Le Saviez-Vous ► Il était une fois la maladie: la schizophrénie


Être schizophrène n’a pas toujours été reconnu dans l’histoire de l’homme. Le pire moment pour être un schizophrène n’était pas dans l’Antiquité, mais plutôt au Moyen-Âge ! Juste à penser à la chasse aux sorcières, ces personnes étaient plus souvent qu’autrement accusé de faire un pacte avec le démon. Heureusement, au fil des siècles, cette maladie mentale est mieux comprise et des traitements ont été conçus pour aider ces personnes à mener une vie « normale »
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Il était une fois la maladie: la schizophrénie

 

Jacques Beaulieu

Chroniqueur et communicateur scientifique

La schizophrénie à travers les âges

Dans un premier temps, effectuons ce survol rapide de la perception de la maladie mentale dans la médecine occidentale :

L’Antiquité

Vème siècle av. J.-C.

Pythagore : Il est le premier à affirmer que le cerveau est le siège de l’intelligence et des maladies mentales.

Platon : Il enseigne que le principe vital est l’âme. Il illustre le conflit existant entre la raison, l’ordonné, le rationnel, et les appétits inférieurs désordonnés.

IVème siècle av. J.-C.

Aristote : Il décrit la notion de conscience qui est composée selon lui de trois piliers : sensation, conation (effort qui permet la naissance de la volonté) et l’affectivité.

Ier siècle av. J.-C.

Cicéron : Selon lui, l’homme est le seul responsable de son comportement, qu’il soit normal ou non.

1er siècle

Soranus : Il affirme pouvoir guérir les malades mentaux en parlant avec eux de sujets qui les intéressent ou dont ils ont peur.

Le Moyen Âge

IVème siècle

Saint-Augustin : Il est le premier à parler du pouvoir de l’introspection. Il écrit que l’homme doit se livrer à un examen rigoureux de lui-même, mais aussi bénéficier de l’aide spirituelle de Dieu.

XIIIème siècle

Saint Thomas d’Aquin : Comme Aristote, il croit que le cerveau est le siège des maladies mentales mais croit que le diable peut arrêter complètement la raison en troublant l’imagination et l’appétit sensible, comme cela se voit chez les possédés.

XIIIème siècle

La chasse aux sorcières. Transes, expériences oniriques, hallucinations, hystéries et psychoses délirantes sont le lot de ces «êtres faibles», fort probablement plus des malades mentaux que des possédés du démon. Mais comme il était admis que seul Dieu ou le diable avaient la possibilité de connaître l’avenir, gare à ces «sorcières et sorciers» qui se permettaient de prédire l’avenir. Le leur s’arrêtait souvent bien brusquement sur le bûcher.

La Renaissance

XVème siècle

L’expérience humaine redevient à la mode. L’étude des classiques, bannie au Moyen Âge, permet de commencer à dissocier maladie mentale et démons.

XVème siècle

Paracelse : Cet illustre alchimiste et penseur prend position contre les chasseurs et les brûleurs de sorcières.

L’ère moderne

XVIème siècle

Félix Platter : Ce médecin débute une classification des maladies mentales. Selon ce docteur, la plupart de celles-ci sont dues à des lésions du cerveau, sauf les fantasmes sexuels, qui seraient dus à l’œuvre de Satan. On ne peut pas se libérer de tous les démons si rapidement…

Jean Weir : À l’exemple de Paracelse, il condamne les bûchers et les chasseurs de sorcières. Il y consacre un livre, De praestigiis daemonarium (De l’imposture du démon) qui lui vaudra le sobriquet de «weirus heraticus». Dans son livre, il affirme que les sorcières devraient être soignées par des médecins plutôt que brûlées par des ecclésiastiques.

XVIIème siècle

Le roi Louis XIV : Il ouvre l’Hôpital général de Paris en 1656. Y sont amenés tous les pauvres de Paris (environ 5 000 personnes, les autres 35 000 ayant fui hors des murs pour ne pas y être conduits) et les malades mentaux dans le but de les éduquer et les remettre au travail. L’hôpital devenait un outil du roi pour contrôler les mendiants, les malades mentaux et les handicapés.

XIXème siècle

Philippe Pinel : Ce psychiatre définit la maladie mentale comme une atteinte physiologique provoquée par des émotions. Il décide de l’abolition de l’usage des chaînes pour retenir les malades mentaux et exige des traitements plus humains envers ces malades. Il publie en 1801 le Traité médico-philosophique sur l’aliénation mentale, dans lequel il classe toutes les maladies mentales en quatre genres : la mélancolie, la manie, la démence et l’idiotisme.

Bénédict Augustin Morel : Il a été l’un des premiers psychiatres à parler de démence précoce et à établir un classement des maladies mentales basé sur les causes et non sur les symptômes. Il publie un premier traité en 1852 : Traité des maladies mentales en deux volumes.

