Ce que «Seul sur Mars» aurait à nous dire sur demain


Bien que ce film soit une science-fiction et que si l’être humain franchi le pas de coloniser une planète telle que Mars, nous anticipons les problèmes possible qui pourraient subvenir. Seul sur Mars valorise l’intelligence humaine sans robotisation, prendre des décisions sans l’aide des robots
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Ce que «Seul sur Mars» aurait à nous dire sur demain

 

Doc et Marty débarquent sur le plateau de Jimmy Kimmel


Même si cette vidéo est en anglais et que je suis unilingue, j’ai trouvé quand même intéressant de revoir ces deux comédiens dans leur rôles respectif. En passant, on parle à travers les branches de faire un autre Retour vers le futur, avec les même acteurs.
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Doc et Marty débarquent sur le plateau de Jimmy Kimmel

Michael J. Fox et Christopher Lloyd alias Marty McFly et le Doc de "Retour vers le futur" découvrent le selfie avec Jimmy Kimmel

Michael J. Fox et Christopher Lloyd alias Marty McFly et le Doc de « Retour vers le futur » découvrent le selfie avec Jimmy Kimmel

Photo : Youtube

DUO CULTE. Jimmy Kimmel a tapé fort. Ce mercredi 21 octobre, le présentateur américain a reçu la visite de Marty McFly et de Doc de « Retour vers le futur ». Une date qui coïncide parfaitement avec l’arrivée du duo dans le futur dans le second volet de la trilogie. Mais le binôme risque d’être surpris du voyage…

On l’attendait tous : l’apparition du duo culte de la saga Retour vers le futur, Michael J. Fox et Christopher Lloyd, dans une émission de télé ce mercredi 21 octobre 2015. Petit rappel, pour ceux qui auraient hiberné dans une grotte durant ces dernières décennies, le premier film Retour vers le futur (sorti en 1985) fête ses 30 ans cette année et le 21 octobre 2015 est la date à laquelle les protagonistes stars de l’histoire débarquent dans le futur dans Retour vers le futur 2 (1989). Autant de bonnes raisons de voir le duo se reformer et arriver à bord de la mythique DeLorean sur le plateau de Jimmy Kimmel.

Marty et Doc découvrent le selfie

S’ils avaient respectivement 24 et 47 ans lors du tournage du premier Retour vers le futur, Michael J. Fox et Christopher Lloyd, qui en ont à présent 54 et 77, n’ont rien perdu de leur complicité. Du temps est passé, Parkinson a touché Michael J. Fox, mais rien n’arrête le duo d’explorateurs. À la surprise générale et dans un nuage de fumée, Marty et le Doc se sont pointés sous les yeux d’un public conquis. Face à Jimmy Kimmel dont ils feignent d’ignorer qui il est, ils ont entamé un sketch avec le présentateur qui n’a pas hésité à les familiariser avec le selfie et le smartphone.

Dans leurs costumes d’époque, doudoune rouge sans manche pour Marty et combinaison blanche pour Doc, les deux acolytes ont découvert avec stupeur que 2015 n’est pas exactement ce à quoi ils s’attendaient. Pas de voitures volantes, d’Hoverboard… Une question vient alors à la bouche de Michael J. Fox : « mais qu’avez-vous donc fait durant 30 ans ? », à laquelle Jimmy Kimmel a tenté de répondre avec humour : « On a inventé le cronut, une sorte de mix entre le croissant et le donut ». Une invention qui n’a pas l’air de convaincre nos amis du passé : « 2015 craint un peu ! ». Ça s’est dit ! 

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"Seul sur Mars", le décryptage des scientifiques


J’ai hâte de voir le film de science-fiction « Seul sur Mars ». Les scientifiques ont analysé le film et certains aspects sont très réalistes alors que d’autres pas du tout… De toute manière, une science-fiction n’est jamais réelle à 100 %
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« Seul sur Mars », le décryptage des scientifiques

 

Matt Damon (Mark Watney), seul sur Mars. Fox

Matt Damon (Mark Watney), seul sur Mars. Fox

Par Sylvie Rouat

Le film de Ridley Scott sort demain sur les écrans. Avec Matt Damon dans le rôle principal, il offre une plongée exceptionnelle dans l’univers martien. Pour Sciences et Avenir, des scientifiques de l’ESA, la Nasa, le Cnes et l’association Planète Mars en font une revue de détail.

L’échec de la mission Apollo 13 avait mobilisé toute l’ingéniosité des ingénieurs de la Nasa pour ramener avec succès l’équipage sur Terre en 1970. Dans le film « Seul sur Mars » c’est à un défi autrement plus complexe qu’ils doivent désormais de confronter : sauver Mark Watney (Matt Damon), un astronaute laissé pour mort à la surface de Mars ! Son scaphandre a en effet été transpercé par une antenne éjectée par des vents violents, alors qu’au plus fort d’une tempête le reste de l’équipage a été contraint d’évacuer  en urgence. Mais l’astronaute est en réalité vivant, le froid martien ayant coagulé son sang et refermé le trou dans son équipement.

Mark Watney se retrouve donc seul sur une planète hostile, avec des vivres pour seulement 300 jours, sachant que la mission suivante ne doit arriver que… quatre ans plus tard ! Comble de malchance, les moyens de communication avec la Terre ont été détruits par la tempête. Il va alors devoir mettre en œuvre toutes ses connaissances scientifiques – et un humour infaillible – pour tenter de survivre. En devenant tout d’abord le premier agriculteur extraterrestre, cultivant un champ de patates plantées dans le sol martien mélangé… aux déjections laissées par l’équipage. Car la vie sur Mars est loin d’être un fleuve tranquille.

Le film est une adaptation du livre d’Andy Weir, geek américain passionné d’espace et de technologies, qui a commencé à poster régulièrement sur son blog les épisodes de cette épopée dès 2009. Pour chaque épisode, il a réalisé des recherches exhaustives sur la physique en jeu, les technologies disponibles, etc. Un travail de bénédictin qui fait de ce roman un remarquable concentré de vulgarisation scientifique et technologique ! De plus, ses lecteurs corrigeaient en direct les éventuelles erreurs scientifiques – notamment en chimie – ou apportaient leurs propres solutions aux problèmes rencontrés par Mark Watney.

« Cela a donné un scénario très réaliste », s’enthousiasme Rudi Schmidt, chef de projet pour la mission européenne Project Manager for Mars Express.

