Des champignons au secours des arbres menacés par les changements climatiques


C’est une hypothèse qui pourrait peut-être aider les arbres à survivre avec les changements climatiques, étant donné qu’il existe une symbiose entre les champignons et les arbres
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Des champignons au secours des arbres menacés par les changements climatiques

Des champignons symbiotiques

 

Des champignons symbiotiques Photo : Shutterstock

 

Une étude de l’Université de la Colombie-Britannique, dans l’Okanagan, révèle que les spores dormantes de certains champignons anciens ont la capacité d’aider les espèces d’arbres modernes à s’adapter aux changements climatiques.

Ces champignons dits symbiotiques peuvent apporter eau et autres ressources aux arbres qui doivent survivre à de nouvelles conditions environnementales. Le professeur en biologie Jason Pither, coauteur de l’étude, précise que les champignons aident les arbres grâce à une relation de symbiose, c’est-à-dire que le champignon pousse dans les racines des arbres, qui, elles, jouent un rôle important dans leur nutrition.

Les champignons modernes contribuent généralement à l’adaptation climatique des arbres en recueillant de l’eau et des nutriments qu’ils peuvent apporter plus près des racines. En retour, les champignons absorbent les nutriments des arbres.

Une relation datant de plusieurs milliers d’années

Les champignons sont souvent utilisés par l’industrie forestière et agricole pour augmenter la production, explique M. Pither. Il ajoute que ces végétaux produisent des éléments comme des spores qui peuvent se trouver dans un état dormant dans le sol et dans le pergélisol (le sol gelé en permanence et imperméable des régions arctiques) pendant des dizaines de milliers d’années.

« Dans certaines de ces régions de pergélisol, ces spores auraient été déposées avant la dernière glaciation dans les écosystèmes anciens et auraient été enterrées d’une manière et à un moment tel qu’elles auraient effectivement été conservées plus profondément sous terre », affirme le chercheur. Selon lui, « à mesure que les choses et le climat changent, [il existe] la possibilité pour les racines des plantes modernes de s’enliser dans ces couches pour obtenir [ces spores] ».

L’idée, dit-il, est que ces spores anciennes qui étaient actives dans différentes conditions climatiques peuvent aider les espèces d’arbres modernes à résister à des températures extrêmes ou à la sécheresse.

Cependant, le biologiste affirme qu’il faudra qu’un ensemble de conditions soient réunies pour que les spores passent d’un état dormant à un état actif. Il cite en exemple une espèce de plante du désert qui ne fleurit qu’une fois dans sa vie dans les conditions parfaites.

Jason Pither espère obtenir du financement pour l’étape suivante, qui consiste à trouver des spores fongiques pour tester sa théorie.

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Océan Austral: les vents les plus forts depuis 1000 ans


Plus jeune, on parlait déjà des changements climatiques, mais c’était tellement loin. Aujourd’hui, c’est devenu malheureusement une triste réalité et une triste réalité. Nous sommes témoins de notre négligence, car, nous avons précipité ces changements climatiques plus vite que le cours naturel de la nature
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Océan Austral: les vents les plus forts depuis 1000 ans

 

Les vents d'ouest, qui évitent les côtes est... (PHOTO ARCHIVES REUTERS/DIVISION ANTARCTIQUE DE L'AUSTRALIE)

Les vents d’ouest, qui évitent les côtes est de l’Antarctique en le contournant, emportent de plus en plus d’air froid à mesure qu’ils forcissent.

PHOTO ARCHIVES REUTERS/DIVISION ANTARCTIQUE DE L’AUSTRALIE

Agence France-Presse
SYDNEY

Les vents battant l’océan Austral n’ont jamais été aussi forts depuis un millénaire, nourris par les changements climatiques et le taux croissant de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, ont révélé lundi des scientifiques.

Les vents de l’océan Austral, dont les 40es rugissants ont terrifié des générations de marins chevronnés, sont «aujourd’hui plus forts que jamais depuis 1000 ans», indique l’étude de l’Australian National University (ANU).

«Le renforcement de ces vents a été particulièrement net au cours des 70 dernières années, et en combinant nos observations avec les modèles climatiques, nous pouvons clairement lier ce phénomène à la hausse des gaz à effet de serre», note Nerilie Abram, rapporteur de la recherche publiée dans la revue Nature Climate Change.

Les vents d’ouest, qui évitent les côtes est de l’Antarctique en le contournant, emportent de plus en plus d’air froid à mesure qu’ils forcissent, privant l’Australie – île-continent en proie à une montée constante de ses températures avec les sécheresses et les feux corrélés – de précieuses pluies.