Emil Kraepelin : Il est considéré comme l’un des pères de la psychiatrie. Il publie en 1883 le Compendium der Psychiatrie et effectue une classification originale des troubles psychiatriques selon deux types qu’il nomme la maniaco-dépression et la démence précoce (dichotomie de Kraepelin).

XXème siècle

Sigmund Freud : La folie est un comportement dicté par les forces refoulées de l’inconscient, selon Freud. C’est la naissance de la psychanalyse.

Eugen Bleuler : Il conteste le terme «démence précoce» de Kraepelin, et lui préfère un nouveau mot : schizophrénie, qui illustre mieux cette scission ou fragmentation de l’esprit. Il attribue la schizophrénie à une défaillance des mécanismes associatifs du cerveau. Carl Jung a fait partie de ses assistants et il eut l’occasion de souvent rencontrer Sigmund Freud et d’avoir de nombreux échanges avec celui-ci.

Schizophrénie : le cerveau, cet inconnu

Le terme schizophrénie n’est apparu dans la littérature médicale qu’au début du vingtième siècle. Mais la maladie est probablement aussi vieille que toutes les autres maladies mentales. Un survol rapide des grandes dates dans l’évolution de la connaissance sur les troubles mentaux nous révèle trois grandes étapes : l’hypothèse physiologique, l’hypothèse religieuse, et le retour à la conception physiologique. Nous en avons illustré précédemment les principaux jalons ainsi que les tenants des diverses théories. Le lecteur comprendra qu’il ne s’agit ici que d’un survol rapide, presqu’un clin d’œil, sur l’histoire de la maladie mentale.

Les médecins, penseurs et philosophes de l’Antiquité, tant grecque que romaine, semblaient reconnaître l’origine physiologique de la maladie mentale. En effet, tant Pythagore que Socrate, Platon et Cicéron, reconnaissent le cerveau comme étant le siège de l’intelligence humaine. Cicéron ajoutera même qu’il est inutile de blâmer les dieux pour les problèmes de santé mentale des humains :

«L’homme est le seul responsable de son comportement, qu’il soit normal ou morbide», écrivit-il.

Le Moyen Âge allait marquer une nouvelle ère. Aux questions soulevées par les guerres, les grandes épidémies, la pauvreté et toutes les misères qui pouvaient se présenter, une nouvelle réponse s’était imposée : la religion. Seule compte la foi. C’est ainsi que le psaume 53 reprend du gallon. «Le fou est celui qui dit en son cœur que Dieu n’existe pas». Les maladies mentales sont considérées surtout comme une punition faisant suite à un ou à des péchés graves ou à des désordres moraux commis par le patient même, un membre de sa proche famille, ou ses ancêtres. Et pour les traitements, l’exorciste est bien plus souvent appelé que le médecin…

Soulignons l’œuvre de saint Thomas d’Aquin, qui prône que la plus grande des sciences est la théologie, à laquelle toutes les autres sont subordonnées, y compris la médecine. L’apogée de cette époque se terminera par une gigantesque chasse aux sorcières.

L’arrivée de la Renaissance et des intellectuels qui lisent les textes antiques accorde de plus en plus de crédit aux théories promouvant l’origine physiologique, et non plus démoniaque, des troubles mentaux.

Du XVIème au XIXème, la maladie mentale fut de mieux en mieux comprise, mais les traitements demeuraient fort limités.

Le vingtième siècle

Bien sûr, l’arrivée des médicaments de première, de deuxième et de troisième génération ont pu améliorer grandement la vie des personnes souffrant de schizophrénie. Des recherches sont aussi fort prometteuses.

Ainsi, le docteur Alexander Niculescu et son équipe de l’Indiana University School of Medicine viennent de publier dans un article de la revue Molecular Psychiatry une cartographie génétique de la schizophrénie. Il s’agit peut-être ici d’un premier pas vers des médicaments plus performants et des thérapies mieux individualisées et fort prometteuses. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), en 2011, vingt-quatre millions de personnes dans le monde seraient atteintes de cette maladie.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Schizophrénie : une piste génétique inattendue


Cette découverte aide à mieux comprendre l’évolution de la schizophrénie, une maladie psychiatrique qui espérons–le et si possible, pourrait être , encore mieux contrôler dans les années avenir.
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Schizophrénie : une piste génétique inattendue

Un excès de protéines C4 (ici en vert dans une culture de neurones vu au microscope fluorescent) provoque une perte excessive des connexions synaptiques que l'on retrouve chez les schizophrènes. © Heather de Rivera/AP/Sipa

Un excès de protéines C4 (ici en vert dans une culture de neurones vu au microscope fluorescent) provoque une perte excessive des connexions synaptiques que l’on retrouve chez les schizophrènes. © Heather de Rivera/AP/Sipa

Par Marc Gozlan

Des chercheurs américains ont découvert un mécanisme d’origine génétique pouvant expliquer, ou amplifier, la perte de synapses dans le cerveau des patients schizophrènes.

