Ce dino­saure décou­vert en Pata­go­nie portait une effrayante crête d’épines acérées


Hum, un dino avec des longues épines, un peu comme un punks n’est-ce pas craquant ? En tout cas, ces dinosaures pas très méchants ne sont pas très jeunes, ils auraient vécu, il y a plus de 140 millions d’années.
Nuage

 

Ce dino­saure décou­vert en Pata­go­nie portait une effrayante crête d’épines acérées

 

Crédits : Jorge A. Gonzá­lez

par  Ulyces

Le fossile vieux de plus de 140 millions d’an­nées a été dévoilé au public pour la première fois le 4 février 2019, rapporte la BBC.

Décou­vert en 2013 en Pata­go­nie, le Baja­da­sau­rus Pronus­pi­nax est une nouvelle espèce de dino­saures, dont la parti­cu­la­rité est de possé­der de longues piques formant une crête sur sa nuque. Herbi­vore de la famille des dicraeo­sau­ri­dés, ce spéci­men se servait proba­ble­ment de ses longues épines pour se défendre, de manière passive. Il est désor­mais exposé au Centre Cultu­rel de la Science de Buenos Aires, en Argen­tine.

« Nous pensons que les longues épines fines et poin­tues qui héris­saient le cou et le dos du Baja­da­sau­rus servaient à dissua­der d’éven­tuels préda­teurs », a confirmé Pablo Gallina, cher­cheur au Conseil natio­nal de la recherche scien­ti­fique et tech­nique (Coni­ce­tet) et à l’uni­ver­sité Maimo­nides de Buenos Aires.

D’après lui, les piques du dino­saure devaient être recou­vertes « d’une gaine en kéra­tine, semblable à celle qui se trouve sur les cornes de nombreux mammi­fères, pour ne pas être cassées ou frac­tu­rées suite à un coup, ou l’at­taque d’un autre animal ».

Ces épines, « simi­laires à des cornes de rhino­cé­ros », servaient égale­ment à régu­ler la tempé­ra­ture des dino­saures, d’après le cher­cheur.

Leur ultime utilité était de l’ordre de la séduc­tion. Cette crête les rendait en effet « plus attrac­tifs sexuel­le­ment » auprès de leurs parte­naires, et augmen­taient leur chance de repro­duc­tion. Pour une raison incon­nue, les paléon­to­logues ne l’ont pas appelé « punko­saure ».

Sources : BBC / Nature

https://www.ulyces.co/

Les femelles étourneaux sous Prozac sont moins courtisées


Le titre m’a fait frémir, des tests d’antidépresseurs sur les oiseaux, pis quoi encore. Après lecture, je comprends mieux le pourquoi. Chez moi, les pharmacies ramassent les médicaments périmés ou ceux qui ne sont pas utilisés et ils sont brulés. Pourquoi les hôpitaux, industries pharmaceutiques, les particuliers et autres ne doivent pas jeter les médicaments dans les toilettes, évier, enfin tout ce qui peut se retrouver dans l’eau ? Pour les animaux dont les étourneaux. C’est important pour la reproduction et la survie des espèces.
Nuage

 

Les femelles étourneaux sous Prozac sont moins courtisées

 

Les

AFP

LONDRES | Les étourneaux femelles ayant ingéré de petites doses d’antidépresseurs contenues dans leurs proies attirent moins leurs congénères mâles, qui chantent moins à leur attention en les courtisant, selon une étude de l’Université de York, au Royaume-Uni.

« Nos constatations laissent à penser qu’une exposition à un antidépresseur a réduit l’attractivité des femelles », ont précisé les chercheurs dans l’étude, menée sur trois ans.

Ils ont étudié le comportement d’étourneaux mâles envers des femelles nourries de vers et d’autres invertébrés contenant des traces de médicaments, notamment d’antidépresseur fluoxétine (Prozac et génériques), tels que les proies dont ces oiseaux viennent se nourrir dans les stations d’épuration d’eau.

« Le chant est un élément essentiel du processus de séduction chez les oiseaux, utilisé par les mâles pour faire la cour à leurs femelles préférées, et par les femelles pour choisir le mâle qu’elles estiment le meilleur pour engendrer leurs petits », a expliqué la chercheuse Sophia Whitlock dans un communiqué.

« Les mâles chantaient deux fois plus souvent et plus longtemps auprès des femelles non traitées, par comparaison avec les femelles ayant reçu de petites doses de Prozac », a-t-elle ajouté.

