Au lieu de tuer les requins, éduquons les êtres humains


Les quelques attaques de requins sont, je crois, plus souvent des gens qui se trouvent dans l’eau pour le plaisir. Tuer des requins pour la protection humaine, alors que c’est leur environnement, me parait exagéré. Les propriétaires de bateau, et croisières vont jeter de la nourriture où il est susceptible d’avoir des humains. Ils sont une des grandes causes de la présence des requins qui deviennent sédentaires. Pourquoi aller à la chasse si la bouffe est tout là ? L’homme à ce côté égoïste de vouloir tout au détriment de la nature.
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Au lieu de tuer les requins, éduquons les êtres humains

Des associations, des personnes lambda et des spécialistent s'insurgent contre cette décision. | skeeze / Pixabay

Des associations, des personnes lambda et des spécialistent s’insurgent contre cette décision. | skeeze / Pixabay

Sylvie Nadin

La province Sud de Nouméa a autorisé l’euthanasie d’une vingtaine de squales pour calmer les craintes de la population après deux attaques successives à quelques jours d’intervalle.

Anthony, un jeune garçon de 10 ans, a été victime d’une attaque de requin bouledogue le 25 mai alors qu’il nageait dans la baie de l’Orphelinat à Nouméa. Grièvement blessé, il a ému la population calédonienne, qui a soutenu sa mère lorsqu’elle a mis une cagnotte en ligne.

Quelques jours plus tard, le 29 mai, dans l’extrême nord de la Nouvelle-Calédonie, une seconde attaque a eu lieu. Un pêcheur est mort.

Sur les réseaux sociaux et dans les médias, la diffusion de photos et de vidéos de requins vus près de Nouméa ne s’est pas fait attendre. Les plages se sont vidées malgré l’arrivée des vacances scolaires.

Pour remédier à cette hémorragie, la province Sud et la ville de Nouméa ont immédiatement mis en place un programme de lutte contre le risque requin dont la première phase a consisté à en «prélever» une vingtaine afin de les euthanasier. Le plan d’actions dévoilé par la province Sud et la mairie de Nouméa prévoit des mesures à court, moyen et long terme.

«Shark feeding» et sédentarisation

Depuis quelques mois, de nombreux requins bouledogues ont été repérés aux abords de Nouméa, en particulier à Nouville et dans les marinas. La présence de nourriture les ferait sortir des eaux sombres et s’approcher des bords. Le shark feeding, pratique consistant à les nourrir dans le but de les observer, est pourtant strictement interdit en Nouvelle-Calédonie.

La cause de la sédentarisation de ces squales serait liée à d’autres facteurs: les professionnel·les de la pêche –dont les spécialistes de la haute mer accusés de jeter leurs déchets organiques en arrivant vers Nouméa–, les propriétaires de bateaux qui jetteraient leurs déchets dans les zones de mouillages (ports, baies, îlots), les bateaux de croisière et les résidus d’égouts déversés dans les ports, etc., nombre de personnes sont considérées comme responsables même si aucune ne semble prête à assumer.

«Penser qu’il y a une véritable prolifération des requins résulte d’un biais cognitif.» Éric Clua, directeur de recherches au CRIOBE

La province Sud estime que cette «prolifération» de requins bouledogues est à l’origine de l’attaque de l’enfant mais on ne dispose d’aucun chiffre ni d’aucune étude pour étayer cette observation. Ces populations d’animaux marins n’ont pas été estimées.

Éric Clua, directeur de recherche au Centre de recherches insulaires et observatoire de l’environnement (CRIOBE) et spécialiste des requins, est sceptique: «Ce sont des conjectures liées à de simples observations. Penser qu’il y a une véritable prolifération résulte d’un biais cognitif. Ce n’est pas parce que nous voyons plus de requins qu’il y en a réellement plus. Cela signifie juste que nous les voyons plus facilement qu’avant. Les requins remontent des eaux sombres où ils étaient depuis toujours et où on ne les voyait pas, à cause de ce nourrissage, volontaire et involontaire, qui les attire à la surface, proche des berges.»

Selon ce chercheur qui a vécu de 2002 à 2012 en Nouvelle-Calédonie et qui étudie aujourd’hui les requins en Polynésie française, ces deux attaques violentes, sans connexion mais à seulement quelques jours d’intervalle ont induit un problème de perception.

Non, les requins ne se trompent pas de proies

Éric Clua critique ce type de campagnes punitives dans un article publié par la revue Conservation Letters. Selon lui, les attaques mortelles ne sont pas dues à une densité élevée de squales mais plutôt au comportement singulier de certains spécimens. Rares, ces individus auraient un profil «déviant».