GÈNÉTIQUE. Des généticiens de la faculté de médecine de l’université Harvard (Boston, États-Unis) associés à des psychiatres du Broad Institute du Massachusetts Institute of Technology (MIT), à Cambridge (États-Unis) publient dans la revueNature des résultats qui incriminent un gène dans le risque de développer une schizophrénie.

Cette maladie psychiatrique — qui se traduit par des troubles cognitifs, de la perception et de la motivation — se manifeste généralement au cours de l’adolescence ou à l’entrée dans l’âge adulte. Elle serait la conséquence d’anomalies précoces au niveau de l’architecture intime du cerveau. On observe en effet une perte de synapses, autrement dit une réduction du nombre de connexions entre neurones, de même qu’une perte de substance grise.

Un gène impliqué dans le système immunitaire

Des études génétiques avaient auparavant montré, sans pouvoir l’expliquer, une association entre la schizophrénie et une large portion du génome située sur le chromosome 6, baptisée locus CMH (complexe majeur d’histocompatibilité). C’est donc un lien entre un gène particulier de cette portion d’ADN et le risque de développer une schizophrénie que les chercheurs américains viennent de mettre en évidence. Le plus étonnant est que ce gène gouverne la synthèse d’une protéine que l’on pensait uniquement impliquée dans le fonctionnement du système immunitaire. Il s’agit du gène codant pour le « composant C4 du complément », une protéine essentielle dans la réaction de défense vis-à-vis d’agents infectieux.

L’étude américaine indique qu’une variation génétique sur le gène C4 est responsable d’une expression accrue du « C4 du complément », et que celle-ci est associée à une réduction du nombre de synapses que l’on observe dans le cerveau des schizophrènes. Les travaux des chercheurs ont ainsi montré que ce « composant C4 du complément » contrôle chez la souris l’élimination des synapses au cours de la formation du cerveau. Par ailleurs, ils notent qu’il existe des récepteurs pour le « complément » sur certaines cellules immunitaires (microglie) qui résident dans le système nerveux central. Il est ainsi possible que se produise dans la schizophrénie une hyperstimulation de la microglie qui conduit à l’élimination des synapses.

En conclusion, selon les chercheurs, chez l’adolescent ou l’adulte jeune, cette maladie psychiatrique pourrait résulter, ou être aggravée, par une perte excessive des connexions synaptiques.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Clinomanie


 

Il y a des jours, que nous aimerions bien rester coucher toute la journée, mais dans quelques cas rare, cela devient une obsession qui peut apporter d’autres troubles physiques
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Clinomanie

 

clinomanie

La clinomanie est la tendance de certaines personnes, en général atteintes de neurasthenie, à garder le lit. Image : © Megan Jorgensen

Recherche obsédante du lit ou de la position couchée.

Le clinomane ne doit pas être confondu avec le grabatoire.

La clinomanie, appelée aussi « manie lectuaire », est une obsession assez rare dans laquelle la psychanalyse voit une régression vers le comportement de l’enfant au berceau ou même une tentative de retour au sein maternel.

J.-M. Sutter

Plus clairement

La clinomanie est un trouble psychiatrique caractérisé par le refus de se lever que manifeste un sujet. La personne préfère rester constamment couchée. Généralement ce sont les personnes souffrant de neurasthénie, de schizophrénie ou d’une importante dépression qui présentent une clinomanie. Bien entendu, ce comportement anormal entraine de nombreux autres troubles. On retrouve notamment des troubles digestifs tels qu’une constipation très importante avec unfécalome (accumulation de selles au niveau du rectum). Les escarres sont également très courantes.

réf :

http://univers.grandquebec.com/

http://sante-medecine.journaldesfemmes.com/

Manger comme un culturiste, bon contre la schizophrénie?


L’alimentation pourrait-elle être un traitement pour la schizophrénie ? En tout, cela pourrait peut-être une solution à envisager étant donné que les bons aliments sont des atouts précieux pour le fonctionnement du corps
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Manger comme un culturiste, bon contre la schizophrénie?

 

Manger comme un culturiste, bon contre la schizophrénie?

La diète cétogène consiste à l’absorption d’aliments riches en matière grasses. Photo RelaxNews

Une équipe de chercheurs de l’université australienne James Cooka a découvert que la diète cétogène, à haute teneur en gras et très faible en glucides, très appréciée des culturistes, serait efficace dans le traitement de la schizophrénie.

Ce régime presque exclusivement constitué de graisses et de protéines, est utilisé depuis les années 20 à des fins thérapeutiques dans certaines épilepsies de l’enfant.

Les résultats de l’étude australienne, publiés dans la revue Schizophrenia Research, montrent qu’un régime de ce type a fait diminuer les comportements schizophréniques chez la souris. Le poids des rongeurs étudiés a également diminué. Ils affichent par ailleurs un taux de glucose dans le sang inférieur à celui des souris nourries de manière habituelle.

