bosse près de l’œil.
  • C’était un ver nématode Dirofilaria repens qui se déplaçait sous sa peau.
  • Ce parasite infeste plutôt les chiens et les chats, mais une piqûre de moustique peut accidentellement transmettre la larve à l’Homme.

https://www.futura-sciences.co

En Italie, une femme est heurtée par un train, cet homme prend un selfie


Hier encore, j’ai revu sur Facebook la vidéo qui circule d’un groupe d’amis qui s’arrête à un accident et prennent pleins d’égoportraits. Un gars envoie ses égoportraits sur des réseaux sociaux montrant un sourire radieux devant une personne sévèrement blessée par des brûlures. Puis l’envoie à sa mère, …. Quand il s’aperçoit que c’est sa mère qui est étendue sur le sol. C’est un manque total de civisme qui manque à bien des gens qui prennent des photos pour partager des drames sur les réseaux sociaux.
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En Italie, une femme est heurtée par un train, cet homme prend un selfie

 

 

«Quelle société avons-nous créé?»

C’est malheureusement la preuve d’une nouvelle dérive des réseaux sociaux. Ce dimanche 3 juin, de nombreux Italiens font part de leur indignation sur les réseaux sociaux après la publication dans un journal local de la photo d’un homme prenant un selfie devant une femme secourue après avoir été heurtée par un train.

L’image a été publiée ce dimanche dans le quotidien Libertà, mais les faits se sont déroulés le 26 mai, dans la ville de Plaisance, au sud-est de Milan. Sur le cliché, pris par le photographe Giorgio Lambri, on voit une femme étendue sur les rails d’une voie ferrée, avec plusieurs secouristes autour d’elle.

« Je vous raconte la photo que j’ai prise il y a quelques jours et dont la légende pourrait être ‘Houston, on a un problème!’ C’est-à-dire qu’on a complètement perdu le sens éthique… », écrit Giorgio Lambri sur Facebook en partagent son article.

Sur le quai avoisinant, un homme brandit son téléphone pour prendre un selfie et immortaliser la scène derrière lui, tout en faisant un geste qui ressemble au « V » de la victoire.

« Une femme renversée par un train à une station de Plaisance. Un imbécile, avec le sac, qui prend un selfie. Il n’y a plus d’espoir.

La femme, grièvement blessée, a dû être amputée d’une jambe selon les médias locaux. Ils indiquent également que l’auteur du selfie a été interpellé par la police et contraint de supprimer les clichés de son téléphone, non sans quelques protestations.

Cette situation, aussi malsaine qu’elle soit, n’est cependant pas répréhensible devant la loi. Mais l’histoire a particulièrement choqué les Italiens, qui ont été nombreux a fait part de leur indignation sur les réseaux sociaux.

« C’est juste de la folie totale

« Je n’ai pas les mots »

« L’imbécilité n’a plus de limite »

https://quebec.huffingtonpost.ca/

L’humain gagne dans l’affaire du selfie du macaque


Tout cela pour un macaque qui s’est emparer d’un appareil photo d’un photographe. Je ne suis pas toujours d’accord avec les agissements de PETA, là, je crois vraiment que c’est une perte de temps et d’argent alors qu’il y a beaucoup plus à faire pour la protection des animaux que créer une discorde pour un égoportrait d’un animal
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L’humain gagne dans l’affaire du selfie du macaque

 

ROBYN BECK/AFP/GETTY IMAGES

L’égoportrait devenu viral est maintenant affiché au Musée des selfies à Glendale en Californie.

Mais cet égoportrait demeurera à jamais l’un des plus célèbres du monde.

Une cour d’appel américaine a jugé qu’un macaque ne pouvait prétendre aux droits d’auteur sur un autoportrait qu’il avait lui-même pris en déclenchant l’appareil d’un photographe sur une île indonésienne.

Cette décision rendue lundi pourrait marquer le point final d’un litige juridique spectaculaire à plusieurs titres: le visage du singe, grimaçant (ou souriant) de toutes ses dents, est devenu l’un des selfies les plus célèbres du monde.

Cette affaire a également posé un problème de droit inédit, une association de défense de la cause animale, PETA, soutenant que la capacité d’un primate à prendre une photo prouvait qu’il était un être pensant complexe, méritant de bénéficier des règles de la propriété intellectuelle.

Tout a commencé en 2011 sur l’île de Sulawesi, en Indonésie, quand un macaque noir à crête s’était emparé de l’appareil photo de David Slater et avait appuyé sur le déclencheur.

