Visite d’une société où les femmes dominent les hommes


Un endroit de 3 millions d’habitants en Inde fait contraste à tout le reste du pays. Ce sont les femmes qui ont le pouvoir. Être une femme, c’est d’être le chef de famille, appartenir une entreprise, avoir la responsabilité de l’argent. Il y a beaucoup moins d’agression et d’attentats à la pudeur envers les femmes, ce qui est vraiment positif. Mais, bien que ce soit une société qui fonctionne assez bien, je crois que le problème est le même qu’ailleurs. Quand un de deux sexes se sent abusé, en dessous de l’autre, cela finit par faire des frictions, cela est moins gratifiant, comme il existe chez les femmes envers les hommes de la plupart des pays. En tout cas, il semble que chez les Khasi, beaucoup d’homme accepte ce genre d’arrangement
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Visite d’une société où les femmes dominent les hommes

 

Plesmili (au centre) pose avec ses soeurs et ses nièces devant son magasin de vêtements de Shillong, dans la région indienne du Meghalaya. Elle ne fait pas confiance aux hommes pour travailler.

Plesmili (au centre) pose avec ses soeurs et ses nièces devant son magasin de vêtements à Shillong, dans la région indienne du Meghalaya. Elle ne fait pas confiance aux hommes pour travailler. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

Imaginez un endroit sur Terre où les femmes seraient totalement libres. Même plus libres que les hommes. Un lieu où elles seraient le sexe fort, avec davantage de pouvoirs. Eh bien cet endroit existe, en Inde. Nous l’avons visité.

Un reportage de Thomas Gerbet, de retour d’Inde

La province du Meghalaya, dans le nord-est de l’Inde, est une région de 3 millions d’habitants, au carrefour du Tibet, du Bangladesh et du Myanmar. Il suffit de poser le pied dans la capitale, Shillong, pour sentir le changement.

De nombreuses femmes dans la rue qui n’ont pas peur d’occuper l’espace public. Des femmes à la tête de commerces. Des femmes qui conduisent sans leur mari. Tout un contraste avec le reste de l’Inde.

Ici, les jeunes filles s’habillent comme elles le veulent, sans crainte d’être agressées.

Ces deux adolescentes de Shillong âgées de 18 et 19 ans se sentent en sécurité et respectées par les hommes. Elles se disent fières d'être des filles.

Ces deux adolescentes de Shillong âgées de 18 et 19 ans se sentent en sécurité et respectées par les hommes. Elles se disent fières d’être des filles. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

« On est conscientes d’être en sécurité ici. On sait que les hommes ont plus de respect chez nous que dans d’autres sociétés », confie une adolescente.

Au prorata de la population, une femme a quatre fois moins de risques de se faire agresser ici que dans la capitale New Delhi et 10 fois moins de subir un attentat à la pudeur, selon les chiffres du National Crime Records Bureau.

« Je suis contente d’être une fille, dit une autre adolescente. J’ai toujours été très contente. Comme femme, on a un rôle important à jouer, alors ça me plaît. »

Pour comprendre l’importance des femmes dans la culture khasi, il faut commencer par une visite à la maternité.

L’infirmière en chef Fabulous Lynden, dans la maternité de Cherrapunji.

L’infirmière en chef Fabulous Lynden, dans la maternité de Cherrapunji. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

« À la maternité, on entend des cris de joie quand c’est une fille qui vient au monde, raconte l’infirmière en chef, Fabulous Lynden. Quand c’est un garçon, les parents sont quand même contents, mais on ne les entend pas. »

Les parents khasi prient pour mettre au monde une fille, en raison du droit coutumier. Dans les familles khasi, la lignée se fait de mère en fille. C’est la plus jeune des filles qui hérite de la propriété et des biens. À défaut d’avoir une fille, l’héritage revient à une nièce. Les enfants prennent aussi le nom de leur mère.

Les parents qui n’ont eu que des garçons ont de la pression de leur famille pour avoir une fille. Fabulous Lynden, infirmière en chef de la maternité de Cherrapunji

Il s’agit d’un paradoxe total avec le reste de l’Inde, où les filles sont considérées comme une charge financière et où il arrive encore trop souvent qu’elles soient éliminées avant la naissance.

La petite Magdeline est venue au monde à la maternité de Cherrapunji, pour le plus grand bonheur de sa mère qui souhaitait une fille.

La petite Magdeline est venue au monde à la maternité de Cherrapunji, pour le plus grand bonheur de sa mère qui souhaitait une fille. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

Chez les Khasi, les femmes sont libres de choisir leur mari et, après le mariage, l’homme déménage dans sa belle-famille. Les anthropologues qualifient ce système de matrilinéaire et matrilocal.

« Je ne fais pas vraiment confiance aux hommes. On n’a pas besoin d’eux », dit Plesmili, la propriétaire d’un magasin de vêtements de Shillong.

Même si son mari est au chômage, elle préfère donner du travail à ses deux soeurs.

« Je ne pense pas que mon mari ait les compétences pour travailler ici », ajoute Plesmili.

Dans la langue khasi, c’est le féminin qui l’emporte

Les éléments de la nature les plus importants, l’air, l’eau, le feu, la terre… sont tous féminins dans la langue khasi. Et ce qui est amusant, c’est dès que quelque chose devient utile, il passe du masculin au féminin. Le bois est masculin, mais une fois coupé, il est féminin. Le riz est masculin, mais une fois cuit, il est féminin.

Dans le Meghalaya, il n’est pas rare de croiser des hommes en train de s’occuper des enfants pendant que la femme travaille.

Dans le Meghalaya, il n’est pas rare de croiser des hommes en train de s’occuper des enfants pendant que la femme travaille. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

Très rare, le système matrilinéaire s’observe dans une trentaine de régions du monde. Le Meghalaya, avec ses 3 millions d’habitants, fait partie des communautés les plus importantes et les plus développées, avec celle de Sumatra, en Indonésie.

