Quels sont les effets du cannabis sur le cerveau des adolescents?


Personnellement, je ne comprends pas vraiment pourquoi qu’on veut légaliser le cannabis, ce besoin d’avoir quelque chose d’artificiel pour vivre m’apparait aberrant, mais bon. Malheureusement, légal ou pas, les adolescents sont plus à risque de prendre cette substance alors que leur cerveau est en pleine maturation
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Quels sont les effets du cannabis sur le cerveau des adolescents?

 

 

Photo :  iStockphoto

Un texte de Danny Lemieux de Découverte

Les adolescents canadiens sont parmi les plus grands consommateurs de cannabis au monde. Le cannabis est-il une drogue douce comme on le prétend souvent? Son image inoffensive est-elle scientifiquement exacte?

L’adolescence est souvent associée à une période de sensations fortes. L’univers des drogues intrigue. Facilement accessible, le joint de cannabis dérègle les perceptions et procure un plaisir sensoriel.

Chez l’adulte, l’impact durable sur la santé est habituellement négligeable, mais qu’en est-il pour l’adolescent? Au-delà des sensations passagères, le cannabis est une drogue complexe, dont les effets à long terme sont difficiles à isoler. Malgré les nombreuses études publiées, il subsiste encore des zones d’ombre. Didier Jutras-Aswad, psychiatre à l’Université de Montréal, a revu 120 études scientifiques sur le cannabis et ses effets sur le cerveau des adolescents.

Premier constat : fumer avant l’âge de 15 ans pose de plus grands risques

« L’adolescence est vraiment une période critique sur le plan de la maturation cérébrale. » — Didier Jutras-Aswad, psychiatre

Cette période s’avère « un moment où le raffinement de la communication entre les différentes zones du cerveau va finalement se développer, se raffiner, et c’est une période où, quand on vient altérer le développement normal du cerveau, il peut y avoir des conséquences à plus long terme », ajoute M. Jutras-Aswad.

Adolescence rime souvent avec insouciance. Dans ce contexte, il est normal que psychose, névrose et schizophrénie soient des mots qui ne font pas partie du vocabulaire. Difficile de dire avec certitude si le cannabis cause la maladie mentale, mais il agit certainement comme facteur déclencheur d’une maladie latente. La psychose, comme la schizophrénie, touche environ 1 % de la population.

Chez l’adolescent qui consomme régulièrement, dans l’ensemble, le risque de psychose ou de schizophrénie est multiplié par quatre ou cinq.

Dans ses publicités de prévention, le gouvernement canadien soutient que « la marijuana est en moyenne de 300 % à 400 % plus forte qu’elle l’était il y a 30 ans ».

Il faut toutefois mettre ces risques en perspective. Au Québec, près de 50 % des finissants au secondaire avouent avoir consommé du cannabis au cours de la dernière année. Aussi, 80 % des jeunes consommateurs de cannabis cesseront de consommer avant la fin de leur adolescence.

Par contre, un jeune sur 10 développera une dépendance. Et c’est principalement lui qui court le plus de risques.

Deuxième constat : les adolescents ne sont pas tous égaux face à la dépendance

« On est en train de s’apercevoir sur le plan scientifique de la portée de l’effet de cette substance-là, particulièrement chez les individus qui sont vulnérables autant sur le plan génétique que sur le plan psychologique. » — Didier Jutras-Aswad, psychiatre

En effet, les prédispositions génétiques combinées à certains facteurs comme l’anxiété multiplient par huit ou neuf le risque de dépendance. Au quotidien, des indices concrets peuvent trahir une certaine vulnérabilité.

Une question de molécules

Comment le cannabis laisse-t-il son empreinte sur le cerveau? Le grand responsable, c’est le THC. Cette molécule parvient à modifier le fonctionnement du système endocannabinoïdes, un ensemble de neurotransmetteurs, de récepteurs et d’enzymes responsables en partie de la maturation cérébrale.

Naturellement produits par le cerveau, les endocannabinoïdes sont présents dans des zones associées à l’apprentissage, la motivation et la prise de décision.

La structure moléculaire du THC ressemble à celle des endocannabinoïdes. Cette ressemblance lui permet de se lier à certains récepteurs présents à la surface des neurones. Ainsi trompés, les neurones sont incapables de réguler leurs messages.

La dose et la fréquence à partir de laquelle le cannabis modifie le cerveau des ados vulnérables restent floues, voire inconnues.

L’émission Découverte présente dimanche à 18 h 30 un reportage complet sur le cannadis et l’adolescence sur ICI Radio-Canada Télé.

Quels effets à long terme?

Le THC altère le cerveau. Mais les conséquences sont-elles irréversibles pour autant? Selon le pédiatre Richard Bélanger, la question mérite d’être posée.

« On n’a pas encore la capacité scientifique de déterminer d’une manière exacte les conséquences des changements [du THC sur le cerveau]. » — Richard Bélanger, pédiatre

« On a de plus en plus d’évidences que, en effet, il y a des changements structurels et fonctionnels du cannabis au niveau cérébral, mais les conséquences exactes, je ne suis pas si sûr qu’on a assez d’information pour le dire d’une manière aussi certaine », ajoute M. Bélanger.

Didier Jutras-Aswad est du même avis. Puisque le cerveau est une machine complexe, il croit qu’il ne faut pas sous-estimer sa capacité d’adaptation.

Moins de 10 % des fumeurs de cannabis courent un risque réel pour leur santé. Dans ce sens, plusieurs s’entendent pour dire que rien ne sert de diaboliser le cannabis.

D’autres effets insoupçonnés

L’usage répété du cannabis a déjà été associé à plusieurs problèmes de santé tels que les dépendances, l’initiation et le maintien du tabagisme, certaines maladies mentales (la dépression, les troubles anxieux et la psychose). Il est également admis que les jeunes consommateurs s’exposent également à un développement cérébral altéré, à des troubles cognitifs au long cours et à des performances scolaires moindres.

En outre, la fumée du cannabis contient plus de substances cancérigènes que celle du tabac.

Tout cela ne semble pas effrayer le jeune consommateur de cannabis. Par contre, plusieurs semblent craindre les répercussions du cannabis sur leur santé sexuelle. En voici des exemples :

Chez les filles 

  • Apparition de montées laiteuses (galactorrhée)

Chez les garçons

 

  • Suppression de la testostérone
  • Baisse des performances sexuelles et de la libido
  • Développement des seins (gynécomastie)

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Vous n’êtes pas seul dans la pièce?