L’exercice achevé, le romancier américain décida de vendre son livre sur le site Amazon au prix le plus bas possible (0,99 dollars). Et c’est ainsi que le phénomène s’emballa ! En quelques mois, l’ouvrage a pris la tête des ventes dans la rubrique science-fiction du site. Et dans la foulée de ce succès providentiel, Weird a signé dans la même semaine un contrat pour l’édition de son livre… et un autre pour la réalisation d’un film ! C’est Ridley Scott (« Alien », « Blade Runner »…) qui s’est emparé du sujet. Pour réaliser un film le plus réaliste possible, celui-ci a sollicité les conseils d’experts de la Nasa et de l’Esa. Le film nous transporte ainsi dans un paysage martien époustouflant que décryptent pour Sciences et Avenir des spécialistes, de la Nasa, Esa, Cnes et Planète Mars.

La tempête initiale

Dès les premières minutes du film, une violente tempête fait hurler les vents, soulever de gros débris, secouer la base martienne et surtout… dangereusement pencher le vaisseau d’évacuation de l’équipage. Celui-ci est alors contraint de décoller au plus vite, sans Mark Watney dont les « constantes » (pouls, respiration…)  sont tombées à zéro.

Or « une telle tempête ne peut avoir lieu sur Mars, explique Rudi Schmidt, chef de projet pour la mission européenne Project Manager for Mars Express, qui a participé au tournage à Bucarest (Roumanie L’atmosphère est si ténue que des vents soufflant à 150 km/h ne vous feraient pas plus d’effet qu’une fumée de cigarette sur la joue »

 

Francis Rocard, responsable du programme d’exploration solaire au Cnes, renchérit : « Les vents ne soulèvent que des poussières fines d’un dixième à un centième de millimètre qui montent dans l’atmosphère et obscurcissent l’environnement. On n’y voit plus très bien, c’est vrai, mais les bidons de la base, extrêmement solides, et les antennes n’ont aucune raison de s’envoler pour venir blesser le héros. Les robots Spirit et Opportunity, qui se sont posés sur Mars en 2004, ont subi de nombreuses tempêtes sans problème, si ce n’est dus à la poussière qui se déposait partout ».

Andy Weir reconnaît lui-même que cette scène n’est pas réaliste, mais il avoue n’avoir pas trouvé d’autre prétexte pour qu’un équipage abandonne sur Mars un équipier porté disparu.

La base, le rover, les panneaux solaires :

« Ils sont très réalistes, selon Dave Lavery, spécialiste du programme d’exploration de la Nasa qui a participé au design des vaisseaux, rovers, systèmes de propulsion et autres équipements et réalisé une revue technique précise. A peu près tout, dans ce film, repose sur des technologies réalistes, existant ou en cours de développement dans nos laboratoires ». 

Francis Rocard, de son côté, émet une réserve concernant les panneaux solaires.

« Le champ de panneaux solaires me semble insuffisant pour alimenter la base. En réalité, pour fournir assez d’énergie, il faudrait l’équivalent d’un terrain de football à nettoyer chaque jour. Inimaginable ! Dans la réalité, il faudra un réacteur nucléaire pour alimenter une base martienne ».

Chaque pas sur Mars de Mark Watney (Matt Damon) est le premier d’un être vivant sur cette planète déserte. (Crédit : Fox)

Le paysage

« La Nasa a fourni de nombreuses photographies pour reconstituer un paysage martien extrêmement proche de ce que les sondes et les rovers ont observé en termes de texture, de couleur, reliefs, etc., explique Dave Lavery. Le rendu est incroyable. On s’y croirait ! »

A nouveau, Francis Rocard émet quelques doutes :

« Le paysage entre les sites Ares III et Arès IV offre un paysage étonnamment lisse. Or, les terrains observés par Curiosity, le dernier rover de la Nasa, sont bien plus « méchant » avec partout des cailloux pointus qui percent les roues, des dénivelés, etc ». 

Dans le livre, cet aspect est pris en compte, Marc Watney subissant même un renversement de son rover tandis qu’il descend à flanc de cratère. Cette péripétie n’a pas été retenue pour le film.

« En outre, les régions dans lesquelles évolue Marc Watney, notamment l’environnement de la base Ares III et celle où il retrouve Pathfinder, sont entourées de montagnes. En réalité, on préfère faire atterrir un vaisseau sur une aire dégagée, en cas d’atterrissage imprécis » poursuit Francis Rocard.

Les effets de pression

Sur Mars, la pression correspond à environ un centième de la pression terrestre.

« Les effets qui en découlent sont sous-estimés dans le film », souligne Alain Souchier, président de l’association Planète Mars.

Ainsi, à la suite de l’explosion d’un élément de la base, Mark Watney obture l’écoutille de l’habitat par une bâche renforcée d’un adhésif.

Rappelons qu’il y a 1 bar de pression à l’intérieur de la base et 8 millibars à l’extérieur, « soit 30 tonnes d’effort sur cette bâche, note Alain Souchier. Une bâche ayant une structure en fibres de carbone assez épaisse pourrait convenir mais celle du film, transparente, ne peut tenir le choc. De plus, les coups de vent extérieurs font battre la bâche, ce qui est tout à fait impossible ! »

Francis Rocard émet également des doutes sur la combinaison souple portée par Matt Damon :

« Elle n’est pas crédible, car la pression est tellement faible qu’il faudrait utiliser plutôt un scaphandre rigide, comme sur la Lune. »

Mark Watney (Matt Damon) présente son champ de patates martiennes. (crédit Fox)

Le champ de patates :

« Il me semble improbable de pouvoir faire pousser quoi que ce soit dans le sol martien qui est très oxydant. Les sondes Viking ont montré qu’un tel sol tue toutes les bactéries et a fortiori celles des selles. Il n’est pas sûr que patates puissent pousser dans un tel milieu, remarque Francis Rocard. De plus, pour faire la photosynthèse, il faut une lampe à UV comme celles qu’emploient les aquariophiles pour faire pousser les plantes dans un aquarium. Or Mark Watney n’a pas ce genre de matériel. Dans la réalité, on procèdera probablement à des cultures hors sol sur du matériau synthétique. »

Pathfinder

Pour rétablir une communication avec la Terre, Mark Watney a l’idée de partir à la recherche de l’atterrisseur martien Pathfinder qui fonctionna de juillet à septembre 1997.