Les chercheurs pensent que le régime cétogène est efficace car il procure au cerveau une source d’énergie alternative, favorisant la neurotransmission et améliorant les processus neurobiologiques qui sous-tendent la schizophrénie.

Selon l’auteur principal de l’étude, Zoltan Sarnyai, «puisque la diète est faible en glucides, la quasi-totalité de l’énergie provient de l’assimilation des acides gras et non du glucose. Cela permet de contourner les voies métaboliques classiques du glucose, rendues inopérantes par la maladie».

Par ailleurs, le régime peut contribuer à augmenter les taux de GABA (acide gamma-aminobutyrique) dans le cerveau. Un taux peu élevé de GABA est à la source de divers troubles anxieux. C’est aussi un facteur sous-jacent de la schizophrénie. De meilleurs taux de GABA peuvent normaliser l’état du patient schizophrène, un aspect que Zoltan Sarnyai est enclin à étudier plus en détail.

La diète cétogène chez l’humain consiste à l’absorption d’aliments riches en matière grasses comme le beurre, le fromage ou le saumon. Ces matières grasses constituent la seule source d’énergie.

«En premier lieu, le régime serait suivi en complément de la prise de médicaments dans un environnement hospitalier où l’alimentation du patient pourrait être contrôlée», précise le chercheur.

«Autre avantage : le régime fonctionne contre la prise de poids, les problèmes cardiovasculaire et le diabète de type 2. Ce sont des effets secondaires répandus des traitements utilisés contre la schizophrénie», poursuit le Dr. Sarnyai.

L’équipe de chercheurs s’apprête donc à effectuer des recherches plus approfondies avec possibilité de tests cliniques.

Des recherches publiées plus tôt dans l’année laissent penser que les omega-3, acides gras que l’on trouve dans les poissons gras et autres aliments riches en matières grasses comme les noix, peuvent retarder l’apparition de la schizophrénie et d’autres troubles psychotiques.

http://fr.canoe.ca/

Schizophrénie : pourquoi certains ont des hallucinations et pas d’autres


Tous les schizophrènes ne sont pas égaux dans leurs symptômes. Cependant, les scientifiques ont pu constater les causes des hallucinations auditives ou visuelles. Je présume, que cela sera une avenue intéressante pour des traitements dans ce genre de phénomène hallucinatoire
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Schizophrénie : pourquoi certains ont des hallucinations et pas d’autres

 

Tous les schizophrènes n'hallucinent pas. Patricia Schwimm/SUPERSTOCK/SIPA

Tous les schizophrènes n’hallucinent pas. Patricia Schwimm/SUPERSTOCK/SIPA

Par Hervé Ratel

L’apparition d’hallucinations chez les schizophrènes dépend d’une structure cérébrale particulière élucidée par une équipe de chercheurs britanniques.

PERCEPTIONS. Toutes les schizophrénies ne se valent pas. Maladie plurielle (voir Sciences et Avenir n°818, avril 2015), elle agrège énormément de symptômes, plus d’une vingtaine, allant de la perte de mémoire aux délires de toutes sortes, en passant par les hallucinations visuelles comme auditives. Mais alors que certains malades n’ont de cesse d’être envahis par ces perceptions sensorielles parasites, d’autres n’en expérimentent jamais. Pourquoi ?

La taille du gyrus cingulaire varie

La réponse est à chercher dans le cerveau. Des chercheurs de l’université de Cambridge (Angleterre) viennent d’analyser les images IRM de 153 personnes souffrant de cette maladie. Ils ont été en mesure d’isoler la source des hallucinations : une région du cerveau, le gyrus cingulaire dont la taille varie en fonction des phénomènes hallucinatoires. Plus cette zone est petite, plus le patient a des hallucinations. Les chercheurs ont mesuré précisément la concordance : un centimètre de réduction chez les patients souffrant de ce trouble, correspond à 20% d’expériences hallucinatoires supplémentaires, qu’elles soient de nature visuelle ou auditive.

D’où l’intuition des chercheurs que cette zone nous servirait à discriminer les informations provenant de l’extérieur de celles que nous produisons nous même. Les malades avec un gyrus cingulaire réduit semblent ainsi incapables d’opérer un tel distinguo et prennent pour vrai des stimulis qui ne sont que le fruit de leur imagination.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Ces films inspirés par des faits scientifiques réels


Sur 15, je n’ai vu que deux ou trois de ces films de fictions, mais qui tout de même sont tiré d’histoire vraie
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Ces films inspirés par des faits scientifiques réels

 

Leonardo DiCaprio : après le paquebot de Titanic, les autos de Volkswagen. © Bebeto Matthews/AP/SIPA

Leonardo DiCaprio : après le paquebot de Titanic, les autos de Volkswagen. © Bebeto Matthews/AP/SIPA

Par Hervé Ratel

Alors que Leonardo DiCaprio a annoncé vouloir produire un film autour des voitures diesel truquées de Volkswagen, voici une sélection de quinze histoires scientifiques (réelles) dont on a fait des films (de fiction)