Je ne crois pas aux fantômes et il semble que la science a réussi à fabriquer un fantôme en laboratoire. Ainsi, ils peuvent mieux comprendre que ce soit chez une personne ayant des troubles neurologies ou encore, chez personnes saines dans des conditions propices.
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Vous n’êtes pas seul dans la pièce?

 

Photo :  École polytechnique de Lausanne

Une nouvelle étude explique en partie le phénomène de sensation de présence, où une personne ressent qu’elle n’est pas seule dans une pièce alors qu’elle l’est.

La science explique habituellement ce phénomène par l’épilepsie, des accidents vasculaires cérébraux, des migraines et des tumeurs. Dans cette nouvelle recherche, l’équipe d’Olaf Blanke de l’École polytechnique de Lausanne, en Suisse, a conçu un robot capable de faire ressentir à des personnes en santé ce sentiment de présence en leur donnant la sensation que quelqu’un les touche dans le dos quand ils tendent la main vers l’avant. Le cerveau, incapable de traiter ces sensations contradictoires, fait ressentir aux participants la sensation qu’une personne est présente derrière eux.

Les chercheurs ont pu démontrer que ce « sentiment de présence » émanait d’une altération des signaux cérébraux dits « sensorimoteurs », qui permettent la conscience de son propre corps à travers ses mouvements et sa position dans l’espace et dans le temps.

Dans leur expérience, ils sont parvenus à faire en sorte que le cerveau du participant n’attribue plus ces signaux comme étant ceux de son corps, mais comme émanant de quelqu’un d’autre, révèle l’article publié dans Cell Current Biology.

École polytechnique de Lausanne Photo :  École polytechnique de Lausanne

L’étude

Les chercheurs ont d’abord analysé le cerveau de 12 personnes souffrant de troubles neurologiques, pour la plupart épileptiques, ayant vécu cette « apparition ». L’examen d’imagerie par résonnance magnétique révèle des lésions dans trois régions corticales : le cortex insulaire, le cortex pariéto-frontal et le cortex temporo-pariétal.

Or, ces trois zones sont impliquées dans la conscience de soi, le mouvement et le sens de la position. Ce sont précisément ces multiples informations sensorielles que le cerveau doit conjuguer, de sorte que nous ayons une perception cohérente et unitaire de notre propre corps.

Les scientifiques ont induit une première expérience contradictoire. Les yeux bandés, le sujet de l’expérience effectue des mouvements du bras devant son corps. Un dispositif robotique reproduit ces mouvements à l’arrière du sujet, en lui touchant le dos. Cette expérience crée une discordance spatiale, mais le cerveau parvient à la résoudre.

Afin de créer l’illusion, les chercheurs ont également dû induire une discordance temporelle. Ils ont introduit un bref délai entre les mouvements du sujet et ceux du robot. Dans ces conditions asynchrones, jouant simultanément sur des perturbations temporelles et spatiales, les chercheurs ont pu induire l’illusion fantôme.

Une expérience difficile

Le participant ignore tout du but du test. Après environ 5 minutes, les chercheurs lui demandent ce qu’il a ressenti. Spontanément, plusieurs sujets témoignent d’un fort sentiment de présence – jusqu’à quatre « fantômes », alors que, bien sûr, personne ne se trouve derrière eux.

Chez certains, la sensation a même été si forte, qu’ils ont demandé à arrêter l’expérience.

« Pour la première fois, notre expérience induit la sensation d’une présence étrangère, en laboratoire. Elle montre qu’on peut le faire en dehors de situations extrêmes, en mettant en conflit des signaux sensorimoteurs. Le système robotique imite ce que ressentent certains malades ou certaines personnes saines dans des circonstances extrêmes. Ceci confirme qu’il s’agit d’une perception altérée de leur propre corps.  » Olaf Blanke

Mieux comprendre la schizophrénie

Outre l’explication d’un phénomène qui imprègne de nombreuses cultures, l’intérêt de ces recherches est de mieux comprendre certains symptômes de la schizophrénie.

Ces patients souffrent souvent d’hallucinations ou de délires liés à une présence fantôme qui exerce de multiples influences ressenties par le patient. De nombreux chercheurs les attribuent à un dysfonctionnement du circuit cérébral qui intègre des informations sensorielles et les mouvements corporels.

Ces conclusions n’empêcheront personne de croire aux fantômes, mais pour les scientifiques, ces derniers n’existent que dans notre tête.

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Tueurs en série


Depuis toujours, des gens mal dans leur peau, écoeurée du système auquel ils vivent, se sont tournées vers ce qu’ils pensaient être une solution pour sauver un groupe, un peuple, le monde des effets négatifs d’une société malade. Certains ont choisi DES religions mais de façon radicale, d’autres vers des théories, mais probablement que tout à commencer par un esprit troublé
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Tueurs en série

 

Photo présumée de Michael Zehaf-Bibeau ayant circulée sur Twitter.

Photo présumée de Michael Zehaf-Bibeau (Twitter)

Le 8 décembre 1980, Mark David Chapman, 25 ans, tire cinq coups de feu sur John Lennon devant son appartement de New York. Il plaide coupable, affirmant qu’il accomplissait la volonté de Dieu. Après l’assassinat, Chapman est demeuré sur les lieux du crime, attendant la police en lisant The Catcher in the Rye, le roman de J.D. Salinger.

Le 30 mars 1981, John Hinckley Jr., 26 ans, tente d’assassiner Ronald Reagan de six coups de feu. Hinckley souffre de troubles psychiatriques et est obsédé par l’actrice Jodie Foster. Après l’attentat, la police fouille sa chambre d’hôtel et trouve une copie de The Catcher in the Rye.

Le 8 mai 1984, Denis Lortie, 25 ans, fait irruption à l’Assemblée nationale, où il assassine trois personnes et en blesse 13 autres. Lortie se perçoit comme un justicier. Il cherche à libérer le peuple québécois du joug du gouvernement de René Lévesque. Il croit suivre la volonté de Dieu. Le Dr Pierre Mailloux, à l’époque, déclare que Lortie souffre de schizophrénie paranoïde.

Le 6 décembre 1989, Marc Lépine, 25 ans, assassine 14 femmes à l’école polytechnique. Son meurtre est motivé par une misogynie délirante, devenue meurtrière. Dans une lettre, Lépine fait référence à Lortie et affirme que son geste est d’origine politique. Sans doute croyait-il libérer les hommes de l’oppression des féministes.