Origines de cette tradition

Deux théories s’affrontent pour l’expliquer. Selon la première, le système matrilinéaire daterait d’avant l’institution du mariage, quand les Khasi avaient des partenaires sexuels multiples et qu’il était difficile de déterminer la paternité des nouveau-nés. Selon une autre explication, la coutume daterait de l’époque où les hommes partaient trop longtemps faire la guerre pour pouvoir s’occuper de leur famille.

Le point de vue des hommes

« Il y a des gens qui essaient de nous faire changer, de nous faire suivre un modèle patrilinéaire, explique Johnny, 20 ans, étudiant à l’université. Mais je ne pense pas qu’il faille changer. C’est bien ici, nous avons beaucoup de respect pour les femmes, on leur donne la priorité. »

Balawan Pynskhem est un restaurateur de Shillong. En tant qu'homme, il doit donner tous ses revenus à sa femme, mais comme il n’est pas marié, dans son cas, c’est à sa soeur qu’il les verse.

Balawan Pynskhem est un restaurateur de Shillong. En tant qu’homme, il doit donner tous ses revenus à sa femme, mais comme il n’est pas marié, dans son cas, c’est à sa soeur qu’il les verse. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

Beaucoup d’hommes vivent très bien avec ce système. C’est le cas de Balawan Pynskhem, un restaurateur.

« Nous, les hommes, quand on sort, on aime dépenser. Parfois, il ne reste plus d’argent. Donc si on le donne aux femmes, on se sent plus tranquilles. »

« C’est une vieille tradition qui date de nos ancêtres et nous continuons de la respecter, explique-t-il. Je ne veux pas changer ce système, parce que les femmes savent mieux gérer les foyers. »

Mais tout ne va pas bien chez les Khasi. Beaucoup de garçons décrochent de l’école et tombent dans l’alcool et la drogue.

Keith Pariat a fondé une association d’hommes qui réclament plus d’égalité.

Keith Pariat a fondé une association d’hommes qui réclament plus d’égalité. Photo : Radio-Canada/Thomas Gerbet

« Notre système social ne donne aux hommes aucun but dans la vie, aucune responsabilité, aucune charge sur les épaules, déplore Keith Pariat, qui représente le groupe Syngkhong Rympei Thymmai (Association pour la réforme de la structure familiale).

Il souhaite donner davantage de responsabilités aux hommes khasi envers leurs familles.

« La seule façon d’y arriver, croit-il, c’est de transmettre le nom du père à l’enfant. »

Certains jeunes couples, plus modernes, tentent de partager davantage les responsabilités pour éviter les conflits, influencés par le modèle occidental.

 

http://ici.radio-canada.ca

Le Saviez-Vous ► Pourquoi le chat se fait-il les griffes ?


 

Les griffes d’un chat ne sont pas justes pour détruire les meubles, il sert de défenses, pour la chasse, sans compter que les coussins contiennent des phéromones. Cela est évident, pourtant les griffes sont plus que cela, c’est un moyen de détente, de communication avec les chats et aussi pour l’humain. Bref, dégriffer un chat, lui enlève vraiment un moyen de se défendre et de communiquer
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Pourquoi le chat se fait-il les griffes ?

 

Par Florence Cailliot-d’Ivernois, comportementaliste

Un geste de confort et de sécurité

Se faire les griffes est bien sûr un geste de confort pour le chat. Cela lui permet entre autre de faire partir les griffes mortes qui laisseront places aux nouvelles, mieux aiguisées et plus performantes. C’est également un mouvement de détente : le chat s’allonge de tout son long, étirant sa colonne vertébrale. De plus, il détend les muscles qui lui permettent la rétraction des griffes. Les félins sont les seuls mammifères à pouvoir entrer et sortir à volonté leurs griffes, de sorte qu’il ne sont pas gênés par leur présence quand ils marchent. C’est un avantage non négligeable quand on veut chasser et rester discret. Le chien, par exemple, ne peut le faire, et  lorsqu’il marche sur du carrelage, il ne passe pas inaperçu !

Se faire les griffes est vital pour un chat, surtout s’il a accès à l’extérieur. Face à une mâchoire de chien ou de renard, le chat n’a guère que ses griffes pour se défendre. C’est son arme la plus efficace. Même s’il peut infliger de sérieuses morsures à ses adversaires, le chat se sert surtout de ses griffes pour se défendre, pour grimper et se mettre en hauteur, mais également pour attaquer, chasser et attraper des proies.

Voilà pourquoi l’opération qui consiste à pratiquer l’ablation des griffes est si peu recommandée. Très répandue aux Etats-Unis et au Canada, cette pratique n’a d’intérêt que pour les maîtres qui ne veulent pas voir leur intérieur abîmé par les griffures de leur minou. C’est donc très discutable, surtout si le chat vit à l’extérieur : il n’a lors plus aucun moyen de se défendre efficacement, ni d’assouvir ses activités instinctives de chasse et de communication.

Un marquage olfactif et visuel

En se faisant les griffes, le chat laisse des traces olfactives, car il a, entre les coussinets, des glandes émettrices de phéromones, qui lui permettent de signaler son passage au nez des autres chats. C’est donc un outils de communication olfactive.

Mais les griffades servent avant toute chose chez le chat de marquage visuel. C’est entre autre pour cela que c’est si dérangeant : cela laisse des traces particulièrement inesthétiques et il est bien difficile de rester stoïque face à un canapé neuf lacéré de toutes parts ! Mais on a beau avoir domestiqué le chat, on ne peut cependant pas l’empêcher d’être ce qu’il est et d’assouvir certains de ces instincts, en l’occurrence celui de marquer son territoire. En déchirant le papier peint, l’accoudoir du fauteuil, le coin du canapé, notre minou fait valoir qu’il habite ici et que c’est son territoire. D’ailleurs lorsque plusieurs chats vivent ensemble et ne s’entendent pas très bien, ils ont tendance à se faire beaucoup plus les griffes, pour affirmer le plus souvent possible leur statut et leur territoire.