Moteur! Très impliqué dans les problématiques environnementales, Leonardo DiCaprio s’apprête à produire un film autour des voitures diesel truquées de Volkswagen. Via sa société Appian Way, l’acteur a en effet acquis les droits d’un futur livre sur la question signé de Jack Ewing, journaliste économique au New York Times. Aucun réalisateur n’a été évoqué pour le moment et il n’est même pas certain que l’acteur ait un rôle dans le film. Cela fait plusieurs années que Leonardo DiCaprio s’engage en faveur de l’environnement. Non content d’avoir été l’un des premiers à rouler en Prius, sa fondation créée en 1998 s’est illustré ces dernières années dans la protection d’écosystèmes menacés au travers de multiples projets innovants.

Avant lui, retour sur quatorze autre projets s’inspirant de véritables histoires de science.

Dallas Buyers Club

Jean-Marc Vallée, 2013

En 1985, aux premiers temps du Sida, alors que les traitements sont encore balbutiants et en phase expérimentale, le combat d’un malade (extraordinaire Matthew McConaughey) pour distribuer des médicaments non approuvés.

Un homme d’exception

Ron Howard, 2001

Prix Nobel d’économie 1994, John Forbes Nash Jr. est également connu pour souffrir de schizophrénie. Le film est l’adaptation de la biographie écrite par Sylvia Nasar, journaliste économique du New York Times.

Steve Jobs

Danny Boyle, 2015Prévu pour sortir début 2016 en France, on espère que le film sera plus réussi que la précédente tentative (Jobs de Joshua Michael Stern, 2013) de raconter la vie et l’œuvre du fondateur d’Apple.

The social network

David Fincher, 2010

Informatique encore avec la création du réseau Facebook. Et comme pour “Steve Jobs“, le scénario est signé d’Aaron Sorkin (créateur de la série “A la maison blanche“). Un portrait contrasté de Mark Zuckerberg, ce quasi autiste social qui a développé l’outil social le plus populaire au monde.

Apollo 13

Ron Howard, 1995

Le chiffre 13 porte la poisse à cette troisième mission habitée vers la Lune qui tombe de Charybde en Scylla. Tom Hanks incarne James Lovell, l’astronaute qui co-écrivit le livre sur cette mission mythique autant que poissarde.

Le syndrome chinois

James Bridges, 1979

Jane Fonda, journaliste à la télévision, est témoin d’un incident dans une centrale nucléaire fictive. Hors-sujet? Pas du tout. Visionnaire pourrait-on dire, car 12 jours après la sortie du film, le 28 mars, l’Amérique vit l’incident nucléaire le plus grave de son histoire à la centrale de Three Mile Island en Pennsylvanie.

Tucker

Francis Coppola, 1988

Concepteur d’une automobile révolutionnaire en 1948, Preston Tucker se fait étriller par les trois gros constructeurs officiels des Etats-Unis, Chrysler, Ford et General Motors. Il ne s’en relèvera pas.

Erin Brockovich

Steven Soderbergh, 2000

Le combat d’une mère célibataire pour indemniser des familles ayant de gros soucis de santé suite aux rejets toxiques d’une compagnie de distribution d’énergie.

Lorenzo

George Miller, 1992Entre trois Mad Max, deux cochons (Babe, et sa suite) et deux manchots (Happy Feet, et sa suite), le cinéaste australien raconte la véritable histoire de parents cherchant un traitement pour leur fils Lorenzo atteint d’une maladie rare, l’adrénoleucodystrophie liée à l’X (ALD).

Elephant Man

David Lynch, 1980

Monstre de foire atteint de difformités monstrueuses en pleine Angleterre victorienne, John Merrick est étudié par le docteur Treves. Le film est l’adaptation cinématographique de la biographie de ce dernier essentiellement axée sur le cas extraordinaire de l’homme éléphant.

L’étoffe des héros

Philip Kaufman, 1983

L’épopée des premiers pilotes d’essais américains en pleine guerre froide. De Chuck Yeager, qui franchit le mur du son aux astronautes du programme spatial Mercury.

Ciel d’Octobre

Joe Johnston, 2000

Après avoir rétréci les gosses et mis en image l’excellente BD Rocketeer, Joe Johnston raconte l’histoire vraie d’Homer Hickam, un gosse de la campagne américaine tellement passionné par le lancement de Spoutnik qu’il brave les interdits parentaux pour confectionner des fusées et finira par devenir ingénieur à la Nasa.

Une merveilleuse histoire du temps

James Marsh, 2014

Biographie du célèbre cosmologiste britannique Stephen Hawking atteint de SLA (Sclérose Latérale Amyotrophique), elle s’appuie sur les mémoires de sa première femme, Jane Wilde. L’histoire est édifiante mais le film est loupé.