L’éco-anthropologue juge simpliste l’idée selon laquelle le requin attaque l’homme dans un but alimentaire:

«Les requins sont pragmatiques, ils vont avant tout manger ce qu’ils connaissent. Il lui faut beaucoup d’audace pour cibler une proie de la taille d’un homme Cette audace est un facteur plus déterminant que la pénurie alimentaire. Sinon, comment expliquer que certains requins attaquaient déjà l’homme alors même qu’il y avait des poissons à profusion dans les zones affectées aujourd’hui par la surpêche? Ce n’est pas le nombre d’attaques qui a significativement augmenté (sinon légèrement) mais la perception qu’on en a. Par ailleurs, aucun facteur de causalité ne relie le nourrissage avec l’augmentation des attaques.»

«S’ils croquent un doigt, les requins ne confondent pas pour autant un humain avec du thon ou une autre proie habituelle.» Éric Clua, directeur de recherches au CRIOBE

Le seul facteur de causalité établi par deux études australienne et américaine pour expliquer la fréquence de ces agressions est l’augmentation de la fréquentation des plages. La probabilité qu’un requin morde un humain reste inchangée. Les êtres humains, en revanche, vont de plus en plus vers les requins. Plus de gens sur les plages, ce sont aussi plus de gens dans l’eau parmi lesquels certains pratiquent des sports aquatiques qui les rapprochent de nouvelles zones de rencontre potentielle avec les squales.

«Les requins, à cause du feeding, deviennent de moins en moins timides. S’ils croquent un doigt avec l’idée de récupérer à manger ils ne confondent pas pour autant un humain avec du thon ou une autre proie habituelle. Les requins ne se trompent pas. La théorie selon laquelle leurs attaques seraient liées à une erreur de leur part, confondant un surfeur avec une tortue, est désormais mise à mal»,ajoute Éric Clua, qui déplore la pénurie de spécialistes dans ce domaine.

Une décision qui ne plaît pas à tout le monde

Julien Chable, président de l’antenne de Sea Shepherd en Nouvelle-Calédonie, s’interroge à propos de la décision de capturer et d’euthanasier ces vingt requins:

«Sur quelles bases scientifiques repose cette décision? Pourquoi là, pourquoi maintenant, pourquoi en abattre vingt? D’où vient ce chiffre?»

L’association, impliquée dans la conservation et la préservation des milieux et des espèces marines, s’intéresse à la question depuis plusieurs années.

«L’attaque qui a eu lieu à Nouméa est dramatique mais il ne faut pas prendre des décisions hâtives sous le coup de l’émotion. C’est un dossier qui mérite des études, des concertations, un travail de fond.»

Karine Lambert, directrice de l’environnement de la province Sud, justifie cette décision: «Le nombre de vingt n’est pas donné au hasard. La quantité de requins a été estimée sur la grande rade. Aux dires des experts, c’est le nombre suffisant pour faire diminuer la densité de ces requins qui s’installent dans la durée et qui se comportent anormalemnt car ils sont habitués à être nourris dans les ports et à se précipiter vers tout ce qui tombe dans l’eau.»

L’espèce est protégée par le code de l’Environnement de la province mais celui-ci permet aussi la régulation par prélèvement d’un certain nombre de squales sur un périmètre réduit «lorsque des intérêts relatifs à la protection de la vie humaine le justifient» (Article 240-5).

Julien Chable considère malgré tout cette mesure comme inutile.

«Nous savons que ça ne marche pas! En Australie, ils ont abattu de très nombreux requins et pourtant il y a toujours des attaques. Il faut s’intéresser aux retours d’expériences d’autres pays. Jusqu’où irons-nous? Jusqu’à abattre l’ensemble des requins pour qu’il n’y ait plus aucun risque? Ce n’est pas cohérent de prendre cette décision sans avoir demandé au préalable des études à de vrais spécialistes et sans avoir un minimum de données.»

L’opposition à la décision de la province Sud ne se résume pas à l’association. La pétition en ligne a recueilli quasi 10.000 signatures dès le lendemain de sa mise en ligne et dépasse les 21.552 le 3 juillet

Un programme qui ne s’arrête pas au «prélèvement»

La province Sud insiste: le programme ne se résume pas au «prélèvement» mais aussi à une phase de prévention et à une surveillance accrue du feeding –déjà interdit.

«La décision de capturer et d’euthanasier les requins n’a pas été prise à la hâte», se défend Karine Lambert.