« Il est vrai que Pathfinder avait la possibilité de communiquer directement avec la Terre« , approuve Francis Rocard. »Cependant, la probabilité de « ranimer » Pathfinder me parait très faible, signale Alain Souchier. L’engin a subi tant de cycles saisonniers avec des écarts thermiques très importants qu’il est impossible qu’il n’y ait que la batterie d’endommagée contrairement à ce que l’on voir dans le film ».

Le final (attention, spoiler !)

Pour rejoindre le vaisseau venu le chercher, Mark Watney embarque à bord d’un véhicule d’ascension – le MAV (Mars Ascent vehicle) – qui a été allégé de tous ses panneaux extérieurs, y compris de son nez de protection, remplacé seulement par une bâche protectrice. Réaliste ?

« Oui, selon Alain Souchier. L’engin vidé de tout équipement de pilotage effectue une manœuvre de rendez-vous hyperbolique avec le vaisseau qui passe près de Mars sans s’arrêter. Selon le livre, ce vaisseau à une vitesse de 5,8 km/s. Le MAV, lui, est fait pour se mettre en orbite à 4,1 km/s et doit être très allégé pour atteindre 5,8 km/s. Le départ avec des panneaux enlevés et une bâche de protection est tout à fait possible. L’atmosphère de Mars correspond au sol à la nôtre à 35 km d’altitude, donc le MAV pas besoin d’être très aérodynamique ».

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Retour vers le futur II : quand la réalité dépasse la fiction


Il y a 26 ans, sortait le film de science-fiction Retour vers le futur II. Je ne me souviens pas d’avoir vu un film qui a été aussi visionnaire des technologies du futur. En effet, beaucoup d’effet futuriste à cette époque sont devenu une réalité aujourd’hui
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Retour vers le futur II : quand la réalité dépasse la fiction

 

Mercredi 21 octobre 2015 marquera la date d’arrivée de Marty McFly dans le futur. 26 ans après la sortie de Retour vers le futur II, force est de constater que la réalité a parfois dépassé la fiction. Certes, l’Hoverboard et la machine à voyager dans le temps n’ont pas été inventés, mais la « vraie » année 2015 est à bien des égards plus « futuriste » que celle imaginée par Robert Zemeckis et Bob Gale, les scénaristes de la trilogie.

« Les smartphones font maintenant partie de nos vies, pourtant, le fait de naviguer sur Internet et d’avoir accès à toutes les informations de la planète aurait stupéfait les plus futuristes des années 1980 qui n’imaginaient pas qu’un téléphone puisse servir à autre chose que parler ou envoyer des SMS », fait remarquer Rosse Dawson, futurologue basé à Sydney.

En 1989, date de la sortie du deuxième volet de la série, l’apparition du lecteur CD a été vécue comme un tournant de l’histoire par la jeune génération.

« Vu depuis l’année 1989, quand le film a été fait, ce que nous avons aujourd’hui à notre disposition en termes de connectivité, d’information, de divertissement est totalement ahurissant », explique le fondateur du réseau Future Exploration Network.

Tous ces outils technologiques, que nous utilisons aujourd’hui sans y penser, comme Google, Wikipedia, les réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter, les GPS de nos smartphones, les sites d’achats en ligne et les services de réservation comme Uber et AirBnB auraient été presque inconcevables quand le film est sorti. Et imaginez un monde sans email ! Le Marty McFly de 2012 reçoit sa lettre de licenciement par fax. Posséder ce bijou chez soi semblait alors à la pointe de la technologie, mais c’était avant la révolution Internet.

Ecrans plats, applications, biométrie…

Petit rappel du chemin parcouru : en 1985, date de lancement du premier épisode de Retour vers le futur, seul un quart des ménages américains était équipé de four à micro-ondes. Les lecteurs CD et de VHS représentaient la haute technologie.

De nos jours, on peut acquérir une imprimante 3D pour le prix d’un réfrigérateur et construire tout ce que l’on souhaite, d’une arme à feu à un jouet pour enfant. On télécharge des chansons et des films à partir d’Internet, on les regarde en streaming. Modifier le génome humain ou créer un laboratoire de la viande de hamburger à partir de cellules musculaires de vaches est devenu possible. Un robot, Philaé, a même été déposé sur une comète à des centaines de millions de kilomètres de la Terre. à

« Les humains se sont très rapidement habitués aux innovations et les tiennent pour acquises », déclare Ross Dawson.

Si les vêtements auto-séchants et les robots-serveurs ne hantent pas les rues, le film a quand même prédit des choses justes. Ainsi, nous disposons d’écrans plats, nous passons des appels vidéo et nous utilisons des applications météo. Bien que peu développée, la technologie biométrique par empreinte digitale peut permettre de payer ou de déverrouiller les portes.

Et si les enfants de Marty McFly portaient des lunettes leur permettant, entre autres, de recevoir des appels, le monde actuel compte désormais des lunettes de réalité augmentée…

« C’était assez visionnaire de leur part d’imaginer autant de choses vraies », affirme de son côté Thomas Frey de l’Institut Da Vinci, un groupe de réflexion futuriste. « Ils (Robert Zemeckis et Bob Gale, ndlr) l’ont dépeint d’une façon comique, rigolote, mais je pense qu’ils ont fait un travail phénoménal en anticipant des choses qui devaient sembler insensées à l’époque », ajoute-t-il.

Certaines prédictions du film restent toutefois un peu trop en avance sur notre temps, comme les voitures volantes.

« Il y a trente ans, la plupart des futurologues auraient évalué les chances d’avoir des voitures volantes en 2015 à plus de 50% », précise Jack Uldrich, un futurologue de Minneapolis.

 Ce qui n’empêche pas des entreprises de s’inspirer du film, comme la société Hendo, basée en Californie, qui vient de créer « l’Hoverboard », le skate volant du film. Et Nike travaille sur les chaussures à laçage automatique de Marty McFly.

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Est ce que la cryogénisation peut vraiment offrir une vie après la mort?


Personnellement, je ne crois pas vraiment à la cryogénisation. Comment un corps ou pire une tête pourrait ressuscité ? Et même si cela était possible dans une avenir éloigné, la réadaptation serait probablement très difficile dans un monde complètement différent qu’ils ont connu
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Est ce que la cryogénisation peut vraiment offrir une vie après la mort?