The imitation game

Morten Tyldum, 2014

Le mathématicien britannique Alan Turing a sauvé des milliers de vies durant la Seconde guerre mondiale en décryptant les message codés des nazis. Le gouvernement britannique le remerciera par une castration chimique pour cause d’homosexualité…

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Schizophrénie : une pathologie qui prête à confusion


Nous avons une certaines tendances, quand il arrive un drame de tout mettre un groupe de personnes et de stigmatiser tous ces gens ayant les mêmes caractéristiques. Sans parler dans les films qui sont assez forts pour les stéréotypes et ce qui peut donc, modifier a tort notre jugement. C’est ce qui arrive avec les schizophrènes
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Schizophrénie : une pathologie qui prête à confusion

 

Schizophrénie ©VOISIN / Phanie / AFP

Schizophrénie ©VOISIN / Phanie / AFP

Par Hervé Ratel

Un fantasme populaire voudrait que les personnes souffrant de schizophrénie soient plus susceptibles de présenter des comportements criminels. En réalité, les malades sont plus souvent des personnes d’exception.

La schizophrénie est sujette à de nombreux malentendus. À commencer par sa définition. Le psychiatre Eugen Bleuler, qui en est l’auteur, écrivait en 1911 :

« Ce n’est pas une maladie au sens strict du terme, mais elle apparaît être un groupe de maladies… pour cette raison, nous devrions parler de schizophrénies au pluriel. »

 Autre confusion malheureusement très répandue : la supposée criminalité des schizophrènes. Si les exemples de personnalités exceptionnelles, scientifiques comme le prix Nobel d’économie 1994 John Forbes Nash Jr, artistes comme Camille Claudel, ou encore la romancière Janet Frame (tous trois ayant fait l’objet d’un film signés respectivement Ron Howard, Bruno Nuytten et Jane Campion) sont légion, ils ont tendance à être éclipsés par le parcours violent de schizophrènes, tel celui du tueur en série italien Roberto Succo. D’où le fantasme populaire qui voudrait que les schizophrènes ont des comportements criminels plus fréquents que la population générale.

Quand les patients sont auteurs d’actes de violence, ce sont le plus souvent des membres de la famille qui en sont les victimes. Ou eux-mêmes… » – Dr Anne Giersch 

« Il existe quelques cas de personnes violentes atteintes de schizophrénie, mais ceux-ci sont malheureusement trop souvent mis au premier plan par les médias alors qu’ils sont exceptionnels », corrige Stéphane Jamain, de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil.

Aucune étude n’a pu mettre en évidence un taux plus élevé de criminels chez les schizophrènes que dans la population générale.

« Quand les patients sont auteurs d’actes de violence, ajoute Anne Giersch, du CHU de Strasbourg, ce sont le plus souvent des membres de la famille qui en sont les victimes. Ou eux-mêmes… »

À rebours des a priori et selon une étude australienne de 2012, les schizophrènes sont plus souvent victimes de violences qu’ils n’en sont l’auteur. En moyenne, 11 fois plus que la population générale. Ce ne sont pas les schizophrènes qui sont dangereux pour la société mais bien plutôt la société qui est dangereuse pour eux…

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On peut entrer «dans la tête» d’un schizophrène grâce à la réalité virtuelle


Je trouve intéressant cette méthode de réalité virtuelle pour mieux comprendre ce que vivent les personnes atteintes de schizophrénie, Faut dire que comme par hasard, j’ai vu un film mardi que j’avais enregistré sur ma télé  » La Cellule avec Jennifer Lopez » qui a été réalisé en 2000. Je ne sais pas si c’est la réalité d’un tueur en série d’un schizophrène grandement atteint, mais c’était pour le type de sujet, à mon avis très bien fait. Et je pense, que cela pourrait vraiment aider pour des traitements et pour l’entourage pour moins juger qui en ai atteint
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On peut entrer «dans la tête» d’un schizophrène grâce à la réalité virtuelle

 

<a href="https://www.flickr.com/photos/bagogames/13944710577/">Oculus issues a retort to claims made by ZeniMax</a> / BagoGames via Flickr CC <a href="https://creativecommons.org/licenses/by/2.0/">Licence By</a>

Oculus issues a retort to claims made by ZeniMax / BagoGames via Flickr CC Licence By

Repéré par Myriam Lebret

On connaissait déjà l’utilisation de la réalité virtuelle dans les jeux vidéo ou les loisirs, notamment grâce à des casques comme l’Oculus Rift. Mais la réalité virtuelle a aussi des applications dans le domaine de la santé.

Journaliste pour The Daily Dot, Selena Larson s’est retrouvée dans la tête d’un schizophrène via l’Oculus Rift grâce au projet baptisé Mindscape. Enfermée dans un ascenseur avec d’autres personnes, en chemin vers un entretien d’embauche, la journaliste a ressenti des symptômes schyzophréniques: des voix se sont mises à murmurer autour d’elle et les autres personnes ont commencé à la fixer avec irritation. Elle raconte:

«Je savais que je n’étais pas vraiment dans ce petit ascenseur, entourée par des inconnus, et que les voix n’étaient qu’une simulation, mais la vidéo avait l’air incroyablement vraie. Je me suis sentie mal à l’aise». 