D’autres solutions ont été testées auparavant.

«Les essais menés par la province visant à capturer certains individus pour les relâcher de l’autre côté de la barrière corallienne n’ont pas été concluants. Tous les spécimens bagués sont revenus côté lagon», indique un communiqué de presse de la province Sud.

Avant de pouvoir appliquer ces mesures préventives, la province Sud souhaite diminuer le nombre de requins sédentarisés aux abords de Nouméa. La décision a été prise en s’appuyant sur une étude permettant d’estimer la densité de squales dans la zone.

«Nous avons croisé les données de visualisation spatiale et temporelle avec les observations des usagers des ports», explique Karine Lambert.

«Les gens doivent pouvoir nettoyer la coque de leur bateau sans avoir à craindre la présence de requins bouledogue.» Karine Lambert, directrice de l’environnement de la province Sud de Nouméa

La mise en place du programme a été accélérée par l’attaque du jeune Anthony à Nouméa mais la province Sud y réfléchissait déjà depuis plusieurs mois car «normalement, les requins ne restent pas au même endroit».

Leur sédentarisation serait à l’origine de leur comportement «déviant», selon la directrice de l’environnement de la province Sud, qui reprend le terme employé par Éric Clua. «Les requins sont trop nombreux pour rester dans un espace où l’activité humaine est dense, comme dans les baies et les ports. Les gens doivent pouvoir nettoyer la coque de leur bateau sans avoir à craindre leur présence. Nous ne sommes pas allés capturer ces requins au milieu de l’océan mais dans un port, précise-t-elle. Surtout, ce plan va bien au-delà de cette régulation.»

Pour empêcher le feeding, le programme interdit les mouillages forains en baie des Citrons, (Nouméa), l’une des plus fréquentées par les personnes qui se baignent. Un programme de sensibilisation à la réduction des déchets versés dans les eaux portuaires a aussi été mis en place auprès des populations qui font usage des ports.

Ces mesures sont destinées à calmer les craintes de la population locale. Elles pourront éventuellement diminuer la densité de requins sédentaires. Reste qu’une vraie compréhension du comportement de ces espèces et une augmentation des études scientifiques sur ce sujet seraient nécessaires pour appliquer des actions concrètes et pérennes dans les zones où êtres humains et requins cohabitent.


http://www.slate.fr/

Des exercices pour améliorer l’autonomie des aînés


Suite a des hospitalisation ou quelque chose de similaire, les ainés ont tendance a devenir plus sédentaire et le risque de chute est plus grand. Le fait de prescrire des exercices pour les ainés aidera probablement à les faire qu’une simple recommandation.
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Des exercices pour améliorer l’autonomie des aînés

 

Les exercices sont prescrits au patient par son... (PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE)

Les exercices sont prescrits au patient par son médecin au même titre que la médication qu’il devra prendre. Il ne s’agit pas d’une simple recommandation, et cela ajoute une certaine urgence à la chose.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

 

JEAN-BENOIT LEGAULT
La Presse Canadienne
Montréal

Les personnes âgées ont souvent tendance à se sédentariser au terme de leur hospitalisation, ce qui les rend encore plus fragiles et augmente leur risque de chutes et donc d’une nouvelle hospitalisation.

Un nouveau programme développé par deux chercheuses montréalaises pourrait toutefois briser ce cercle vicieux en permettant aux médecins de prescrire aisément des exercices physiques à leurs patients âgés au moment de leur congé, de manière à accentuer leur autonomie.

Mylène Aubertin-Leheudre et Marie-Jeanne Kergoat, qui enseignent respectivement au département des sciences de l’activité physique et à la faculté de médecine de l’Université de Montréal, ont mis au point un « arbre décisionnel » basé sur deux « tests » : le lever de la chaise – qui mesure la capacité cardiorespiratoire du patient – et un test d’équilibre qui permet de savoir si le patient est à risque ou non de chuter.

Ces deux tests fournissent un score au physiothérapeute ou au médecin, ce qui mène ensuite à l’un des 27 programmes d’exercices qui ont été créés.

Et c’est là une facette cruciale de cette approche : les exercices sont prescrits au patient par son médecin au même titre que la médication qu’il devra prendre. Il ne s’agit pas d’une simple recommandation, et cela ajoute une certaine urgence à la chose.

« Le médecin dit à son patient, ‘Basé sur votre test, je vous prescris ce programme d’activité physique à faire à la suite de votre séjour hospitalier pour continuer à être autonome et redevenir en forme’ », a précisé Mme Aubertin-Leheudre.