Les résidus de médicaments présents dans l’eau proviennent des industries pharmaceutiques, des médicaments jetés dans les déchets ménagers, des eaux usées des foyers et des hôpitaux, mais aussi des élevages industriels et des boues d’épandage.

L’étude, qui doit être publiée dans la revue spécialisée Chemosphere, a également démontré un comportement plus agressif des mâles envers les femelles ayant absorbé de faibles doses d’antidépresseurs.

« Au lieu de les courtiser, les mâles étaient plus susceptibles de chasser les femelles étourneaux sous Prozac, de leur donner un coup de bec ou de les griffer », selon le communiqué.

Ces changements de comportement peuvent mettre en danger ces oiseaux chanteurs.

« C’est une première indication que de faibles concentrations d’un antidépresseur peuvent perturber la processus de séduction chez les oiseaux chanteurs », a souligné une autre participante à l’étude, Kathryn Arnold. « C’est important parce que les animaux qui sont lents à trouver un partenaire ne se reproduiront souvent pas ».

http://fr.canoe.ca/

Des cornes pour l’« amour »


Les dinosaures tels que le tricératops qui appartiennent au groupe du cératopsiens. Leur collerette et leurs cornes étaient sans doute utilisées pour se défendre, mais il semble que ces ornements eussent aussi une autre utilité, se pavaner pour être l’élu d’une femelle.
Nuage

 

Des cornes pour l’« amour »

 

Représentation artistique d'un Centrosaurus, un dinosaure du groupe des cératopsiens.

Représentation artistique d’un Centrosaurus, un dinosaure du groupe des cératopsiens.   Photo : Elenarts

Les espèces de dinosaures, telles que les tricératops, se servaient de leurs cornes et de leurs collerettes pour attirer leurs partenaires, montre une étude britannique publiée dans les Proceedings of the Royal Society B.

RADIO-CANADA AVEC BBC

Un texte d’Alain Labelle


Les cératopsiens (visages cornus) constituent un groupe de dinosaures herbivores qui a proliféré en Asie et en Amérique du Nord durant le Crétacé, une période qui a débuté il y a 145 millions d’années pour se terminer lors de la grande extinction des espèces survenue il y a environ 66 millions d’années, par la chute dévastatrice d’un météorite au Mexique.

À ce moment, le supercontinent Pangée finissait de se scinder pour former les continents actuels, bien que leurs positions aient alors été substantiellement différentes de ce qu’elles sont aujourd’hui.

Les résultats de précédents travaux laissaient à penser que ces ornementations permettaient à ces animaux de se distinguer entre différentes espèces. Une hypothèse qu’exclut désormais le paléontologue Andrew Knapp et ses collègues de l’Université Queen Mary de Londres.

D’autres recherches ont aussi exclu leur utilisation dans un but premier de défense contre les prédateurs, ou encore pour réguler leur température corporelle.

Le saviez-vous?

Les premiers restes de cératopsiens ont été mis au jour au Wyoming en 1872 par Fielding Bradford Meek.

Comme un paon

Cette armure d’apparence agressive serait en fait le produit de l’évolution, dont l’objectif est de signaler les aptitudes d’un animal comme partenaire potentiel sur le plan génétique, un phénomène connu sous le nom de sélection sociosexuelle.

Les individus annoncent leur qualité ou leur constitution génétique. Andrew Knapp

« C’est le même phénomène que nous observons chez les paons, par exemple, avec les plumes de leurs queues », explique M. Knapp.

Le sens du spectacle

Selon les auteurs de ces travaux, les caractéristiques qui permettent de différencier les espèces sont généralement moins élaborées et plus subtiles que celles qui distinguent les mâles et les femelles.

Quand le but est de repousser, et non d’attirer, il ne vaut pas la peine de mettre trop d’efforts sur [l’]évolution.  Andrew Knapp

Pour la paléontologue canadienne Darla Zelenitsky, de l’Université de Calgary, qui n’a pas participé aux travaux, ces résultats sont « excitants », puisqu’ils permettent de mieux comprendre la paléobiologie de ces animaux.

Certains de ces ornements étaient fort probablement utilisés pour se défendre ou pour reconnaître les membres de différentes espèces, mais ces caractéristiques n’étaient apparemment pas le principal moteur de leur évolution. Darla Zelenitsky

D’autres travaux seront effectués pour appuyer l’hypothèse du rôle évolutif de la sélection sociosexuelle dans l’évolution de ces dinosaures.

