15 symptômes de cancer que les femmes ignorent probablement


Le cancer à malheureusement plusieurs façons de s’installer, cependant, il s’annonce généralement par certains symptômes avant de s’aggraver. Il est important avant de sauter aux conclusions en s’auto diagnostiquant ou écoutant n’importe qui, n’importe où (comme les réseaux sociaux, les blogs), de se référer (physiquement) à un médecin pour avoir l’heure juste.
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15 symptômes de cancer que les femmes ignorent probablement

 

Signes de cancer méconnus : des difficultés à avaler.

Aleksandra Suzi / Shutterstock

Par Alyssa Jung, RD.com

De nombreux signes de cancer ressemblent à des symptômes d’autres maladies ; il est donc facile de passer à côté. Tous les médecins que nous avons rencontrés s’accordent sur ce qui suit : apprenez à connaître votre corps, et si vous notez une douleur inhabituelle ou autre changement qui persiste et s’aggrave, allez consulter le vôtre.

 

Saignements après la ménopause

Même après la ménopause, les femmes peuvent avoir de légères pertes. Mais si vous vous mettez soudain à faire des hémorragies importantes semblables à des menstruations, ce pourrait être le signe précoce d’un cancer de l’utérus, dit l’oncologue Maurie Markman. La bonne nouvelle c’est que les femmes au stade 1, quand le cancer ne s’est pas disséminé, ont un taux de survie sur cinq ans de 88 %, selon la Société américaine du cancer. Reader’s Digest travaille avec l’organisation américaine Stand Up to Cancer, qui finance des projets de recherche d’avant-garde pour permettre aux patients de recevoir plus rapidement de nouveaux traitements.

Apparition d’inégalités et de décoloration sur la peau des seins

Les femmes sont à l’affût d’une grosseur anormale. Mais il y a d’autres modifications des seins qui signalent un cancer. Si des fossettes apparaissent sur vos seins, qu’un mamelon s’invertit, que vous avez de l’enflure, de la sensibilité ou une légère décoloration de la peau vers un rouge ou un rose profond, il faudrait s’en inquiéter, dit le Dr Rich Wender, de la Société américaine du cancer.

« Ces signes n’indiquent pas un cancer à tout coup, mais beaucoup de femmes tardent à consulter en espérant que ce n’est rien », dit-il.

Signes de cancer méconnus : des ballonnements persistants.i

Stock/Christian Martinez Kempin

Ballonnements

Presque toutes les femmes sont ballonnées à un moment donné, surtout pendant leurs menstruations. Mais si les ballonnements continuent après votre cycle ou que vous êtes constamment constipée, ce pourrait être le symptôme d’un cancer des ovaires ou de l’utérus.

« Si cela fait plusieurs semaines que ça dure, sans amélioration, ce n’est pas normal, commente le Dr Wender. Consultez votre médecin. »

De nombreuses patientes avec un cancer ovarien n’ont eu que de vagues symptômes, comme des ballonnements ; elles les ont ignorés pendant des mois avant de consulter, raconte le Dr Moshe Shike, du Centre du cancer Memorial Sloan Kettering, à New York. Un autre signe de cancer des ovaires est la sensation d’être rassasiée alors que votre appétit a beaucoup diminué.

Menstruations anormales ou douleur pelvienne

Les règles irrégulières sont un phénomène assez courant. Mais si vos saignements augmentent mois après mois, si vous saignez entre les menstruations, ou si vous avez des douleurs pelviennes, demandez à votre médecin de vous faire passer une échographie transvaginale pour éliminer un cancer de l’utérus, des ovaires ou du vagin.

Toux chronique

Il nous arrive toutes de tousser en ayant l’impression qu’on va expulser un poumon. Mais si vous vous mettez à tousser pendant plus de trois semaines sans autre symptôme de rhume ou d’allergie (nez congestionné, par exemple), ce pourrait être le signe précoce de cancer du poumon. La leucémie aussi peut donner des symptômes qui ressemblent à une bronchite ou à un mauvais rhume de poitrine.

« Si la toux est différente d’autres fois, qu’elle persiste ou que vous toussez un peu de sang, il faut s’en occuper », dit le Dr Markman.