À raison de 15 ou 20 minutes par jour, les patients sont par exemple invités à se lever plusieurs fois d’une chaise d’affilée sans se tenir avec les mains, à faire le balancier sur une jambe et l’autre en se tenant après une table, à se déplacer de côté ou en avant et en arrière, à lever les genoux en alternance en ayant une table à côté d’eux, ou encore à se mettre sur la pointe des pieds ou les talons en alternance.

Les chercheurs espéraient que la vingtaine de participants à leur projet effectueraient leurs exercices trois fois par semaine. Ils les ont plutôt faits quatre ou cinq fois.

D’emblée, l’étude a démontré une amélioration de la vitesse de marche et de l’équilibre des aînés. Aucune augmentation du nombre de chutes n’a été détectée. Les aînés ont aussi fait état d’une meilleure qualité de vie.

La prochaine étape du projet consistera à comparer le recours aux services de santé des patients qui auront fait ces exercices à celui des patients qui ne l’auront pas fait.

https://www.lapresse.ca

Ce masque de pierre a plus de 9.000 ans


Un masque de pierre datant de 9 milles ans à été découvert en Cisjordanie. Il a des perforations ce qui laisse penser qu’il a été porté ou exhibé sur un poteau ou quelque chose du genre. Il a probablement servi pour des rituels et il n’est pas le seul masque trouvé en Israël.
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Ce masque de pierre a plus de 9.000 ans

 

Masque

L’Autorité archéologique israélienne présente le 28 novembre 2018 à Jérusalem un rare masque de pierre vieux d’environ neuf mille ans.

AFP – GALI TIBBON

L’Autorité archéologique israélienne a présenté mercredi 28 novembre 2018 à Jérusalem un rare masque de pierre vieux d’environ neuf mille ans et associé au développement du culte des ancêtres coïncidant avec la sédentarisation des hommes.

L’autorité archéologique israélienne est restée vague sur les circonstances de cette découverte qui remonte, selon elle, à plusieurs mois. Un masque de pierre qui proviendrait des environs de la colonie israélienne de Pnei Hever, en Cisjordanie. Un objet daté d’environ 9.000 ans. La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé par Israël depuis plus de cinquante ans. Les querelles entre Israéliens et Palestiniens sur la propriété des découvertes archéologiques sont un des aspects du vieux conflit pour la terre.

Le masque, remontant au début du néolithique (nouvel âge de pierre), a été découvert par un promeneur, a indiqué une archéologue de l’Autorité, Ronit Lupu. Les autorités israéliennes ont été informées début 2018 de l’existence du masque et sont remontées jusqu’à l’inventeur, qui le leur a remis, a-t-elle dit. 

Le masque, taillé dans une pierre calcaire aux teintes roses et jaunes soigneusement travaillée et polie, « est de confection très naturaliste, vous voyez les joues, le nez est parfaitement restitué », a dit Mme Lupu.

Des orifices ont été créés pour les yeux et des dents apparaissent dans la bouche.

 « C’est un masque rare, le dernier en date a été découvert il y a 35 ans (…) Mais ce qu’il y a de particulier, c’est que nous savons d’où il vient, nous en connaissons le contexte archéologique », a dit Mme Lupu.

 

L'Autorité archéologique israélienne présente le 28 novembre 2018 à Jérusalem un rare masque de pierre vieux d'environ neuf mille ans (AFP - GALI TIBBON)

L’Autorité archéologique israélienne présente le 28 novembre 2018 à Jérusalem un rare masque de pierre vieux d’environ neuf mille ans ©AFP – GALI TIBBON

Il existait déjà une quinzaine de masques de la même époque provenant eux aussi des collines et du désert de Judée, la grande majorité dispersée dans des collections privées à travers le monde. Seuls deux d’entre eux ont un contexte archéologique clairement identifié. Des outils de silex découverts sur le site d’où provenait le masque ont permis de le dater d’environ 9.000 ans, au début de la « révolution agricole », quand les hommes cessent de vivre de la chasse et de la cueillette et se sédentarisent, pratiquant la culture et domestiquant des animaux.

Une exposition avait été consacrée à ces masques en 2014 (exposition intitulée « Face à Face »), au musée d’Israël, à Jérusalem. Découverts il y a quelques années dans les collines du désert de Judée, ces douze masques d’époque néolithique avaient alors été rassemblés dans une même exposition pour la première fois. Certains provenaient des fouilles archéologiques menées par Ofer Bar Yosef, en 1983, dans la grotte de Nahla Hemar, perchée dans une falaise au-dessus de la mer Morte, d’autres d’Horvat Douma, près de la ville d’Hébron.

