Non, les chats ne prédisent pas les séismes


  Les chats, ont-ils un sixième sens pour prévoir les tremblements de terre ? Certains croiront oui, mais la réalité est tout autre.
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Non, les chats ne prédisent pas les séismes

 

  Source: Les Décodeurs (Le Monde)

VIDÉO Ancrée dans la croyance populaire, la légende se renforce sur Internet, témoignages vidéo à l’appui: dotés d’un mystérieux sixième sens, les chats seraient donc capables de prédire les tremblements de terre.

Faux! C’est même beaucoup plus simple que ça.

Explications.

Spécialistes du genre, Les Décodeurs (Le Monde) scrutent la Toile chaque jour à la recherche des contre-vérités: une mission d’utilité publique à l’heure où la Toile jouit d’un arsenal de « fake news » sans précédent. L’une des dernières enquêtes en date s’est penchée sur le don supposé du chat à flairer le tremblement de terre. Un prophète à pattes de velours?

Séisme d’Osaka

En effet, après le séisme d’Osaka le 18 juin dernier, un internaute (cf. séquence ci-dessus) a publié des images de vidéosurveillance censées prouver que les félins présents dans cette pièce avaient ressenti avant tout le monde le violent séisme de magnitude 6,1 qui a frappé la mégapole japonaise.

Sur ce point, nul doute: le chat ressent bien la secousse avant l’être humain. Mais il ne prédit en revanche rien du tout. Et il n’est nullement question d’un sixième sens!

Ondes P

En réalité, la réaction des félins s’explique par l’émission d’ondes P (ou ondes primaires), de petite amplitude, dont les chats sont capables de percevoir le bruit à défaut de la moindre manifestation visible:

« Ces dernières ne sont pas assez fortes pour faire bouger les meubles, mais génèrent un bruit perceptible par les chats, ce qui explique leur réaction », explique Baptiste Gombert, post-doctorant en sismologie à l’université d’Oxford et auteur d’une thèse sur les glissements co-sismiques.

Ondes de surface

Aux ondes P succèdent les ondes de surface, plus lentes et responsables du mouvement des meubles visible sur cette vidéo. Les chats n’ont donc rien « prédit » du tout: le tremblement de terre avait déjà lieu au moment de leur réaction. Bref, un ressenti précoce. Un gain d’à peine quelques secondes qui n’aurait certainement pas suffi à mettre toute une population à l’abri…

https://www.7sur7.be/

Après le séisme de Mexico, un temple découvert dans une pyramide


En septembre dernier, Mexico a tremblé d’une magnitude de 7,1 et il y a eu plusieurs morts. Ce séisme a aussi fait trembler une pyramide qui a été affectée le haut de la pyramide et deux temples ont apparu, un dédié à une divinité suprême des Mexicas et l’autre pour le dieu de la pluie. Ils ont aussi découvert des céramiques et encensoir datant environ dans l’an 1150.
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Après le séisme de Mexico, un temple découvert dans une pyramide

 

AFP

Le tremblement de terre qui a dévasté le centre de Mexico le 19 septembre dernier a permis une découverte archéologique de taille: les vestiges d’un temple dédié à Tláloc, dieu de la pluie à l’époque de la civilisation des Mexicas, et situé à l’intérieur de la pyramide de Teopanzolco, dans l’état central de Morelos.

Le temple a été présenté à la presse jeudi à Cuernavaca, capitale de l’état de Morelos où se trouve la pyramide de Teopanzolco, figure de la civilisation tlahuique, qui s’est développée dans la région et à laquelle les cultures Aztèques et Mexica sont liées.

A cause du tremblement de terre, «la pyramide a subi une modification considérable du noyau de sa structure», a expliqué à la presse Bárbara Koniecza, archéologue de l’Institut national d’Anthropologie et Histoire (INAH).