Le photographe animalier britannique avait réussi à récupérer son appareil et avait publié les clichés pris par le singe baptisé Naruto.

Ces photos exceptionnelles ont fait le tour de la planète, étant reprises par de multiples journaux, magazines, sites internet ou émissions de télévision.

Le litige a éclaté quand la Fondation Wikimedia, une banque de données libres de droits, a refusé de retirer de sa collection le selfie de Naruto.

L’organisation People for the Ethical Treatment of Animals a alors fait irruption dans le débat. PETA a saisi la justice en affirmant que, le macaque ayant pris les images, il en détenait les droits, « comme ce serait le cas pour un humain ».

PETA a été débouté une première fois devant un juge en septembre 2017, David Slater acceptant toutefois de donner 25% des futurs revenus tirés des selfies de Naruto à des organismes protégeant l’habitat des macaques à crête d’Indonésie.

La cour d’appel de Californie a infligé lundi un second revers à l’association de défense des animaux, en estimant que les violations de droits d’auteur ne pouvaient être dénoncées que par des humains.

Les trois magistrats de la cour accusent même PETA de récupération.

« PETA apparaît utiliser Naruto malgré lui, comme un pion pour atteindre ses objectifs idéologiques », ont-ils écrit dans leur décision unanime.

PETA a estimé en réponse que la cour d’appel était « passée à côté » de la vérité.

Le macaque « est victime d’une discrimination simplement car il est un animal non humain », a commenté l’organisation.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Ce n’est pas votre nez le problème, ce sont les selfies


Croirait vous que des gens veulent des chirurgies plastiques pour refaire le nez pour mieux paraître dans les égoportraits ? Ils pensent que le nez est trop gros alors que la réalité les égoportraits sont pris trop proche et augmente les défauts du visage.
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Ce n’est pas votre nez le problème, ce sont les selfies

 

Nose Chapendra via Flickr CC License by

Nose Chapendra via Flickr CC License by

Repéré par Aurélie Rodrigues

Repéré sur Vox

Selon une équipe de chirurgiens, les selfies font apparaître votre nez comme 30% plus large qu’il ne l’est en réalité.

Selfie devant le miroir, dans les transports en commun, dans la rue… ces autoportraits dont envahi TOUS les réseaux sociaux. Pour certains, ils sont un gage de confiance en soi, pour d’autres ils font ressortir leurs pire défauts.

Une étude publiée dans la revue médicale JAMA Facial Plastic Surgery alerte sur les déformations causées par la lentille de l’appareil photo des smartphones. Plus il est près, plus votre visage sera déformé. Boris Paskhover, chirurgien plastique à l’université de Rutgers –au New Jersey– a déclaré dans une interview pour Vox que ses patients venaient le voir pour se faire opérer parce que leur nez semblait trop gros sur les selfies.

Même constat pour The American Academy of Facial Plastic and Reconstructive Surgery, association spécialisée en chirurgie plastique faciale. En 2017, un sondage révélait que 55% des chirurgiens recevaient des patients qui leur demandait de les aider à améliorer leur apparence sur les selfies –13% de plus qu’en 2016.

«J’essayais de dire aux gens que leur nez ne paraissait pas trop gros, que l’appareil photo du portable le déformait», reconnnait le Dr Paskhover. 

Paskhover et les co-auteurs de l’étude ont mis en place un système afin de déterminer à quelle distance l’appareil photo déforme le visage de l’utilisateur. Quand l’appareil photo est à environ trente centimètres du visage, le nez parait 30% plus large comparé au reste du visage. 

À gauche: selfie prise à trente centimètres du visage. À droite: selfie prise à 1,5 mètres du visage. Crédit photo: JAMA Facial Plastic Surgery

Une question de perspective 

Pourquoi les visages se déforment-ils quand on prend une photo de près? La façon dont nous percevons un objet dépend de l’angle et de la distance exercée sur ce même objet. Quand vous êtes tout en bas d’un un immeuble, il apparait beaucoup plus large qu’il ne l’est en réalité.

À contrario, les autres immeubles à ses côtés ont l’air plus petits. Par contre, quand on prend du recul, tous ces immeubles paraissent être de la même taille. Pour votre visage c’est la même chose. Le nez étant placé en plein milieu de la figure, il subira les plus grandes déformations. Toute est une question de perspective. 

selfie

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