Une période d’un développement spectaculaire des rituels à caractère spirituel et ancestral

 

D’un poids de deux kilos chacun, ces véritables faces pétrifiées représentent tous des visages différents aux expressions variées : cavités pour les yeux, bouches grandes ouvertes, certains aussi des caractéristiques qui rappellent des crânes. Selon Debby Hershman, spécialiste de préhistoire au musée d’Israël, ces masques de calcaire sculpté auraient été utilisés dans le cadre d’un culte des ancêtres. Ceux de défunts disparus ? Plusieurs portent des perforations tout autour, indiquant qu’ils devaient certainement être portés. C’est également le cas de celui qui vient d’être découvert. Ce dernier arbore des trous sur les côtés et en haut et en bas, peut-être pour être portés par un individu, mais plus probablement pour être exhibé, sur un poteau par exemple, dit Mme Lupu.

« Nous pensons que ce masque relève du monde spirituel des populations du néolithique », dit-elle. 

Des traces de pigments ont été décelées par endroits, ce qui conduit à penser que ces masques étaient peints.

La période voit un développement spectaculaire des rituels à caractère spirituel et ancestral, attesté par la découverte de figurines de forme humaine, de crânes recouverts de plâtre, et de masques de pierre, dit Omry Barzilai, chercheur cité dans un communiqué de l’Autorité. Mme Lupu, interrogée par l’AFP, s’est gardée de toute précision sur l’identité du découvreur du masque et les conditions dans lesquelles l’Autorité archéologique s’est retrouvée en sa possession.

https://www.sciencesetavenir.fr

Les premières maisons permanentes remonteraient à 15 000 ans


 

Les chercheurs ont découvert que la sédentarisation des hommes de la préhistoire a commencé plus tôt qu’on pensait. Et l’indice est les souris de maisons qui augmentaient quand nos ancêtres ont commencé à s’installer de façon permanente pour créer une société humaine
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Les premières maisons permanentes remonteraient à 15 000 ans

 

AFPQC  |  Par Agence France-Presse

Les chasseurs-cueilleurs ont commencé à vivre dans des habitations sédentaires il y a 15 000 ans, bien plus tôt qu’on ne le pensait jusqu’alors, selon une étude publiée lundi, basée sur la présence de souris grises dans ces premières maisons ancestrales.

Quand ces humains ont commencé à s’installer dans des habitations au lieu d’être itinérants, les souris de maison sont peu à peu devenues plus nombreuses que leurs homologues sauvages, note l’étude publiée dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

« Cette étude fournit les premières preuves qu’il y a au moins 15 000 ans, les humains vivaient déjà au même endroit suffisamment longtemps pour avoir un impact sur la faune locale, ce qui a résulté dans la présence dominante de souris grises », précise Fiona Marshall, professeure d’anthropologie à l’Université de Washington à St Louis (Missouri), principal co-auteure.

Jusqu’à présent on estimait que l’essor de l’élevage et des cultures, il y a 12 000 ans, correspondait au moment où les humains avaient commencé à se sédentariser, opérant une transformation dans les relations entre les hommes et le monde animal, notamment avec les petits mammifères comme les souris.

« L’occupation permanente de ces colonies humaines a eu des impacts étendus sur les systèmes écologiques locaux, la domestication animale et les sociétés humaines », estime la scientifique.

En s’installant dans des habitations, qui offraient un abri et un accès durable à de la nourriture pour les petits animaux, ces peuplades ont ouvert la voie au commensalisme, une première étape de la domestication durant laquelle les espèces animales apprennent à tirer avantage de leurs interactions avec les humains, expliquent ces chercheurs.

Selon eux, cette découverte a des implications étendues sur les processus ayant conduit à la domestication animale, dont le premier exemple est le chien.

La domestication du chat a suivi avec le début de l’agriculture, ces félins protégeant les réserves de céréales des souris et des rats.

Abondance de nourriture

L’équipe de chercheurs, dont Thomas Cucchi, du Centre national français de la recherche scientifique (CNRS), et Lior Weissbrod, de l’Université de Haïfa, en Israël, ont examiné les petites variations dans la forme des molaires fossilisées de diverses espèces de souris remontant jusqu’à 200.000 ans.

Ils ont pu reconstituer une chronologie montrant comment les populations de deux espèces de ces rongeurs ont évolué sur un site dans la vallée du Jourdain durant les différentes périodes de mobilité humaine.