 

Traditionnellement, il existe deux façons de disposer du corps après le décès: le placer dans un cercueil et l’enterrer ou l’incinérer et mettre les cendres dans une urne.

Mais certaines personnes optent maintenant pour un troisième moyen: préserver leur corps ou leur cerveau dans de l’azote liquide dans l’espoir de pouvoir un jour revenir à la vie, leur mémoire et leur personnalité intactes.

« Je crois que mon identité est enregistrée dans mon cerveau », affirme Carrie Wong, présidente de la Lifespan Society of British Colombia, un groupe qui fait la promotion de la cryogénisation et milite pour qu’elle demeure accessible.

« Alors, si je peux préserver cela, peut-être qu’il y aura un moment dans le futur où la technologie et la médecine auront suffisamment progressé pour qu’il soit possible, d’abord, de réparer les dommages causés par ma congélation et, ensuite, de remédier à ce qui m’a tuée », explique la jeune femme de 27 ans, qui reconnaît toutefois qu’il pourrait s’écouler des centaines d’années avant qu’un tel dénouement survienne.

Cette idée que quelqu’un puisse être congelé et plus tard « réanimé » a été énoncée pour la première fois en 1964 dans le livre « The Prospect of Immortality » écrit par le professeur de physique et écrivain de science-fiction américain Robert Ettinger.

La première personne à avoir été cryogénisée est le Dr James Bedford, un professeur de psychologie de la Californie âgé de 73 ans dont le corps a été plongé dans de l’azote liquide en 1967 dans les installations de l’Alcor Life Extension Foundation à Scottsdale, en Arizona.

Le plus célèbre « patient » d’Alcor est sans doute la légende du baseball Ted Williams. La tête de l’ancien joueur des Red Sox a été prélevée et cryogénisée après son décès à l’âge de 83 ans en 2002.

Une fois qu’une personne est déclarée légalement morte, son corps est refroidi dans un bain de glace et branché à une machine qui maintient artificiellement la circulation sanguine et la respiration, en plus d’injecter au « patient » des anticoagulants et d’autres médicaments visant à éviter que son cerveau ne manque d’oxygène.

Le sang et les autres fluides sont ensuite retirés et remplacés par un cocktail de produits chimiques cryoprotecteurs. Ce processus, appelé « vitrification », sert à prévenir la formation de cristaux de glace dans les cellules.

Puis, la température du corps est de nouveau abaissée avant qu’il ne soit placé dans un réservoir d’azote liquide à -196 degrés Celsius.

En raison de la nature spéculative de la cryogénisation, très peu de neuroscientifiques n’ont osé se pencher sur le sujet.

Ken Hayworth, un chercheur du Howard Hughes Medical Institute en Virginie, fait partie de ces téméraires.

« S’il existe une manière de préserver le corps afin que les gens puissent voir le futur, ce serait une belle solution de rechange à la mort telle que nous la connaissons », soutient M. Hayworth, qui se spécialise dans les circuits neuronaux du cerveau liés à la mémoire et est le cofondateur de la Brain Preservation Foundation, qui encourage la recherche scientifique dans le domaine.

La fondation offrira d’ailleurs un prix en argent, qui s’élève pour le moment à 106 000 $US, aux scientifiques qui réussiront à améliorer suffisamment les techniques de cryogénisation pour assurer le maintien des circuits neuronaux durant le processus.

Bien sûr, la prochaine étape consistera à trouver un moyen de renverser la vitrification et de ramener la personne à la vie, un cap qui ne sera pas franchi avant 50 ou 100 ans, estime Ken Hayworth.

Pour Tim Caulfield, un expert en droit de la santé de l’Université de l’Alberta, la cryogénisation soulève beaucoup de questions sur le plan légal et éthique.

« Qu’arrivera-t-il si l’entreprise fait faillite dans 10, 15 ou 25 ans? Qu’adviendra-t-il des corps? Qui a autorité sur eux? », demande-t-il.

Et si les scientifiques du futur réussissent à décongeler un « patient » et à le ressusciter, quelle sera la qualité de vie de ce dernier? Que se passera-t-il si cet individu se retrouve avec des problèmes cognitifs ou physiques? Pourra-t-il poursuivre la compagnie?

« Actuellement, cette science relève beaucoup de la spéculation, fait valoir M. Caulfied. D’où le questionnement sur la pertinence de vendre ces services aux gens et de les convaincre d’investir une part importante de leurs économies dans ce projet. »

Afin de protéger les consommateurs, la Colombie-Britannique est devenue la première juridiction nord-américaine à interdire la promotion de services offrant aux clients d’être ressuscités dans le futur, une loi que la Lifespan Society a entrepris de contester devant un tribunal provincial.

Keegan Macintosh, le codemandeur de la poursuite, croit qu’il a le droit de décider ce qui arrivera à son corps après son décès.

Et même si la cryogénisation n’en est encore qu’à ses premiers balbutiements, M. Macintosh pense que c’est un pari qui mérite d’être pris.

« Peut-être que les chances ne sont pas très grandes, mais je trouve qu’elles le sont assez pour que je place mon jeton sur cette case », conclut-il.

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A quoi ressemble la vie extraterrestre ? Peut-être à ça


Comment imaginer un extraterrestre sans savoir dans quel environnement il pourrait vivre ? Nous avons, ou nous avons eu dans le passé des animaux tellement diversifiés qu’ils pourraient aider à faire un portrait-robot. Pour savoir si ce portrait est proche de la réalité, il faudrait finir par en rencontrer un
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A quoi ressemble la vie extraterrestre ? Peut-être à ça

 

Un extraterrestre scientifiquement plausible et dessiné par l'illustrateur Didier Florentz. © Didier Florentz

Un extraterrestre scientifiquement plausible et dessiné par l’illustrateur Didier Florentz. © Didier Florentz

Par Sylvie Rouat

A quoi pourrait bien ressembler l’habitant d’une exoplanète ? Y a-t-il des lois physiques qui régulent les extravagances de la nature ? Les réponses de l’astrophysicien Roland Lehoucq.