Certains patients atteints d’un cancer du poumon ont une douleur thoracique qui remonte dans l’épaule ou descend dans le bras.

Signes de cancer méconnus : des maux d'estomac ou des nausées.

iStock/svetikd

Mal à l’estomac ou nausées

Les maux d’estomac sont courants. Cependant si vous avez des crampes persistantes à l’estomac, ou vous vous sentez nauséeuse tout le temps, consultez le médecin. Ce n’est peut-être qu’un ulcère, mais ce pourrait être aussi un symptôme de leucémie, ou de cancer de l’œsophage, du foie, du pancréas, ou d’un cancer colorectal

Signes de cancer méconnus : une fièvre ou des infections fréquentes.

MinDof/Shutterstock

Fièvre ou infection fréquente

Si vous êtes plutôt en bonne santé, mais que vous tombez malade ou que vous faites de la fièvre plus souvent, ce pourrait être le signe précoce d’une leucémie. Il s’agit d’un cancer du sang qui déclenche la production de globules blancs anormaux, qui sapent la capacité du corps à combattre les infections en affaiblissant le système immunitaire. Soyez attentives aux symptômes grippaux, tels que courbatures ou fièvre qui ne s’estompent pas.

Difficultés à avaler

Un mal de gorge peut rendre la déglutition difficile ou douloureuse, mais s’il persiste des semaines ou s’aggrave, consultez votre médecin. C’est un signe courant de cancer de la gorge ou de l’estomac, sans compter le cancer du poumon.

Signes de cancer méconnus : des ecchymoses.

iStock/lzf

Ecchymoses

Vous vous réveillez avec un bleu qui vous étonne – peut-être vous êtes vous simplement cognée dans la salle de bain la veille. Mais si vous commencez à remarquer des ecchymoses fréquentes, à des endroits étranges comme sur les doigts ou la main, c’est une situation alarmante. Ces ecchymoses peuvent être le signe d’une leucémie, selon les Cancer Treatment Centers aux États-Unis. Avec le temps, la leucémie diminue la capacité du sang à transporter l’oxygène et il se forme de petits caillots.

https://www.selection.ca/

Le Saviez-Vous ► Voici les douze parties du corps humain qui ne servent à rien Repéré par Boris Bastide


Certaines parties du corps si elles sont enlevées cela ne change pas vraiment la vie d’une personne. D’autres comme les dents de sagesse, sont des vestiges de nos ancêtres
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Voici les douze parties du corps humain qui ne servent à rien

 

Capture «Il était une fois la vie»

Capture «Il était une fois la vie»

Repéré par Boris Bastide

Attention, certaines prêtent encore à débat.

On ne s’était pas vraiment posé la question, mais un article de The Independent nous en apporte la réponse: quelles parties du corps humain ne servent (plus) à rien? Si certaines tombent sous l’évidence, d’autres sont beaucoup plus inattendues.

Revue de détail.

1. Les dents de sagesse. Une partie d’entre vous s’est certainement déjà fait retirer les dents de sagesse. C’est normal, elles ne servent à rien puisqu’il n’y a pas de place pour elles dans la bouche. D’après The Independent, elles auraient pu servir à nos ancêtres à mâcher certains aliments.

2. Les muscles auriculaires. Ces trois muscles sont situés autour du pavillon de l’oreille. Seul problème, contrairement à d’autres mammifères, nous ne savons pas faire bouger nos oreilles.

3. Les amygdales. Ces tonsilles peuvent être observées à droite et à gauche au fond de la gorge. Elles servent normalement à la défense contre les germes, mais ce rôle s’est tellement affaibli aujourd’hui que les personnes à qui on les a otées ne présentent pas plus de risques bactériologiques.

4. L’appendice. La fonction de cette excroissance liée à l’intestin est plus débattue. Si on a longtemps cru qu’elle ne servait à rien, certains avancent aujourd’hui qu’elle serait utile pour lutter contre certaines bactéries liées à de graves indigestions ou diahrées.

5. Le tubercule de Darwin. Cette saillie cartilagineuse située au bord de l’oreille est en réalité une anomalie congénitale. 

6. Les seins chez les hommes. Les hommes n’ont pas de montée de lait pour nourrir leur bébé. Mais comme le rappelle The Independent, c’est la forme du corps féminin qui sert de modèle.