L’analyse révèle que le degré de mobilité des groupes humains a agi sur la taille respective des populations de la souris grise (ou « souris de maison ») et de la souris des champs, qui continuent à coexister aujourd’hui autour des habitations modernes en Israël.

Des relations similaires ont été observées chez deux autres espèces de souris parmi les tribus Maasaï, des éleveurs semi-nomades dans le sud du Kenya.

Les souris grises ont commencé à vivre dans les habitations des chasseurs-cueilleurs dans la vallée du Jourdain il y a environ 15.000 ans.

Les chercheurs ont pu également voir que les populations de souris grises augmentaient fortement par rapport à celles de leurs cousines vivant dans la nature quand les groupes humains restaient plus longtemps au même endroit, leur laissant le temps de pleinement profiter de l’abondance de nourriture qui favorisait une plus grande reproduction.

Mais durant des périodes de sécheresse ou de pénurie alimentaire qui forçaient les chasseurs-cueilleurs à déménager plus souvent, les populations de souris de maison et de souris des champs s’équilibraient.

Le même phénomène est constaté aujourd’hui chez les deux espèces de souris vivant parmi ou près des tribus Maasai, dont la mobilité est similaire à celle des populations anciennes de la vallée du Jourdain.

« Cela montre le degré de sensibilité des environnements locaux à la mobilité des groupes humains, ainsi que la complexité de l’impact des hommes sur les écosystèmes, qui remonte loin dans la préhistoire« , ajoute-t-il.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Les bons "vieux os" de nos ancêtres


Le corps humain à évoluer au cours des millénaires, mais peut-être pas pour le mieux. Notre corps manquent cruellement d’exercice que le squelette en souffre
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Les bons « vieux os » de nos ancêtres

 

 

L'abandon des activités de chasse et de cueillette explique, en grande partie, la fragilisation de notre squelette L’abandon des activités de chasse et de cueillette explique, en grande partie, la fragilisation de notre squelette © HORVAIS / SIPA

Par Anne Jeanblanc

En quelques milliers d’années, la densité des os des membres inférieurs a diminué de 20 %, essentiellement en raison de la sédentarisation progressive des populations.

L’homme moderne se fragilise ! Selon une étude publiée lundi dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS), les humains ont perdu 20 % de densité osseuse dans leurs membres inférieurs depuis l’avènement de l’agriculture, qui a permis aux populations de se sédentariser. En d’autres termes : notre squelette souffre de ne plus assez travailler.

Chasseurs-cueilleurs

Pendant des millions d’années, les hommes ont dû se déplacer en permanence pour trouver leur nourriture. Les « chasseurs-cueilleurs » qui vivaient encore il y a 7 000 ans avaient les os et les articulations des membres inférieurs aussi solides que ceux de l’homme de Neandertal, un cousin disparu il y a 28 000 ans, ou même des chimpanzés, un lointain parent, selon des chercheurs américains. En comparaison, les « agriculteurs » qui habitaient dans les mêmes régions depuis 6 000 ans ont des os nettement moins denses et plus fragiles.

« Il s’agit de la première étude sur le squelette humain à révéler une importante diminution de densité osseuse chez les hommes modernes », souligne Brian Richmond, conservateur de la division d’anthropologie du Musée national d’histoire naturelle à Washington et professeur à l’université George Washington, un des coauteurs de ces travaux.

En pratique, ces scientifiques ont utilisé des scanners pour mesurer la densité osseuse de la partie spongieuse des os chez 59 humains modernes, 229 primates, comme des chimpanzés, ainsi que sur des ossements fossilisés d’hominidés, dont Australopithecus africanus (-3,3 à -2,1millions d’années), Paranthropus robustus (- 1,2 million d’années) et des Néandertaliens (- 250 000 à – 28 000 ans).

Résultat : seuls les humains modernes récents ont une faible densité des os spongieux et elle est particulièrement prononcée dans les articulations des hanches, des genoux et des chevilles.

Carences

« Ce changement anatomique tardif dans notre évolution paraît bien avoir résulté de la transition d’une vie nomade à un mode de subsistance plus sédentaire », concluent ces chercheurs.

Et voilà, une fois encore, une preuve des méfaits de l’absence d’activité physique. Les chercheurs veulent aller plus loin et analyser les différents types de mouvements du corps qui ont permis à nos ancêtres de parvenir à une telle solidité osseuse. Ils comptent, notamment, étudier le squelette des coureurs de marathon de l’extrême de l’Himalaya au désert de Namibie.