Le 13 septembre 2006, Kimveer Gill, 25 ans, tue un étudiant et en blesse 19 autres au collège Dawson, à Montréal. Gill était fasciné par diverses théories du complot et par la tuerie de Columbine. Dans un profil Internet, il expliquait qu’il avait rencontré une poignée de personnes décentes dans sa vie, mais que la vaste majorité étaient des êtres «mesquins, traîtres, menteurs, fraudeurs». Les gens qui le connaissaient le décrivaient comme un type exceptionnellement gentil et doux, avec «un cœur en or». Dans son journal virtuel, une entrée recensait les viols, les meurtres et les mensonges qui sont le lot de l’humanité, et demandait dans «quelle espèce de monde» nous vivons.

Le 8 janvier 2011, à Tucson, en Arizona, Jared Lee Loughner, 26 ans, tue six personnes et en blesse 13 autres, dont la représentante Gabrielle Giffords, qu’il visait en particulier. Loughner est obsédé par les théories conspirationnistes concernant, entre autres, les attentats du 11 septembre, la monnaie et le contrôle de la grammaire par le gouvernement. Il détestait Giffords, qu’il accusait d’être hypocrite.

Le 22 juillet 2011, Anders Breivik, 32 ans, tue 77 personnes et en blesse 151 autres dans un attentat visant le parti travailliste de Norvège. Breivik est un ultranationaliste qui dénonce le multiculturalisme et l’immigration musulmane en Europe. Il est d’abord déclaré schizophrène, puis jugé sain d’esprit. Son geste était apparemment une tentative d’attirer l’attention sur son manifeste identitaire de 1 518 pages.

Le 22 mai 2013, à Londres, Michael Adebowale, 22 ans, et Michael Adebolajo, 28 ans, assassinent le soldat Lee Rigby en pleine rue. Après le meurtre, ils attendent sur place et se ruent vers les policiers armés quand ces derniers arrivent sur les lieux. Les deux jeunes hommes sont Britanniques, d’origine nigériane, élevés comme chrétiens, puis convertis à l’islam. Ils justifient leur geste comme une vengeance pour les musulmans innocents tués par l’armée britannique.

Le 4 juin 2014, à Moncton, Justin Bourque, 24 ans, tue trois policiers de la GRC et en blesse deux autres. Il est obsédé par les théories conspirationnistes, en rébellion contre l’autorité, et est apparemment partisan des thèses délirantes des Free Men, qui se perçoivent comme prisonniers d’une tyrannie et qui refusent le pouvoir des États.

Le 20 octobre 2014, Martin Couture-Rouleau, 25 ans, tue un militaire et en blesse un autre avant d’être abattu par la police. Ses amis le décrivent comme «sociable, généreux et ouvert aux autres», un type «cultivé» et «toujours prêt à aider un de ses proches». Il y a deux ans, il est tombé dans les théories conspirationnistes.

«Il s’est mis à haïr le capitalisme, le “crédit” et toutes ces choses que remettent en question les théories du complot», écrit La Presse.

Le même article note que Rouleau «s’est vraiment souvent fait décevoir par l’humain. À un moment donné, il a voulu comprendre pourquoi il y avait tant de merde dans le monde».

Il s’est converti à l’islam radical et a commencé à promettre l’enfer aux «hypocrites» et aux «mécréants».

Deux jours plus tard, le 22 octobre 2014, Michael Zehaf-Bibeau, 32 ans, tue un militaire à Ottawa avant de faire irruption au Parlement, où il est abattu par le sergent d’armes. On sait encore peu de choses sur lui. Il avait eu des démêlés avec la justice, pour des affaires de drogue, de bris de conditions et de menaces. Il se serait lui aussi récemment converti à l’islam.

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Le héros de The Catcher in the Rye, Holden Caulfield, est un adolescent marginal, en rébellion contre un monde faux, insensible et superficiel. Il n’aime réellement que sa petite sœur de 10 ans. Son rêve — qui donne son titre au roman — est de protéger des jeunes enfants qui jouent au baseball dans un champ de seigle, au bord d’un précipice, et de les attraper avant qu’ils ne tombent. Caulfield est un jeune homme meurtri, dégoûté par l’artificialité médiocre des adultes, qui rêve de préserver l’innocence du monde.

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Tous des hommes. La plupart dans la vingtaine. À des points divers sur le spectre qui mène de la santé à la maladie mentale. Certains plus délirants, d’autres plus lucides.

Plusieurs avalés par des théories conspirationnistes qui décrivent un système corrompu, contrôlé par un réseau d’intérêts financiers, militaires ou politiques, ou les trois à la fois. Des jeunes hommes convaincus que leur société vit sous le joug d’une puissance occulte, qui gâche leur vie et exploite les faibles. Les ennemis varient : des féministes aux capitalistes, en passant par les musulmans, le multiculturalisme, le gouvernement, l’Occident et la CIA.

Dans plusieurs cas, des types sensibles, blessés par un monde moins idéal, pur et propre qu’ils l’auraient souhaité. Radicalisés par leur déception et leurs échecs au point de sombrer dans une pensée sans nuance, érigée en certitude absolue. Des fantasmes de pureté, de nettoyage et de rédemption, doublés d’une incapacité à endurer le vide, la faiblesse ou l’ambiguïté morale. L’humanité divisée entre les innocents à sauver et les exploiteurs à décimer. Des anges déchus devenus justiciers solitaires.

Couture-Rouleau et Zehaf-Bibeau se sont apparemment tournés vers l’islamisme. Ils ne sont pas les seuls, et ils ne seront pas les derniers. Comme tous les fanatismes, l’extrémisme musulman propose le fantasme d’une justice divine, la défense des innocents contre les forces du mal, et l’accession à un monde meilleur.

La croisade djihadiste exerce une attraction irrésistible sur certains jeunes prêts à mourir pour combler leur vide par un absolu existentiel. Dans son recrutement, al-Qaida propose d’ailleurs de cibler, entre autres, les idéalistes déçus et les personnes en détresse.

Aux prises avec la même infection existentielle, d’autres jeunes hommes ont trouvé un refuge idéologique dans les délires des Free Men, les chimères ultranationalistes et autres rêves de rédemption politique ou personnelle. N’importe où hors de ce monde, écrivait Baudelaire.

Tous sont libres de tirer leurs propres conclusions et enseignements de ces tragédies. Cela dit, expliquer les attentats en se limitant à évoquer les croyances de leur auteur, c’est peut-être confondre la fin et le commencement de l’histoire.

