Bientôt le sport en pilule grâce au transfert de sang ?


Ouf, ce n’est pas dans le but de remplacer l’exercice physique, par du plasma, sinon, cela serait le comble de la paresse. Cependant, cette pilule pourrait quand même aider des personnes qui ne peuvent pas faire du sport
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Bientôt le sport en pilule grâce au transfert de sang ?


Une souris sédentaire à laquelle on injecte du sang de souris ayant couru pendant 28 jours dans une roue bénéficie des mêmes bienfaits physiques. © BillionPhotos.com, Adobe Stock

Une souris sédentaire à laquelle on injecte du sang de souris ayant couru pendant 28 jours dans une roue bénéficie des mêmes bienfaits physiques. © BillionPhotos.com, Adobe Stock

Céline Deluzarche
Journaliste

Bénéficier des bienfaits de l’exercice physique tout en restant affalé sur son canapé, c’est possible. Enfin, chez la souris.

Des chercheurs de l’université de Stanford en Californie ont ainsi découvert que des souris sédentaires auxquelles on injecte du plasma de souris active présentent davantage de cellules cérébrales et moins d’inflammation, à l’instar de leurs cousines qui avaient couru dans une roue pendant 28 jours. Ces souris obtiennent aussi de meilleures performances à des tests de mémoire et d’apprentissage.

Il semblerait que le sport altère l’expression de certains gènes. Certaines protéines, dont le taux augmente avec l’activité physique, auraient ainsi la capacité de réduire l’inflammation dans le cerveau, suggèrent les chercheurs, dont l’étude a été publiée sur le site de pré-publication bioRxiv. La clusterine, en particulier, semble jouer un rôle important. Les chercheurs ont constaté que des individus souffrant de troubles cognitifs légers voyaient leur taux de clusterine augmenter après 6 semaines de sport, s’accompagnant d’une meilleure endurance et d’un accroissement de leur capacité aérobie.

La clusterine pourrait-elle constituer de « l’exercice en pilule » ? Probablement pas, car les innombrables bienfaits du sport ne peuvent pas être reproduits avec une seule protéine. Cette piste pourrait cependant être utilisée pour les personnes n’étant pas en mesure de faire du sport, comme des patients atteints d’arthrite invalidante. À moins que cela ne fournisse une nouvelle idée de dopage

https://www.futura-sciences.com/

Le cerveau préfère la sédentarité à l’exercice physique


Nos ancêtres avaient besoin de préserver leur énergie pour leur survie, ce qui n’est plus nécessaire aujourd’hui. Le hic, c’est que notre cerveau est conditionné. Il semble en effet que juste de sortir de la sédentarité prend plus d’énergie que pour arrêter une activité physique. Cela explique pourquoi on s’engage à se mettre en forme mais peut y tienne.
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Le cerveau préfère la sédentarité à l’exercice physique

 

Le chercheur Matthieu Boisgontier a expliqué que «la... (Photo Getty Images/iStockphoto)

 

Le chercheur Matthieu Boisgontier a expliqué que «la conservation de l’énergie était essentielle pour la survie des humains, puisqu’elle nous permettait de chercher plus efficacement un abri ou de la nourriture, de rivaliser pour des partenaires sexuels et d’éviter les prédateurs».

PHOTO GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

 

La Presse Canadienne

Vous savez que vous devriez vous lever du divan pour aller vous entraîner, mais vous choisissez plutôt d’y rester enfoncé? Blâmez vos ancêtres préhistoriques.

Une nouvelle étude à laquelle a participé un chercheur de l’Université de la Colombie-Britannique a découvert que le cerveau dépense beaucoup plus d’énergie quand vient le temps de rompre la sédentarité que quand vient le temps de mettre fin à une activité physique.

Le chercheur Matthieu Boisgontier a expliqué que «la conservation de l’énergie était essentielle pour la survie des humains, puisqu’elle nous permettait de chercher plus efficacement un abri ou de la nourriture, de rivaliser pour des partenaires sexuels et d’éviter les prédateurs».

Une telle économie d’énergie n’est plus nécessaire aujourd’hui, poursuit-il, mais le phénomène explique pourquoi autant de gens s’abonnent à un gymnase sans ensuite ne jamais y mettre les pieds.

Les participants à l’étude devaient déplacer le plus rapidement possible un avatar pour l’éloigner d’une image d’activité physique et le rapprocher d’une image de sédentarité, puis l’inverse. Des électrodes qui mesuraient l’activité cérébrale ont démontré que l’éloignement des images de paresse demandait nettement plus d’énergie, ce qui signifie que le cerveau est attiré par les comportements sédentaires.