7. Le pli semi-lunaire. Situé au bord de l’œil, ce repli n’a aucune utilité pour la vision.

8. Le coccyx. Cette soudure de quatre vertèbres à la forme triangulaire serait le vestige de l’époque où nos ancêtres avaient une queue. (pas sur que nos ancêtres avaient une queue mais bon nldr)

9. Les sinus. The Independent avance que les sinus font débat aujourd’hui car ils ne serviraient qu’à abriter des infections, du mucus et à causer des maux de têtes. Certains scientifiques avancent toutefois qu’ils aident à réchauffer et humidifier l’air inhalé, qu’ils sont déterminants dans la forme de notre crâne ou encore dans la résonance de la voix.

10. Les poils. Autrefois, ils servaient à tenir chaud, explique le quotidien britannique. Une utilité qui ne se fait plus du tout ressentir aujourd’hui.

11. La vésicule biliaire. Cet organe creux, situé dans l’abdomen contre le foie, sert en réalité à stocker de la bile en vue de sa restitution au cours de la digestion. Mais c’est vrai qu’il est la cause de bien des soucis de simples inflammations jusqu’au cancer.

12. Le muscle arrecteur du poil. C’est le muscle situé à la base de chaque poil. Selon The Independent, il servait autrefois à tendre le poil et permettre ainsi aux humains d’apparaître plus gros et volumineux aux menaces.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Il était une fois la maladie: le cancer du sein


Le cancer du sein est connu depuis des millénaires, d’ailleurs Hippocrate a donné le nom de cancer. Au début, il n’y avait pas de traitement, car les femmes étaient soignées, elles mouraient plus vite. Puis à travers les siècles, des traitements sont apparus, seulement cela était plus de la torture qu’autre chose et le taux de survie étaient plutôt très mince. Aujourd’hui, avec les traitements le taux de survie est encourageant. Mais, c’est quand même une dure épreuve pour toutes les femmes qui un jour sont diagnostiquée avec un cancer du sein
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Il était une fois la maladie: le cancer du sein

 

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

    Le traité chirurgical du papyrus Smith (du nom de l’égyptologue qui l’a découvert et déchiffré en 1862 à Thèbes) est le plus vieux papyrus médical jamais découvert. Le rouleau qui fait près de 5 mètres de longueur décrit 48 histoires de cas classées anatomiquement de la tête aux pieds. Pour chacune, il explique les lésions et les divers moyens disponibles de traitement. On y retrouve la description détaillée de 8 cas de tumeurs et ulcères aux seins. Le papyrus classe les maladies selon leur pronostic: favorable, incertain ou défavorable. Le cas numéro 45 traite des tumeurs saillantes du sein, le pronostic d’alors : défavorable et l’indication: ne pas traiter termine le tout. Il faudra plusieurs dizaines de siècles avant d’améliorer cette situation.

    Hippocrate : le père de la médecine et… du cancer

    On doit à Hippocrate le terme cancer dérivé d’un mot grec signifiant : crabe, peut-être à cause de la forme que la tumeur empruntait en se répandant ou encore parce qu’elle semblait s’accrocher fermement aux tissus sains telles les pinces d’un crabe. L’illustre médecin avait traité une patiente du nom d’Abdera qui présentait un cancer du sein avec écoulement sanguinolent du mamelon. Lorsque l’écoulement s’arrêta, la patiente mourut. Il avait aussi remarqué que ce cancer se produisait plus fréquemment après la cessation des menstruations. Il décrivit ainsi le cancer du sein : une tumeur apparait dans le sein puis se durcit rapidement. Elle ne contient pas de pus et peut se répandre dans d’autres parties du corps. Au fur et à mesure de la progression de la maladie, la patiente développe un goût amer, refuse de manger, se plaint de soif et maigrit considérablement. Arrivée à ce point, la mort est certaine. Il ne recommandait aucun traitement, car les patientes opérées mouraient plus rapidement.