Le choix du support n’est jamais le fruit du hasard. Le chat cherchera à se faire les griffes à un endroit immédiatement visible par les habitants de la maison, que ce soit les autres chats ou les humains. On retrouvera donc les œuvres de notre cher minou sur des supports situés dans les passages (dans l’entrée par exemple), mais aussi à côté des portes de passage fréquent, ou bien sur des meubles placés au centre des pièces principales. Généralement, le chat choisi un lieu de sorte que l’on puisse admirer son art dès qu’on entre dans la maison ou dans la pièce.

Voilà pourquoi il est recommandé de placer les griffoirs artificiels dans des lieux bien visibles, même si ce n’est pas très beau…Sinon, il risque de le délaisser pour un support mieux mis en valeur dans la pièce.

Mais se faire les griffes, c’est aussi « prendre une posture » pour affirmer sa force et sa stature. Cette position permet au chat de se montrer dans toute sa longueur aux autres chats (ou même parfois aux humains). Un chat ne se fait pas les griffes de la même façon selon qu’il a un public ou qu’il est tout seul. S’il est en présence d’autres chats (inconnus surtout) ou s’il est contrarié par quelque chose, il peut se mettre à se faire les griffes avec beaucoup plus de vigueur qu’il ne le ferai d’ordinaire. Le but étant de se grandir au maximum et de paraître costaud. Les dégâts occasionnés sont d’autant plus visibles que le chat cherche à faire le plus de marques possible et surtout à montrer combien ses pattes et ses griffes sont puissantes. Ils les enfonce donc autant qu’il le peut dans le support.

C’est aussi pour se faire entendre !!!

En cette occasion, il fait d’ailleurs plus de bruit également : le but est d’impressionner un maximum. Il fera donc en sorte que cela ne passe pas inaperçu. Sur un tronc d’arbre évidemment, cela fait encore plus de bruit, mais sur un accoudoir de canapé, cela résonne aussi pas mal non plus, et ce n’est pas un hasard. Les observateurs avertis remarquerons que le chat ne manque pas de jeter un œil aux alentours pour voir si son public est réceptif.

Parfois, se faire les griffes est uniquement (un papier peint en plein jour). Le but n’est pas d’esquinter le support mais bien de se faire entendre et de – si possible – réveiller n moyen que le chat adopte pour attirer l’attention de ses maîtres par le bruit que cela occasionne. Il ne s’agit plus d’un marquage, mais bien d’un appel. Généralement, il se met à griffer divers supports lisses mais bruyant : les portes de la chambre, les pieds de tables, les tiroirs de meubles. (Mais le même phénomène se produit aussi avec le les propriétaires endormis pour obtenir au choix : de la nourriture, l’ouverture d’une porte, de l’attention, de l’activité, du jeu, des caresses etc. Cela se produit généralement la nuit ou au petit matin (entre 4 heures et 7 heures du matin). Le chat vient de se réveiller et ne trouve rien de mieux à faire pour assouvir ses désirs.

Et bien souvent, il obtient gain de cause, car rares sont les maître capables de rester de marbre fasse à un tel tapage. Que l’on s’énerve contre le chat, qu’on le punisse ou qu’on lui donne ce qu’il demande, la moindre de nos réactions lui fait de toute façon comprendre que cela marche : il obtient dans tous les cas une réponse, qu’elle soit positive ou négative, et cela le renforce dans l’idée que c’est un moyen efficace d’attirer notre attention. Voilà pourquoi fasse à un tel comportement, surtout s’il devient vraiment problématique, il faut tenir bon et ne jamais répondre à cet appel : pas un mot, pas un geste, pas un regard ne doivent être adressé au chat, (et surtout pas de temps en temps, ce serait pire !), et ce pendant au moins deux semaines pour faire perdre au chat de cette mauvaise habitude. Cependant, il faut savoir qu’un chat qui ressent un mal-être, et surtout qui manque d’activité en journée aura tendance a adopter ce comportement. Il faut donc sérieusement penser à lui offrir une compensation en journée pour pallier à ce malaise si l’on veut obtenir de bon résultats (un autre compagnon de jeu, plus d’activités par le jeu et moins de caresses, plus de sorties).

Choisir le bon griffoir

Souvent le chat a plusieurs endroits pour se faire les griffes : au moins un qui est bien visible et qui lui sert à communiquer et marquer son territoire, et un autre, moins visible, plutôt utilisé pour la détente.

Si l’on n’offre aucun support au chat pour qu’il puisse s’y faire les griffes, on aura rapidement la mauvaise surprise de le voir assouvir ce besoin sur des endroits que l’on voudrait garder impeccable. Autant prévoir le coup et offrir au chat un bon griffoir, correctement placé et agréable d’utilisation.

Pour être idéal, ce griffoir doit répondre aux besoins du chat : la matière dont il est fait doit être efficace pour retirer les griffes mortes. Le griffoir doit être placé de manière stratégique pour être facilement visible, assez grand pour que le chat puisse s’étendre sur toute sa longueur (ce peut être un paillasson).

Le support doit être suffisamment stable pour que le chat puisse y mettre toute sa force sans que cela ne bascule ou ne tombe (C’est souvent le cas malheureusement des arbres à chat de faible hauteur, qui n’ont aucun stabilité). Dans le cas contraire, il perdrait rapidement de son attrait pour le chat et donc de son utilité.

 Un tronçon d’arbre pour cela est idéal : c’est assez lourd pour rester immobile et c’est un support naturel dont l’odeur est agréable pour le chat.

http://www.mere-nature.com/

Nous ne serons pas resté anonyme bien longtemps


L’anonymat est devenu presqu’impossible si on utilise Internet. Que ce soit pour la sécurité publique, on peut le comprendre jusqu’à un certain degré, mais pour nous analyser pour de la publicité ciblée, cela dérange fortement, sans compter que si nous utilisons le GPS de Google par exemple, il comptabilise tous nos déplacements.
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Nous ne serons pas resté anonyme bien longtemps

 

Anonymous | Ibai via Flickr CC License by

Anonymous | Ibai via Flickr CC License by

Repéré par Mathilde Dumazet

Repéré sur BBC

L’essor des villes a donné son sens à la notion d’anonymat, avec internet, elle risque de devenir obsolète.