* * *

À propos de Jérôme Lussier

Jérôme Lussier est juriste et journaliste. Au cours des dernières années, il a notamment travaillé à Radio-Canada et tenu un blogue au journal Voir, en plus d’avoir été conseiller politique à la Coalition Avenir Québec. Il blogue sur les enjeux sociaux et politiques contemporains à L’actualité depuis 2013. On peut le suivre sur Twitter : @jeromelussier.

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Santé mentale: docteur, j’hallucine!


Les hallucinations visuelles ou auditives ne sont pas juste des signes de schizophrénie, elles peuvent être présentent même chez des personnes  »normales » en bonne santé mentale. Il y a plusieurs raisons que ces hallucinations surgissent, les émotions, un deuil, la fatigue, médicaments etc …
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Santé mentale: docteur, j’hallucine!

 

Une grosse truite coincée entre les montagnes? On... (Photomontage Catherine Beaupré, La Presse)

Une grosse truite coincée entre les montagnes? On se frotte les yeux et elle a – bien évidemment – disparu! Est-ce le signe que la maladie mentale nous guette? Pas forcément. Cette hallucination peut être la conséquence d’un grand effort physique ou d’une forte dose d’émotions.

Photomontage Catherine Beaupré, La Presse

Sophie Allard
La Presse

Avez-vous déjà entendu des voix, senti une présence ou vu des petits monstres verts? Contrairement à ce que l’on croit, les hallucinations ne sont pas forcément un signe de folie. Ni de consommation de drogues, d’ailleurs. Le phénomène est bien plus commun chez les personnes dites «saines d’esprit» qu’on pourrait le croire. Sophie Allard fait le point.

Les hallucinations en 10 questions

Tantôt vues comme des messages divins, tantôt considérées comme des pathologies, les hallucinations ont longtemps été négligées par les chercheurs au-delà du folklore. Si elles recèlent encore une bonne part de mystère, on les comprend de mieux en mieux.

Qu’est-ce qu’une hallucination?

Selon la description qu’en fait le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux DSM-5, il s’agit d’«expériences de type sensoriel qui surviennent sans stimulus externe. Elles sont saisissantes et claires, avec la force et l’impact des perceptions normales, et sans contrôle de la volonté». À distinguer des illusions ou erreurs de perception ou des impressions de déjà vu.

En clair, «les hallucinations sont des choses que l’on perçoit mais qui n’existent pas, elles surviennent de façon spontanée et s’imposent à nous», explique Roger Godbout, psychologue, professeur de psychiatrie à l’Université de Montréal et chercheur au Laboratoire et clinique du sommeil de l’hôpital Sacré-Coeur de Montréal.

Les hallucinations chez les «gens normaux» sont-elles communes?

Tout un chacun est susceptible d’halluciner un jour ou l’autre.

«Une personne sur cinq aura au cours de sa vie une perception qui se rapporte au phénomène hallucinatoire», indique le Dr Luigi De Benedictis, psychiatre et chef du Programme des troubles psychotiques de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

Selon les études, on parle d’hallucinations pures chez 5 à 15% de la population.

«On associe généralement les hallucinations à la schizophrénie. Or, la prévalence de la maladie dans la population n’est que de 1%. Force est de constater que les hallucinations sont loin d’être le monopole des gens qui souffrent de problèmes de santé mentale.»

Qu’est-ce qui distingue les hallucinations du schizophrène de celles de tout un chacun?

«Les phénomènes hallucinatoires associés aux maladies mentales comme la schizophrénie vont avoir une connotation extrêmement négative, ils seront extrêmement perturbants, indique le Dr De Benedictis. Souvent, le schizophrène entendra des voix qui conversent à son propos ou qui s’adressent à lui. Dans les troubles de délire, on verra plus des hallucinations olfactives et cinesthésiques. La plupart des hallucinations visuelles sont associées à des maladies non psychiatriques.»

Le phénomène hallucinatoire touche-t-il les femmes et les hommes également?

Il semble que les femmes soient environ 5% plus nombreuses que les hommes à connaître au moins un épisode d’hallucinations dans leur vie. Est-ce parce qu’elles sont moins gênées d’en parler? Est-ce parce qu’elles vivent plus longtemps? On sait que plus on avance en âge, plus on risque d’avoir des hallucinations et plus les hallucinations se font constantes et proéminentes. Néanmoins, les hommes (2% par année) auraient légèrement plus d’hallucinations visuelles que les femmes (1,3% par année) jusqu’à l’âge de 80 ans, selon certaines études.

Les rêves sont-ils des hallucinations?

Oui et non. Le psychologue Roger Godbout explique les hallucinations à partir des rêves.

«Nous rêvons principalement durant le sommeil paradoxal. Celui-ci est produit par divers réseaux neuronaux qui doivent être actifs et coordonnés: un système nous paralyse, un autre nous coupe du monde extérieur, un autre encore fait fonctionner les régions du cerveau responsables de nos perceptions sensorielles.»

Or, il arrive que le système lié à l’imagerie ou à l’audition du rêve se manifeste seul, pouvant donner lieu à des hallucinations, précise-t-il.

Il n’est donc pas étonnant d’apprendre que bien des hallucinations surviennent durant la transition entre l’éveil et le sommeil.

«On se trouve alors dans un état de double conscience, on est donc endormi mais réveillé.» Par exemple, dans le cas du phénomène de paralysie du sommeil (ou witch riding), on peut sentir ou voir une présence, tout en étant incapable de bouger. «Autrefois, on pensait que les gens étaient fous, mais on sait aujourd’hui qu’ils ont des signes dissociés du sommeil paradoxal.»

Plus du tiers (37 %) de la population a tendance à avoir des hallucinations hypnagogiques (à l’endormissement) et 1 personne sur 10 manifeste des hallucinations hypnopompiques (à l’éveil).

Pourquoi? On ne sait pas vraiment.

«Les dernières théories du sommeil suggèrent qu’on ne dort jamais au complet, des parties du cerveau dorment et d’autres ne dorment pas. Chez des personnes qui souffrent de démence, par exemple, le sommeil paradoxal peut apparaître à n’importe quel moment», note M. Godbout.

Le corps, lorsque soumis à un stress intense, nous rend-il plus sujets aux hallucinations?

Assurément. Il n’est d’ailleurs pas rare d’entendre des athlètes raconter, après un exploit sportif extrême comme le Vendée Globe ou un ultramarathon, avoir vécu plusieurs épisodes hallucinatoires. Le mélange de fatigue, de faim et de douleur joue de vilains tours au cerveau.

Mais même un stress plus commun peut être hallucinatoire. Quelle nouvelle maman n’a jamais halluciné des pleurs de bébé? Halluciner après de longues heures de travail n’est pas rare non plus.