    Celsus autour de l’an 30 après Jésus-Christ définit ainsi les quatre stades du cancer du sein : cacoèthe (tumeur maligne), carcinome sans ulcération cutanée, carcinome avec ulcération cutanée et thymium (la lésion devient exophytique (qui prolifère vers l’extérieur) souvent sanguinolente avec l’apparence qui rappelle celle d’une fleur de thym. Au premier stade, il suggérait l’ablation du sein. En cas de doute entre le premier stade ou le deuxième, il préconisait de brûler la tumeur avec des substances corrosives. Sa clientèle féminine devait se faire plutôt rare…

    À la même époque, Léonides de l’école d’Alexandrie décrivait la technique chirurgicale pour l’exérèse du sein. La chirurgie était complétée par l’application de cataplasmes pour favoriser la guérison qui, somme toute, ne devait pas arriver très souvent…

    Galien : un précurseur

    Un siècle et demi plus tard, le célèbre médecin Galien de Pergame reprit la thèse d’Hippocrate concernant l’origine du cancer du sein et ses méthodes de traitement. Selon lui, le cancer était une maladie systémique due à l’accumulation de la bile noire : la mélancolie. Ce n’est donc pas d’hier que certains ont fait des liens entre les humeurs et la survenue d’un cancer. C’est pourquoi il recommandait des saignées pour traiter le cancer. Il compara les veines dilatées qui irradiaient depuis la tumeur aux pattes d’un crabe, liant définitivement le mot cancer à celui du crabe. Dans son arsenal thérapeutique, on retrouve les purgations, les saignées, la diète et les cataplasmes composés de chlorure de zinc, de sulfure d’antimoine et de sang-dragon (plante du nom scientifique Sanguinaria canadensis, dont le rhizome est formé d’un latex rouge-orangé). Cette mixture demeurera en usage jusque vers les années 1950 dans certaines régions.

    Durant tout le Moyen-Âge, les chirurgies mammaires s’apparentaient plus aux tortures qu’à des actes médicaux.

    Les méthodes et les enseignements de Galien firent école pour les 1500 ans suivants. Même le réputé médecin Avicenne (980 – 1037 après Jésus Christ) et Maimonides (1135 – 1204 après Jésus Christ) dont les traités médicaux sont devenus célèbres prônaient les mêmes théories et traitements pour le cancer du sein que ceux de Galien. Durant tout le Moyen-Âge, les chirurgies mammaires s’apparentaient plus aux tortures qu’à des actes médicaux.

    La Renaissance

    L’arrivée de la Renaissance permit certains essors du côté des connaissances anatomiques, les médecins pouvant désormais disséquer des cadavres. Et les chirurgies devinrent plus invasives. Au début du 18e siècle, Jean-Louis Petit, un chirurgien parisien enlevait les deux seins et disséquait les ganglions axillaires pour stopper la maladie. Un autre chirurgien français, Bernard Peyrilhe enlevait même le muscle pectoral dès 1774. Ce dernier devint aussi célèbre pour avoir tenté de démontrer sans succès une origine virale du cancer du sein en injectant des cellules cancéreuses broyées à un chien qui mourut finalement… d’une infection. C’est le même Peyrilhe qui avait décrit un de ces patients qui après avoir embrassé le sein de sa femme atteinte d’un cancer mourut d’un cancer aux gencives. Parmi les autres perles de l’époque, on peut noter ce médecin du nom prédisposé Le Vacher qui prescrivait comme remède : l’usage de petit-lait, du lait d’ânesse, des crèmes de riz ou d’orge ou une diète exclusive au lait de vache.

    Les résultats des chirurgies demeuraient, quant à elles, toujours problématiques. Ainsi autour des années 1660, le docteur Richard Wiseman, chirurgien du roi Charles II, écrivit que sur les 12 mastectomies qu’il avait réalisées, deux patientes étaient mortes à cause de l’opération, 8 sont décédées peu de temps après de la récidive de leur cancer et deux furent déclarées guéries.

    Le 19e siècle

    L’arrivée au John Hopkins Hospital de Baltimore du chirurgien William S. Halsted allait ouvrir une nouvelle étape dans le traitement du cancer du sein. Son principe était d’enlever le sein au complet avec la peau qui le recouvre, les ganglions axillaires, au moins une partie du muscle pectoral et de nettoyer la région supra claviculaire. Il fallait extirper tout tissu suspect pour éviter le plus possible les récidives. Pendant les 80 années qui suivirent, nul ne contesta les théories de Halsted. Deux découvertes allaient ébranler ces convictions : les rayons X et la découverte que les cancers pouvaient être hormonaux-dépendants. Dans le premier cas, les rayons découverts par Conrad Roentgen permirent l’arrivée des mammographies et le radium découvert par Marie Curie ouvrit la voie à la radiothérapie. Quant aux phénomènes d’hormonaux-dépendances, deux médecins méritent d’être cités.