M. Boisgontier admet qu’il est difficile de corriger des comportements automatiques, qui se produisent sans même qu’on le réalise.

Les conclusions de cette recherche sont publiées dans le journal médical Neurpsychologia.

http://www.lapresse.ca/

Saviez-Vous ► Faire 10.000 pas par jour ne repose sur rien


D’où vient l’idée de faire 10 000 pas par jour, nous assure une meilleure santé ? Est-ce un nombre réel ou arbitraire. ? L’effort, l’endurance sont important,  Faire 10 000 pas pour un peut être sans trop d’effort, alors que pour d’autre, faire la  moitié demande beaucoup d’effort. 
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Faire 10.000 pas par jour ne repose sur rien

 

Pas besoin de se fatiguer | Volcano Olmez via Unsplash CC License by

Pas besoin de se fatiguer | Volcano Olmez via Unsplash CC License by

Repéré par Barthélemy Dont

Repéré sur The Guardian

Comment un gadget japonais des années 1960 a popularisé un conseil santé donné tout autour du monde.

 

Faire 10.000 pas par jour pour rester en bonne santé. Podomètre, fitbit, montres connectées… il existe toute une industrie destinée à nous permettre de vérifier si l’on respecte bien ce mantra. 10.000 pas qui préviendraient l’obésité, empêcheraient le diabète et avec un peu de chance, feraient revenir l’être aimé. C’est une croyance si bien ancrée que l’on ne se pose plus la question de savoir si elle est fondée ou pas.

Pourtant, ce chiffre parfois attribué à tort à l’OMS, est totalement arbitraire. En 1964, les Jeux olympiques de Tokyo rencontrent un succès populaire massif. Pour surfer sur la tendance, l’entreprise d’électronique Yamasa-Tokei met en vente un podomètre portatif, le Manpo-kei, qui en japonais veut dire «10.000 pas-mètre».

Un nombre arbitraire

À l’époque, le nombre de 10.000 ne s’appuie sur rien. Il représente simplement l’idée que se font les créateurs du podomètre d’une vie saine et active. Un nombre complètement arbitraire, mais qui va servir de base aux futures recherches sur le sujet. Une équipe de l’université de Kyushu, qui étudie la pertinence de ce nombre, calcule que les habitants et habitantes du pays font en moyenne 3.500 à 5.000 pas par jour et que, en effet, augmenter ce nombre à 10.000 réduit les risques de problèmes de coeur et d’artères bouchées.

C’est là que se situe le problème. Un mode de vie sédentaire est mauvais pour la santé, donc si l’on compare l’activité physique moyenne d’une population sédentaire à celle d’une population active –tous autres critères égaux par ailleurs–, la seconde est forcément en meilleure santé. Les études successives ont continué à prendre comme référence les fameux 10.000 pas, confortant ainsi les études précédentes, alors que rien ne dit que 8.000 ou 12.000 ne seraient pas préférables.

D’ailleurs, réfléchir uniquement en terme de nombre de pas est une aberration, car l’intensité de l’effort importe au moins autant que la quantité.

L’OMS recommande par exemple pour les adultes de 18 à 64 ans, «150 minutes d’activité d’endurance d’intensité modérée ou au moins soixante-quinze minutes d’activité d’endurance d’intensité soutenue».

Pourtant, les 10.000 pas restent la référence, et peuvent avoir des conséquences néfastes. Pour les personnes atteintes de diabète ou très sédentaires, passer directement de zéro à 10.000 pas par jour peut être un changement trop brutal.

http://www.slate.fr/

Suralimentation, sédentarité et obésité: un cocktail mortel


Il n’y a pas si longtemps, une personne avec des rondeurs étaient un gage de santé. Toute l’alimentation ou presque était fait maison. Le restaurant, était surtout une occasion spéciale. Aujourd’hui, l’alimentation a changé du tout au tout. Des plats préparés souvent trop gras, trop sucrés ou salés. On bouge moins. Se reprendre en main est possible pour reprendre un poids santé, par contre, il faut fuir tout régime qui affirme perdre du poids en peu de temps, ce qu’ils ne disent pas, c’est qu’on reprend plus vite les kilos perdus. Mieux vaut y aller par étapes
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Suralimentation, sédentarité et obésité: un cocktail mortel

 

GETTY IMAGES/WESTEND61

Jacques Beaulieu
Communicateur scientifique

Qu’est-ce qui a donc changé tant pour qu’on doive surveiller, peser et contrôler tout ce qui se retrouve dorénavant dans l’assiette?