«Un jeune neurologue de garde pendant plus de 30 heures m’a écrit avoir halluciné les alarmes des cardiomètres et des respirateurs artificiels de son hôpital – il lui est même arrivé de continuer à entendre la sonnerie du téléphone après avoir regagné son domicil», raconte le neurologue et écrivain Oliver Sacks dans L’odeur du si bémol, l’univers des hallucinations, publié en français ce printemps.

Vous connaissez le syndrome de la sonnerie fantôme? Parce qu’on anticipe un appel prochain, on se met à sentir son téléphone vibrer alors qu’il n’en est rien. Cette vibration fantôme se manifeste même en l’absence de l’appareil. Ce syndrome touche deux personnes sur trois (67%), selon des chercheurs de Boston. Et parmi celles-ci, 87% ressentent le syndrome chaque semaine et 13% tous les jours.

En est-il de même lorsque les émotions sont trop fortes?

Tout à fait. Un accident, une dépression sévère ou une euphorie incomparable peuvent occasionner des hallucinations. Lors d’un décès d’un proche, c’est tout simplement flagrant. Près de la moitié des veufs ou veuves manifestent des hallucinations concernant leur douce moitié disparue, et ce, principalement dans les 10 années suivant le décès. Ces hallucinations font partie du processus de deuil et ne surviennent pas nécessairement chez les personnes endeuillées les plus dépressives. Selon des chercheurs américains, l’occurrence de ce type d’hallucinations est plus grande si le mariage a été long, que la relation a été harmonieuse et source de bonheur et si, de surcroît, les époux ont eu des enfants.

À l’inverse, la privation sensorielle est-elle aussi hallucinatoire?

Oui, même lorsqu’elle est partielle.

«Les personnes qui ont perdu la vue, l’ouïe et même l’odorat sont plus susceptibles de manifester des phénomènes hallucinatoires, peut-être parce qu’elles sont moins capables de discriminer certains stimuli», indique le Dr De Benedictis.

Jusqu’à 80% des individus ayant des troubles visuels manifesteraient des hallucinations simples, soit des formes ou des couleurs.

«Il n’est pas nécessaire que la privation sensorielle soit totale pour que des hallucinations se manifestent – la monotonie visuelle tend à produire des effets largement similaires», écrit Oliver Sacks.

L’auteur fait allusion au cinéma du prisonnier. «On sait depuis longtemps que les navigateurs qui scrutent des mers étales à longueur de journée « voient des choses » (en entendant éventuellement des bruits), et il en va de même des voyageurs qui parcourent des déserts où rien n’accroche le regard, ou des explorateurs polaires qui cheminent sur de mornes étendues glacées.»

Sacks explique: «L’hallucination résulte de l’activation ascendante directe de régions de la voie visuelle ventrale où le manque d’inputs sensoriels normaux induit une hyperexcitabilité.»

Y a-t-il d’autres conditions propices aux hallucinations?

«L’épilepsie, la maladie de Parkinson, un AVC ou un traumatisme crânien provoquent parfois des hallucinations, dit le Dr De Benedictis. Le type d’hallucinations va nous indiquer dans quelle région spécifique du cerveau loge l’atteinte.»

 Une chirurgie, une forte fièvre ou un sevrage peuvent également provoquer un delirium.

«On comprend mal, mais on pense qu’il peut s’agir d’un déficit dans l’apport de sang au cerveau. En stade postopératoire, les patients ont perdu du sang ou, en raison de l’anesthésie, la tension est plus basse et les sens deviennent mélangés.»

Cela dit, même un épisode de migraine peut donner lieu à des hallucinations impressionnantes!

Potentiellement hallucinatoires, les médicaments?

«Les médicaments antigrippaux provoquent parfois des deliriums, des hallucinations visuelles extrêmement complexes, comme des infestations d’insectes. Un patient disait voir des truites arc-en-ciel voler autour de lui, raconte le Dr De Benedictis. Certains corticostéroïdes provoquent des hallucinations spectaculaires, au point de converser avec des personnes imaginaires.»

Pris à fortes doses, l’anxiolytique benzodiazépine, certains hypertenseurs, les narcotiques et les opiacés sont aussi hallucinatoires.

Je suis victime d’hallucinations, dois-je consulter?

Pas nécessairement. «Il faut s’inquiéter lors d’une souffrance associée, avance le psychiatre. Si les hallucinations sont incommodantes, causent de la frustration, de la détresse et donnent des idées noires, mieux vaut consulter. Une personne qui hallucine de la musique classique pourra très bien vivre ainsi toute sa vie.»

Sources: Cerveau & Psycho, Darmouth Undergraduate Journal of Science, The Neuroscience of Hallucinations, London Review of Books, LiveScience.com, Maxisciences.com.

Petit lexique des illusions

Macaire l’Ancien

C’est en l’an 350 que l’on signale le premier cas documenté d’hallucinations. Macaire l’Ancien, un ermite dans le désert, disait recevoir la visite de «petits étrangers».

1838

Année où le mot «hallucination» entre dans le vocabulaire médical, défini par le médecin français Jean-Étienne Esquirol.

Jusqu’à 60%

Pourcentage des gens «normaux» qui entendent des voix et pensent qu’il s’agit de voix externes, surtout des anges gardiens!

À chacun ses hallucinations!

  • Syndrome de Charles Bonnet: hallucinations complexes, lilliputiennes et souvent exotiques (souvent combinées au réel)
  • Migraine: formes géométriques
  • Parkinson: étrangers, animaux domestiques
  • Trouble du déficit de l’attention et hyperactivité (TDAH) (médication): hallucinations visuelles ou tactiles d’insectes, de serpents ou de vers

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Schizophrénie, dépression, bipolarité: des mots pas faciles à dire au travail


Si une personne sur deux aura au cours de sa vie, des problèmes de santé mentale, il n’est pas normal que ceux qui savent qu’ils ont une maladie chronique aient à cacher leur maladie pour se trouver un emploi.
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Schizophrénie, dépression, bipolarité: des mots pas faciles à dire au travail

 

«Déjà à ta propre femme, tu as tendance à ne pas lui dire, à cacher la prise de... (Photo Digital/Thinkstock)

Photo Digital/Thinkstock

Charlotte HILL
Agence France-Presse
PARIS

«Déjà à ta propre femme, tu as tendance à ne pas lui dire, à cacher la prise de médicaments. Alors, avec l’employeur…»,

Jean, 39 ans, bipolaire, résume la difficulté pour les personnes souffrant de troubles psychiques à trouver leur place au travail.