Le 19 septembre en fin d’après-midi, un tremblement de terre de magnitude 7,1 et dont l’épicentre se trouvait entre les états de Morelos et de Puebla, a secoué le centre de Mexico, faisant 369 morts, en majorité dans la capitale.

Le séisme a principalement affecté la partie supérieure de la pyramide, où ont été découverts deux temples, l’un dédié à Huitzilopochtli, divinité suprême des Mexicas, l’autre à Tláloc, dieu de la pluie.

Lorsque l'INAH a effectué ses recherches avec un... (RONALDO SCHEMIDT, AFP)

Lorsque l’INAH a effectué ses recherches avec un géoradar pour retrouver la structure pyramidale, son équipe a découvert les vestiges d’une structure cachée, également dédiée à Tláloc.

RONALDO SCHEMIDT, AFP

«Le sol des deux sanctuaires s’est effondré puis incliné, ce qui a également compromis sa stabilité», a souligné Bárbara Koniecza.

Lorsque l’INAH a effectué ses recherches avec un géoradar pour retrouver la structure pyramidale, son équipe a découvert les vestiges d’une structure cachée, également dédiée à Tláloc.

Des restes de céramiques et un encensoir de l’ère tlahuique ont aussi été découverts.

La structure de la pyramide de Teopanzolco, qui mesure 16 mètres de haut, remonte environ à l’année 1150.

Le temple découvert aurait mesuré environ six mètres de long et quatre mètres de large, ont précisé les experts de l’INAH, avec un escalier d’accès situé sur le côté ouest du bâtiment, juste à l’endroit où se trouve l’escalier actuel, visible, et intégré à la pyramide.

http://journalmetro.com

Les californiens ne sentent même pas ces séismes lents et pourtant…


Les chercheurs comprennent mieux ce qui se passent sous les pieds des Californiens et de la fameuse faille de San Andreas qui est reconnu depuis longtemps qu’un jour un séisme viendra séparer cet état. Ce qu’ils ont compris, c’est que dans quelques années, le séisme sera énorme, ce sera une vraie catastrophe humaine, et financière
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Les californiens ne sentent même pas ces séismes lents et pourtant…

 

La Californie, cette région du Sud-ouest américains qui fait tant rêver, est l'un des endroits sur Terre qui la plus de séismes. La raison ? La faille de San Andréas, bordure d'une plaque tectonique qui se déplace doucement. Cependant, des scientifiques alertent, cette situation pourrait être plus dangereuse que prévue. 

Crédits : WIkipédia Commons

par Louison

La Californie, cette région du Sud-ouest américain qui fait tant rêver, est l’un des endroits sur Terre où se déroulent le plus de séismes. La raison ? La faille de San Andreas, bordure d’une plaque tectonique qui se déplace doucement. Cependant des scientifiques lancent l’alerte, car cette situation pourrait être plus dangereuse que prévu.

Petit rappel : la Californie c’est quoi ?

 

La Californie, c’est ni plus ni moins que l’État qui génère le plus de richesses aux États-Unis. Elle représente 13 % du PIB du pays, abrite des villes comme Los Angeles ou San Francisco et enfin c’est là-bas que se trouve la Silicon Valley. Actuellement, la Californie peut être considérée comme trop riche, mais quelles que soient les richesses, elle en consomme plus qu’elle n’en produit.

san francisco

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Crédits : Pixabay

Une richesse en danger à cause des séismes

Les scientifiques alertent aujourd’hui sur des mouvements inattendus et imprévus. Ils estiment que la Californie souffrira d’un séisme majeur  – de magnitude 7 – d’ici 30 ans. Ce qui les a aiguillés dans cette direction, c’est le fait que les mouvements de la faille ont changé. En effet, celle-ci se déplaçait depuis longtemps, et bouge encore de 3 cm par an en moyenne. Le problème, c’est que ce mouvement est devenu saccadé. Certaines années, la faille ne bouge pas tandis qu’elle peut avancer de 10 cm pendant d’autres. Cela veut dire que l’énergie qui se libérait en continu avant va s’accumuler avant de se relâcher d’un coup.