L’Étrange Cas du docteur Jekyll et de M. Hyde sort en 1886. À la même époque, les capitales européennes commencent à se développer et deviennent des métropoles. Or, dans les petites villes, tout le monde se connaissait; mais, à la fin du XIXe siècle, les tueurs en série peuvent se perdre dans les foules urbaines sans être immédiatement démasqués.

«L’anonymat, “le fait de ne pas avoir de nom” en grec ancien, est une expérience unique de la psychologie humaine», écrit Bryan Lufkin pour la rubrique Future de la BBC, «c’est l’idée que nous avons tous plusieurs identités et que, dans certaines circonstances, on peut tout éteindre et se déplacer en toute discrétion».

Mais cela ne fonctionne désormais que lorsque l’on voyage, se déconnecte et que l’on se retrouve dans un environnement complètement étranger.

Un droit à l’anonymat?

Les différents chercheurs interrogés par le journaliste mettent en avant la nécessité pour chaque individu de conserver une part d’anonymat. Un droit qui peut s’inscrire dans la continuité du droit à la déconnexion. Chacun aurait le droit d’avoir son M. Hyde intérieur, pas pour faire le mal, mais pour «exprimer des idées sans avoir peur d’être jugé».

Le professeur de droit et d’éthique Peter Swire –qui a participé à la commission sur le renseignement et les technologies de la communication sous Obama– précise même que «nous avons besoin de garder un espace privé où nos rêves les plus enfouis et nos fantasmes les plus sombres sont cachés des autres».

Mais l’anonymat a «son côté sombre», explique le journaliste de la BBC.

En particulier sur les questions de sécurité, de harcèlement et de terrorisme. L’article cite un sondage du Pew Research Center de 2015 qui montrait que 56% des Américains étaient partagés entre la protection de la vie privée et les exigences de sécurité. En France, ce n’est pas un dilemme: dans un sondage de 2015 réalisé pour le JDD, 74% des personnes interrogées considéraient que l’anonymat sur internet représente un «danger pour la société».

Est-on blasé de l’anonymat?

La plupart des personnes interrogées s’insurgent tout de même que leurs données personnelles soient collectées, notamment pour la publicité ciblée. C’est ce que Paul Ohm, professeur de droit, appelle la différence entre «l’anonymat intentionnel et l’anonymat inférentiel». On est d’accord pour que les autres aient accès à ce que l’on veut bien montrer, mais on préfère que Google ne sache pas trop ce qu’il y a dans notre historique de recherche.

À moins de ne jamais utiliser d’ordinateur ou de téléphone portable, l’anonymat complet semble ainsi impossible désormais (à quelques exceptions près).

«Ce n’est pas une bonne période pour devenir espion», explique Peter Swire.

Et c’est précisément cette fatalité qui nous rend «blasé» de l’anonymat. Beaucoup d’internautes ne prennent même plus la peine de lire les conditions d’utilisation des sites et applications en matière de confidentialité des données.

Le seul conseil qu’il reste à donner aux internautes (mais aussi aux services de renseignement), vient de Peter Swire:

«n’ajoutez pas de commentaires, même dans un texto ou dans un mail, qui vous dérangeraient s’ils étaient imprimés en première page d’un journal»… ou d’un site d’information.

http://www.slate.fr/

20 photos d’animaux réconfortantes montrant que l’amour est partout


Les animaux peuvent représenter tous les sentiments reliés a l’amour, l’amitié, les sentiments, la sécurité par leur tolérance d’une inter espèce, pour les petits moments entre eux
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20 photos d’animaux réconfortantes montrant que l’amour est partout

 

1- On a l’un et l’autre, cela devrait aller!

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2- Paris, ville de l’amour!

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3- Le bonheur c’est d’avoir quelqu’un qui vous rend heureux quand vous rentrez chez vous!

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4- Nous restons ensemble de toutes les manières possibles!

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5- « Mon chéri, tout le monde regarde! »

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6- Quand on ne peut plus attendre!

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7- Lorsque vous vous sentez à l’aise en compagnie de quelqu’un d’autre, c’est l’amour!

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8- La réconciliation c’est aussi l’amour.

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9- Prendre soin d’un être cher, c’est ça la vie!

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10- Partager la vie avec quelqu’un est la chose la plus étonnante du monde!

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11- La famille est la chose la plus importante dans le monde!

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12- Parfois, le fait de montrer son amour suffit …

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13- … ce qui ne devrait pas être oublié d’être fait au quotidien!

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14- L’amour nous fait faire face à tous les défis de la vie!

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15- Même en groupe.

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16- C’est aussi se reposer dans un endroit sûr.

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17- La meilleure chose dans le monde est quand on se sent en sécurité!

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18- Ce sentiment est le plus merveilleux du monde!

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METRO.CO.UK

19- Parfois un câlin rapide est suffisant.

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20- D’autres fois, nous ne pouvons pas nous éloigner de l’autre!

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REDDIT

http://incroyable.co

L’horloge de l’apocalypse avancée plus près de minuit


L’horloge de l’apocalypse, sans doute que vous en avez entendu parler. Cette horloge vient d’avancer près de minuit. Les causes ? Changements climatiques, l’élection de Donald Trump, la Russie, l’armement nucléaire qui fait planer son ombre menaçant
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L’horloge de l’apocalypse avancée plus près de minuit

Lawrence Krauss et Thomas Pickering, deux des éminents... (Carolyn Kaster, AP)

Lawrence Krauss et Thomas Pickering, deux des éminents scientifiques qui ont choisi d’ajuster l’horloge de l’apocalypse.

CAROLYN KASTER, AP

Agence France-Presse

Washington

L’horloge de l’apocalypse, qui symbolise l’imminence d’un cataclysme planétaire, a été avancée de 30 secondes, à 2 minutes et 30 secondes avant minuit, ont annoncé jeudi d’éminents scientifiques invoquant notamment la rhétorique et les actions de Donald Trump.