Égaux dans les fossiles

Ces travaux montrent aussi qu’il est impossible de distinguer les mâles des femelles chez les dinosaures cératopsiens par l’observation de leurs restes fossilisés. Ainsi, s’il y avait des différences physiques entre les sexes, elles auraient pu être très subtiles.

Le fait que les deux sexes aient de grands ornements est très intéressant en soi. Si c’était le résultat de la sélection sexuelle, cela nous en dirait long sur la façon dont ces animaux ont vécu... Andrew Knapp

Les cératopsiens pondaient des œufs, si bien que la femelle ne devait pas mener à terme une grossesse comme le font les mammifères. Cette réalité permet d’envisager que les partenaires entretenaient un rapport différent pour ce qui est de l’élevage de leur progéniture.

Représentation artistique de dinosaures cératopsiens qui surveillent des oeufs.

Représentation artistique de dinosaures cératopsiens qui surveillent des oeufs. Photo : iStock

« Il est possible qu’ils s’investissent tous les deux dans l’élevage de leurs petits, un peu comme nos oiseaux actuels », explique Andrew Knapp.

http://ici.radio-canada.ca/

La séduction animale en huit temps


La séduction chez les animaux n’est pas quelque chose de vraiment romantique, car c’est pour mieux choisir qui sera le meilleur atout pour la nouvelle progéniture. Que ce soit par la danse, le chant, le combat ou même l’âge, chaque espèce animale a son mode de séduction
Nuage

 

La séduction animale en huit temps

 

Un couple de Paradisiers rouges... (PHOTO TIRÉE DU COMPTE DE BIRDS OF PARADISE SUR PINTEREST)

 

Un couple de Paradisiers rouges

PHOTO TIRÉE DU COMPTE DE BIRDS OF PARADISE SUR PINTEREST

 

SILVIA GALIPEAU
La Presse

Quand on sait que le panda produit naturellement près de mille parfums, que le chant de l’alouette connaît des centaines de variations et que nombre d’insectes offrent des cadeaux à leur dulcinée, la question se pose : que peut nous apprendre la nature en matière de drague ? Huit choses à savoir.

 

1. Le mâle séduit, la femelle choisit

Dans la plupart des espèces animales, c’est le mâle qui chante, danse ou se bat pour attirer l’attention de la femelle qui, par la suite, choisira le plus beau, le plus talentueux ou le plus fort des mâles disponibles. Pourquoi ? Disons pour résumer que deux stratégies s’affrontent : la quantité contre la qualité.

D’un côté, « les mâles veulent copuler le plus possible pour assurer leur descendance », résume l’éthologue et primatologue Daniel Paquette.

Et les femelles, elles, cherchent à sélectionner les meilleurs gènes.

« Parce qu’elles portent les bébés, leur stratégie de reproduction ne peut donc pas être d’en avoir le plus possible. Elles visent plutôt la qualité de la progéniture. »

2. Que les meilleurs chanteurs (et danseurs) gagnent

L’alouette est capable de chanter pendant 40 minutes sans s’arrêter. En faisant sa parade nuptiale, l’albatros adopte plus de 20 postures différentes. Non, cela ne relève pas du tout de la coquetterie. En fait, chanter ou danser demande une force et une énergie insoupçonnées. C’est précisément ce que la femelle juge et évalue ici : lequel de ses prétendants a le plus de puissance et de vigueur ? Lequel léguera les meilleurs gènes à sa descendance ? Certainement pas les piètres danseurs !

 « La danse est une arme de séduction massive ! », dit le scientifique et humoriste Boucar Diouf, qui a écrit un livre sur le sujet (Pour une raison X ou Y).

Une arme qui a autant de succès chez les humains, dit-il.

« C’est démontré qu’un gars qui a une guitare sur son dos a bien plus de chance avec les filles qu’un humoriste qui raconte des blagues ! Ça, la cigale l’a compris ! »

3. Gare aux cadeaux empoisonnés

Tout comme le chant ou la danse, ce n’est pas (que) pour leurs beaux yeux que les mâles offrent des cadeaux aux femelles. En fait, quand un oiseau marin dépose un petit poisson au pied de sa douce, ou quand un goéland régurgite son dernier repas, c’est plutôt pour démontrer ses qualités de pêcheur, sa capacité à nourrir la femelle et éventuellement ses petits. Mais tous les mâles ne sont pas si bien intentionnés. Certaines espèces de mouches emballent leurs cadeaux d’une soie.