Ce genre de séismes n’est pas ressenti par une personne vivant sur le sol. Cependant, ces petits à-coups sont à l’origine de plus grosses secousses. Par exemple : le séisme de magnitude 6 qui a frappé Parkfield en 2004. Si une telle catastrophe venait à ce produire, on estime que les coûts de reconstruction s’élèveraient au minimum à 300 milliards de dollars.

Pour arriver à de tels résultats, les scientifiques ont sondé 145 km de sol le long la faille pendant 7 ans. Ils ont utilisé des robots qui possédaient des sonars embarqués. Ceux-ci ont permis de créer un modèle en 3D de ce qui ce passe sous les pieds des Californiens.

Si en moyenne rien n’a changé, pourquoi dire que la situation empire ?

En fait, ces petits séismes sporadiques vont faire en sorte d’augmenter la pression souterraine alors que rien ne bouge. En effet, il est arrivé qu’il n’y ai pas de séismes pendant 2 ans. Cela veut dire que l’à-coup généré au moment de la libération de l’énergie va lui aussi se trouver amplifié. Quand la pression se relâche, l’énergie qu’il va falloir libérer pour refaire bouger la faille s’accroît, et ainsi de suite. Il s’agit d’un cercle vicieux qui se termine par un séisme.

Si ce cycle n’était pas d’actualité avant, c’est parce que l’on pensait que l’énergie se libérait de façon fluide et constante.

Source

Aucune preuve que les animaux ressentent l’imminence d’un séisme


 

Selon les scientifiques, les preuves que les animaux sentiraient des tremblement de terre n’est pas vraiment prouver, car les observations manquent de rigueur. Ceci dit, pas parce qu’ils n’ont pas trouver des preuves, que les animaux ne ressentent pas les séismes
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Aucune preuve que les animaux ressentent l’imminence d’un séisme

 

Illustration d'un sismographe.

L’une des difficultés observées par les chercheurs est la grande diversité des données, qui sont souvent anecdotiques et rétrospectives. Photo : iStock

Depuis des siècles, dans la perception populaire, le comportement anormal de certains animaux comme les chiens, les chats et les vaches est considéré comme un signe précurseur de tremblements de terre, mais une récente analyse conclut qu’il n’existe aucune preuve solide pour soutenir cette hypothèse.

Un texte d’Alain Labelle


Pour en arriver à cette conclusion, des sismologues allemands de l’Université de Potsdam ont examiné 180 articles scientifiques concernant le comportement animal lié aux tremblements de terre.

Dans ces articles, le moment des événements précurseurs variait de quelques mois à quelques secondes avant les secousses sismiques, et les distances allaient de quelques kilomètres à des centaines de kilomètres.

Les personnes qui défendent la capacité des animaux à prédire des tremblements de terre prétendent que ceux-ci ressentent les petits changements dans certains paramètres environnementaux et physicochimiques liés au processus géologique menant aux tremblements de terre, et qu’ils y réagissent anormalement.

Dans les présents travaux, pas moins 729 observations de comportement de 130 espèces animales liées à 160 tremblements de terre ont été étudiées.

Les chercheurs ont entre autres analysé les relations entre la magnitude et la distance, l’activité des animaux, mais aussi la qualité et la longueur des observations publiées dans les articles.

Pas très concluant

L’une des difficultés observées par les chercheurs dans leur analyse systématique et statistique des travaux de recherche menés à ce jour sur le phénomène est la grande diversité des données, qui sont souvent anecdotiques et rétrospectives. Selon eux, la plupart des « preuves » se composent d’observations qui n’ont pas été testées rigoureusement.

En outre, les chercheurs affirment qu’il existe d’importants manquements dans de nombreux rapports publiés sur d’éventuels comportements annonciateurs de séismes chez les animaux.

Certains comportements pourraient être, selon les auteurs de la présente étude, liés à des phénomènes physiques d’un événement sismique déjà en cours, mais peu perceptibles pour les humains.

