Le Saviez-Vous ► Mais pourquoi les sorcières ont-elles toujours un balai


Parfois, les légendes ont pour sources de bien étranges origines. Pourquoi un balai pour les sorcières ? Cela a un rapport avec l’ergot cette drogue pris a petite dose à des effets hallucinogène. Pour profiter de cette drogue, il fallait trouver un moyen d’éviter les effets secondaires… d’où le balai. Enfin, c’est ce que l’on suppose !
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Mais pourquoi les sorcières ont-elles toujours un balai


Dans le monde occidental, la sorcière est associée à son pouvoir de voler sur un balai. Une légende qui trouve son explication dans le pain de seigle… et la drogue.

Avec Atlantico.fr

Quel est le point commun entre Hermione Granger, Mélusine et Mémé Ciredutemps ? Facile, comme toute sorcière qui se respecte, elles se déplacent en balai. Mais pourquoi cet objet est-il devenu, dans l’imaginaire collectif, l’attribut principal de ces jeteuses de sorts ? Vous vous êtes peut-être posés la question le soir d’Halloween.

Réponse : à cause du pain.

En Europe, du Moyen Âge jusqu’à la Renaissance, cet aliment était la plupart du temps fabriqué avec du seigle. Or, le seigle peut contenir de l’ergot, un champignon mortel à haute dose. En petite quantité, l’ergot est aussi un puissant hallucinatoire, explique The Atlantic. Du XIVe au XVIIe siècle, des écrits rapportent les « crises de folie » de personnes dansant dans la rue la bave aux lèvres, jusqu’à tomber d’épuisement. 

De retour à leur état normal, ils décrivaient les visions psychédéliques accompagnant leur délire passager. Bien plus tard, au XXe siècle, le chimiste suisse Albert Hofmann réalisa l’étendue des effets du LSD en étudiant l’ergot.

Petit à petit, le gens ont commencé à utiliser l’ergot, non plus pour faire du pain, mais pour ses propriétés hallucinogènes. Ainsi, au XVIe siècle, Andrés de Laguna, expert médical d’un tribunal espagnol, a raconté avoir confisqué à un couple « un pot rempli d’une pommade verte […] composée d’herbes comme la ciguë, la belladone, la morelle et la mandragore ». Ce couple a ensuite été accusé de sorcellerie, rapporte Forbes.

 

Et les balais dans tout ça ? Pour bien planer, les consommateurs d’ergot ne pouvaient pas simplement ingérer la drogue : par voie orale, ce champignon peut provoquer vomissements et irritations de la peau. Par voie cutanée, en revanche, ces effets indésirables disparaissent. Le plus « commode » restait donc d’absorber le produit par les glandes sudoripares des aisselles… et par les parties génitales.

C’est là que le balai intervient, ou plutôt le manche du balai : pour aider à l’absorption du baume fait à base d’ergot… Bref, vous voyez l’idée.

Reste un point à éclaircir : pourquoi un balai volant ? Dans les rituels païens, cet objet était perçu comme un symbole d’équilibre entre l’homme (le manche, signe de virilité) et la femme (la brosse, le sexe féminin) – ce qui explique pourquoi, pendant très longtemps, cet outil était présent pendant les mariages. L’explication la plus probable est sans doute que les gens utilisaient leur balai, quand ils se droguaient, pour voler, dans le sens de planer.

En 1976, la psychologue Linnda Caporael a émis l’hypothèse selon laquelle le Massachusetts avait été victime d’une « épidémie » d’ergotisme à la toute fin du XVIIe siècle. L’épicentre de cette pandémie ? Salem…

M.S.

https://www.atlantico.fr

Le Saviez-Vous ► 12 signes que vous faites une intolérance au gluten


Il n’y a pas  (semble-t’il) de test pour la sensibilité au gluten non-cœliaque, mais les chercheurs ont découvert le marqueur biologique de l’intolérance au gluten. Il est donc possible qu’un jour, il y ait des tests pour mieux diagnostiqué ce problème alimentaire. En attendant, il y a des symptômes, il serait judicieux, à mon avis, de tenir un journal de ce que l’on mange et des effets, si on soupçonne une intolérance pour en parler par la suite au médecin. Car les symptômes peuvent aussi être imputés pour d’autres problèmes de santé que l’intolérance au gluten.
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12 signes que vous faites une intolérance au gluten

Certaines personnes éprouvent une intolérance au gluten, sans pour autant souffrir de la maladie cœliaque.GALIYAH ASSAN/SHUTTERSTOCK

Tracy Middleton

On estime que 6% de la population canadienne a des difficultés à digérer le gluten ou éprouve une certaine intolérance au gluten, sans pour autant souffrir de la maladie cœliaque. Est-ce votre cas?