La célèbre horloge du Bulletin des scientifiques atomiques n’avait plus été aussi près de minuit depuis 63 ans, quand l’URSS a fait exploser sa première bombe à hydrogène en 1953, marquant le début de la course aux armements nucléaires, soulignent ces scientifiques, dont quinze prix Nobel.

Ils justifient leur inquiétude entre autres en raison «de la forte montée du nationalisme dans le monde, des déclarations du président Donald Trump sur les armes nucléaires, du réchauffement climatique et de la détérioration de la sécurité mondiale dans un contexte de technologies de plus en plus sophistiquées».

Ces scientifiques expliquent avoir avancé l’aiguille de l’horloge d’une demi-minute pour la simple raison que Donald Trump vient de devenir président.

«Les déclarations et actions de Donald Trump pendant la transition sont en totale rupture avec ses prédécesseurs», jugent-ils, citant ses commentaires «déplacés» sur les armes nucléaires. En décembre, il avait dit vouloir accroître l’arsenal américain.

Le milliardaire républicain a également montré «une tendance troublante à ignorer ou à rejeter les conseils d’experts sur la sécurité internationale, y compris les conclusions des agences américaines du renseignement» sur l’ingérence russe dans la campagne électorale américaine.

«La question est de savoir si la fabrique même de la démocratie pourrait être mise en péril en érodant la confiance dans l’intégrité d’une élection», s’est interrogé, lors d’une conférence de presse, Lawrence Krauss, un physicien de l’Université d’État d’Arizona et président du conseil d’administration du Bulletin des scientifiques atomiques.

Menaces existentielles

Ces derniers déplorent aussi le fait que les personnes nommées par le président américain à la tête du département de l’Énergie et de l’Agence de Protection de l’Environnement remettent en question les bases mêmes de la science du climat alors que réchauffement représente une grave menace pour les futures générations.

«En bref, à peine entré à la Maison-Blanche, les déclarations immodérées du président Trump, son manque d’ouverture à des conseils d’experts et ses nominations contestables ont déjà empiré la situation internationale en termes de sécurité, une situation qui était déjà mauvaise», résument-ils dans un communiqué.

Ils soulignent aussi que les États-Unis et la Russie, qui ensemble détiennent plus de 90% des armes nucléaires dans le monde, sont rivaux sur plusieurs théâtres de conflits comme en Syrie ou en Ukraine.

Les deux pays poursuivent une modernisation étendue de leurs forces nucléaires et aucune négociation sérieuse sur le contrôle de ces armements n’est en vue.

Les scientifiques relèvent également que la Corée du Nord a effectué deux nouveaux tests d’explosions nucléaires sous-terraines et indique clairement poursuivre ses efforts pour se doter de missiles capables de transporter des ogives nucléaires.

Outre ces risques persistants sur le front nucléaire et du réchauffement climatique, «c’est la première fois que des politiques énoncées et des déclarations faites par une ou deux personnes à de hauts niveaux de responsabilité ont autant d’impact sur notre perception des menaces existentielles auxquelles nous pensons que le monde fait face», a relevé le professeur Krauss.

«Les présidents Trump et Poutine, qui disent avoir beaucoup de respect l’un pour l’autre, peuvent décider de se comporter ensemble comme des hommes d’État ou des enfants agressifs, au risque de mettre en péril le monde», a-t-il ajouté, lançant un appel «à tout le monde pour faire entendre haut et fort leur message à leurs dirigeants afin de préserver notre futur et celui de nos enfants».

En 2015, l’horloge avait été reculée de deux minutes, à 23 h 57, et laissée inchangée en 2016. Les scientifiques avaient alors cité comme facteurs encourageants l’accord sur le nucléaire iranien et l’accord sur le climat de Paris.

Depuis sa création en 1947, l’horloge de l’apocalypse a été ajustée 19 fois, de minuit moins deux en 1953 à minuit moins 17 minutes en 1991, à la fin de la Guerre froide.

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Quel animal est le plus capable de retourner chez lui: le cheval, le chien, le chat ou le lapin?


Il y a des animaux domestiques qui reviennent à la maison par conditionnement (ayant appris la route jusqu’à la maison) d’autres laissent des phéromones sur leur passage, et il y a ceux qui ont une boussole interne. Mais d’autres animaux, veulent leur liberté et n’essaieront pas de retrouver leur foyer, alors que d’autres n’ont aucun sens de l’orientation
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Quel animal est le plus capable de retourner chez lui: le cheval, le chien, le chat ou le lapin?

 

«My dog being bored»/joshme17 via FlickR CC Licence By

«My dog being bored»/joshme17 via FlickR CC Licence By

Nina Montané

Cela dépend de leur capacité à s’orienter et de leur envie de retrouver le domicile de leur maître ou leur lieu de reproduction.

Willow va enfin rentrer chez elle. Willow est une chatte américaine qui a été retrouvée dans les rues de Manhattan à 2.500 km du domicile de ses maîtres, 5 ans après sa disparition, raconte The Huffington Post. Partie de Rocky Mountains (dans le Colorado), elle n’est donc pas rentrée toute seule chez elle, contrairement à de nombreux autres animaux qui ont l’honneur des médias justement parce qu’ils réussissent à parcourir de longues distances pour regagner leurs pénates.

Quels sont donc ces animaux qui rentrent chez eux? Quel est l’animal le plus capable de le faire?

Le cheval et l’appel de l’écurie

Dans le cas du cheval, «l’animal rentre tout seul à l’écurie, c’est connu de tous les cavaliers», explique Michel Macé, comportementaliste équin.

Mais la plupart des éducateurs apprennent à ces animaux à rester auprès de celui qui les monte en cas de chute. Malgré tout, ils ont tendance à rentrer là où ils se sentent en sécurité. En se reposant sur des repères olfactifs et visuels, le cheval reconnaît un parcours sans effort.