Quoi qu’il en soit, pour réussir à établir un lien, les prochaines études devraient inclure une définition quantitative plus stricte de ce qui constitue un comportement animal inhabituel ou anormal, ainsi qu’une explication physique de ce changement, notent les auteurs de cette analyse publiée dans le Bulletin of the seismological society of America.

https://ici.radio-canada.ca/

La Californie attend son apocalypse


Je me souviens il y a pas mal d’années, on parlait de la faille de San Andreas et d’un gros tremblement de terre qui sera désastreuse pour la Californie. Les scientifiques aimeraient préparer la population californienne de Big One. Car un jour, ce séisme destructeur sera une réalité. Plus les années passent, plus la force de cette catastrophe est crainte.
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La Californie attend son apocalypse

 

Extrait du film San Andreas.

Extrait du film San Andreas.

Simon Clair et Stylist

Tout le monde le sait. D’ici peu, la Californie devrait être ravagée par le Big One, un gigantesque séisme. Un désastre en sursis que beaucoup d’habitants envisagent encore comme une fiction.

C’est un matin ensoleillé en Californie du Sud. Et ce sont 7,5 millions de personnes qui s’activent pour aller au travail. Comme tous les jours, plusieurs milliers d’entre elles ont pris leur voiture pour rejoindre des comtés situés de l’autre côté de la célèbre faille de San Andreas, qui traverse l’État du nord au sud comme une longue cicatrice. Malheureusement, beaucoup d’entre eux ne feront jamais le trajet retour. 

À 10 h du matin, l’un des plus gros séismes jamais enregistrés vient de s’abattre sur l’État: 7,8 sur l’échelle de Richter. La terre n’a tremblé que deux minutes mais Palm Springs, San Bernardino, Los Angeles, San José ou San Francisco ont été très sévèrement touchés. Sous l’effet du choc, 1.500 buildings se sont littéralement effondrés et 300.000 autres bâtiments ont été en partie détruits.

En tout, le tremblement de terre a fait 1.800 morts et 53.000 blessés. On dénombre désormais 1.600 incendies un peu partout dans la région et la majorité des axes de communication ont été coupés. Coincés au milieu des ruines et des décombres, 255.000 sans-abri ne peuvent même pas appeler les secours tant les réseaux téléphoniques sont saturés. Pendant des semaines, peut-être même des mois, les survivants vont devoir se débrouiller sans eau ni électricité et attendre que quelqu’un vienne les chercher, malgré les risques de répliques sismiques.

«The Great California ShakeOut»

Pour reconstruire les villes, les routes ou les ponts, il faudra des années. Pour effacer le traumatisme du séisme, il faudra des vies entières.

«La vitesse à laquelle les choses reviendront à la normale après ce désastre dépend de vous. Soyez préparés.»

C’est sur ces mots que se termine la vidéo mise en ligne par l’Institut d’études géologiques des États-Unis.

Car derrière les chiffres et les détails de ce scénario catastrophe digne d’une partie ratée de SimCity, les scientifiques américains tiennent avant tout à rappeler que tout ça est bien sérieux. Pour preuve, ils organisent chaque année une répétition générale surnommée «The Great California ShakeOut», à laquelle participent plus de 6 millions de personnes à travers tout l’État.

The Great California ShakeOut I MARK RALSTON / AFP

Chacun y révise soigneusement les gestes à faire le jour J: rester à l’intérieur, s’abriter sous une table ou un meuble solide, se couvrir la tête et le torse, tourner le dos aux fenêtres, s’agripper à l’objet qui vous sert d’abri. Autant de choses qu’il ne faudra pas oublier le moment venu. Quand il arrivera enfin. Ce fameux Big One que tout le monde redoute comme l’Apocalypse.