L’intolérance au gluten, en bref

Votre meilleure amie déclare qu’elle renonce au gluten, comme l’ont fait votre tante, votre collègue ou votre ancien colocataire. Cette démarche n’obéit pas à un diagnostic médical préalable, comme celui de la maladie cœliaque auto-immune, qui provoque notamment des lésions permanentes sur l’intestin grêle. Elle répond plutôt à leur conviction qu’ils font une intolérance au gluten et qu’ils se portent mieux en son absence. Cette décision est-elle fondée? Et si c’est votre cas, feriez-vous mieux de proscrire le gluten? Apprenez-en plus sur le régime sans gluten avant d’adopter cette tendance.

La maladie cœliaque touche environ 1% de la population, d’après Santé Canada.

«Les gens qui souffrent de cette maladie auto-immune ne peuvent digérer le gluten, une protéine qui se trouve dans le blé, le seigle et l’orge», explique la Dre Rabia De Latour, gastroentérologue à l’École de médecine de l’Université de New York.

Des études publiées dans The Psychiatric Quaterly et Gastroenterology estiment que de 0,5% à 13% des Américains (1 % à 6 % des Canadiens, selon diverses estimations) pourraient présenter une sensibilité au gluten non cœliaque (SGNC), moins sévère que la maladie.

«Ils ne subissent pas de lésion de l’intestin grêle comme les personnes atteintes de la maladie cœliaque, mais ont les mêmes symptômes», précise-t-elle.

Les médecins font appel aux tests sanguins et à l’endoscopie pour diagnostiquer la maladie cœliaque et examiner l’inflammation de l’intestin grêle.

 «Il est préférable de faire les tests avant de supprimer le gluten de son alimentation pour éviter de fausser les résultats», recommande l’Association canadienne de la maladie cœliaque (ACMC).

Il n’existe pas encore de test pour la SGNC. Cependant des chercheurs italiens viennent de découvrir un marqueur biologique de l’intolérance au gluten, ce qui pourrait ouvrir la voie au développement de tels tests.

«Pour l’instant, on utilise le diagnostic d’exclusion», explique la Dre De Latour.

Si on élimine la maladie cœliaque, le syndrome du côlon irritable (SCI) et d’autres troubles intestinaux des causes décrites ci-dessous, il serait bon d’essayer un régime sans gluten. En l’absence de résultats, votre médecin pourrait se pencher sur une maladie dont les symptômes se confondent avec ceux de la SGNC.

Ballonnements

«Si vous avez de la difficulté à digérer le gluten, vous aurez des ballonnements et de la sensibilité abdominale», explique la Dre De Latour.

Les affections intestinales chroniques comme le SCI peuvent aussi en être la cause, comme les hormones ou certains aliments – tel le chou de Bruxelles – qui donnent des gaz.

Si vous avez souvent l’estomac enflé et endolori, et plus encore lorsque vous mangez beaucoup d’aliments contenant du gluten, parlez-en au médecin : ça peut être l’un des symptômes d’intolérance au gluten.

Douleurs abdominales

Selon des études publiées dans BMC Medicine et l’American Journal of Clinical Nutrition, environ 83% des gens qui souffrent d’intolérance au gluten ressentent de la douleur abdominale lorsqu’ils en consomment.

«Si tel est votre cas, notez tout ce que vous mangez et les inconforts abdominaux que vous avez, recommande la Dre De Latour. Vous pourrez ainsi mieux identifier les aliments qui vous affectent le plus.»