Selon une étude de l’OCDE, une personne sur deux souffrira de problèmes de santé mentale à un moment de sa vie.

Les troubles légers à modérés (dépression, anxiété…) sont très fréquents avec «à tout moment 15% de la population active concernée», tandis qu’environ 5% de la population souffre de troubles graves comme la schizophrénie ou la bipolarité (aussi appelé trouble maniaco-dépressif).

Les personnes les plus gravement atteintes ont six à sept fois plus de risque d’être au chômage que les autres.

La maladie s’associe de fait souvent à des trous dans le CV et parfois des traitements aux effets secondaires importants.

Mi-juin, environ 500 personnes défilaient à Paris dans le cadre de la première «Mad pride» pour le respect et la dignité de ces personnes.

Claude Deutsch, président du comité d’organisation et membre d’«Advocacy», association d’usagers des services de santé mentale, souligne auprès de l’AFP que le regard de la société est «essentiel».

«La prise de capacité est liée au regard qu’on porte sur vous (…) encore plus dans le monde du travail, qui est plus compétitif et sélectif», dit-il.

Le handicap psychique, bien que reconnu, reste «invisible», dit-il, citant le cas d’une amie «bardée de diplômes» qui, sollicitant les structures d’aides à l’emploi pour handicapés (Cap emploi), s’est vu répondre qu’«on ne pouvait pas s’occuper d’elle parce qu’elle avait trop d’habilité».

Sur les forums de discussion, comme Carenity (consacré aux maladies chroniques), certains bipolaires se demandent s’il faut en parler au travail.

«Je me suis mordue les doigts de l’avoir fait. J’ai été cataloguée  »dingue de service »», dit une internaute, résumant un sentiment partagé.

D’autres conseillent de prendre des congés pendant les crises, de multiplier les employeurs pour brouiller les pistes, ou de créer sa propre entreprise.

Jean (nom fictif) souligne qu’il y a «deux circuits»: s’identifier comme handicapé ou se cacher, estimant que «les gens ont plutôt tendance» à choisir la seconde solution, quitte à «faire leur coming-out» plus tard.

Après un bac scientifique à 17 ans, il a fait des études de biologie, puis réussi le concours d’infirmier. Mais, depuis, malgré des «petits boulots» (vendeur, vendanges), il n’a jamais vraiment eu d’emploi.

«La situation de l’emploi n’est pas bonne. Celle des travailleurs handicapés l’est encore moins», dit-il à l’AFP, rappelant que de «toutes façons, le plus important, c’est de se soigner».

Peur des employeurs

M. Deutsch souligne aussi que le travail peut «ne pas être l’objectif principal» des malades, parce qu’«aller bien, avoir une vie dans la cité, c’est déjà pas mal».

De fait, si l’entreprise peut aider, elle peut aussi déclencher la maladie.

Paul Cossé, président de l’association «Schizo? Oui! Faire face à la schizophrénie» est le père de deux schizophrènes: un homme de 46 ans et une fille de 39 ans.

Son fils a travaillé six mois à mi-temps chez EDF, où M. Cossé était médecin du travail, mais, dit-il, «ils ne l’ont pas gardé, ils ont eu peur» alors qu’«on me disait qu’il travaillait très bien».

«Il y a des schizophrènes qui travaillent, mais pas beaucoup, parce qu’ils s’arrêtent longtemps, ils ont des traitements, et la plupart n’ont pas fait d’études», dit-il.

Matthieu de Vilmorin, 54 ans, qui souffre de bouffées délirantes estime avoir eu «beaucoup de chance». Il a eu une vie professionnelle riche (chauffeur, coursier, libraire, formateur…) et écrit un livre («Fous et folles»).

«Je sais que j’ai une faiblesse. Mais j’ai fait de cette faiblesse une richesse», dit-il à l’AFP.

Pour M. Cossé, «beaucoup de malades pourraient travailler et le vrai problème, c’est l’insertion», car «très  peu de choses sont faites», comme des aménagements d’horaire.

Ce qui bloque?

«La peur des employeurs, de ne pas pouvoir licencier, d’avoir les syndicats sur le dos».

«De toute façon, dans tous les milieux du travail, il y a des handicapés psychiatriques, on en embauche obligatoirement, puisqu’il est impossible» de les diagnostiquer d’emblée, rappelle-t-il.

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Étude du Neuro Le cerveau schizophrène interprète mal le monde


Comprendre le mécanisme du cerveau de la schizophrénie pourrait permettre à de meilleurs traitements. Déjà comprendre que la perception visuelle n’envoie pas le bon signal au cerveau est un pas, mais il reste sans doute beaucoup à faire
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Étude du Neuro

Le cerveau schizophrène interprète mal le monde

 

Le cerveau schizophrène interprète mal le monde

Crédit photo : TVA Nouvelles

Agence QMI

Une nouvelle étude menée à l’Institut et Hôpital neurologiques de Montréal (le Neuro) permet de comprendre les mécanismes du cerveau qui pourraient être à l’origine de l’interprétation erronée que font les schizophrènes du monde qui les entoure.

L’étude, menée en collaboration avec des chercheuses du Département de psychologie de l’Université McGill, révèle que des erreurs de perception visuelle chez des gens atteints de schizophrénie coïncident avec une interférence dans un signal cérébral appelé la décharge corollaire.

Selon le professeur Christopher Pack, neuroscientifique au Neuro et chercheur principal de l’étude, une décharge corollaire «est une copie d’un message du système nerveux transmise à d’autres parties du cerveau, afin de nous rendre conscients que nous effectuons quelque chose».

Sans décharge corollaire, un individu pourrait présumer que le mouvement d’un de ses membres ou la formulation d’une de ses pensées ne sont pas de lui.

Or, «la schizophrénie est une maladie qui interfère avec la capacité de penser clairement et de gérer les émotions. Les schizophrènes attribuent souvent leurs propres pensées et actes à des sources externes, comme dans le cas d’hallucinations auditives, peut-on lire dans le communiqué du Neuro.

Une décharge corollaire défectueuse ou altérée pourrait donc être à l’origine de certains symptômes observés chez les schizophrènes.

«Nous sommes donc optimistes de pouvoir arriver jusqu’à la base biologique des effets de décharge corollaire à partir des données comportementales», a indiqué le professeur Pack, ce qui pourrait aider au diagnostic et au traitement de la schizophrénie.

L’étude a été publiée dans la dernière édition du «Journal of Neuroscience».