Bombe à retardement

Il faut reconnaître que la Californie a effectivement toutes les raisons d’avoir peur. Car à écouter les chercheurs qui planchent quotidiennement sur le sujet, ce n’est pas un mais deux Big One qui menacent la côte Ouest.

«L’un des deux aura lieu dans le nord-ouest du Pacifique. C’est un séisme de magnitude 9 qui démarrera après une rupture de la faille de Cascadia, qui va de la Californie du Nord au Canada. Le sol se déplacera de 10 à 20 mètres. Mais plus au sud de la Californie, on attend aussi un Big One sur la faille de San Andreas. Ce sera un tremblement de terre de magnitude 8», détaille John Vidale, directeur du Southern California Earthquake Center (SCEC).

Et s’il parle au futur et avec une telle certitude, c’est parce qu’on sait que les plaques tectoniques se déplacent de plus de trois centimètres par an, se frottent les unes aux autres et finissent par casser, occasionnant des activités sismiques. Située en plein sur la zone de contact entre la plaque nord-américaine et la plaque pacifique, la Californie est de loin l’une des régions les plus exposées au monde. Et les derniers grands séismes enregistrés dans l’État datent maintenant de plus d’un siècle: le tremblement de terre de Fort Tejon en 1857 et celui de San Francisco en 1906.

San Francisco 1906 et 2006 I JUSTIN SULLIVAN / Getty Images North America / AFP

Tôt ou tard, la Californie devra donc faire face à de nouveaux séismes en forme de bombes à retardement. Et plus le temps passe, plus les dégâts seront conséquents, précise Pascal Bernard, sismologue à l’Institut de physique du globe de Paris:

«La probabilité que ça arrive augmente au fil des années. Les plaques tectoniques se déplacent d’environ 3 centimètres et demi par an. Mais par exemple, une zone de la faille de San Andreas est restée coincée depuis cent soixante ans. L’élastique continue donc de se tendre au fil des années mais il finira forcément par casser. Décennies après décennies, les risques sont plus élevés. Et ce n’est pas linéaire au niveau de la violence potentielle. Si on multiplie par deux le temps, on multiplie par huit l’énergie du séisme à venir.»

Selon les derniers calculs, les probabilités que ce terrible tremblement de terre ait lieu dans les trente prochaines années sont d’une chance sur deux. Même le meilleur des films catastrophe n’aurait pas fait un aussi bon trailer.

Peur sur la ville

Ce n’est que depuis quelques années que les Californiens s’intéressent à ce qui se passe sous leurs pieds.

«À Los Angeles, avant les années 1930, on n’avait pas vraiment réalisé que la faille de San Andreas occasionnait des séismes réguliers et très puissants. Puis peu à peu, on a commencé à comprendre la tectonique des plaques. Quant à la zone au nord de la Californie, c’est dans les années 1980 qu’on s’est rendu compte qu’il y avait des tremblements de terre. C’est à cette époque qu’est née la crainte du Big One», explique John Vidale.

D’autant plus qu’en 1989, le 17 octobre, San Francisco a déjà eu affaire aux prémisses du Big One. Pendant presque vingt secondes, le séisme de Loma Prieta, d’une magnitude de 6,9 sur l’échelle de Richter, a secoué violemment la ville, laissant dans les mémoires un traumatisme durable. La chanteuse Jennifer Herrema, qui vivait là-bas à l’époque, n’a rien oublié:

«C’était un décor de guerre. Il y avait des débris un peu partout, des gens allongés sur des civières et on pouvait voir plusieurs incendies qui s’étaient déclarés aux quatre coins de San Francisco. Au-dessus de nous, on entendait le bruit des hélicoptères qui survolaient la ville et dans la rue, des camions de pompiers nous dépassaient à toute vitesse. Au final, beaucoup de gens sont morts. L’une des plus grosses autoroutes aériennes s’est effondrée, tout comme une partie du pont entre San Francisco et Oakland. Des voitures ont quasiment plongé dans la baie.»