Cerveau embrouillé

«L’intolérance au gluten ne fait pas qu’affecter les intestins. Elle provoque souvent une sensation de brouillard cérébral. Certaines personnes ont des pertes de mémoire et cherchent beaucoup leurs mots», précise la Dre De Latour.

Des études récentes soulignent toutefois qu’un défaut mineur d’attention, de mémoire ou de capacité à résoudre un problème pourrait s’atténuer durant la première année sans gluten (si vous y êtes intolérant). Mais ces oublis peuvent résulter d’autres facteurs déclencheurs

Signe d’une intolérance au gluten : fatigue.SG SHOT/SHUTTERSTOCK

Fatigue

Vous vous sentez fatigué malgré vos huit heures de sommeil? Des études démontrent que l’intolérance au gluten pouvait réduire le taux d’énergie chez des personnes. Celles qui souffrent d’une maladie cœliaque rapportent une sensation de léthargie conséquente à leur état de malnutrition et d’anémie provoqué par l’absorption intestinale incomplète des nutriments.

«Les gens qui font de la SGNC ressentiraient également de la fatigue, constate la Dre De Latour. Beaucoup de gens intolérants au gluten se disent si épuisés qu’ils peinent à terminer leur journée. »

Constipation et diarrhée

Avoir des selles anormales à l’occasion n’a rien d’inquiétant. Mais un changement marqué pourrait indiquer un problème d’intolérance au gluten dont il faut faire part au médecin. Des études ont démontré que plus de 50 % des gens qui avaient cette intolérance étaient sujets à des diarrhées récurrentes, alors que 25 % étaient constipés. Des selles molles peuvent aussi être le signal d’un trouble intestinal.

Maux de tête

Une étude portant sur 40 recherches récentes révèle qu’il existe une plus grande probabilité de migraines chez les gens qui souffrent de la maladie cœliaque et d’intolérance au gluten que chez ceux qui n’en sont pas affectés. La douleur lancinante de la migraine se concentre souvent sur un seul côté de la tête. L’association canadienne de la maladie cœliaque (ACMC) y ajoute des nausées fréquentes et une hypersensibilité au bruit et à la lumière. Ces symptômes peuvent être si invalidants qu’ils perturbent toute activité

Signe d’une intolérance au gluten : une perte de poids involontaire.AFRICA STUDIO / SHUTTERSTOCK

Perte de poids involontaire

« Les patients atteints de la maladie cœliaque perdent souvent du poids en réaction à l’incapacité de leur intestin grêle abîmé à absorber les nutriments », ajoute la Dre De Latour.

Les personnes qui font de la SGNC sont généralement épargnées, mais il peut arriver qu’elles maigrissent un peu : elles excluent en effet souvent toute nourriture potentiellement préjudiciable de leur alimentation.

Dépression

Il est tout à fait normal de se sentir triste ou irritable à l’occasion. Mais un état dépressif ou anxieux prolongé pourrait être la conséquence de votre alimentation. Une étude menée en 2014 et publiée dans Alimentary Pharmacology & Therapeutics dénote une incidence accrue du sentiment dépressif chez des gens intolérants au gluten à peine trois jours après qu’ils en aient consommé. Ceci corrobore les résultats d’études récentes traçant un lien entre les problèmes intestinaux et l’anxiété.

https://www.selection.ca/

Le Saviez-Vous ► Quelle est la différence entre l’herbe à chat et l’herbe-aux-chats ?


La plupart des gens, du moins ceux qui ont des chats, savent ce qu’est l’herbe-aux-chats. L’herbe à chat est peut-être moins connu et pourtant très utile pour les chats
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Quelle est la différence entre l’herbe à chat et l’herbe-aux-chats ?

 

Crédits : iStock

par Clara Zerbib, journaliste animalière

Vous les voyez partout, mais vous ne savez pas à quoi elles servent ? Pire, vous ne savez pas comment les différencier ? Pas de panique, on vous explique enfin ce que sont l’herbe à chat et l’herbe-aux-chats, ainsi que leurs différences !

L’herbe à chat

Les chats sont connus pour être des animaux très propres. Et pour cause, ils passent une grande partie de leur temps à faire leur toilette. Or, lorsqu’ils se lèchent, ils ingèrent une plus ou moins grande quantité de poils morts. Ces poils forment ensuite des boules de poils dans leur estomac.