    Les précurseurs de l’hormonothérapie

    En 1899, le docteur Albert Schinzinger décida d’enlever les ovaires d’une de ses jeunes patientes atteintes d’un cancer fulgurant du sein, dans le but de la faire vieillir précocement et d’ainsi ralentir son cancer, ce qui s’avéra efficace. Sept ans plus tard, un autre chirurgien, Georges Thomas Beatson, avait remarqué que la castration ou l’accouplement des vaches qui venaient tout juste de vêler prolongeait la production laitière. Ces deux observations avaient en commun la suppression du travail des ovaires. Comme les cellules hyperplasiques se dissolvaient dans le lait, il crut que les cellules cancéreuses du sein en feraient de même. L’argumentaire était bien sûr faux, mais l’ovariectomie réussit quand même à améliorer grandement la condition de trois de ses patientes souffrant d’un cancer du sein avancé. Une dizaine d’années plus tard, l’hormonothérapie remplaça définitivement les ovariectomies.

    Le 20e siècle

    De plus en plus contestée, la thèse de Halsted, prenait du plomb dans l’aile. La physiologie du cancer devenait de mieux en mieux connue et l’approche de la mastectomie radicale pour tous les cas était mise en doute. Bernard Fisher, professeur de chirurgie à l’université de Pittsburg et chercheur, revint deux millénaires plus tard à la théorie de Galien à savoir que le cancer est une maladie systémique.
    Les avancées technologiques et pharmacologiques permirent au vingtième siècle une éclosion de thérapies beaucoup plus efficace contre le cancer. En 1975, le taux de survie au cancer était de 40 % et 30 ans plus tard, il est à plus de 60 %
    (
    Fondation québécoise du cancer). Malgré cet essor, il s’en trouve toujours pour dire et écrire que les chimiothérapies et autres thérapies anti-cancéreuses causent plus de tort que de bien. Heureusement, malgré quelques médias opportunistes qui leur donnent la parole, les statistiques, elles, affichent hors de tout doute les bienfaits de ces chimiothérapies.

    Personnellement, je recommanderais à toutes les personnes souffrant d’un cancer de se fier aux statistiques recueillies auprès de centaines de milliers de personnes plutôt qu’au témoignage d’un seul individu qui aurait échappé au cancer en refusant une chimiothérapie.

    http://quebec.huffingtonpost.ca/


Les seins d’Amanda Todd


Oui l’intimidation a toujours existé … nombre d’entre nous ont subit de l’intimidation quand ils étaient plus jeune .. mais cela ne nous suivais pas jusqu’à la maison, un lieu protégé .. mais a l’ère d’Internet .. ca rentre par tous les fils, les Wifi .. .. Cette jeune fille n’aurais pas du montré ses seins a un inconnu ,, mais quel risque hein !!! L’Internet a cette facilité de passer incognito … pour faire des désastres émotivement mortelle
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Les seins d’Amanda Todd

 

Amanda Todd... (Photo La Presse Canadienne)

Amanda Todd

PHOTO LA PRESSE CANADIENNE

PATRICK LAGACÉ
La Presse

Elle s’appelait Amanda Todd et elle avait 15 ans quand elle s’est suicidée, il y a une semaine, à Port Coquitlam, en Colombie-Britannique. À une autre époque, en 1982 par exemple, vous n’auriez jamais entendu parler d’Amanda Todd.

Vous n’en auriez jamais entendu parler ici, en tout cas. En Colombie-Britannique? Peut-être. Peut-être pas.

Mais l’époque est numérique et Amanda a raconté son histoire sur YouTube avant de mourir. Depuis, l’histoire d’Amanda ne fait pas seulement le tour du pays, elle fait le tour du monde.