Avec sa mémoire extraordinaire, il mémorise les chemins et peut retrouver des tronçons sur lesquels il est passé il y a plus d’un an», observe Michel Macé. 

Le chien aussi a une mémoire de cheval

Le chien, comme le cheval, mémorise les itinéraires, principalement grâce à son flair très développé, à sa vue et parfois à des sons, à force de répétition.

«C’est une compétence qu’on développe chez les chiens d’aveugles, en leur montrant le même parcours plusieurs dizaines de fois, explique Manuel Castaneda, chef d’équipe du centre d’éducation canine Caniscool. Le chien n’a pas de sixième sens, il reproduit un parcours à la suite d’un conditionnement, ça n’a rien à voir avec l’instinct.»

Ainsi, de nombreux chasseurs mettent des colliers GPS à leurs chiens, pour les retrouver quand ils s’éloignent trop dans la forêt.

Néanmoins, le chien peut retrouver le chemin jusqu’à chez lui, sur de courtes distances, porté par deux motivations: l’appartenance au groupe que forment ses maîtres et ses congénères (un besoin primaire chez le chien comme chez l’homme, d’après l’éducateur canin, qui cite la pyramide de Maslow) et l’aspect territorial, car il veut retourner sur son lieu de vie. La plupart des animaux «sociaux», comme les chiens — mais aussi les éléphants ou les singes, s’attachent d’abord à la mère, puis au groupe; c’est pour ça qu’ils le rejoignent.

«Les chiens qui ne cherchent pas à rentrer chez eux sont déséquilibrés», observe Daniel Castaneda.

Les chats, petits Poucet à l’odorat hyper puissant

De la même manière, le chat rentre chez lui pour retrouver ses habitudes et son confort.

«Très angoissé, il a besoin de rituels, que chaque jour se passe exactement comme le précédent, explique Marie-Hélène Bonnet, comportementaliste pour chats.

Sa capacité à rentrer chez lui dépend surtout de son flair. Le persan au nez écrasé sera perdu si on le pose à 20 mètres de sa maison, alors que le siamois à l’odorat surdéveloppé retrouvera vite son chemin (d’autant plus que cette espèce sait ouvrir des portes).

Le chat peut en effet retrouver son chemin grâce aux marquages olfactifs qu’il laisse sur ses pas. En frottant ses joues, son cou et la base de sa queue, il dépose des phéromones sur son chemin, et n’aura plus qu’à remonter cette piste au retour. S’il gratte l’écorce d’un arbre avec ses griffes, son odeur peut rester incrustée dans le bois pendant des années.

Les histoires de chats qui marchent sur des centaines de kilomètres pour retrouver leur maître restent anecdotiques. Mais il arrive que certains parcourent des distances surprenantes, comme le raconte Ariane Demazier, vétérinaire à Allogny, dans le Cher:

«Des clients ont une chatte qu’ils avaient laissée chez leur fille pendant les vacances, à 5 km à vol d’oiseaux de chez eux. La chatte s’est échappée et a fini par revenir chez eux, de l’autre côté de la forêt, un mois plus tard. C’est étonnant, car elle ne connaissait pas le chemin avant».

L’habitude à être dehors joue aussi. Un félin qui n’est jamais sorti de son appartement sera complètement perdu si on le lâche au bout de sa rue (sans lui avoir permis de marquer son chemin), alors qu’un chat de gouttière se montrera plus débrouillard.

Les pigeons à tête chercheuse

Parmi les oiseaux apprivoisés, certains sont aussi mieux armés que d’autres.

Les pigeons voyageurs « sont capables de s’orienter grâce au champ magnétique terrestre et à la position du soleil», observe Romain Julliard, maître de conférence au Muséum national d’histoire naturelle.

Lors de courses organisées, des pigeons peuvent être lancés à des centaines de kilomètres de chez eux, le gagnant étant celui qui retourne le plus vite à sa volière.

Ces espèces de pigeons peuvent voler d’une traite jusqu’à destination. Les oiseaux domestiques, comme les canaris, les perruches et les perroquets, retourneront également dans leur cage s’ils la considèrent comme leur territoire. Mais leur mauvaise connaissance de l’environnement extérieur peut les faire se perdre facilement; ces espèces s’avèrent également plus vulnérables, et auront du mal à déjouer les prédateurs.

La boussole interne des oiseaux migrateurs

Les champions de l’orientation dans l’air restent les oiseaux migrateurs. Grues, cigognes, canards… il en existe de nombreuses espèces — rien que 522 populations sur l’itinéraire Afrique-Eurasie, notamment. En général, ils parcourent des milliers de kilomètres pour retourner sur leur site de reproduction chaque année. Les hirondelles vont jusqu’à retrouver le même nid au fil des ans.

Ils s’orientent grâce aux champs magnétiques générés par la Terre et aux étoiles, car la plupart de ces espèces volent de nuit pour échapper aux prédateurs. Les montagnes et les mers constituent autant des obstacles à éviter que des repères. Ces capacités d’orientation sont à la fois innées et acquises. Romain Julliard:

«Les jeunes volent instinctivement dans une certaine direction, la première fois qu’ils migrent. Mais alors qu’un jeune sera désorienté si on le déplace de son point de départ naturel, un adulte saura s’adapter. De même, ces chemins s’apprennent au sein d’un groupe: si l’hiver est plus rigoureux que d’habitude, les jeunes suivront les vieux pour aller plus au sud. Il y a une transmission culturelle.»

Quant aux animaux marins migrateurs, comme certaines tortues, ils se repèrent sur de très longues distances grâce, eux aussi, aux champs magnétiques.

«Les femelles doivent retourner sur certains sites pour pondre leurs œufs», explique Ivan Ineich, responsable de la collection reptiles et amphibiens au Muséum national d’histoire naturelle.