Reste que d’autres facteurs pourraient contribuer à expliquer les différences de densité osseuse entre les premiers agriculteurs et les chasseurs-cueilleurs.

Pour Timothy Ryan, professeur adjoint d’anthropologie à l’université de Pennsylvanie, autre coauteur de cette découverte, « la quantité de céréales cultivées dans le régime alimentaire des agriculteurs ainsi que de possibles carences de calcium pourraient avoir contribué à réduire la masse osseuse ». Mais il ajoute que « l’abandon des activités de chasse et de cueillette a joué une plus grande part ». CQFD.

http://www.lepoint.fr/

Paléo, le nouvel avenir?


Je pense que quelque fois, on ressent les chaines que l’on s’est créées avec la technologie et de la surconsommation et on peut ressentir ce besoin de se détacher pour rendre la vie plus simple et intéressante Ce mode de vie paléo est intéressant sans pour autant suivre a la lettre
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Paléo, le nouvel avenir?

 

Le paléo serait-il une recherche de paradis perdu,... (Photo Masterfile)

Le paléo serait-il une recherche de paradis perdu, teintée du mythe du «bon sauvage» et alimentée par une forme de paranoïa à l’encontre de l’industrie agroalimentaire?

PHOTO MASTERFILE

IRIS GAGNON-PARADIS
La Presse

Est-ce une réaction à l’omniprésence de la technologie, à la sédentarisation de l’homme moderne, à une société dénaturalisée, en perte de repères? Toujours est-il que l’attrait pour un mode de vie dit «paléolithique», qui retourne aux sources de l’humanité, gagne en popularité en Occident. Portrait d’un phénomène.

Le régime paléo est à la mode. Les livres sur le sujet se multiplient et plusieurs stars hollywoodiennes, comme Matthew McConaughey et Jessica Biel, l’ont adopté, sans compter qu’il gagne sans cesse des adeptes chez les sportifs, notamment chez les mordus de Crossfit. Beaucoup plus qu’un régime pour certains, le paléo est un mode de vie qui invite à se reconnecter avec ses racines primitives… pour mieux assurer notre avenir.

À l’ère technologique, il peut sembler incongru de voir des gens s’enthousiasmer pour un mode de vie qui trouve ses origines il y a quelques… millions d’années. Mais pour ses défenseurs, c’est en regardant vers le passé, chez l’homme paléolithique, que l’homme d’aujourd’hui pourra trouver une piste de solution aux affections modernes que sont l’obésité, le diabète et les inflammations chroniques, entre autres. Cette forme de «primitivisme» est-elle symptomatique d’une société en perte de repères?

Élisabeth Abergel est professeure agréée au département de sociologie de l’UQAM. Selon elle, la popularité du régime paléo participe à une certaine remise en question des préceptes qui régissent notre société moderne:

«Encore plus que du primitivisme, j’y vois là un mélange entre un type de conscience environnementale et un désir de contrôler ses aliments et son corps. J’y vois aussi un besoin de se prémunir contre un monde de plus en plus industrialisé, pollué, toxique, plein de risques.»

Pour la sociologue, le mouvement paléo s’inscrit dans un renouveau de type «foodie»:

«Éviter les aliments transformés, réduire ses calories pour vivre plus longtemps, les régimes crudivores… Tout cela s’inscrit dans une réaction à l’agriculture intensive industrialisée et productiviste qui rend les gens et la planète malades. On vise donc un style de vie local et le plus près possible de la nature… ou du moins de ce qu’il en reste! C’est un peu revenir au mythe du « bon Sauvage ».»

Ainsi, si plusieurs sont attirés par la promesse de perte de poids, pour la plupart des adeptes, l’alimentation paléo va bien au-delà d’une modification de son régime alimentaire. Pour eux, à l’origine, l’homme est un animal diurne qui est fait pour courir, chasser, grimper, ramper, transporter des charges, marcher… en interaction avec son environnement naturel.

La «paléo-fitness»

C’est cette prémisse qui a mené Erwan Le Corre, Français d’origine désormais installé à Santa Fe, au Nouveau-Mexique, à créer en 2009 MovNat (pour «Natural Movement»), une forme d’entraînement souvent associée à la «paléo-fitness», un terme encore mal défini. Son idée est simple : bouger comme nos ancêtres le faisaient.