En termes de puissance, le tremblement de terre de Loma Prieta était pourtant bien loin de celui que tout le monde redoute. Car selon les estimations, le Big One ferait plus de 213 milliards de dollars de dégâts dans les villes californiennes. Un chiffre qui pourrait même être rapidement multiplié par deux ou trois dans le cas d’un scénario qui fait peur: le déclenchement en série.

Loma Prieta I JUSTIN SULLIVAN / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / AFP

Car en cassant, une faille sensibilise bien souvent la zone qui l’entoure. C’est comme ça qu’est apparu un séisme de magnitude 8 seulement quelques mois après le séisme de magnitude 9,3 qui a frappé Sumatra en 2004.

Selon Egill Hauksson, professeur en géophysique au laboratoire sismologique de l’Institut californien de technologie, «un séisme de magnitude 7 aura soudainement 300 fois plus de chances d’avoir lieu dans la première semaine qui va suivre le Big One».

Une sorte de loi meurtrière des séries. «C’est ce qui pourrait arriver de pire.»

Désastre bientôt en salle

Difficile de rester serein dans cette atmosphère de fin du monde. D’autant plus que presque chaque année, Hollywood y va de son film sur le sujet, à grand renfort d’effets spéciaux et d’exagérations grossières. Earthquake de Mark Robson avait ouvert le bal en 1974 en mettant en scène Charlton Heston et Ava Gardner tentant de survivre après qu’un séisme avait réduit en miettes l’intégralité de Los Angeles.

Devant le succès en salles, le film de tremblement de terre est presque devenu un genre en soit, avec des titres comme The Great Los Angeles Earthquake (1990), 10.5 (2004) ou 10.0 Earthquake (2014). En 2015, c’est l’énorme production San Andreas –dans laquelle se réveille brusquement toute la faille du même nom– qui faisait d’impressionnants scores au box-office, malgré un scénario bodybuildé à la limite du ridicule.

«Grâce à ces films, nous restons conscients des risques sismiques et du fait qu’il faut s’y préparer. Mais ils ne sont tellement pas réalistes qu’ils ne permettent pas aux gens de se rendre compte de la situation. Et le plus gros problème est que ce genre de film laisse croire qu’il n’y a rien à faire contre ces séismes», commente John Vidale.

Pourtant, des villes commencent tout de même à adapter leurs infrastructures aux normes sismiques. Mais dans la pratique, ce sont souvent les quartiers les plus riches des villes les plus riches qui en profitent le plus, tandis que les zones défavorisées sont laissées à la merci du séisme. Quant aux exercices de sensibilisation, c’est un vrai imbroglio administratif:

«La question est de savoir qui doit payer pour préparer les gens. Le gouvernement fédéral voudrait que ce soit l’État de Californie et inversement», reprend John Vidale.

En attendant, le web commence à héberger toute une série de théories du complot surfant sur cette peur du Big One.

«J’ai déjà entendu dire que la Californie allait être coupée en deux et que l’un des deux morceaux tomberait dans l’océan», rigole Egill Hauksson.

Certains sites complotistes soutiennent même que le séisme d’Haïti en 2010 aurait été volontairement déclenché par les États-Unis pour tester la mise au point d’une arme sismique capable de créer des tremblements de terre.

«Nous ne sommes même pas capables de prédire correctement les séismes. Alors comment voulez-vous qu’on puisse les utiliser comme arme?», reprend Egill Hauksson.

Vous êtes donc prévenus, quand très prochainement le sol commencera à trembler, ce ne sera ni un exercice, ni l’attaque de la Corée du Nord, ni le tournage du prochain film à succès, mais bien le fameux Big One qui fait déjà frémir la Californie. Et il sera trop tard pour s’enfuir.

http://www.slate.fr/

Séisme de Mexico : plongée sous le continent


Le Mexique est sur une plaque océanique qui forme un plancher océanique qui s’enfonce quelques mm/ans. Sa plongée reste bloqués quelques années et puis la rupture forme le séisme.
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Séisme de Mexico : plongée sous le continent

 

Sous le Mexique

Sous cette partie du continent nord-américain la plaque Cocos plonge avec un angle très faible presque à l’horizontale. Puis au bout de 250 km environ, presque sous Mexico, la plongée se fait de manière abrupte.