« Ils gagnent du temps : pendant que la femelle déballe le cadeau, ils peuvent s’accoupler plus longtemps ! », illustre l’auteur Jean-Baptiste de Panafieu, qui vient de publier Séduire comme une biche, un essai sur le sujet.

Et il y a pire : d’autres offrent carrément des paquets vides, afin de profiter gratuitement de la femelle pendant le déballage…

4. L’avantage d’être bon bricoleur

Chez certaines espèces, tout particulièrement chez les oiseaux, les mâles bricoleurs sont les plus appréciés des femelles. Toujours selon la logique voulant qu’il faille choisir le meilleur géniteur et le meilleur protecteur, chez les mésanges, notamment,

 « il y a véritablement une observation très poussée de la femelle lorsque le mâle fait son nid, poursuit Jean-Baptiste de Panafieu. Il faut que la construction soit belle et solide pour attirer la femelle ». « La femelle va pondre si le nid lui plaît. Et si le nid lui plaît vraiment, elle va aussi couver les petits. Sinon ? Elle les laisse au mâle et va voir ailleurs… »

5. Le succès des femelles d’expérience

De manière générale, les femelles préfèrent les mâles plus âgés, parce qu’ils sont plus forts, plus expérimentés et plus aptes à les protéger. Mais dans certains cas, ce sont plutôt les mâles qui favorisent les femelles d’expérience.

« Les mâles chimpanzés préfèrent les femelles plus vieilles, car elles sont plus expérimentées comme mères et plus expérimentées sexuellement », signale le spécialiste des comportements animaux Daniel Paquette (à qui l’on doit Ce que les chimpanzés m’ont appris), en soulignant au passage que contrairement aux humaines, les femelles chimpanzés ne traversent pas de ménopause.

6. Tout est dans la nature

Un couple de cygnes noirs... (PHOTO THINKSTOCK) - image 1.0

 

Un couple de cygnes noirs

PHOTO THINKSTOCK

Un exemple ? Chez les cygnes noirs d’Australie, 20 % des couples sont composés de deux mâles.

« Et ils vont se débrouiller pour obtenir des petits, soit en séduisant une femelle et en la chassant après la ponte, reprend Jean-Baptiste de Panafieu, soit en piquant des oeufs à des couples hétéros. »

 Mieux : les petits auront ici une meilleure espérance de vie, car ils seront protégés par deux mâles. Sur le littoral européen, certaines espèces d’oiseaux forment carrément des « trouples », soit des couples composés de deux femelles et un mâle, s’accouplant entre eux et produisant plus de petits que la moyenne.

7. Infidèle un jour…

Un couple de ara hyacinthe. Ces perroquets sont... (Photo tirée du compte de PARROTS sur Pinterest) - image 1.1

Un couple de ara hyacinthe. Ces perroquets sont monogames.

PHOTO TIRÉE DU COMPTE DE PARROTS SUR PINTEREST

On a longtemps cru que les oiseaux étaient des exemples de monogamie. Chez certaines espèces d’oiseaux marins (notamment les mouettes), on voit des couples se former, avoir des petits, s’en occuper ensemble, et durer jusqu’à la mort. Or, des recherches d’ADN récentes ont permis de démontrer que la réalité était tout autre.

Ainsi, chez certains, « jusqu’à la moitié des petits sont d’un père non officiel », rit Jean-Baptiste de Panafieu.

Et cette extra conjugalité n’est pas exclusive aux oiseaux, loin de là. Chez les marmottes, un petit sur trois est ainsi « illégitime ».

8. Le mot de la fin

Bien sûr, les parallèles avec l’espèce humaine sont faciles, rapides et surtout amusants à faire.

« L’anthropomorphisme, pour faire sourire, c’est acceptable », dit Boucar Diouf.

Mais n’allez surtout pas tirer ici de grandes leçons de vie.

« Il est toujours extrêmement dangereux de faire des parallèles entre les mondes animal et humain », conclut le directeur général de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), biologiste et éthologue Luc-Alain Giraldo.

Dans son livre Dans l’oeil du pigeon, il défend précisément cette thèse. Parce qu’au-delà des parades nuptiales, il y a aussi des pratiques animales franchement moins roses.