Le but de cette expérience immersive mise au point par l’entreprise Viscira, qui crée des outils animés d’apprentissage pour les professionnels de la santé, est de permettre à l’entourage de personnes atteintes de schizophrénie, à des médecins, ou à des étudiants, de mieux les comprendre. Samantha Ready, de Viscira, souligne:

«Il y a beaucoup de choses que l’on peut faire pour les maladies mentales avec la réalité virtuelle. Ce sont des maladies qui sont dures à comprendre parce qu’on n’est pas malade physiquement». 

En Avril 2014, ABC7 News rapportait que Viscira ne comptait pas s’arrêter au projet Mindscape et souhaitait, à long terme, mettre au point une application pour voyager à l’intérieur du corps humain.

Reste que, comme le note Robin Miles, un travailleur social à l’université de Californie interviewé par le Daily Dot, «une personne malade n’est pas en capacité de comprendre que ce n’est pas réel», là où quelqu’un avec un casque Oculus Rift sait que l’expérience qu’il vit n’est pas réelle.

La réalité virtuelle est de plus en plus utilisée dans le cadre des problèmes psychologiques. Albert Rizzo, de l’Université de Californie du sud, combat le syndrome de stress post-traumatique. Scientific American raconte qu’en 2010 le chercheur a virtuellement placé des patients dans des situations traumatisantes, comme une simulation de champ de bataille, pour qu’ils puissent se confronter aux émotions qu’ils ressentaient dans de telles situations. Sur 20 patients, 16 ont vu leurs symptômes se réduire.

En France, les schizophrènes pris en charge par le CHRU de Montpellier peuvent bénéficier de la réalité augmentée et de la robotique pour améliorer leurs capacités de communication. La Dépêche explique que cet hôpital participe au projet européen AlterEGO, qui vise à aider les personnes atteintes de schizophrénie à mieux interagir avec les autres en les faisant entrer en contact avec leur avatar en image 3D. Selon certaines recherches, il est plus aisé de communiquer avec quelqu’un qui nous ressemble. 

http://www.slate.fr/

17 dessins représentent ce que ressentent les schizophrènes… et c’est glaçant.


Que ressentent les schizophrènes ? Les écouter mettre des mots à leurs émotions seraient peut-être ardue surtout en temps de crise. Mais le dessin est probablement le meilleur langage pour eux d’exprimer le trouble, le combat, les cauchemars, l’orage, leur souffrance, bref toute la tourmente intérieure.
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17 dessins représentent ce que ressentent les schizophrènes… et c’est glaçant.

 

oeuvres schizophrènes 15

La schizophrénie est une maladie mentale intense et impitoyable aux symptômes multiples, comme entendre des voix, perdre toute notion de réalité, ou avoir des comportements sociaux anormaux. Souvent, cela s’accompagne de symptômes moins graves, comme la dépression ou l’anxiété.

Il va sans dire que la combinaison de ces troubles peut être très difficile à supporter. 50% des malades schizophrènes appartiennent aussi à la catégorie des malades dépendants de certaines drogues, utiles pour gérer leur maladie.

Mais d’autres ont recours à quelque chose de moins néfaste afin d’exprimer leur souffrance intérieure.

Les œuvres qui suivent ont été créées par des personnes atteintes de schizophrénie. Bien que certaines des œuvres puissent être troublantes pour un spectateur lambda, elles aident leurs créateurs à visualiser le chaos qui règne dans leur tête. Cela rend plus supportable l’intensité constante de leurs pensées. (source: viralnova)

1.) “L’électricité vous fait flotter”, de Karen Blair, atteinte de schizophrénie.

oeuvres schizophrènes

2.) Remarquez la variété d’émotions représentées, les créatures tumorales qui émanent de la tête de l’homme, et qui représentent la confusion provoquée par la maladie.

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3.) Ces deux photos ont été prises par un schizophrène inconnu, qui tentait de capturer sur la pellicule le cauchemar abstrait de ses pensées.

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4.) Ça ressemble à un cauchemar.

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5.) Ce dessin incroyablement complexe est l’œuvre d’Edmund Monsiel, artiste schizophrène du début du vingtième siècle.

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6.) Ce dessin a été découvert dans un vieil asile, et est l’oeuvre d’un schizophrène paranoïaque.

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7.) Une représentation abominable de la maladie, par Erik Baumann.

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8.) En 1950, depuis l’hôpital psychiatrique où il se trouvait, Charles Steffen a commencé à créer des œuvres de ce type sur du papier d’emballage. Son obsession pour le concept de transformation est très claire.

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9.) Cet artiste souffre d’un cas particulièrement rare de schizophrénie paranoïaque, qui le soumet à des hallucinations visuelles. L’une de ces visions est une entité nommée “Wither”, montrée ici.