Si elles ne sont pas régurgitées, ces boules de poils peuvent représenter un grand danger pour la santé des chats, car elles peuvent obstruer leur appareil digestif. C’est pour cette raison que les chats ayant accès à un jardin mangent parfois de l’herbe, car cela les aide à vomir ces boules de poils et donc à se purger. Ainsi, pour aider nos petits félins vivant en appartement à expulser eux aussi les boules de poils contenues dans leur estomac, il est nécessaire de leur proposer de l’herbe à chat.

chat herbe

Crédits : iStock

L’herbe à chat correspond à de jeunes pousses de blé, d’avoine, d’orge ou encore de seigle. Elle permet de satisfaire les besoins en végétaux du chat mais aussi et surtout de favoriser sa digestion. Vendue dans le commerce, vous pouvez également la faire pousser vous-même dans votre appartement ou votre jardin. Cela évitera également à votre chat de mâchouiller vos plantes, qui peuvent être toxiques pour lui.

L’herbe-aux-chats

L’herbe-aux-chats qualifie en réalité de nombreuses plantes ayant un effet attractif et euphorisant sur les chats. La plus connue est la cataire, une plante appartenant à la famille de la menthe et dont l’odeur provoque chez le chat des hallucinations, comme le ferait la marijuana ou le LSD chez l’Homme. Une vraie drogue, en quelque sorte !

Ainsi, si votre chat vient à renifler de la cataire (attention, cette plante ne se mange pas !), il se mettra à adopter un comportement étrange. Il pourra se lécher frénétiquement, secouer la tête dans tous les sens, faire des bonds et se rouler ou se frotter à la plante durant de longues minutes. Bref, devenir tout foufou ! Mais rassurez-vous, la cataire n’est pas nocive pour votre chat, le seul risque à lui en donner trop souvent est d’en faire disparaître les effets.

herbe aux chats

Crédits : KENPEI/Wikimedia Commons

Cette plante est particulièrement utile pour stimuler votre chat ou pour lui donner envie de s’intéresser à un objet en particulier. Par exemple, si votre matou n’a de cesse de faire ses griffes sur votre canapé alors que vous lui avez acheté un griffoir, pulvérisez un peu de cataire sur le griffoir et votre chat sera irrésistiblement attiré par ce dernier. Vous pouvez également mettre un peu de cataire déshydratée à l’intérieur d’un jouet afin de convaincre votre chat de jouer avec.

https://animalaxy.fr/

Gluten 101


Avant de choisir un régime sans gluten, mieux vaut en parler avec son médecin à savoir s’il y a possibilité d’être intolérant ou sensible au gluten avant de bannir certains produits dans son alimentation, car il faut éviter les carences de certaines vitamines et minéraux
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Gluten 101

 

Gluten

Photo: iStock by Getty Images

Doit-on bannir le gluten de son alimentation? Et ces maux de ventre sont-ils un signe d’intolérance ou de sensibilité? Des réponses afin de dissiper toute confusion.

20 juin. 2017 Chantal Éthier

 

Qu’est-ce que l’intolérance au gluten ?

Le gluten est une protéine contenue dans le blé, l’épeautre, le kamut, le seigle et l’orge. C’est elle qui donne, entre autres, de la texture et du volume aux produits de boulangerie. Chez 1 % de la population, cette protéine entraîne une destruction d’origine inflammatoire de l’intestin grêle – on parle alors d’intolérance au gluten ou de maladie cœliaque.

« Avec pour conséquences des douleurs abdominales, de la diarrhée, des éruptions cutanées et des carences en vitamines et en minéraux », indique le Dr Idriss Djilali-Saïah, immunologiste au CHU Sainte-Justine.

Les symptômes varient d’un individu à l’autre et sont parfois si légers qu’ils passent inaperçus. Sur 10 personnes affectées, 9 ne le sauraient pas, selon la Fondation québécoise de la maladie cœliaque.

Pourquoi l’autodiagnostic est-il dangereux ?