«L’Antarctique défie la tendance. Tous les autres continents se réchauffent et l’Arctique est celui qui se réchauffe le plus vite», s’alarme la scientifique.

Pour parvenir à leurs conclusions, les chercheurs ont prélevé des carottes de glace en Antarctique, analysé les anneaux de croissance d’arbres en Amérique du Sud, ainsi que l’évolution d’eaux lacustres sur ce continent. Les données ont ensuite été traitées par le super-ordinateur Raijin de l’ANU.

L’évolution climatique est toutefois contrastée en Antarctique, résultat de l’influence complexe entre les vents et les courants.

Tandis que le centre de l’Antarctique reste froid, les vents d’ouest réchauffent la péninsule à un rythme inquiétant, bouleversant l’écosystème local avec par exemple la forte diminution des populations de manchots Adélie.

L’activité humaine est essentiellement responsable de ces changements, explique Steven Phipps, de l’université de Nouvelle-Galles-du-Sud.

À partir des années 1970, la situation a été aggravée par l’élargissement du trou dans la couche d’ozone due aux chlorofluorocarbures (CFC) utilisés dans l’industrie.

«Même dans l’hypothèse d’un scénario (d’impact climatique) moyen, la tendance va se poursuivre au 21e siècle», prévient Steven Phipps.

http://www.lapresse.ca/

Météo extrême Un dérèglement des courants atmosphériques en cause


Des chaleurs et des froids extrêmes, des inondations, des tempêtes a ne plus finir et des sècheresses que nous subissons dans différentes parties du monde aurait une explication sur la façons que ces phénomènes climatologiques se présentent
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Météo extrême

Un dérèglement des courants atmosphériques en cause

 

Météo extrême - 		Un dérèglement des courants atmosphériques en cause

Les États-Unis ont connu une vague de chaleur caniculaire en 2011.

Photo Reuters

WASHINGTON – Des climatologues ont déterminé le mécanisme des phénomènes météorologiques extrêmes comme les sécheresses, les vagues de chaleur ou de froid, qui résultent d’une perturbation des courants atmosphériques provoquée par le réchauffement climatique.

Les États-Unis ont connu une vague de chaleur caniculaire en 2011, après la Russie en 2010 tandis que le Pakistan était victime, la même année, d’inondations sans précédent.

Selon les travaux de ces climatologues publiés lundi, ces phénomènes dévastateurs résultent tous de la même perturbation des courants atmosphériques autour du globe dans l’hémisphère nord, qui sont affectés par le réchauffement résultant des émissions de gaz à effet de serre provenant des activités humaines.

«Une partie importante de la circulation de l’air dans les latitudes moyennes de la Terre prend normalement la forme de vagues se déplaçant autour du globe, oscillant entre les régions tropicales et arctiques», explique Vladimir Petoukhov, du Potsdam Institute for Climate Impact Research (PIK) en Allemagne, principal auteur de cette recherche.

«Quand ces vagues oscillent vers le haut elles aspirent l’air chaud des tropiques vers l’Europe et la Russie ou les États-Unis, et quand elles oscillent vers le bas elles produisent le même phénomène mais avec des masses d’air froid de l’Arctique», poursuit le scientifique, dont l’étude paraît dans les Annales de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

«Nous avons découvert, durant plusieurs de ces récents phénomènes météorologiques extrêmes, que ces vagues atmosphériques sont restées figées dans leur mouvement pendant plusieurs semaines», ajoute-t-il.

Le réchauffement n’est pas uniforme sur la planète. Dans l’Antarctique la montée des températures est davantage amplifiée par les pertes de neige et de glace, précise le climatologue.

Ceci réduit les différences de température entre la région arctique et par exemple l’Europe, ce qui affecte la circulation d’air autour du globe dont le principal moteur est la différences de température, explique-t-il.

En outre les continents se réchauffent et se refroidissent plus rapidement que les océans, contribuant aussi à la stagnation des vagues d’air.

«Ces deux facteurs sont cruciaux pour le mécanisme que nous avons détecté, qui provoque des périodes prolongées de chaleur ou de froid», a ajouté Vladimir Petoukhov.

Deux ou trois jours avec une température de 30 degrés Celsius n’est pas un problème mais vingt jours ou davantage créent un stress important pour de nombreux écosystèmes et des agglomérations urbaines qui ne sont pas adaptées à de telles vagues de chaleur prolongées, souligne-t-il, en citant une mortalité accrue, des incendies de forêts et des pertes pour les cultures.

http://fr.canoe.ca