Pourquoi les chauves-souris résistent-elles aux virus les plus dangereux ?


 

On sait que les chauves-souris sont vectrices de plusieurs virus et malheureusement transmissible à l’humain, mais eux-même s’ils sont porteurs ne semble pas en souffrir. Les chercheurs chinois croient que c’est dû à un gène spécifique qui les protègerait
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Pourquoi les chauves-souris résistent-elles aux virus les plus dangereux ?

© thinkstock.

Jeanne Poma.

Source: BBC

Des scientifiques chinois ont découvert que les chauves-souris ont la chance de posséder un gène, appelé Sting, qui une fois muté leur permet de résister aux pires des virus comme Ebola. Ce gène atténuerait la production d’interférons, les protéines du système immunitaire qui alertent le corps en cas d’infection virale.

Les chauves-souris peuvent être porteuses de nombreux virus mortels, comme Nipah, Marburg, Sars ou encore Ebola. Elles ne souffrent pourtant d’aucun de leurs effets. Habituellement, le système immunitaire défend le corps grâce à des anticorps et un ensemble de lymphocytes T appelés lymphocytes T tueurs. Ceux-ci reconnaissent et détruisent les virus. Ils sont capables de réagir grâce à des infections passées ou grâce à un vaccin. Certains organismes peuvent rejeter un virus, sans avoir jamais été infectés. On parle alors d’immunité innée. 

Le danger de la détection du virus

Lorsqu’il infecte une cellule, un virus laisse des traces, qui seront ensuite identifiées par des protéines de détection, en cas de récidive. Celles-ci vont alors produire des interférons. Ceux-ci déclenchent les effets d’alarme que nous connaissons, comme la fièvre, les douleurs et la fatigue. L’interféron provoque aussi la création de molécules avec un effet antiviral immédiat. 

Mais si le corps produit trop d’interférons, cela peut être néfaste pour lui. C’est ce qui arrive face à des virus comme Ebola et Sars. Ce dernier avait infecté plus de 8400 personnes en 2003. 

« Au début, nous pensions que la chauve-souris pouvait avoir un système immunitaire inné super fort, ce qui signifiait que son interféron pouvait tuer tout le virus. Mais nous nous sommes rendus compte que ces animaux pouvaient vivre avec le virus, comme dans une situation d’équilibre », a expliqué le professeur Peng Zhou, de l’Institut de virologie de Wuhan

Le rôle de l’ADN

Les scientifiques ont découvert que les chauves-souris ont une répartition toute particulière de leur ADN. La présence du gène Sting ferait toute la différence. Cette composition différente de leur corps fait que le virus qui s’attaque à l’ADN réduit la production d’interférons. Les effets ne sont pas les mêmes chez les humains. 

Encore de nombreuses études en perspectives

Cette découverte est soumise à débat par les scientifiques américains, qui doutent encore de la responsabilité de ce gène Sting. 

Le professeur Alexander Bukreyev, basé à la branche médicale de l’Université du Texas, déclare :

« De toute évidence, plus d’études sont nécessaires pour mieux comprendre la capacité des chauves-souris à héberger des agents pathogènes viraux. »

http://www.7sur7.be/7

Seringues souillées: l’enquête n’avance pas


Quelles horreurs de se faire piquer par une seringues usagées dans un vêtement tout neuf … les questions qui doivent trotter dans la tête des victimes .. l’attente pour savoir s’ils ont été contaminées.
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Seringues souillées: l’enquête n’avance pas

 

MONTRÉAL – Un enquêteur du Service de police de Sherbrooke (SPS) se consacre à temps plein à la résolution du dossier des seringues souillées de sang humain trouvées dans des vêtements vendus dans des commerces au détail.

Les policiers étudient également les bandes des caméras de surveillance, mais pour l’instant, le dossier n’avance pas.

Le SPS dit ne disposer d’aucune piste pour identifier le coupable.

Trois employés du Zellers des Galeries Quatre-Saisons se sont piqués sur la même seringue souillée de sang samedi. Une deuxième seringue a été trouvée dans le magasin.

Depuis le début du mois de janvier, huit personnes se sont blessées, et 20 seringues ont été trouvées. Les cas relevés ont semé un début de panique dans la population et chez des commerçants.

Le directeur du SPS, Gaétan Labbé, est hautement irrité par ce que font les malfaisants et sympathise avec les gens qui ont été accidentellement piqués. Il s’est emporté lundi matin lors d’une rencontre avec les médias.

«On a affaire à un maudit malade!» a-t-il lancé.

«Sa volonté de piquer, de créer une inquiétude auprès de la personne… J’écoutais les témoignages, ça doit être l’enfer, t’es six mois à attendre pour savoir si tu as une maladie, ça n’a pas de maudit bon sens!»

Le porte-parole du SPS, René Dubreuil, assure que toutes les personnes blessées ont été rencontrées.

«Elles ont été envoyées à l’hôpital pour des traitements préventifs en attendant les résultats sanguins», a-t-il expliqué.

«Entre-temps, nous faisons la vérification des caméras, mais nous n’avons pas encore l’ensemble des enregistrements», a-t-il ajouté.

En mai dernier, des seringues dissimulées dans des vêtements ont été découvertes à la boutique Intersport du Carrefour de l’Estrie. Souillées et sans capuchon, elles étaient dissimulées dans des pantalons ou des shorts.

D’autres seringues ont également été découvertes dans les magasins Hart, Zellers et Sears de ce même centre commercial, ainsi qu’au Zellers des Galeries Quatre Saisons, dans l’est de la ville.

Les trois premières seringues contenaient le sang d’une même personne.

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