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10.) Une représentation étrange, glauque, mais probablement fidèle, de ce à quoi ressemble la schizophrénie vue de l’intérieur.

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11.) Cette œuvre, intitulée “Motifs de manies” montre la schizophrénie comme une menace obscure et vague.

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12.) Karen May Sorensen a récemment commencé à repousser les limites de sa “folie” en publiant sur son blog des dessins et des peintures créés sous l’influence de plus ou moins de médicaments.

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13.) Une série de tableaux de chats, produits par Louis Wain dans les années 1900. Elles montrent bien une lente descente dans la folie, par le biais de multiples épisodes schizophrènes.

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14.) Johfra Draak a dessiné cette illustration schizophrène de l’Enfer de Dante en 1967.

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15.) Une autre production de Draak. Remarquez à nouveau le personnage à deux têtes.

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16.) Cette artiste schizophrène a l’impression d’être prise au piège.

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17.) Cette oeuvre tente de reproduire les hallucinations auditives associées à la maladie.

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Nous ne pourrons probablement jamais savoir ce que cela fait d’être dans la tête d’un schizophrène. Mais heureusement, nous pouvons nous en rapprocher grâce à ces œuvres d’art. Et elles ont beau sembler négatives et effrayantes, leur existence permet aux artistes de coucher leurs peurs sur le papier, et de s’en soulager un peu.

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Mort de Jun Lin Magnotta coupable de meurtre prémédité


Voilà la décision du jury après plusieurs jours de délibération sur le cas de Magnotta. Celui qui a tué, démembré son ami, un étudiant chinois, tout en filmant la scène et envoyer des morceaux du cadavre au Premier Ministre du Canada, puis avait fuit le pays. Il faut avouer que beaucoup de Québécois sont content du verdict, car à un moment donné, on se demandait si Magnotta allait s’en sortir sans trop de mal, tant que l’annonce du verdict a pris du temps.
Nuage

 

Mort de Jun Lin

Magnotta coupable de meurtre prémédité

 

(Crédit photo: TVA Nouvelles)

Par Michaël Nguyen

Luka Rocco Magnotta vient d’être déclaré coupable du meurtre prémédité de Jun Lin. Il a donc été condamné à la prison à vie, sans possibilité de libération avant 2039.

Luka Rocco Magnotta (Crédit photo: Courtoisie)

«Coupable», a lancé le président des jurés, dans une salle comble.

Après 12 semaines de procès, 66 témoins et 43 jours d’audience, le jury a finalement retenu la thèse de la Couronne voulant que Magnotta avait planifié et délibérément tué l’étudiant chinois le 25 mai 2012.

Le jury n’a donc pas cru à la thèse de non-responsabilité criminelle proposée par la défense.

Prison à vie

En prononçant un seul mot, les huit femmes et quatre hommes composant le jury ont envoyé l’accusé de 32 ans en prison pour le reste de ses jours. Il pourra toutefois faire une demande de libération conditionnelle dans 25 ans, mais même si elle est acceptée, Magnotta restera toute sa vie sous le joug des services correctionnels.

Si le jury avait rendu un verdict de non-responsabilité criminelle, Magnotta aurait été interné à l’Institut Philippe-Pinel jusqu’à ce qu’il ne représente plus un danger pour la société.

 

Jun Lin (Crédit photo: Facebook)

    Son cas aurait été évalué chaque année.

    Deux thèses

    Lors du procès, deux thèses s’étaient affrontées.

    D’un côté, Me Luc Leclair de la défense a plaidé la folie de son client. Selon lui, les dossiers médicaux de Magnotta parlent d’eux-mêmes, puisqu’il a été diagnostiqué schizophrène dès 2001.

    Deux psychiatres experts avaient soutenu la thèse de la défense. Le juge avait toutefois souligné que leurs avis étaient basés sur la version de Magnotta, qui n’avait pas été prouvée en cour puisque l’accusé n’avait pas témoigné.

    Me Louis Bouthillier de la Couronne avait de son côté plaidé que Magnotta s’était donné comme mission de commettre le meurtre parfait et d’échapper à la justice.

    Magnotta était ultraorganisé et il avait même envoyé six mois plus tôt un courriel à un reporter anglais, indiquant qu’il allait filmer un meurtre.

    «C’est vous qui devrez décider de la valeur que vous accordez à chaque élément de preuve», avait rappelé le juge au jury.

    Notons que les délibérations des jurés seront secrètes. Personne ne saura jamais comment ils en sont arrivés à ce verdict.

    Le procès en chiffres

  • 43 jours d’audience devant jury

  • 12 semaines de procès

  • 52 témoins de la Couronne sur 25 jours

  • 14 témoins de la défense sur 15 jours

  • 6 psychiatres experts entendus, dont quatre pour la défense

  • 20 jours d’audience pour entendre les experts

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