PORTRAIT-ROBOT. Quels sont les points communs entre un escargot, une autruche et une baleine ? Ils sont innombrables : habitants de la même planète Terre, ces espèces si dissemblables sont en effet issues de la même chimie originelle basée sur l’eau et le carbone, utilisant l’ADN et l’ARN comme support pour leur code génétique. Cette architecture de la vie, la seule que nous connaissions à ce jour, est-elle universelle ? Bien malin qui pourrait répondre. Il y a quelques décennies, des chercheurs ont émis l’idée que des formes de vie pourraient s’être développées à partir du silicium, de l’arsenic, du phosphore ou du chlore à la place du carbone, utilisant de l’ammoniaque au lieu de l’eau. Si c’est le cas, comment concevoir le portrait robot d’unextraterrestre issu d’une chimie si différente ? Mission impossible. Et quand bien même notre ET aurait évolué à partir des mêmes briques fondamentales que nous, nous n’avons aucune idée de la manière dont l’arbre de la vie a pu se ramifier ailleurs. Les propositions des auteurs de science-fiction s’inspirent en réalité de ce que nous connaissons sur Terre, la science révélant chaque jour moult bizarreries biologiques dans les mers, les milieux extrêmes ou à l’échelle microscopique.

« Qu’y a-t-il de plus étranger, par exemple, qu’un concombre de mer ou qu’un tardigrade ? » remarquait Roland Lehoucq, astrophysicien au Commissariat à l’énergie atomique (CEA), dans un entretien avec Sciences et Avenir initialement publié en novembre 2010 (numéro 765). « Les formes de vie passées– à commencer par les dinosaures – pourraient tout aussi bien être des extraterrestres. Les faunes d’Ediacara puis de Burgess qui ont déployé une diversité incroyable il y a quelques 500 millions d’année et ont disparu ensuite, ne ressemblaient en rien à la faune actuelle. S’il y a de la vie ailleurs, elle n’a sans doute pas emprunté les mêmes chemins que sur Terre. La physique, cependant, est universelle et les mêmes contraintes doivent s’appliquer partout ». 

Ce sont ces contraintes simples que nous avons utilisée pour dresser le « portrait-robot » d’un extraterrestre.

Les caractéristiques de l’extraterrestre dessiné suivant nos indications par l’illustrateur Didier Florentz (cliquez dessus pour avoir l’image en plus grand) : il est symétrique, sa taille influe sur ses articulations, il possède un squelette interne, il est équipé de 6 yeux, de 6 pattes, sonsang est bleu, et ses organes sont semblables à ceux que l’on rencontre chez les créatures terrestres.

Symétrie

Notre E.T. est symétrique, car il peut se mouvoir à la fois dans l’air et dans l’eau. La symétrie est une contrainte imposée par le milieu dans lequel l’extraterrestre doit se déplacer, selon que le milieu est dense (eau) ou non (air). Pour pénétrer aisément dans l’eau, une sardine extraterrestre doit aller tout droit ce qui impose qu’elle ait une symétrie bilatérale, verticale ou horizontale. Sans elle, des forces différentes s’appliqueraient sur son corps quand elle se déplace et elle tournerait toujours à gauche ou à droite (aller tout droit nécessiterait un effort permanent). La symétrie bilatérale est moins nécessaire à l’échelle des microorganismes (microbes ou bactéries, qui sont quasi sphérique pour minimiser leur surface de contact avec l’extérieur) ou dans l’air, moins dense.

Articulations

Cet extraterrestre, qui vit sur une planète à plus faible gravité que la Terre, a une taille de 3 mètres de haut. La masse d’une planète impose en effet une limite supérieure à la taille de ses habitants. La gravitation sera d’autant plus écrasante que la planète sera massive. Selon la planète, on peut ainsi définir une taille limite dépendant de la résistance du squelette, notamment des articulations et des tendons : sur Terre la taille maximum d’un quadrupède est d’environ 40 mètres, ce qui fait des diplodocus, argentinorus et autres mamenchisaurus les plus grands êtres terrestres imaginables. Des êtres deux fois plus grands seraient aussi deux fois plus larges et aurait une masse 8 fois supérieure. Or la section des os, tendons et cartilages  ne seraient multipliées que par quatre… ce qui poserait le problème de leur résistance à une pression accrue.

Squelette

Notre extraterrestre possède un squelette interne. La faune terrestre, passée et présente, offre à ce point de vue tous les cas de figure : du corps mou sans squelette (ver de terre, poulpe), au squelette interne (oiseaux, mammifères, poissons) ou externe (libellule, moustique…), en passant par les coquilles internes (seiche) ou externes (crabe, escargot). Cependant, la marche à l’aide de pattes semble nécessiter la rigidité d’un squelette.

Vision

Cet extraterrestre est doté de six yeux (dont deux à l’arrière de la tête) qui lui offrent une vision circulaire. Sur Terre, on a trouvé, dans l’incroyable « faune de Burgess » (un exemple ci-dessous, crédit Mary Evans/ SIPA), un animal à cinq yeux, l’Opabina. L’actuelle limule possède quatre yeux primitifs – qui ne détectent cependant que les objets en mouvement. Et l’araignée a huit yeux ! Sur Terre, les sifakas (de grands lémuriens) sont capables de faire pivoter leur tête à 300°, ce qui règle autrement le problème de vision circulaire. L’extraterrestre qui se déplace à la surface de son monde utilise la lumière de son étoile, qui impose des contraintes sur ses yeux : le soleil plus froid de notre extraterrestre, par exemple, rayonne dans l’infrarouge et la réception de ses cellules rétiniennes est décalée vers le orange ou le rouge – alors que notre vision terrestre se situé plutôt vers le vert.

Membres et doigts

Avec ses six pattes articulées, cet extraterrestre est à la fois stable et rapide en dépit de sa haute taille. Sur Terre, le nombre de membres des êtres vivants est très divers (2, 4, 6, 8 et plus encore). L’équilibre de la marche, cependant, impose un nombre pair de membres. De même, rien ne limite le nombre de doigts. Notre extraterrestre est ainsi doté de trois doigts, dont un pouce opposable grâce auquel il peut former une « pince » et jouir ainsi d’une préhension efficace et d’une certaine dextérité.

Couleur du sang

Doté d’une carapace transparente, notre extraterrestre laisse entrevoir la couleur bleue de son sang. Sur Terre, la limule possède elle-aussi du sang (hémolymphe) bleu du fait de la présence d’hémocyanine en lieu et place de l’hémoglobine rouge des mammifères. Chez les phasmes le sang (hémolymphe) est vert, car coloré par la chlorocruorine. Quant au poisson des glaces, son sang blanc possède des protéines antigel, qui lui seraient bien utile s’il vivait dans l’océan d’Europe, la lune glacée de Jupiter.