« Ce n’est pas glamour, ce n’est pas romantique, mais dans la nature, il y a aussi plein d’animaux chez qui les mâles prennent de force les femelles. »

Le meilleur (ou le pire) exemple est certainement celui de la punaise de lit. Imaginez-vous que madame n’a pas d’« orifice génital ». Monsieur, à l’inverse, en guise d’organe reproducteur, est doté d’un « poignard ». Pour la féconder, il doit donc littéralement la percer. Moins romantique que ça, tu meurs…

http://www.lapresse.ca/

Le cacatoès noir, seul animal à utiliser «un instrument de musique»


Le cacatoès a une façon bien a lui de séduire sa douce, par la musique ! Avec une simple branche, il tape à la manière d’un musicien qui joue de la batterie avec un rythme régulier
Nuage

 

Le cacatoès noir, seul animal à utiliser «un instrument de musique»

 

Les oiseaux et des baleines émettent des sons ressemblant à de la musique humaine mais les cacatoès noirs sont les seuls animaux à utiliser un instrument, en l’occurrence un bâton de bois, pour produire des sons rythmés, selon des chercheurs.

Ces grands perroquets peureux du nord de l’Australie ont même leur style et cadence propres qui les distinguent de leurs congénères à l’instar des batteurs humains, ont déterminé des chercheurs dont les résultats de l’étude ont été publiés mercredi 28 juin dans la revue américaine Science Advances.

« Ce grand perroquet gris-noir façonne des baguettes à partir de branches, les agrippe avec ses pieds et tape en cadence sur des troncs pour séduire des femelles », explique le professeur Robert Heinsohn de l’Australian National University, principal auteur de cette recherche.

« Ils tapent avec des cadences presque parfaitement régulières et ce pendant très longtemps, comme des humains jouant de la batterie en maintenant un rythme régulier », précise-t-il.

Les capacités de batteur de ces perroquets sont connues depuis longtemps mais c’est la première recherche à avoir pu enregistrer leurs performances dans la nature pour les analyser scientifiquement, ajoute le chercheur.

Armés de caméras vidéo, ces scientifiques ont patiemment traqué dans la forêt vierge près d’une vingtaine de cacatoès pendant plus de sept ans.

« Chacun des 18 mâles cacatoès noirs de l’étude, qui sont difficiles à approcher, avait son propre style », pointe le professeur Heinsohn. « Certains étaient toujours rapides tandis que d’autres battaient lentement ou aimaient un peu de fantaisie en commençant à frapper le tronc d’arbre », poursuit-il.

« De tels styles personnels de production des sons devraient permettre aux autres perroquets de reconnaître qui jouait à une longue distance », pense ce scientifique.

 La percussion fait partie chez le cacatoès noir d’un rituel de séduction des femelles.

Cette recherche s’inscrit dans le cadre d’une étude plus étendue de ces perroquets pour déterminer les mesures nécessaires de protection de cette espèce menacée par un faible taux de reproduction et la fragmentation de l’habitat dans la péninsule du cap York, à l’extrême nord du Queensland à cause des activités minières

http://quebec.huffingtonpost.ca

Le Saviez-Vous ► Pourquoi les moustiques font-ils du bruit quand ils volent ?


Quoi de plus irritant que d’entendre un moustique voler quand on essaie de dormir ? Si ce bruit est perceptible à nos oreilles, c’est que la femelle agite ses ailes à une vitesse impressionnante, tout cela pour attirer Monsieur moustique
Nuage

 

Pourquoi les moustiques font-ils du bruit quand ils volent ?

 

Chez les moustiques, seules les femelles piquent pour se nourrir de sang. Elles émettent aussi avec leurs ailes un son aigu qui attire les mâles dans une parade nuptiale et musicale. © JR Guillaumin CC by-nd 2.0

Chez les moustiques, seules les femelles piquent pour se nourrir de sang. Elles émettent aussi avec leurs ailes un son aigu qui attire les mâles dans une parade nuptiale et musicale. © JR Guillaumin CC by-nd 2.0

Les moustiques sont des diptères (deux ailes) de la famille des culicidés, dont seules les femelles piquent pour pomper le sang des animaux, de manière à assurer le développement de leurs œufs.

Le bruit caractéristique (et agaçant) de ces insectes est dû aux battements très rapides de leurs ailes lorsqu’ils volent : de 400 à 2.300 battements par seconde ! Cette vibration rapide provoque un son aigu perceptible par l’oreille humaine.