Fourmis exploratrices et système de navigation social

Pour une fourmi, rentrer chez soi signifie rentrer à la fourmilière. Mais toutes n’ont pas la même capacité à y retourner – non seulement parce qu’il existe 12.000 espèces de fourmis, avec chacune des manière d’orientation différentes, mais aussi parce qu’il existe des rôles différents au sein des colonies, explique Dominique Fresneau, directeur du Laboratoire d’éthologie expérimentale et comparée Université Paris-XIII:

«Les fourmis exploratrices se déplacent d’abord au hasard, puis trouvent de la nourriture et rentrent avec. Elles sont capables de repérer le chemin le plus court pour rentrer à la fourmilière, tout en laissant une piste chimique qui va servir aux autres fourmis à retourner jusqu’à la nourriture.»

La bonne vue de ces fourmis et leur mémoire leur permettent de repérer exactement leur position. Elles peuvent parcourir ainsi des distances impressionnantes pour leur taille, jusqu’à 30 mètres. Certaines espèces primitives utilisent également la lumière polarisée du soleil pour s’orienter. En revanche, de nombreuses fourmis ouvrières peuvent se perdre, car elles ne disposent pas d’un aussi bon système de navigation interne. Surtout si la piste chimique tracée par les exploratrices est coupée, comme s’en amusent les studios Pixar au tout début de 1001 pattes.

Serpents et lézards fugueurs

Les serpents et les lézards domestiques, eux, ne reviendront jamais dans leur cage spontanément. Ils chercheront toujours la liberté, explique Ivan Ineich :

«Comme ce sont des animaux à température variable, ils ressentent par moment le besoin de se mettre au froid ou au chaud, ce qu’ils peuvent faire sans problème dans la nature. Dans une cage, la température est constante, donc l’animal sera stressé.»

Les vaches et l’appât de l’herbe

Dans un élevage, une vache ne fuguerait jamais toute seule, car le troupeau lui importe trop. Par contre, elles ont aussi une tendance à vouloir fuir l’étable en groupe, à aller vers l’extérieur… et surtout vers la bonne herbe, raconte Cyril Guiet, éleveur bovin:

«Si les meneuses, les plus vieilles vaches, restent, alors tout le groupe reste. Mais si le troupeau entier s’en va,elles peuvent marcher loin, jusqu’à 10 km, mais s’arrêteront de préférence dans un champ où elles sont déjà allées et où elles savent l’herbe bonne.»

Les rongeurs pas équipés pour les expéditions lointaines

Les rongeurs domestiques finissent derniers de ce palmarès. Lapins, hamsters et autres cochons d’Inde seront les plus prompts à se perdre définitivement.

Selon le docteur Quinton, vétérinaire à Paris, «si vous prenez un lapin et que vous le mettez à quelques centaines de mètres de son habitat habituel, c’est fichu pour lui», explique-t-il. «Les rongeurs ne sont pas équipés pour revenir depuis une destination lointaine» et se retrouvent très vite désorientés.

Nina Montané

http://www.slate.fr/

Les poupées connectées: des espionnes en herbe, selon des associations de consommateurs


Qu’importe le moment qu’on offre ce genre de poupée à des enfants, il est important de prendre conscience que ce jouet a un gros problème de sécurité via Internet
Nuage

 

Les poupées connectées: des espionnes en herbe, selon des associations de consommateurs

 

Rédaction du HuffPost avec AFP

À l’approche des célébrations de Noël, des associations de défense des consommateurs mettent en garde. Certains jouets connectés sont susceptibles de se transformer en « espions » en herbe, contrôlables à distance par un simple téléphone portable, préviennent les organismes américains et européens qui ont décidé de porter plainte.

Les craintes des défenseurs de la vie privée portent notamment sur deux jouets: « Mon amie Cayla » et « i-Que », qui requièrent l’utilisation d’une application sur téléphone ou tablette pour fonctionner, explique l’Association européenne de défense des consommateurs (BEUC) dans un communiqué publié mardi à Bruxelles.

Ils sont manufacturés par Genesis Toys, qui se revendique numéro 1 mondial du jouet connecté, basé à Hong Kong.

Les enfants ont la possibilité de poser des questions simples aux poupées qui leur répondent. Toutes les conversations sont téléchargées, de façon cryptée, sur un serveur tiers.

Une étude de l’organisme indépendant de protection des consommateurs norvégiens (Forbrukkerradet), sur laquelle se basent les plaintes des différentes associations et que l’AFP a pu consulter, souligne toutefois que le fonctionnement de « Cayla » et « i-Que » comme de simples écouteurs Bluetooth les rend particulièrement vulnérables.

« Il est très facile pour n’importe qui de se connecter à la poupée. Donc, si vous êtes à proximité de la poupée et qu’elle est allumée, il est facile pour un inconnu par exemple de se connecter et de parler au travers de la poupée et d’écouter ce que les gens disent au travers de cette connexion », a expliqué à l’AFP Finn Myrstad, responsable de la section Services numériques au Conseil norvégien des consommateurs.

« C’est un problème de sécurité qui a été signalé au fabricant il y a presque deux ans. Ils auraient dû l’avoir réparé depuis », a-t-il regretté.

Le rapport norvégien fait une recommandation simple, une légère modification: exiger un accès « physique » pour la connexion, comme presser un bouton pour valider le jumelage entre appareils.

Où finissent les données?

Dans son communiqué, le BEUC déplore en outre que toute parole prononcée par l’enfant joueur soit transférée vers la compagnie Nuance Communications, spécialisée dans la technologie de reconnaissance vocale.

Dans leur projet de plainte contre Genesis Toys et Nuance Communications devant la Commission fédérale du Commerce (FTC), quatre associations américaines soulignent que Nuance – qui affirme utiliser les données recueillies pour améliorer ses produits – vend sa technologie à des agences militaires, de renseignement et de police.

Au moins 18 associations de défense des consommateurs et de protection de l’enfance dans 15 pays européens et aux États-Unis vont porter le dossier devant les autorités concernées. Un troisième jouet, « Hello Barbie », est concerné par l’étude norvégienne. Le cas de la poupée, non commercialisée en Europe, avait déjà été soulevé chez nos voisins du sud par les défenseurs de la sécurité en ligne.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Une femelle éléphant protectrice bloque la route pour que sa famille traverse en sécurité.