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7 signes pour détecter un vrai psychopathe


Avoir dans son entourage un psychopathe est très destructeur. Ce genre de personne n’a pas vraiment de moralité et a une facilité de manipuler son entourage
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7 signes pour détecter un vrai psychopathe

 

On emploie souvent le terme de « psychopathe » mais sans savoir vraiment ce qu’il veut dire. Voici les 7 signes révélateurs de cette maladie.

Il ne ressent rien pour les autres

Les psychopathes ne ressentent rien pour les autres mais seulement pour eux. Ils ressentent bien biologiquement des émotions mais psychologiquement les troubles caractériels de leur maladie viennent troubler et altérer le ressenti de ces émotions. Ils n’ont aucun sentiment envers les autres. Toute émotion est ramenée à eux de n’importe quelle façon. Les autres ne sont que des objets qui servent à assouvir leurs envies.

Ce problème d’absence d’empathie explique pourquoi ils n’ont aucune morale et donc aucune limite à faire du mal à autrui physiquement et moralement. D’où leur dangerosité.

Il n’avoue jamais sa culpabilité

Mensonges, manipulations, violence… Les psychopathes sont prêts à tout pour que chaque chose conviennent à leurs envies. Tout individu, lorsqu’il n’agit pas comme le psychopathe le souhaite, lui rappelle cette réalité qu’il déteste. Il n’est pas question de déni ou de fuite de la réalité, un psychopathe cherche juste à la modifier pour qu’elle soit conforme à l’idée que lui se fait. Si quelqu’un agit différemment, il fera tout pour le détruire. Et s’il fait du mal c’est uniquement parce que les autres l’ont bien cherché.

Jamais de leur faute ? Jamais un psychopathe n’avoue sa culpabilité. Il cherche à trouver n’importe quoi pour se justifier ou tente de manipuler l’autre pour lui faire croire que tout est de sa faute.

« Pour satisfaire sa personnalité narcissique jamais le psychopathe ne doit baisser dans l’estime des autres. Il n’y a aucune préoccupation pour le sort de la victime, aucune expression d’amour et de remords » explique J.Reid Maloy, professeur de psychatrie à l’université de Californie, dans son ouvrageLes psychopathes.

Il dévalorise les autres sans cesse

Le psychopathe vit dans une réalité qu’il se fabrique. Tous les autres individus extérieurs le sortent de cette réalité et lui rappellent ce qu’il déteste. En conséquent, il a tendance à rabaisser les autres plus bas que terre continuellement. C’est une sorte d’extériorisation agressive afin de détruire tout ce qui peut lui faire mal. Un moyen d’attaquer les autres pour être sûr qu’il ne le blesse pas un jour. Etant un être tourné sur lui même, le psychopathe ne prendra pas le risque que quelque chose puisse toucher à l’estime qu’il a de lui. Pour arriver à ses fins, il est prêt à tout. Néanmoins il est important de ne pas confondre un pervers narcissique qui rabaisse pour son plaisir avec un psychopathe qui souffre d’une maladie violente beaucoup plus dangereuse

Aucune relation sociable durable

Contrairement à ce qu’on croit, les psychopathes ont quelques facilités à nouer des liens avec les autres. Mais ces liens ne durent jamais. Comme une pause au milieu de la maladie, les psychopathes ont besoin des autres pour tester la réalité. Le problème c’est qu’à cause de leurs caractéristiques narcissiques, colériques et paranoïaques n’importe quelle personne viendra un jour heurter leur susceptibilité et déchaîner leur colère sans même le vouloir. Comme un mécanisme de défense, le malade va tenter de détruire l’autre, moralement ou physiquement. Quoiqu’il arrive, les psychopathes finissent par être isolés.

Paranoïaque, il s’énerve rapidement

C’est dans son caractère colérique que l’on ressent le plus l’aspect d’un psychopathe. Cette particularité s’apparente à une sorte de délire paranoïaque parce qu’il veut être constamment admiré et envié.

« Les personnes réelles sont perçues comme des objets familiers mais néanmoins maléfiques qui attaquent et qui méritent la rage du psychopathe » explique J.Reid Maloy dans son livre Les psychopathes.

Un événement bénin, une petite insulte ou même un regard de travers peuvent suffir à renvoyer au psychopathe l’impression qu’on ne le voit pas comme il le souhaiterait.

« L’expérience consciente de rage dans le processus psychopathique débouche typiquement sur la violence en l’absence de structuration du surmoi » ajoute l’auteur.

La tromperie continuelle

Une personne atteinte de psychopathie a conscience du mal qu’elle cause à l’autre. Pour éviter que les autres ne fassent quelque chose qui lui déplaise ou l’angoisse, elle utilise la tromperie. Il y a une réelle intention de manipulation des autres pour le dénuer de tout attribut. Par ce moyen, le psychopathe est sûr de dominer et satisfaire sa personnalité narcissique.

Psychopathie : 3% d’hommes et 1% de femmes

La psychopathie est une maladie grave très peu connue qui touche 3% d’hommes et 1% de femmes.

C’est un trouble permanent du développement comportementale caractérisé par des comportements associables impulsifs et pour lesquels le sujet ne ressent aucune culpabilité.

Ce trouble psychologique peut intéragir et/ou accentuer d’autres troubles comme la schizophrénie ou la dépression bipolaire. Il existe plusieurs degrés dans la maladie pouvant aller de la psychopathie modérée à un passage à l’acte criminel et dangereux pour les autres. Elle ne peut être diagnostiquée avant 18 ans mais en générale on peut toujours constater des antécédents au cours de l’adolescence.

Source

Les psychopathes, essai de pathologique dynamique, J.Reid Maloy, 2011, Editions Frison-Roche.

http://www.medisite.fr/

Autisme: vers un médicament développé à Québec


Un traitement encore sur le plan hypothétique qui serait en voie d’être testé pour ceux qui souffre d’autisme, mais aussi pourrait apporter une aide à la schizophrénie ainsi que certaines maladies chroniques. Cela serait une très belle avancée médicale si les tests seraient concluants
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Autisme: vers un médicament développé à Québec

 

Les recherches de l’équipe du neurobiologiste de l’Université Laval Yves De Koninck pourraient mener à la mise en marché d’un médicament pour contrer l’autisme.

– PHOTO FOURNIE PAR L’UNIVERSITÉ LAVAL

PIERRE PELCHAT
Le Soleil

 

(Québec) Des recherches menées à Québec pourraient conduire, d’ici quelques années, à la mise en marché d’un médicament pour contrer l’autisme, ou du moins, en diminuer les symptômes les plus importants. Ce serait une première mondiale.