En fait, si les femelles moustiques émettent ce bruit, c’est dans un but bien précis : signaler leur présence aux mâles et les attirer. A l’oreille des mâles, ce bzz est un son délicieusement séducteur.

http://www.futura-sciences.com/

Le pouvoir des couleurs


Les couleurs sont importantes dans nos vies, que ce soit dans notre environnement de vie, au travail, à l’école, sur la façon de s’habiller. Nous aurions avantage, de connaitre l’influence des couleurs ur nous
Nuage

 

Le pouvoir des couleurs

 

« Osez la couleur! Vous verrez, ça vous fera du bien », lance Jean-Gabriel... (INFOGRAPHIE LA PRESSE)

INFOGRAPHIE LA PRESSE

Olivia Lévy
La Presse

« Osez la couleur! Vous verrez, ça vous fera du bien », lance Jean-Gabriel Causse, designer coloriste et membre du Comité français de la couleur, où il travaille sur les tendances des années à venir. De passage à Montréal, il a profité de la belle saison des couleurs! Rencontre avec un passionné qui nous fait découvrir L’étonnant pouvoir des couleurs, titre de son livre captivant.

Jean-Gabriel Causse... (PHOTO FOURNIE PAR JEAN-GABRIEL CAUSSE) - image 2.0

 

Jean-Gabriel Causse

PHOTO FOURNIE PAR JEAN-GABRIEL CAUSSE

L'étonnant pouvoir des couleurs, Éditions Edito, 22,95 $.... (PHOTO FOURNIE PAR L'ÉDITEUR) - image 2.1

L’étonnant pouvoir des couleurs, Éditions Edito, 22,95 $.

PHOTO FOURNIE PAR L’ÉDITEUR

 
Influences inconscientes

Les couleurs ont un impact plus grand qu’on ne le prétend sur nous. Jean-Gabriel Causse répond aux questions de La Presse à ce sujet.

L’influence de la couleur sur nous, c’est inconscient? 

La couleur nous fait beaucoup de bien, beaucoup plus qu’on ne peut l’imaginer, car ses influences sont dans notre inconscient. Ce sont les neurosciences qui ont fait progresser notre connaissance de l’impact des couleurs. Ce ne sont pas les mêmes zones du cerveau qui sont activées lorsque les couleurs sont froides ou chaudes.

Les couleurs ont une réelle influence sur nous, que ce soit physiologique ou psychologique. On est dans un monde qui manque tellement de couleurs! Il faut, par exemple, arrêter de concevoir des bureaux ou des salles de classe avec des murs blancs et gris… c’est terrible, le blanc, c’est la couleur de la mort. Le paradis est blanc pour les Occidentaux. Ce sont dans les bureaux blancs que le risque de dépression est le plus important. On y travaille moins bien et moins vite.

Les couleurs ont donc de vrais effets et modifient nos comportements?

Oui. Le rose, par exemple, est une couleur romantique et la couleur de l’optimisme et du bonheur. Des chercheurs ont démontré que si vous peignez en rose les murs des classes de maternelle, les dessins des enfants sont plus positifs et plus joyeux. Les soleils sont plus gros, les nuages moins présents, les sourires plus marqués. Les enfants voient la vie en rose! C’est bien réel et cette expression prend tout son sens. 

Autre démonstration des effets du rose: Alexander Schauss, scientifique et directeur de l’American Institute for Biosocial Research, a fait peindre en rose les murs des cellules du centre correctionnel de la Marine américaine de Seattle. Une exposition de 15 minutes à cette couleur suffit pour faire réduire l’agressivité des détenus pendant 30 minutes. Le rose diminue le rythme cardiaque, la pression sanguine et les pulsations. C’est une couleur tranquillisante qui fait baisser l’agressivité, a conclu Alexander Schauss.

Il y a une couleur pour faire hausser la fréquence des rapports sexuels?

Oui, une étude effectuée en 2012 sur 2000 personnes révèle que, lorsqu’il y a une dominante chromatique de mauve dans la chambre à coucher, il y a plus de rapports sexuels, soit 3,49 par semaine. Le rouge arrive tout juste après (3,18 rapports), puis le blanc (2,02 rapports), le beige (1,97 rapport), et le gris (1,80 rapport).

Le rouge est-il la couleur du désir et de la séduction?