« Si tu maries cette fille-là mon fils, tu vas le regretter. Elle est bien trop maigre et elle va toujours être malade. »

Voilà un conseil que prodiguaient les mères à leurs fils dans les années 1950 et avant. À cette époque, une certaine corpulence comme on l’appelait alors était un gage de meilleure santé. Un demi-siècle plus tard, c’est tout l’inverse. Qu’est-ce qui a donc changé tant pour qu’on doive surveiller, peser et contrôler tout ce qui se retrouve dorénavant dans l’assiette? En réalité, bien des choses ont changé, à commencer par les aliments eux-mêmes.

L’ère du tout cuit

Dans les années 1950, la grande majorité de ce qui se retrouvait dans l’assiette avait été préparée à la maison. L’objectif de la reine du foyer, comme on l’appelait, était double : bien nourrir ses enfants pour qu’ils puissent grandir et ne pas être malade. Il faut se rappeler qu’à l’époque, les parents devaient payer les médecins, l’assurance-maladie n’existait pas. Le deuxième objectif était d’alimenter toute sa maisonnée au plus bas prix possible. Or ce qui coûtait le plus cher était les aliments préparés, les sucres, le beurre et les viandes. On n’avait recours à ces aliments que le plus rarement possible. Dans un bouilli qui mijotait toute la journée sur le poêle, il y avait beaucoup plus de navets, de pommes de terre, de choux et de carottes que de viande. Cette nourriture était donc moins grasse, moins sucrée et mieux équilibrée que ce qu’on risque de retrouver sur notre table aujourd’hui. Car maintenant, la tendance s’est inversée. On n’a jamais tant mangé dans les restaurants, certains y mangent leurs trois repas par jour, et lorsqu’on dîne à la maison, les plats pré-usinés, surgelés et prêts à servir encombrent les tablettes de nos garde-mangers et réfrigérateurs. Il est bien difficile de savoir combien ce beau gâteau acheté à la pâtisserie fine du coin renferme de sucre et de graisse. De toute façon, lorsqu’on devait confectionner nous-mêmes des desserts, après tout le trouble qu’on se donnait, on s’arrangeait pour qu’ils durent plus longtemps. On servait des petites portions.

L’ère de l’inactivité

Autre changement radical, celui de l’activité physique. Juste par mesure de comparaison, avant de manger une tranche de pain, il avait fallu mélanger farine, eau et autres ingrédients et les malaxer. Puis on pétrissait la pâte. Si vous n’avez jamais tenté l’expérience, l’essai vous démontrerait qu’il fallait dépenser un effort musculaire important pour y parvenir. Finalement, on chauffait le poêle à bois au maximum, habituellement aux petits matins pour faire cuire la fournée. Beaucoup d’énergie à dépenser pour une tranche de pain par repas… En fait, avant les années 1950, presque rien ne se faisait sans dépenser de l’énergie physique. Couper du bois, chauffer le poêle, etc. Bien sûr, aujourd’hui pratiquement tout peut se faire à partir de la maison et lorsqu’on en sort, c’est pour s’asseoir dans un véhicule qui nous amènera ailleurs où on pourra aussi s’écraser dans un fauteuil.

Surprise: tout le monde est gros

Des aliments plus riches en graisse et en sucre consommés en plus grande quantité représentent un accroissement phénoménal des calories que l’on peut ingurgiter en un jour. On ajoute à cela, une tendance soutenue vers la sédentarité, donc moins de dépenses en calories et on ne peut pas se surprendre d’engraisser. Si vous dépensez 1500 kilocalories par jour pour maintenir votre organisme en vie et si vous ingurgitez par votre alimentation 1800 kilocalories, le calcul est fort simple, vous mettrez en réserve 300 calories par jour sous forme de graisse (l’équivalent d’une cuillère à table de beurre). Si vous maintenez ce surplus quotidien pendant un an, vous aurez gagné 10 kilos. Une seule boisson gazeuse ou une tablette de chocolat équivaut à environ 350 kilocalories. En d’autres termes, si à 18 heures vous avez habituellement consommé vos 1500 kcal, une seule de ces friandises par soir et vous êtes à peu près certains de peser 10 kilos de plus l’an prochain.

La clé du succès

«Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage», disait le fabuliste Jean de Lafontaine.