Organes

Comme pour tous les êtres macroscopiques terrestres, notre E.T. a une bouche positionnée plus haut que son organe de digestion, une disposition logique qui évite aux muscles de son œsophage (ou du tube qui même de la bouche à l’organe de digestion) de lutter contre la gravité. Il n’y a pas de contrainte particulière en revanche sur l’emplacement du cerveau ou du cœur, qui pourraient chez lui se trouvent positionnés au centre du corps.

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«Jurassic World»: est-il vraiment impossible de faire renaître les dinosaures?


Quand la science prétend pourvoir faire mieux que la nature, il faut appeler le 911 !!Quelle arrogance ! On voit ce que cela fait quand l’homme change le cours des choses. D’autres par contre sont plus réaliste et avouent que même s’ils ont beaucoup d’informations, il faut maintenant la comprendre. Les génomes d’animaux d’aujourd’hui sont déchiffrés, mais reste a savoir comment cela fonctionne, alors que dire des animaux de la préhistoire
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«Jurassic World»: est-il vraiment impossible de faire renaître les dinosaures?

 

«Jurassic World» © Universal

«Jurassic World» © Universal

Rachel E. Gross

En tous cas, la technologie nécessaire existe déjà.

Au début du film Jurassic World, les personnages nous apprennent que le clonage des dinos est passé de mode –déjà. Brontosaures? Bien barbants. Tricératops? Trop rasoirs. Les «procédés scientifiques» à l’origine des merveilles du premier film (extraire de l’ADN retrouvé dans des moustiques préhistoriques, combler les trous avec des gènes de grenouilles, puis battre le tout pour créer un dinosaure en chair et en os) sont déjà dépassés.

«Il faut bien le reconnaître», déclare Claire Dearing, la directrice de Jurassic World (jouée par Bryce Dallas Howard): «de nos jours, les dinosaures n’impressionnent plus personne».

Que faire, donc, pour remettre des étoiles dans les yeux des masses désabusées? Réponse: élaborer une créature plus grande, plus impressionnante, plus majestueuse; un dinosaure capable de transcender les lois de la nature. Armés de leurs tubes à essai et de leur folie des grandeurs, les scientifiques s’attellent à leur création originale. Ils bardent le génome du tyrannosaure d’ADN de seiche et de grenouille reinette pour créer leur Mathusalem sur mesure: l’Indominus rex. Après tout, pourquoi imiter Mère Nature lorsque vous pouvez la surpasser?

A ce stade, votre radar à inepties scientifiques est sans doute en alerte. Mais la question demeure: est-il vraiment impossible de créer un mastodonte préhistorique en utilisant un patchwork d’ADN de différents animaux?

L’avènement du pouletosaure

La création d’un dinosaure est une entreprise bien moins fantaisiste qu’elle pouvait le paraître à l’époque du premier film. Depuis 1993, les mondes de la génétique préhistorique et de la biologie du développement ont fait des pas de géants. Certains scientifiques parlent même d’inverser l’évolution de poulets afin de les transformer en dinosaures– on pense notamment à Jack Horner, le paléontologue ayant inspiré le personnage d’Alan Grant dans Jurassic Park, qui a officié comme consultant ès dinosaures auprès des créateurs de Jurassic World. En théorie, il est possible «d’inverser l’évolution» des poulets afin d’avoir accès à des gènes préhistoriques à la base de plusieurs caractéristiques des dinosaures: leurs dents, leurs écailles, leurs serres… Résultat: le pouletosaure!

Mais dans ce scénario, on se contente de travailler avec les moyens du bord: un génome de poulet comportant quelques vestiges de leur évolution. Le fait de mélanger des éléments issus d’espèces complètement différentes nécessiterait un peu plus d’imagination. 

Mammouth laineix; au Royal BC Museum de Victoria (Canada). Via Wikipedia, License CC.

Il suffit d’interroger les scientifiques qui cherchent aujourd’hui à recréer le mammouth laineux– et ce via l’épissage de gènes du mammouth présents dans le génome de l’éléphant moderne.

Ou encore ceux qui tentent de faire revivre la tourte voyageuse (espèce aujourd’hui disparue) en greffant son ADN sur celui d’un pigeon.

La bonne nouvelle?

«Ce n’est pas impossible», explique Robert DeSalle, généticien au Sackler Institute for Comparative Genomics et co-auteur deThe Science of Jurassic Park And The Lost World Or, How To Build A Dinosaur: «la technologie nécessaire existe déjà».

Le savoir-faire permettant de combiner des génomes différents n’est pas qu’une affaire de science-fiction. Voilà plusieurs années que nous créons des mutants hybrides: nous les appelons «OGM». 

Chaque jour, des millions de personnes avalent des fraises comportant des gènes antigel de poisson (flet) ou des oranges porteuses de gènes protecteurs hérités du cochon. Et la faune n’est pas épargnée: voilà plusieurs décennies que les chercheurs colorient des embryons de poissons zèbres et de geckos léopards avec des protéines vert fluorescent provenant de méduses et de coraux pour mieux suivre leur développement. Mais alors, où sont les rhinosaures? Où est le Clairodactyle, cet hybride doté d’une faculté rare: pouvoir voler sur de longues distances en talons hauts?

Dinos > fraises

Le seul petit problème, c’est que les dinos sont un peu plus complexes que les fraises. Pour créer un légume ou un fruit OGM, il suffit d’isoler le gène de la caractéristique recherchée. Pour créer un parc à la Jurassic World, il faudrait reproduire des caractéristiques impliquant plusieurs centaines de gènes.

Prenez le camouflage, qui est l’un des atouts (attention spoilers!) de l’Indominus rex (à la grande surprise de ses dresseurs). La capacité à se fondre dans l’environnement requiert plusieurs mutations de gènes associés au système nerveux, à la peau, aux hormones et à la sensibilité thermique.

«Il s’agit sans doute de toute une gamme de gènes», affirme Beth Shapiro, professeur d’écologie et de biologie de l’évolution à l’université de Californie à Santa Cruz et auteure de How to Clone a Mammoth: The Science of De-Extinction.

Autrement dit, ce n’est pas une simple affaire de copier-coller génétique.