Le rouge attire le regard et éveille les désirs. Quand une femme est habillée en rouge, c’est une arme de séduction redoutable et d’ailleurs, une autre femme la voyant arriver va la voir comme une menace, comme si elle allait lui piquer son mari! Une femme qui fait du pouce qui est habillée en rouge a deux fois plus de chances qu’un automobiliste (homme) s’arrête. Une serveuse de restaurant habillée en rouge aura des pourboires plus généreux!

La couleur peut-elle aussi influencer le goût?

Oui. L’industrie alimentaire a compris l’importance de la couleur de ses produits. Vous ne ferez pas acheter un oeuf avec une coquille brune à un Américain! Et un oeuf à coquille blanche à un Français! Pour juger de la bonne couleur d’un ketchup épicé, on a fait goûter à des consommateurs trois ketchups plus ou moins foncés, mais qui avaient le même goût. Résultat: le ketchup rouge foncé a été jugé beaucoup plus épicé que le rouge moyen ou que le rouge clair… Même type de résultat sur des enfants qui ont goûté des sirops de fruits au goût identique, mais avec des colorants plus ou moins saturés. Plus la couleur est saturée, plus il semble avoir un goût prononcé, ce qui est fondamental pour lutter contre l’obésité des enfants. Il suffit d’augmenter la perception du sucre par des couleurs plus vives. 

Selon la couleur que l’on porte, le même discours sera-t-il perçu différemment?

Oui. Par exemple, si vous êtes habillée en rouge et que vous allez voir votre patron, il va le voir comme une menace pour son poste, car le rouge est la couleur de la séduction, mais aussi la couleur des leaders et du pouvoir. Si vous êtes habillée en vert, il verra que vous avez un bon esprit d’équipe. Le rouge est donc à déconseiller si vous êtes dans une négociation, car c’est une couleur dominante. Regardez la famille Obama lors de sa victoire à l’élection de 2008; les membres de la famille sont arrivés sur la scène, tous habillés en rouge et noir. C’est un choix délibéré et un message très fort qui voulait dire qu’ils incarnaient désormais la famille leader américaine. La cravate rouge est la bienvenue si on veut s’imposer comme leader!

Nous vivons dans un monde où, finalement, il y a de moins en moins de couleurs?

L’essentiel des ventes de textile en Occident tourne toujours autour du noir, du blanc, du gris, de l’écru et du bleu marine. Alors que chaque année, on se dit que les gens veulent de la couleur pour sortir de la crise! Il n’y a plus de couleurs! Même si Pantone (nuancier de couleurs) a fait du « Radiant Orchid » un violet clair, sa couleur de prédilection de 2014, on n’en voit pas beaucoup dans les rues. Les créateurs de mode sont tous habillés en noir! À la fin des défilés, ils arrivent en noir. Le seul qui avait un peu de couleur était Jean Paul Gaultier, qui était vêtu de sa fameuse marinière bleue et blanche et encore, il s’est mis au noir lui aussi! Ce sont eux qui symbolisent la mode. Que ce soit à Londres, New York, Milan, Paris, le noir a pris le dessus sur la couleur.

Pourquoi?

Ça a commencé avec Coco Chanel, qui a créé la petite robe noire en 1926. À l’époque, on portait beaucoup de couleurs, mais les femmes ont eu l’impression que cette petite robe noire les affinait et les rendait plus minces, alors que c’est archifaux! Une masse noire, c’est très imposant. Ce qui fera vraiment mincir, ce sont les rayures verticales et tout ce qui va brouiller la silhouette, comme les fleurs et les motifs. Dans notre inconscient, porter du noir, ça nous amincit, c’est un sentiment très fort que nous avons, alors que la réalité est tout autre. Et c’est aussi parce que le noir, c’est chic et c’est la base du style. Alors que porter de la couleur va vous remonter le moral. Faites-en l’essai vous-même!

Finalement, quelles couleurs doit-on avoir chez soi pour être bien?

Avoir un équilibre de toutes les couleurs par touches, c’est ce que je conseille. Si, dans votre appartement, tout est blanc et que vous peignez un mur de votre salon en orange, évidemment que vous allez vous en lasser. Mais si vous avez un mur orange dans le salon, un mur jaune dans la cuisine, un peu de bleu dans la salle de bains, ça ira. Si, inconsciemment, vous recréez toutes les couleurs, ce que faisaient nos parents et grands-parents avec le papier peint, il y aura un équilibre et vous ne vous en lasserez pas. Plus il y a de couleurs complémentaires, plus ce sera équilibré et mieux vous vous porterez.