Ici, cette maxime s’applique parfaitement. Il faut oublier les régimes qui vous promettent de perdre du poids rapidement, plus de 95% des gens qui les entreprennent perdent effectivement du poids, mais le reprennent encore plus vite. Vous avez mis souvent des dizaines d’années avant de vous retrouver avec un problème de poids. Vous ne vous êtes pas réveillés du jour au lendemain avec 30 kilos en trop. On doit donc procéder par de petits changements durables et progressifs. Par exemple, si vous ne cuisinez jamais de nourriture maison et que vous êtes plutôt du genre fast-food ou surgelés, commencez par vous imposer un soir par semaine de cuisine domestique. Une fois cette habitude acquise (plusieurs mois), le goût vous viendra d’augmenter graduellement vos repas maison et inversement diminuer les repas aux restaurants. La même attitude doit prévaloir au niveau des activités physiques. Combien d’abonnements au gymnase tombent en désuétude ? Les gens partent remplis de bonne volonté et après un mois ou deux, ils abandonnent. Vaut mieux chercher dans notre quotidien, de petits changements qui vont se transformer en habitudes de vie. On peut décider d’utiliser le transport en commun plutôt que l’automobile. Puis, un bon jour, on décide de débarquer du bus un arrêt avant le nôtre pour marcher un peu plus. C’est ainsi par petits gestes, on prend graduellement le goût de bouger. Sans même parler de poids, la fierté que l’on ressent lorsqu’on réussit à changer de mauvaises habitudes en bonnes est en soi une récompense. Fermer le téléviseur à l’heure des repas est un autre moyen simple de moins s’attarder devant son assiette. Combien d’autres petites choses simples vous est-il possible de changer sans douleur ? Un professeur de nutrition donnait ces sages conseils : n’allez pas faire votre épicerie, le ventre vide, car vous aurez tendance à acheter trop. Deuxième conseil : dans le magasin, dans la nourriture, achetez ce qui se trouve en périphérie, ce sont en général les fruits, les légumes et les produits laitiers. Les allées centrales sont surtout constituées d’aliments déjà préparés : biscuits, gâteaux, viandes et légumes en conserve, pâtes, etc.

De plus, vous réaliserez des économies. Un verre d’eau du robinet est de beaucoup supérieur à une boisson gazeuse pour la santé et coûte infiniment moins cher

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► 6 règles d’or pour que votre cerveau continue de fabriquer de nouveaux neurones


Vieillir ne veut pas dire que notre cerveau devient de plus en plus vieux. Même avec l’âge, le cerveau continu à produire des neurones. Il y a quand même des conditions qu’il faut respecter surtout à notre époque alors que sédentarité, la malbouffe, l’inondation d’informations etc, sont des obstacles à la prolifération de neurones.
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6 règles d’or pour que votre cerveau continue de fabriquer de nouveaux neurones

 

Cerveau : 6 règles d'or pour continuer à fabriquer des neurones

Représentation d’un neurone sur fond noir.

© SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Par Stéphane Desmichelle

Saviez-vous que, à n’importe quel âge, votre cerveau a le pouvoir de fabriquer en permanence de nouveaux neurones ? A condition de respecter quelques principes.

La production de nouveaux neurones ne s’arrête jamais. Des chercheurs ont observé que dans une région du cerveau impliquée dans la formation des souvenirs et la gestion des émotions – l’hippocampe -, les anciens neurones étaient remplacés par d’autres, fraîchement produits à partir de cellules souches. Et chacun de nous aurait ce potentiel, quel que soit notre âge. Rassurant. Sauf que, d’après le Pr Pierre-Marie Lledo, lors de la deuxième édition du colloque S3 Odéon, les expériences chez les souris ont montré que cette capacité pouvait diminuer, voire même disparaître (en cas de stress) selon l’environnement. Au contraire, dans un environnement adapté, la neurogenèse chez les rongeurs a été multipliée par trois en quelques semaines. Le directeur du département de neurosciences à l’institut Pasteur nous livre six principes à respecter pour conserver un cerveau jeune jusqu’à la fin de ses jours.

1. Fuir la routine

Le cerveau se nourrit du changement. En effet, la stimulation provoquée par le changement entraîne les cellules souches à produire de nouveaux neurones.

Il faut, selon Pierre-Marie Lledo, fuir la routine, « respecter la libido sciendi, c’est-à-dire la soif de comprendre et d’apprendre ».