© Perez-Campos et al., GRL 2008

Par Azar Khalatbari

Les enregistrements du séisme du 19 septembre d’une magnitude 7,1 survenu près de la ville de Mexico confortent un modèle du sous sol déjà proposé en 2008.

Mardi 19 septembre 2017, 32 ans jour pour jour après le séisme de 1985 qui avait fait plus 10 000 morts, la Terre a de nouveau tremblé au Mexique, faisant plus de 200 morts. Tout comme le 8 septembre dernier, où les secousses d’une magnitude 8,2 étaient survenues dans la région sud du pays. La magnitude du séisme du 19 septembre a été estimée à 7,1 – là où les plus grands séismes atteignent 9– et l’épicentre est situé dans l’Etat de Puebla, près de la capitale Mexico. La rupture sismique a eu lieu à 51 km de profondeur.

Le contexte tectonique du Mexique est bien connu des géophysiciens : Mexico est à l’aplomb d’une zone de subduction, une de ces régions du globe où une plaque océanique plonge sous le continent, dans le manteau de la Terre. Il s’agit de la plaque Cocos qui forme le plancher océanique de cette région du Pacifique qui s’enfonce à une vitesse de 61 mm/an (soit 6,1 cm/an) sous cette partie du continent nord américain. Ce mouvement n’est pas continu : il se fait par à coup. Ainsi, lors de sa plongée, la plaque reste bloquée pendant des années. Les tensions s’accumulent jusqu’au point de rupture et la survenue du séisme.

Un réseau à l’écoute 

Dans ce contexte général, le séisme de Mexico présente cependant quelques bizarreries géologiques : habituellement dans les zones de subduction, comme au Japon, au cours des siècles, la rupture sismique peut survenir tout le long de la plaque plongeante jusqu’à une profondeur de 600 km. Or, l’histoire sismique du Mexique ne montre pas d’évènements si profonds. Cette particularité a intrigué les géophysiciens de l’USGS – l’agence géologique américaine– qui ont truffé la région de sismomètres. Depuis 2005, une centaine d’appareils –distants de 5 km les uns des autres– formant le réseau MASE (MesoAmerican Subduction Experiment).

Une plongée presque à l’horizontale 

Les données ont permis de dresser l’image tomographique du sous-sol. Et là surprise : la plaque Cocos pénètre dans le manteau avec un angle très faible, quasiment à l’horizontale sous la croûte continentale, sur  250 kilomètres environ… et ainsi jusqu’à quelques dizaines de kilomètres sous la ville de Mexico. Ce n’est qu’à cet endroit où elle plongerait brutalement dans le manteau, faisant un angle presque de 45°. C’est à cet endroit où les contraintes se sont accumulées dans un « coude » que la rupture aurait eu lieu. Ce modèle avait été proposé en 2008 déjà par Xyoli Perez-Campos de l’Institut de Géophysique de l’Université Nationale Autonome du Mexique à Mexico et ses collaborateurs de l’Institut de Technologie de Californie (Caltech, Etats-Unis) et semble expliquer les caractéristiques de ce séisme.

https://www.sciencesetavenir.fr

Un séisme fait près de 50 morts au Mexique


Le Mexique est encore durement touché par un séisme, plusieurs morts, des bâtiments écroulés, un rappel pour ceux qui ont vécu le séisme en 1985. Étrangement, pour souligner l’ancien séisme, il était prévu que les autorités organisaient une stimulation pour la population face à un tel séisme. Donald Trump offre son aide, espérons qu’il laissera tomber sa facture vers le Mexique pour son mur …
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Un séisme fait près de 50 morts au Mexique

 

Des gens retirent des débris d'un bâtiment, qui s'est effondré après le séisme de magnitude 7,1 survenu mardi, à la recherche de victimes éventuelles.