Ces travaux ont été menés par l’équipe du neurobiologiste Yves De Koninck, professeur à la Faculté de médecine de l’Université Laval et directeur scientifique de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec ou l’ex-Robert-Giffard.

Une entente a été conclue avec la pharmaceutique Roche qui effectuera les tests nécessaires pour vérifier l’efficacité de la molécule et obtenir éventuellement les autorisations pour mettre en marché le médicament.

«La route sera longue pour obtenir toutes les approbations. Si on se rend jusqu’au bout, on en a pour 4 à 5 ans. Si en cours de route, on se rend compte qu’il y a des effets secondaires et qu’il faut faire des changements, on rajoute des années», a mis en garde le chercheur.

Jusqu’à maintenant, les études pilotes avec une approche complémentaire à celle des scientifiques de Québec ont donné des résultats prometteurs.

«Je ne sais pas jusqu’où ça va aller mais les jeunes qui ont participé aux études pilotes ont montré une amélioration de leurs conditions», a-t-il dit.

Comme point de départ, on considère que l’autisme est causé par un désordre du système nerveux lors du développement du cerveau.

«La molécule que nous utilisons vient rétablir le système nerveux comme il fonctionne normalement. On vient aider les cellules qui font défaut», a-t-il expliqué.

Aussi pour traiter la Schizophrénie

En termes plus techniques, on a constaté une concentration trop faible d’une protéine appelée KCC2 dans les neurones du cerveau et de la moelle épinière à l’aide de microscopes très puissants. On a fait un lien entre le manque de cette protéine et diverses anomalies des circuits neuronaux.

«Pour l’autisme, on en déduit que cela a à voir avec la façon que le cerveau se développe», a précisé le chercheur.

Le médicament potentiel, s’il passe tous les tests, pourrait aussi être utilisé pour traiter la schizophrénie qui est caractérisée par un déficit de la protéine KCC2.

«Dans l’épilepsie, ç’a été démontré également», a précisé M. De Koninck.

L’étude clinique sur le médicament est de la responsabilité de la firme Roche. Bien des étapes restent à franchir avant de lancer l’étude. On croit qu’elle pourrait débuter d’ici un an.

Par ailleurs, le médicament qui sera testé a été développé au départ pour traiter la douleur chronique. Cette avancée a été classée parmi les 10 découvertes scientifiques de l’année en 2013 par notre chroniqueur Jean-François Cliche.

http://www.lapresse.ca

MALADIES MENTALES GRAVES : Des maladies mentales graves pourraient favoriser l’abus de drogue


Si 8,4 millions d’adultes souffrent à la fois de problèmes de santé mentale ou de toxicomanie aux États-Unis, on peut imaginer dans un avenir rapproché, du moins a mon avis, que la légalisation du cannabis ne fera qu’augmenter les troubles mentaux des personnes atteintes. Nous verrons bien avec le temps ce qui se passe dans un des états Américains des conséquences de cette légalisation.
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MALADIES MENTALES GRAVES :  Des maladies mentales graves pourraient favoriser l’abus de drogue

PHOTO ARCHIVES / AGENCE QMI

BETHESDA, Maryland – Les personnes atteintes de maladie mentale grave comme la schizophrénie ou le trouble bipolaire ont un risque plus élevé de toxicomanie, selon une nouvelle étude américaine financée par le National Institute on drug abuse.

Les auteurs de l’étude ont constaté que les personnes ayant une maladie mentale grave étaient environ quatre fois plus susceptibles d’être dépendantes à l’alcool, 3,5 fois plus susceptibles de consommer régulièrement de la marijuana, et 4,6 fois plus susceptibles d’avoir recours à d’autres médicaments au moins 10 fois dans leur vie.

«La consommation de drogues a un impact sur bon nombre de circuits cérébraux qui sont perturbés à cause de troubles mentaux tels que la schizophrénie, a indiqué Nora Volkow, directrice du National Institute on drug abuse.

«Bien que nous ne pouvons pas toujours prouver un lien de causalité, nous savons que certains troubles mentaux sont des facteurs de risque pouvant favoriser des problèmes de toxicomanie, et vice versa», a-t-elle ajouté.

Selon l’équipe de recherche, les taux de consommation de drogues chez les personnes souffrant de psychose grave peuvent être sous-estimés et soulignent la nécessité d’améliorer la compréhension du lien entre la consommation de drogues et les troubles psychotiques afin que les deux conditions puissent être traitées efficacement.

Les statistiques de l’Enquête nationale américaine de 2012 sur l’utilisation de substances indiquent que près de 8,4 millions d’adultes souffrent à la fois de problèmes de santé mentale ou de toxicomanie. Toutefois, près de 53,7 % de ces personnes ne reçoivent pas de traitement, soulignent les statistiques.

http://www.journaldequebec.com/

Hommage à Mandela : l’interprète plaide la schizophrénie


Ailleurs, ils ne savent pas d’ou il sort et ici, il semble que ce n’est pas sa première collaboration avec la présidence Sud-Africaine. Enfin, quoiqu’il en soit, ceux qui sont aperçus de l’incohérence de la traduction, auraient pu trouver un autre interprète par respect pour l’évènement et des malentendants
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Hommage à Mandela : l’interprète plaide la schizophrénie

 

Thamsanqa Jantjie, mardi Photo :  AFP/BRENDAN SMIALOWSKI

L’interprète en langage des signes qui a traduit mardi la cérémonie d’hommage à Nelson Mandela prétend avoir été victime d’une crise de schizophrénie.

Dans une entrevue au quotidien The Star de Johannesburg, Thamsanqa Jantjie se défend d’être un imposteur, et ce, malgré les accusations de la Fédération des sourds d’Afrique du Sud, qui soutient que l’interprète ne maîtrisait pas du tout cette langue.

Le principal intéressé, qui n’en était pas à sa première collaboration avec la présidence sud-africaine, explique avoir été déconcentré par des voix imaginaires et des hallucinations.

« Je ne pouvais rien y faire, déplore-t-il. J’étais seul dans une situation très dangereuse. J’ai tenté de me contrôler et de ne pas montrer au monde entier ce qui était en train de se passer. Je suis vraiment désolé, mais c’est la situation dans laquelle je me suis retrouvé. »

L’homme de 34 ans, qui dit prendre des médicaments pour combattre sa maladie, est incapable de dire si c’est l’importance du moment qui a provoqué l’apparition de ces symptômes.

La présidence sud-africaine a ouvert une enquête sur cette affaire.

 

http://www.radio-canada.ca