C’était donc le 7 septembre dernier et Amanda, petite brune toute menue, a raconté son histoire sur YouTube. Sans dire un seul mot: Amanda a écrit son histoire sur des petits cartons blancs, qu’elle a fait défiler une phrase à la fois.

Un jour, quand elle était en 7e année – elle avait donc 13 ans -, Amanda s’est dénudée devant une webcam, sur le web. Elle a montré ses seins à l’étranger qui la complimentait sur sa beauté. Bien sûr, elle n’aurait jamais dû faire ça. Cette seconde de bêtise lui a valu une éternité de tourments. Mais que celui qui n’a jamais fait de connerie à 13 ans lance la première souris d’ordinateur.

Un an plus tard, c’est Hiroshima qui a explosé dans le compte Facebook d’Amanda: un internaute anonyme lui a annoncé être en possession de cette photo d’elle. De cette photo d’elle nue.

«Il en a fait une page Facebook, pouvait-on lire sur un des carrés blancs. Et sa photo de profil, c’était mes seins.»

La photo s’est évidemment mise à circuler dans le petit milieu d’Amanda. Les ados peuvent être cruels et ils l’ont été, au cube. De changements d’école en crises d’anxiété, rien à faire: pour son petit univers, elle était la «pornstar», la salope.

«Je ne peux pas reprendre cette photo», écrit ensuite Amanda, avant de raconter les quolibets, la dope pour oublier, les 15 jeunes qui se sont présentés à son école pour la terroriser, les taloches…

La vidéo prend fin sur l’image du bras d’Amanda, sur lequel perlent des gouttes de sang. Derrière, un couteau.

Un mois plus tard, Amanda était morte.

Le drame d’Amanda Todd est un drame du XXIe siècle. En 1982, les petites filles n’acceptaient pas de se faire photographier les seins nus devant une webcam: il n’y avait pas de webcam. Il n’y avait même pas de web! Il n’y avait pas Facebook pour disséminer la putain de photo de toi, les seins à l’air.

Et au moins, une fois dans ta chambre, au sous-sol, t’avais la paix. Un peu. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y avait pas de suicides. Il y en avait. En fait, il y en avait même plus qu’aujourd’hui, chez les ados: le suicide chez les jeunes Canadiens, en hausse constante dans les années 70 et 80, a commencé à baisser dans les années 90.

Je ne suis pas en train de dire que la technologie est mauvaise. Je suis dans le camp de ceux qui répètent ce mantra chaque fois que la vie virtuelle de quelqu’un a des conséquences dans sa vie réelle: «La technologie est neutre.» Ce mantra a un proche cousin: «C’est ce qu’on fait avec la techno qui la rend bonne ou mauvaise.»

Tenez, les tortionnaires d’Amanda ont sûrement laissé des traces numériques de leurs forfaits. Cela aidera sûrement la Gendarmerie royale du Canada dans son enquête. Et Anonymous, cette nébuleuse de justiciers virtuels, prétend même avoir retracé celui qui a poussé Amanda à se dénuder: son nom et son adresse ont été publiés. L’homme de 30 ans est désormais victime de… cyber- intimidation. C’est la même technologie qui permet tout ça.

Je ne sais pas si la technologie est neutre, au fond. Mais je lis et je relis les mots d’Amanda et j’ai le vertige quand je pense à un truc…

Maudit que ça a l’air dur d’être jeune, de nos jours.

Oui, l’intimidation a toujours existé, même avant qu’on ne lui trouve un nom et qu’on la dénonce par des campagnes de sensibilisation. Mais il y a quelque chose de tout à fait cinglé dans la facilité avec laquelle on peut, de nos jours, harceler et intimider autrui. La technologie a beau être neutre, cette putain de photo d’Amanda n’avait rien de neutre quand c’était le gourdin qu’on utilisait pour la terroriser. Tout cela, bien protégé par l’immunité que procure l’anonymat numérique.

Maudit que ça a l’air dur d’être jeune, de nos jours. Pensez à ces mots terribles écrits par Amanda dans sa vidéo sur YouTube…

«Et sa photo de profil, c’était mes seins.»

Dans cette toute petite phrase, il y a toute la perversité de notre époque qui mêle réel et virtuel. Une perversité d’un calibre jamais vu jusqu’ici.

 

http://www.lapresse.ca