«Lorsque les génomes évoluent, ils ne le font pas en circuit fermé», explique Shapiro. «Ils évoluent dans le contexte du génome dans son ensemble».

Une grande partie des gènes manipulés sont pleiotropiques– ce qui signifie que leurs informations codées correspondent à plusieurs caractéristiques somatiques différentes. 

Je ne peux pas couper le gène des ailes, l’insérer dans un éléphant et m’attendre à créer un éléphant ailé

Beth Shapiro

Et ce n’est pas comme si chacun d’entre eux étaient situés au même endroit: ils se trouvent aux quatre coins du génome. On comprend ainsi un peu mieux la difficulté d’une telle entreprise. Shapiro explique que cela revient peu ou prou au fait d’essayer de remplacer les pattes avants d’un éléphant par des ailes.

«Je ne peux pas couper le gène des ailes, l’insérer dans un éléphant et m’attendre à créer un éléphant ailé», résume-t-elle non sans un soupçon d’exaspération. «Le gène des ailes, ça n’existe pas».

Une autre raison –plus importante encore– permet d’expliquer l’échec de telles tentatives. Nous avons certes séquencé des centaines de génomes animaux, mais nous ne savons pas encore comment chacun d’eux fonctionnent dans sa globalité. En un sens, nous disposons du vocabulaire permettant décrire le langage de la biologie, mais nous n’avons pas encore maîtrisé la grammaire.

DeSalle: «Nous avons accès aux séquences du génome du poulet depuis une décennie, mais lorsqu’il s’agit de les comprendre, on est pas encore sorti du poulailler». 

Jurassic World est donc dans le vrai: dans la réalité, le fait d’injecter une caractéristique complexe dans un génome étranger reviendrait à implanter une espèce étrangère dans l’écosystème fragile d’une île. (Il s’agit d’ailleurs là d’un parfait résumé de l’intrigue de Jurassic Park). Quelles que soient les précautions prises, personne ne peut prédire la chaîne d’interactions complexes qui en découlerait. Seule conséquence prévisible: la destruction d’un système dans son ensemble –et une bonne inspiration pour un film à grand spectacle.

«On parle ici de mêler et d’associer des génomes séparés par des centaines de millions d’années d’évolution», explique David Blockstein, chargé de recherches au sein du National Council for Science and the Environment et directeur du Passenger Pigeon Project (projet sur la tourte voyageuse). «Difficile d’imaginer que cela puisse fonctionner».

Mais Jurassic Park n’a jamais eu pour but de faire toute la lumière sur l’aspect scientifique de la résurrection d’espèces disparues. Son but premier était d’imaginer l’impossible. Regarder Jurassic World, c’est éprouver à nouveau le frisson que nous avons ressenti en voyant le monstre de Frankenstein s’animer, ou en voyant le protagoniste d’H.G. Wells mettre en marche sa machine à voyager dans le temps. L’espace d’un instant, l’homme dépasse sa propre condition, son esprit toise de haut l’ensemble de la création, aussi indomptable que… eh bien, que l’Indominus rex.

Et puis l’instant d’après, il se fait bouffer

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Selon le futurologue Ray Kurzweil, nos cerveaux seront connectés à Internet d’ici 2030


Ah bien là, j’espère que non ! L’homme aime bien dépasser les limites, mais cela ne veut pas dire plonger dans la folie. Non, mais imaginez que tout se pirate aujourd’hui, tout ce qui est connecté, auto, frigo, pompe à perfusion, stimulateur cardiaque, ordinateur et la liste est longue, peu représenter un danger d’être hacker, alors pourquoi pas le cerveau ? En plus quand un réseau plante, comment le cerveau va réagir ? Ce ne serait probablement pas un bien pour l’humanité
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Selon le futurologue Ray Kurzweil, nos cerveaux seront connectés à Internet d’ici 2030

 

<a href="https://www.flickr.com/photos/circasassy/8204342398/">A treatise on anatomy, physiology, and hygiene .. (1849)</a> | CircaSassy via Flickr CC <a href="https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/">License By</a>

A treatise on anatomy, physiology, and hygiene .. (1849) | CircaSassy via Flickr CC License By

Repéré par Jean-Laurent Cassely

Dans un futur pas si lointain, le cerveau humain pourrait bien se prolonger dans le cloud.

C’est un classique de la science-fiction qui pourrait devenir réalité si l’on en croit Ray Kurzweil, pionnier de l’intelligence artificielle et chef de l’ingénierie chez Google. Lors d’une série de conférences début juin, le futurologue a affirmé que le cerveau se prolongerait dans le flux d’informations des objets connectés, ce qu’on appelle désormais le cloud (informatique en nuage, dans laquelle les serveurs fonctionnent en réseau sur internet). En d’autre terme que notre cerveau sera lui aussi connecté au réseau.

Selon Kurzweil, qui est célèbre pour avoir popularisé la notion de singularité, qui désigne un futur proche dans lequel l’humanité sera augmentée au point que le règne humain et les machines seront devenus un même ensemble dont les parties seront indiscernables, «notre pensée sera un hybride de pensées biologiques et non biologiques. Nous allons graduellement fusionner et nous améliorer. Selon [lui], c’est la nature de l’être humain –de transcender ses limites», relate l’International Business Times. Dans les années 2030, l’origine de nos pensées serait alors majoritairement non biologique, affirme-t-il.

Réalité augmentée

Nous construirons donc des passages entre le cerveau humain et l’extérieur connecté, le fameux cloud, en conséquence de quoi nous baignerons en permanence dans un univers de réalité augmentée. Et, comme dans les pires scénarios de fiction du genre, nous pourront effacer sélectivement des parties de notre mémoire et en retenir à l’inverse d’autres, précise le site Computer World.

Kurzweil a bien alerté par le passé sur l’ambivalence des inventions technologiques, qui recèlent des promesses de progrès mais aussi des dangers nouveaux. Mais on se demande combien il faudra payer pour disposer d’une cybersécurité suffisamment résistante pour ne pas être victime d’un hacker souhaitant implanter de faux souvenirs dans notre cerveau-cloud. Et on ne sait pas encore ce qu’il adviendra de notre cerveau lorsque les serveurs à distance planteront, ce qui, n’en doutons pas, continuera de se produire dans le futur…

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Comment réagirait votre corps dans l’espace?