INFOGRAPHIE LA PRESSE

Choisir la bonne couleur

 

Chaque couleur influence nos perceptions et nos comportements. Voici huit extraits du livre L’étonnant pouvoir des couleurs, de Jean-Gabriel Causse, qui expliquent quelques spécificités.

Le bleu

C’est la couleur créative. Notre cerveau s’évade avec le bleu.

C’est la couleur de la liberté; un ciel bleu ou le bleu de la mer produisent sur nous un bel effet. À la vue d’une piscine dans un jardin, on se sent apaisé. C’est la couleur préférée sur les cinq continents.

Le bleu est recommandé dans les chambres pour ceux qui ont du mal à s’endormir. C’est une couleur harmonieuse, mais sédative. Couleur idéale pour les salles de bains. C’est aussi une teinte que nous aimons tous porter et qui nous fait du bien, d’où le succès du jean.

On se fait plaisir dans du bleu, c’est donc une couleur à privilégier dans les points de vente. 

Le vert

Il est associé à la nature. C’est la couleur de l’équilibre, c’est une couleur qui rassure et qui apaise. Le vert inspire confiance, et recommandé en salle de réunion pour convaincre un client.

Les tapis de billard sont verts, c’est pour calmer les joueurs et pour qu’ils soient plus performants.

Il est recommandé dans les cuisines car il ouvre l’appétit.

Le rouge

C’est une couleur chaude, activante et énergisante. Couleur de l’amour et de la séduction. Le rouge nous effraie parce qu’inconsciemment, on sent bien que ses effets activants sont puissants, mais que, mal maîtrisés, ils peuvent être préjudiciables. C’est la couleur du désir et elle est aphrodisiaque.

Le rouge veut aussi dire interdiction et nous fait peur de façon innée. Les symboliques sont nombreuses: votre banquier qui vous dit que vous êtes dans le rouge! Tous les boutons rouges d’urgence qu’il ne faut pas toucher…

Le rouge est aussi la couleur traumatisante de l’école. Il suffit de regarder le nombre d’annotations rouges du professeur sur les copies des élèves. Quand on fait des erreurs, le rouge est là pour nous sanctionner. Pourquoi ne pas corriger les copies avec du vert? Les enfants y verraient un encouragement!

L’orange

C’est une couleur chaude qui suscite l’attention et la communication.

L’orange stimule le coeur, ouvre l’appétit et réduit les troubles digestifs. C’est une couleur recommandée dans la cuisine, dans la salle à manger et dans l’entrée pour souhaiter la bienvenue aux visiteurs. En milieu professionnel, l’orange est recommandé partout où l’on doit s’exprimer.

Le brun, le marron, le beige 

Le brun est la couleur de la nature dans ce qu’elle a d’immuable. C’est la couleur du bois. C’est la couleur de la nostalgie. Couleur de la tradition et de l’authenticité. C’est la couleur de l’artisanat.

Dans notre garde-robe, le brun donnera un sentiment de peau bronzée pour les Occidentaux. Il est formidable pour mettre en valeur des couleurs comme le rose, le turquoise ou l’abricot.

Un mur brun paraît triste et sale.

Le noir

C’est la couleur du deuil en Occident depuis le XVIIIe siècle. Cette couleur impose le respect. Le noir est le summum de l’élégance. Pour une voiture, une petite robe, un smoking.

Le noir est la meilleure couleur pour les environnements bruyants à haute fréquence de beaucoup d’usines.

Le blanc

C’est une couleur ni activante ni relaxante, donc à éviter en dominante dans une maison. Le blanc est le symbole de la propreté, c’est aussi la couleur du vide et de la mort.

Le blanc agrandit et réfléchit la lumière dans les pièces sombres.

Un endroit où le blanc peut être une bonne couleur est celui où le sentiment d’hygiène est important, dans les cuisines industrielles, par exemple, ou dans les cabinets médicaux.

Le jaune

La couleur du soleil. C’est une couleur tonique, chaude mais non excitante. Le jaune est recommandé dans les pièces à vivre, car il apporte de l’énergie. Il permet, le soir, de créer des intérieurs chaleureux et douillets. Il symbolise la réussite et la joie de vivre.

Le jaune aide à se concentrer, en particulier pour les tâches intellectuelles ou qui demandent de l’organisation.

http://www.lapresse.ca