Des gens retirent des débris d’un bâtiment, qui s’est effondré après le séisme de magnitude 7,1 survenu mardi, à la recherche de victimes éventuelles. Photo : Getty Images/OMAR TORRES

Un fort séisme de magnitude 7,1 a ébranlé le sud de Mexico, selon l’Institut géologique américain. Le bilan officiel fait état pour l’instant d’une cinquantaine de morts.

Radio-Canada avec Associated Press, Agence France-Presse et Azteca noticias

Au moins 42 personnes ont perdu la vie dans l’État de Morelos, dans le centre du pays, cinq sont morts dans l’État de Mexico et deux dans celui de Puebla.

La secousse a notamment été ressentie à Mexico, où des milliers de personnes sont descendues précipitamment dans les rues.

L’étendue des dommages n’est pas encore connue, mais un certain nombre d’édifices se sont effondrés dans la capitale.

Des images diffusées par la télévision mexicaine ont montré de nombreux bâtiments effondrés dans des secteurs très densément peuplés de la capitale.

Au moins 20 bâtiments ont été endommagés dans la capitale, selon le maire de Mexico, qui ajoute que trois d’entre eux sont en feu et que des personnes sont prises au piège à l’intérieur.

Des personnes ont été vues quittant les édifices pour se réfugier sur l’avenue Reforma. Des objets sont tombés des murs et des personnes se sont cachées sous des bureaux lorsque la secousse a été ressentie.

La circulation s’est arrêtée, car la foule de travailleurs cherchant à fuir bloquait les rues. L’écroulement de morceaux de façades a provoqué des nuages de poussière.

Le Service sismologique national du Mexique indique pour sa part qu’il s’agissait d’un tremblement de terre de magnitude 6,8. L’épicentre se situait à quelques kilomètres d’Atencingo, à quelque 120 km au sud-est de la capitale, dans l’État de Puebla, à 51 km de profondeur.

Le président Enrique Pena Nieto, actuellement en déplacement, a annoncé sur son compte Twitter qu’il prenait immédiatement un vol de retour pour Mexico afin de s’occuper de la situation après le séisme. Il a convoqué le comité national d’urgence.

L’aéroport international de Mexico a annoncé la suspension de ses activités, sur son compte Twitter.

Le président des États-Unis, Donald Trump, a assuré sur Twitter soutenir les habitants de Mexico après le séisme.

Le directeur de la protection civile, Gustavo Salvatori, a recommandé, sur les ondes d’Azteca noticias, aux personnes de Puebla de ne pas rester dans les rues et de regagner leur domicile, sauf si la structure en a été endommagée, ou de se rendre au refuge qui a été mis en place. Les autorités s’attendent à des répliques du séisme.

Le Mexique a connu un séisme mardi, dont l'épicentre se situait non loin de la capitale Mexico.

Le Mexique a connu un séisme mardi, dont l’épicentre se situait non loin de la capitale Mexico. Photo : Radio-Canada

La Bourse de Mexico a été suspendue aujourd’hui et le conseil municipal s’est réuni d’urgence.

« Je suis bouleversée, je n’arrive pas à m’arrêter de pleurer, c’est le même cauchemar qu’en 1985 », a déclaré l’AFP Georgina Sanchez, 52 ans, en pleurs sur une place de Mexico.

Ce nouveau séisme survient le jour anniversaire du tremblement de terre de magnitude 8,1 de 1985 qui avait fait plus de 10 000 morts et causé des dégâts considérables dans la capitale Mexico.

Ironiquement, mardi matin, les autorités avaient organisé un exercice de simulation d’un tel désastre destiné à la population.

Le Mexique se relève à peine d’un séisme, qui a causé la mort de 96 personnes le 7 septembre dernier.

http://ici.radio-canada.ca/