Les films de science-fiction aiment bien faire des scénarios qui pour certains sont  plausible, mais d’autres fois, ils sont complétement en dehors de la réalité. Alors dans l’espace, un astronaute abandonné dans le vide que se passe-t-il vraiment ? Comment sera sa fin ?
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Comment réagirait votre corps dans l’espace?

 

Comment

Si vous étiez sans équipement dans l’espace, votre corps n’exploserait pas contrairement à  ce que montrent certains films.Photo Gentside

C’est un grand classique de la science-fiction. Un personnage part dans l’espace et soudainement il se trouve abandonné dans le vide spatial sans un équipement approprié. Sans surprise, l’incident lui est souvent fatal. Toutefois, les films présentent des scénarios assez variés sur la façon dont mourrait un humain exposé à l’espace. Des scénarios qui sont quasiment tous faux.

Même si cette idée ravit certains scénaristes et auteurs, le corps humain n’exploserait pas. En effet, les tissus conjonctifs de la peau parviennent à contenir la pression interne, et ce même dans l’espace. Autre possibilité parfois évoquée: le fait que les liquides organiques et notamment le sang se mettent à  bouillir, en raison de la baisse de pression extérieure.

Mais là encore, c’est faux pour la même raison que l’hypothèse précédente: votre corps est un système fermé donc les composants qu’il contient ne sont pas directement exposés aux conditions très particulières du vide spatial. Et si votre corps ne se met ni à exploser, ni à bouillir, il ne se mettra pas non plus à congeler

Pour autant, c’est une certitude: se trouver dans l’espace sans équipement adapté conduira bien à votre mort. Tout simplement parce que les conditions spatiales pousseraient toutes les molécules d’air de votre corps à s’en échapper. Vous tiendriez alors à peine 10 à  15 secondes avant de vous évanouir, puis une durée comparable avant de mourir.

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Le Saviez-Vous ► Star Trek : pourquoi M. Spock a-t-il des oreilles pointues?


Les oreilles pointues de M. Spock n’étaient pas un accessoire pris par hasard. Ils étaient une suite du folklore américain. L’acteur a dû malgré lui, endurer le rituel de la pose de ses oreilles qui comme effets spéciaux étaient un accessoire peu couteux et donnait l’effet d’être un vulcain au regard inquiétant tout en l’humanisant
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Star Trek : pourquoi M. Spock a-t-il des oreilles pointues?

 

Pour M. Spock, le producteur Gene Roddenberry imagine des oreilles pointues afin de conserver au personnage un aspect inquiétant. Entre l’elfe des contes et légendes et le grand méchant loup. Effet frisson garanti.

LE SCAN TÉLÉ – L’acteur américain décédé à l’âge de 83 ans d’une maladie pulmonaire s’était rendu célèbre grâce à ces deux appendices étranges. En voici les origines.

Les oreilles pointues de M. Spock font partie intégrante de la mythologie de Star Trek au même titre que le fameux salut vulcain imaginé par le regretté Leonard Nimoy, décédé le 27 février 2015 à l’âge de 83 ans, des suites d’un insuffisance pulmonaire à Los Angeles.

Mais quel mystère se cache derrière ces appendices auditifs étranges? Quelles sont exactement les origines de ces célèbres oreilles? Bref, pourquoi M. Spock a-t-il des oreilles pointues? Tout cela remonte au début des années 60.

En 1963 pour être précis, Gene Roddenberry, ancien pilote de bombardier qui avait participé à la guerre du Pacifique imagine la série Star Trek. À côté du fougueux capitaine James T.Kirk (incarné par William Shatner), il adjoint un personnage appelé Spock qui dans la première version du scénario est un martien aux cheveux rouges. Les producteurs de la NBC le forcent rapidement à humaniser cet extraterrestre débarqué de la planète Vulcain.

Roddenberry optempère. Mais il tient à garder au personnage un côté singulier. Les oreilles pointues sont un des gadgets de l’époque qui fleurissent dans les show télévisés comme La Quatrième dimension (The Twilight Zone) dès lors qu’il s’agit de représenter un extraterrestre, un monstre venu d’aillleurs. Il s’agit en quelque sorte d’une convention.

Dans le folklore américain, ainsi que dans les contes et légendes, et plus précisément à l’époque de Halloween, les vampires et les elfes malfaisants arborent ce genre d’oreilles démesurées qui rappellent le grand méchant loup. On se souvient encore de la comptine:

«Que vous avez de grandes oreilles , mère grand». «C’est pour mieux t’écouter, mon enfant», répond le loup à l’intérieur de son déguisement.

Un aspect inquiétant

Pour Spock, Gene Roddenberry choisit des oreilles pointues afin de conserver au personnage un aspect inquiétant. Techniquement, cela ne coûte pas cher. Et visuellement, l’effet d’étrangeté est garanti. C’est le concepteur d’effets spéciaux Fred Phillips qui se charge de la création de ces oreilles vulcaines.

Au départ, Leonard Nimoy n’apprécie pas la pose quotidienne de ces deux morceaux de plastique qu’on lui colle avant chaque tournage. Roddenberry lui promet même de trouver une astuce de scénario pour les lui raboter au fil des épisodes… Ce qui ne sera jamais le cas.

Plus récemment, lors d’une interview survenue à l’occasion de la sortie de Star Trek Into Darknesssorti en 2013, Leonard Nimoy était revenu sur cette fameuse paire d’oreilles qui aura fait sa gloire au même titre que ses pyjamas bleus et sa frange d’empereur romain.

Nimoy ne s’était pas fait tirer l’oreille pour raconter une anecdote assez peu connue des «Trekkies»:

«À l’époque où je jouais dans la série Star Trek, s’était-il souvenu. Et un petit gars des effets spéciaux avait cru bon me faire une blague. Il avait changé la colle qui servait à fixer mes oreilles de Spock contre de la super glue. À la fin de la journée, impossible de retirer ces prothèses en pointe. Je suis donc reparti chez moi avec. En espérant pouvoir les décoller sous une douche brûlante. C’est finalement ce qui s’est passé, grâce notamment à l’aide de ma femme qui a frotté durant des heures. Dans les années 60, nous utilisions des maquillages et des colles plutôt rudimentaires. Nous étions des pionniers! C’est pour ça qu’au fil des épisodes, j’ai développé toutes sortes d’allergies cutanées.»

http://tvmag.lefigaro.fr/