Une femelle éléphant prend possession de la route en Inde, aucune automobile ne pouvaient circuler. Quelques minutes plus tard, on comprend que c’est pour faire traverser sa petite famille en toute sécurité. Cela montre que l’expérience des éléphants y ait pour quelque chose
Nuage

 

Une femelle éléphant protectrice bloque la route pour que sa famille traverse en sécurité.

23 hommes qui ignorent les règles de sécurité.


 

Il y a des gens (des hommes dans ces cas-ci) sont vraiment inconscients. Pourquoi prendre autant de risque. Si les hommes vivent moins longtemps que les femmes, disons que leur témérité
Nuage

 

23 hommes qui ignorent les règles de sécurité.

 

# 1. Heureusement il avait deux planches. S’il avait eu qu’un seul, on aurait été inquiets.

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ESUNBUENDATO

# 2. Aucun risque ici, l’échelle est posée sur des blocs de béton stables.

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BLOGSPOT

# 3. On n’a pas besoin d’aller à l’atelier quand on peut le faire soi-même.

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SNIMKA

# 4. « Tranquille, Krister. Je le tiens. »

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HUMOR

# 5. Les échelles sont faites pour monter, tout le monde le sait.

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FUNTIME

# 6. Mais si vous n’avez pas d’échelle, voici une autre solution.

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ZVRATENYHUMOR

# 7. Le premier étage ou 35e, c’est la même chose…

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CRNOBELO

# 8. Apparemment, il est entraîneur personnel ET chiropraticien.

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CRNOBELO

# 9. On espère qu’il a un bon sens de l’équilibre.

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YOURMOOD

# 10. « Ne vous inquiétez pas. »

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JOYREACTOR

# 11. Assez résistant.

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FUNTIME

# 12. « Attendez un instant, Rune. J’ai une notification Facebook. »

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ESPACEBUZZ

# 13. On espère qu’ils ne doivent pas aller aux toilettes.

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SNIMKA

# 14. C’est important d’avoir tout le matériel prêt.

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IMGUR

# 15. « Maintenant c’est sûr. »

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SOOCURIOUS

# 16. Que faites-vous quand il n’y a plus de chariots à bagages?

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TITI

# 17. Il leur fait entièrement confiance.

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IMGUR

# 18. Si vous avez des tongs, tout va bien.

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LIFO

# 19. Le mécanicien le plus courageux au monde?

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OK.RU

# 20. Il y a tellement de choses qui peuvent mal se passer qu’on ne sait même pas par où commencer.

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TISTORY

# 21. D’où vient cette dépendance aux échelles?

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YOURMOOD

# 22. Qui a le temps de vider une piscine juste pour changer une ampoule?

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KUVALDA

# 23. Quand vous travaillez en plein soleil, c’est toujours agréable d’avoir un peu d’ombre à midi.

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FUNTIME

http://incroyable.co/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi y a-t-il un trou sur les capuchons de stylos à bille ?


 

Tout le monde connaît le stylo Bic, mais saviez-vous à quoi servent les trous ? Celui du capuchon est apparu, il y a une vingtaine d’années pour une raison bien particulière
Nuage

Pourquoi y a-t-il un trou sur les capuchons de stylos à bille ?

DES PETITS TROUS – Vous l’avez nerveusement mâchouillé, probablement perdu ou simplement ignoré pendant des années : le capuchon des stylos à bille renferme pourtant un mystère. Pourquoi donc est-il percé ?

► Les faits

Ils sont partout. Les stylos à bille ont changé le monde de l’écriture depuis leur commercialisation par l’entreprise Bic dans les années 1950. Aujourd’hui, ils traînent sur les bureaux, remplissent les placards de fournitures, se terrent dans les recoins de nos sacs… Et avec eux, un insondable mystère : à quoi sert ce trou au sommet des capuchons ?

► Pourquoi

La raison d’être de cette ouverture est bien moins évidente qu’il n’y paraît. Ni pour laisser « respirer » le stylo, ni pour la déco, ce trou est en réalité apparu sur les capuchons au début des années 1990. Et s’il existe, c’est pour une question de sécurité. Car oui, le capuchon est dangereux.

Suite à une série d’accidents, notamment concernant des enfants qui se sont étouffés en avalant ce bout de plastique pointu, une nouvelle norme (BS 7272-1) apparue en 1991 a rendu le capuchon percé obligatoire, explique le groupe Bic. En cas d’ingestion, ce trou permet en effet de laisser passer l’air dans la gorge de sa victime, et de limiter les risques de suffocation.

Encore des p’tits trous…

Les stylos à bille et les trous, c’est un peu une histoire d’amour. Si vous prenez votre stylo, et que vous vous penchez sur le tube en plastique. Encore… Encore… Plus près… Vers le centre… Voilà. Vous y trouverez un minuscule trou qui traverse la paroi. Celui-ci est toutefois de bien moins mauvais augures que son cousin sur capuchon.

La question de la semaine : pourquoi y a-t-il un trou sur les capuchons de stylos à bille ?

Photo : metronews

Il permet tout simplement à votre stylo « d’expirer » l’air de son réservoir. Pour être plus clair, lorsque l’encre sort du stylo, elle est remplacée (naturellement) par de l’air. Et ce petit trou permet d’évacuer cet air. Sans lui, l’air dilaté créerait un phénomène d’aspiration qui empêcherait l’encre de couler.

► Conclusion

Les capuchons de stylo à bille sont troués pour des raisons de sécurité. En cas d’ingestion involontaire du petit morceau de plastique, cette ouverture permet à l’air de circuler dans la gorge et d’éviter l’étouffement. Par ailleurs, un deuxième petit trou se cache sur le tube du stylo, qui lui, sert à faciliter la circulation de l’air dans le réservoir et garantir le bon écoulement de l’encre. La morale : ne sous-estimez jamais les petits trous.

http://www.metronews.fr/