2. Lutter contre l’infobésité

Le cerveau est malléable et l’information invite directement les circuits à se régénérer. En revanche, la question à se poser est : quelle information ? L’écosystème numérique dans lequel nous vivons entraîne une avalanche d’informations certes… Trop selon le médecin.

« L’information qui nous fait juste savoir est absolument délétère, et n’incite pas le cerveau à produire de nouveaux neurones. Bien au contraire, ce dernier, bombardé d’informations, est alors condamné à l’anxiété ».

Concrètement, il est indispensable de trier cette information : choisir l’utile, celle qui nous fait comprendre, et se débarrasser de la futile, celle qui nous fait juste savoir.

3. Bannir anxiolytiques et somnifères

L’objectif des anxiolytiques et des somnifères est d’empêcher le cerveau, celui qui cherche à comprendre, de fonctionner. Leur consommation permet de mettre le cerveau en « marche automatique ». Leur utilisation chronique est donc une entrave à la production de nouveaux neurones.

4. Bouger !

« Il nous faut lutter contre la sédentarité car la science nous dit que, en cas d’activité physique, les muscles produisent des susbtances chimiques (nommés facteurs trophiques) qui, par voie sanguine, viendront agir sur le cerveau et particulièrement sur la niche de cellules souches », explique le Pr Lledo.

Il existe donc une corrélation directe entre activité musculaire et production de nouveaux neurones. 

5. Cultiver l’altérité

Certaines parties de notre cerveau, que nous ne pouvons pas contrôler, ne sont engagées que lorsque ne nous sommes exposé à autrui.

 « C’est ce qu’on appelle globalement le cerveau social, ajoute le médecin. Plus vous allez cultiver votre altérité, et plus vous allez soigner votre cerveau car il sera enclin à produire plus de nouveaux neurones ».

6. Soigner le microbiote

Très récemment, les neurosciences, associées avec la microbiologie, ont montré qu’il y a une flore intestinale qui communique en permanence avec notre cerveau. Notre régime alimentaire a donc un rôle important : la consommation de fibres, un régime varié, incitent à la prolifération de certaines espèces bactériennes concourant justement à la prolifération de neurones. A l’inverse, une nourriture peu variée, riche en sucres, en graisses, favorise la prolifération d’espèces bactériennes qui ne permettront plus aux cellules de produire de nouveaux neurones, quel que soit l’âge.

Et le Pr Lledo de conclure sur une maxime de Goethe : « Traiter les gens comme s’ils étaient ce qu’ils devraient être et vous les aiderez à devenir ce qu’ils peuvent être ».

A méditer…

https://www.sciencesetavenir.fr

Passer trop de temps en position assise peut endommager votre cerveau


Prendre des pauses quand on est trop longtemps assis. La position assise autant au bureau, à la maison, etc .. a des conséquences sur la santé sur la santé cardiaque, diabète, décès précoce, mais aussi le cerveau dont la mémoire. L’exercice physique est important, il semble que cela ne soit pas suffisant si on reste plus de 3 heures assis
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Passer trop de temps en position assise peut endommager votre cerveau

 

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Primary seating | Kevin Dooley via Flickr CC License by

Repéré par Thomas Messias

Repéré sur UPI

La station debout n’a pas que des avantages, mais elle a au moins le mérite de ne pas nous abîmer la tête

Passer ses journées dans un fauteuil, aussi confortable et ergonomique soit-il, ne serait pas sans risques. C’est ce qu’a démontré une équipe de recherche d’UCLA. Les chercheurs et chercheuses de l’université californienne ont étudié les conséquences d’un comportement sédentaire sur quelques-unes des fonctions vitales de hommes et de femmes d’âge moyen, ainsi que de personnes âgées.

Les conclusions sont édifiantes: non seulement les sujets restant trop longtemps assis accroissent leur risque de maladie cardiaque, de diabète ou de décès prématuré, mais les effets sur le cerveau sont également indéniables. La position assise aurait notamment une influence sur la mémoire puisqu’elle contribuerait à affiner considérablement le lobe temporal médian.

2% de lobe temporal en moins par heure en position assise

Âgées de 45 à 75 ans, les personnes observées ont confié rester assises chaque jour pendant une durée variant de 3 à 15 heures. D’après l’équipe de recherche, à chaque heure passée quotidiennement en position assise correspond un désépaississement de 2% de ce lobe temporal médian.

Autrement dit, explique la biostatisticienne Prabha Siddarth au site UPI, «passer 5 heures en position assise revient à perdre 10% d’épaisseur» par rapport à quelqu’un qui ne s’assiérait jamais.