«Tout petit, j’ai grandi près de la forêt et mon père m’amenait souvent grimper aux arbres, sauter de rocher en rocher… J’ai donc appris le mouvement de façon très intuitive, raconte-t-il. En vieillissant, je me suis toujours intéressé à des pratiques sportives ou physiques qui avaient un sens pratique, comme l’escalade et les sports de combat», explique celui qui, dans sa vingtaine, a pratiqué à Paris le parkour (un sport «extrême» qui vise le déplacement libre et efficace dans le milieu urbain par divers moyens: course, sauts, équilibre, escalade, etc.).

Pour M. Le Corre, il est aberrant que ces mouvements si naturels que sont sauter d’un point à l’autre, grimper à un arbre ou même combattre et se défendre soient devenus, avec le temps, étrangers à l’homme.

La base de sa méthode repose essentiellement sur l’apprentissage de mouvements «pratiques et adaptables».

Pratiques: sprint pour échapper à un prédateur… ou attraper le bus. Adaptables: où le mouvement demande à l’esprit d’être en éveil pour s’adapter à l’environnement et à la situation, comme garder l’équilibre sur un billot de bois pour traverser une rivière (réelle ou imaginée, si on s’entraîne à l’intérieur).

Les formations MovNat peuvent donc se dérouler à l’intérieur, dans un environnement sécurisé, mais aussi, évidemment, à l’extérieur.

MovNat organise également des retraites en pleine nature. Julien Smith, Montréalais auteur de best-sellers en marketing (dont Trust Agents) et paléo plus ou moins strict depuis quatre ans, a participé à deux de ces retraites en Virginie-Occidentale et en Thaïlande.

Si l’idée d’aller se mouvoir pieds nus dans les bois, de grimper des arbres et de déplacer des roches et des branches peut sembler un peu «grano», pour le jeune homme, il s’agit plutôt d’une réflexion pragmatique:

«Je ne suis pas un hippie, lance-t-il avec sa coupe de cheveux impec et ses tatouages. Pour moi, c’est une approche naturelle qui a du sens, car elle rend les gens plus forts et habiles. La plupart des personnes, malheureusement, ignorent leur corps et ne savent pas faire de l’exercice même si elles vont au gym.»

David Salmon, qui a fondé Toronto MovNat en 2012 après avoir suivi sa certification auprès d’Erwan Le Corre, a été séduit par cette approche du mouvement:

«En tant qu’entraîneur personnel professionnel, j’ai toujours été intéressé par les exercices fonctionnels, à l’opposé d’un entraînement qui ne servirait qu’à donner de gros muscles. MovNat nous apprend à être confortables dans n’importe quelle position et à mieux exécuter des mouvements qui serviront dans la vie de tous les jours», résume-t-il, ajoutant qu’il a vu les effets concrets de son entraînement le jour où il a… déménagé.

Pour M. Salmon, qui mange aussi paléo, «MovNat considère l’exercice et le mouvement de la même façon que le régime paléo s’attarde à la nutrition : en retournant à nos racines et en se basant sur ce que nous sommes naturellement sensés faire.»

Une approche évolutionniste qui, pour lui comme pour plusieurs autres, fait tout simplement appel au gros bon sens.

MovNat et Toronto MovNat donneront des formations à Montréal au printemps. Plus d’info auwww.movnat.com et www.torontomovnat.com.

Une journée 100% paléo

Nous avons demandé à Guillaume Lacerte, qui mange paléo depuis 2009, de partager avec nous une journée typique dans sa vie.

Déjeuner: OEufs brouillés dans l’huile de noix de coco, une orange, une grappe de raisins, une poignée d’amandes.

Lunch: Salade de thon avec laitue, tomates, concombre, avocat, poivron rouge, épices et vinaigrette d’huile d’olive et de vinaigre balsamique.

Souper: Rôti de palette avec os mijoté avec des oignons, des carottes, de la courge et des épices.

Collations:  Environ 30 g de chocolat noir 85 % et un ou deux fruits.

Boissons: Eau, café noir, thé, tisane.

Petit guide du paléo

> Recommandé:

Viandes et poissons (idéalement faibles en gras, biologiques ou élevés sans hormones ni antibiotiques)

OEufs

Légumes et fruits

Noix et graines

Huiles naturelles (noix de coco, olive, noisette)

Épices

Tisane et thé

Beaucoup d’eau

> À éviter:

Tous les produits transformés

Céréales et grains

Légumineuses

Produits laitiers

Sel

Sucres raffinés

Huiles hydrogénées

Gras trans

Alcool

> Zone grise (selon le niveau de restriction)

Pomme de terre et autres légumes-racines

Arachides

Soya

Café

Chocolat noir

Suppléments de vitamine D

http://www.lapresse.ca/