La seule façon de savoir si l’on est atteint de la maladie cœliaque est de subir des tests sanguins et une biopsie de l’intestin. Retirer le gluten de son alimentation sans avoir reçu un diagnostic peut atténuer les symptômes, mais les dommages causés à l’intestin vont se poursuivre en sourdine.

« La moindre molécule de blé peut causer de l’inflammation, dit la nutritionniste Nicole LeBlanc. C’est une maladie sérieuse, qui ne se traite pas seulement en achetant du pain sans gluten. Pour éviter la contamination avec les céréales proscrites, par exemple, il faut utiliser un grille-pain différent de celui du reste de la famille. »

Sans être intolérantes, certaines personnes se disent « sensibles » au gluten. Est-ce possible ?

« Même si aucun test ne permet de le détecter, ce syndrome existe bel et bien », précise le Dr Idriss Djilali-Saïah.

Les symptômes ressentis sont similaires à ceux de la maladie cœliaque, mais sans les dommages à l’intestin grêle.

« Par contre, on a découvert une certaine forme d’inflammation de la paroi intestinale des gens sensibles au gluten. Et les biopsies de ces patients diffèrent légèrement de la normale. »

On croit qu’une flore intestinale perturbée et une paroi intestinale trop perméable feraient partie des causes. La sensibilité au gluten toucherait moins de 6 % de la population. Le tiers des gens atteints du syndrome du côlon irritable seraient en réalité sensibles au gluten. On a également découvert que le retrait de cette protéine améliore la condition des patients atteints de troubles inflammatoires de l’intestin, comme la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse.

Le blé contient-il plus de gluten qu’auparavant ?

Les experts ne s’entendent pas sur la question. Ce qui est certain, c’est que le pain en contient davantage, car on ajoute du gluten au moment de sa fabrication pour le rendre plus moelleux. Le blé et l’orge sont également utilisés comme agent épaississant ou rehausseur de goût dans les sauces, soupes, assaisonnements de légumes surgelés, saucisses, cretons

Les aliments sans gluten sont-ils plus santé ?

Pas nécessairement, d’après la nutritionniste Nicole LeBlanc.

« Pour donner de la texture au pain, aux biscuits et aux craquelins, le gluten est souvent remplacé par du gras, du sucre et de l’amidon. Alors, quand on opte pour une diète sans gluten, il faut d’abord choisir des aliments qui n’ont pas été transformés », dit-elle.

Est-ce que des maux de ventre après l’ingestion de pain ou de pâtes de blé sont un signe probant de sensibilité au gluten ?

« Certaines personnes qui se croient sensibles au gluten vont éviter le pain et se sentir effectivement mieux, explique le Dr Mickaël Bouin, gastroentérologue au CHUM. Mais, en fait, elles pourraient réagir aux fructanes, des sucres ­présents dans le blé, le seigle et l’orge. »

On a réuni sous l’acronyme FODMAPs des sucres difficiles à digérer qui, chez certains, provoquent des gaz et des douleurs abdominales. Le fructane en fait partie. (On trouve également ce sucre dans les oignons, les échalotes et les artichauts.)

Selon le Dr Bouin, la découverte des FODMAPs ne remet pas en question l’existence de la sensibilité au gluten.

« Certains malaises intestinaux ont des causes multiples qu’on commence seulement à mieux comprendre. »

Comment détecter le gluten qui se cache dans les aliments transformés ?

« Sur la liste des ingrédients, les mentions protéines végétales hydrolysées, extraits de levure, malt, sirop de malt ou amidon modifié ­signifient que ce produit peut contenir du ­gluten », explique la nutritionniste Nicole LeBlanc.

Que peut-on mettre dans son assiette quand on souffre d’intolérance ou de sensibilité au gluten ?

Des céréales naturellement sans gluten, comme le millet, le quinoa, le riz, le maïs, l’avoine non contaminée [cette céréale est souvent en contact avec le blé au moment de sa commercialisation]

De même que des produits nature : yogourt, viandes, poisson, fruits de mer, légumineuses, œufs, noix, graines, tofu, fruits et légumes.

 « J’ai moi-même reçu un diagnostic de maladie cœliaque il y a 17 ans, confie la nutritionniste. Et, croyez-moi, il y a tout de même moyen de bien manger… »

http://fr.chatelaine.com