Aucun lien de corrélation n’a en revanche été trouvé entre le degré d’activité physique des personnes et l’état de leur lobe temporal. L’idée selon laquelle une quantité suffisante de sport pourrait compenser les dommages de la sédentarité est donc fausse dans le cas du cerveau.

«Nous n’essayons pas de dire que l’activité physique est inutile», précise Prabha Siddarth.

Il serait possible d’enrayer les effets de la position assise en prenant régulièrement des pauses, ajoute la chercheuse, pour qui la continuité de la station assise constitue le principal problème. Siddarth ajoute que de nombreuses recherches restent à mener sur le sujet, notamment sur l’intensité intellectuelle des activités menées par les personnes lorsqu’elles sont assises. Réfléchir à un problème complexe sur sa chaise de bureau ou regarder une émission de C8 dans son canapé n’a sans doute pas les effets à long terme sur le cerveau, mais cela reste à établir précisément.

En outre, les avantages et les inconvénients de la position allongée n’ont pas encore été traités, mais on peut croiser les doigts et espérer très fort que passer ses journées au lit puisse avoir des effets positifs sur le cerveau.

http://www.slate.fr/

L’écoute de séries en rafale pourrait augmenter le risque de cancer du côlon


Pourquoi regarder la télé pendant des heures est un risque du cancer du côlon ? La sédentarité. Ce comportement d’inactivité a de très mauvaises conséquences sur notre corps. Curieusement, les chercheurs n’ont pas remarque les risques devant un écran d’ordinateur. De plus, la proportion du risque du cancer de l’intestin est accrue chez les hommes que chez les femmes
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L’écoute de séries en rafale pourrait augmenter le risque de cancer du côlon

 

GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

Les chercheurs n’ont trouvé aucun lien entre le temps passé devant un écran d’ordinateur et le risque de cancer.

 

  • Natasha Hinde

  • HuffPost Royaume-Uni

S’asseoir et écouter la télévision plus de quatre heures par jour pourrait augmenter le risque de développer un cancer du côlon chez les hommes, selon une nouvelle étude.

Regarder plus de quatre heures de télévision par jour a été associé à un risque 35% plus élevé de développer un cancer du côlon chez les hommes. Les résultats n’étaient pas les mêmes pour les femmes.

Fait intéressant, les chercheurs n’ont trouvé aucun lien entre le temps passé à l’ordinateur et le risque de cancer de l’intestin.

« Des recherches antérieures suggèrent que regarder la télévision peut être associé à d’autres comportements, tels que fumer, boire et grignoter davantage. Ces choses peuvent augmenter le risque de cancer de l’intestin », a déclaré le Dr Neil Murphy, chercheur principal au Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) en France.

« Être sédentaire est également associé à un gain de poids et à une plus grande masse grasse. L’excès de graisse corporelle peut influencer les taux sanguins d’hormones et d’autres produits chimiques qui affectent la croissance de nos cellules et peuvent augmenter le risque de cancer du côlon. »

C’est l’une des plus grandes études à ce jour sur le lien entre le comportement sédentaire et le risque de cancer du côlon. Les chercheurs ont analysé les données de plus de 500 000 hommes et femmes pour l’étude qui a été publiée dans le British Journal of Cancer.

Après six années de suivi, 2 391 personnes de l’étude britannique Biobank ont développé un cancer du côlon.

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Lorsque les chercheurs du CIRC, de l’Imperial College de Londres et de l’Université d’Oxford ont analysé les données, ils ont établi un lien entre le comportement sédentaire et le cancer de l’intestin. Sans surprise, ils ont également constaté qu’une augmentation de l’activité physique était associée à un risque inférieur de cancer de l’intestin chez les hommes.

«Cette étude pose des questions intéressantes: pourquoi le temps d’écran des ordinateurs n’augmentait-il pas le risque de cancer de l’intestin? Il existe des preuves qu’une plus grande exposition aux publicités de malbouffe à la télé augmente la probabilité d’en consommer, ce qui augmentera également les chances de prendre du poids », a déclaré la professeure Linda Bauld, experte en prévention de Cancer Research UK.

«Nous aurons besoin de recherches supplémentaires pour répondre aux questions soulevées par cette étude. Ce que nous savons, c’est que garder un poids santé, réduire l’alcool, faire de l’activité physique et manger des fruits et légumes réduisent le risque de cancer de l’intestin », a-t-elle ajouté.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost Royaume-Uni a été traduit de l’anglais.

http://quebec.huffingtonpost.ca/