Les plus vieux baobabs d’Afrique disparaissent et c’est inquiétant


Les changements climatiques font des victimes dans la faune et la flore. Le plus vieux baobab qui avait 2 450 ans n’a pas pu résister et il n’est pas le seul. Depuis quelques années d’autres faiblissent et meurent en Afrique
Nuage

 

Les plus vieux baobabs d’Afrique disparaissent et c’est inquiétant

 

GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTO

Des baobabs à Madagascar.

 

Parmi les victimes, Panke, originaire du Zimbabwe, le plus vieux baobab avec 2450 ans.

  • Agence France-Presse

La grande majorité des plus vieux baobabs d’Afrique se meurent depuis une dizaine d’années, alertent lundi des chercheurs qui évoquent le dérèglement climatique comme possible cause de cette disparition « d’une ampleur sans précédent ».

« Il est choquant et spectaculaire d’assister au cours de notre vie à la disparition de tant d’arbres d’âges millénaires », explique à l’AFP Adrian Patrut de l’université Babeș-Bolyai en Roumanie, coauteur de l’étude parue dans la revue Nature Plants.

« Au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, les grands baobabs d’Afrique australe ont commencé à mourir, mais depuis 10/15 ans, leur disparition a rapidement augmenté à cause des températures très élevées et de la sècheresses », poursuit le chercheur.

Agés de 1100 à 2500 ans et tutoyant le ciel, les baobabs et leur tronc massif couronné de branches aux allures de racines, sont une des silhouettes les plus emblématiques des savanes arides, repérables à des kilomètres à la ronde.

Mais, au cours des 12 dernières années, neuf des treize plus vieux baobabs sont partiellement ou totalement morts, selon l’étude.

Parmi les victimes, trois monstres symboliques: Panke, originaire du Zimbabwe, le plus vieux baobab avec 2450 ans au compteur, l’arbre de Platland d’Afrique du Sud, l’un des plus gros du monde, avec un tronc de plus de 10 mètres de diamètre et le célèbre baobab Chapman du Botswana, sur lequel Livingstone grava ses initiales, classé monument national.

GETTY IMAGES/ISTOCKPHOTODes baobabs à Madagascar.

Les chercheurs ont découvert cette situation « d’une ampleur sans précédent » presque par hasard: ils étudiaient ces arbres pour percer le secret de leurs incroyables mensurations.

Pour cela, entre 2005 et 2017, Adrian Patrut et ses collègues ont étudié tous les plus grands (et donc généralement les plus vieux) baobabs d’Afrique, plus de 60 en tout.

Les baobabs s’effondrent

Parcourant le Zimbabwe, l’Afrique du Sud, la Namibie, le Mozambique, le Botswana et la Zambie, ils ont collecté des échantillons sur différentes parties des arbres. Des fragments dont ils ont ensuite défini l’âge à l’aide de la datation au carbone.

« La cavité d’un vieux baobab du Zimbabwe est si grande que près de 40 personnes peuvent s’y abriter », souligne le site internet du parc national Kruger en Afrique du Sud. Ils pouvaient être utilisés comme magasin, comme prison ou plus simplement comme arrêt de bus.

Ils ont également longtemps été utilisés pour se repérer par des explorateurs ou des voyageurs.

« Les baobabs produisent périodiquement de nouveaux troncs, comme d’autres espèces produisent des branches », selon l’étude. Ces tiges ou troncs, souvent d’âges différents, fusionnent ensuite ensemble.

Quand un trop grand nombre de tiges meurent, l’arbre s’écroule.

« Avant de commencer nos recherches, nous avions été informés de l’effondrement du baobab Grootboom en Namibie mais nous pensions que c’était un événement isolé », explique à l’AFP Adrian Patrut.

« Ces décès n’ont pas été causés par une épidémie », affirment les auteurs qui suggèrent que le changement climatique pourrait affecter la capacité du baobab à survivre dans son habitat même si « d’autres recherches seront nécessaires pour soutenir ou réfuter cette hypothèse ».

Mais « la région dans laquelle les baobabs millénaires sont morts est l’une de celles où le réchauffement est le plus rapide en Afrique« , remarque Adrian Patrut.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Les Masaïs seraient chassés au profit des touristes


Chasser des autochtones de leur terre, brûler leur maison pour permettre à des compagnies américaines d’acheter les terres étendre l’accès au pays pour le tourisme, les safaris, est tout simplement odieux. Pire, la justice ne les protège pas, mais se penche vers les Américains. Sachant cela, ce genre de tourisme devrait être boycotté
Nuage

 

Les Masaïs seraient chassés au profit des touristes

 

Getty Images/iStockphoto

Par Rodney MuhumuzaThe Associated Press

KAMPALA, Ouganda — Des dizaines de milliers de Masaïs se retrouvent sans toit depuis que le gouvernement tanzanien a incendié leurs maisons pour libérer la savane au profit de deux entreprises étrangères de safaris, a accusé jeudi une organisation américaine.

Les villageois de la région de Loliondo — dans le nord de la Tanzanie, près du cratère Ngorongoro, une des principales attractions touristiques du pays — ont été chassés depuis un an, et on leur refuse maintenant l’accès à l’eau potable et aux pâturages dont ils ont besoin pour survivre, a dit l’Institut Oakland, un groupe de recherche basé en Californie.

Une représentante de l’organisation, Anuradha Mittal, a prévenu que «les stratagèmes de safaris et de réserves fauniques chamboulent les vies et la survie des Masaïs», au fur et à mesure que le tourisme prend de plus en plus de place au sein de l’économie de la Tanzanie.

Des allégations d’actes répréhensibles éclaboussent depuis des années Tanzania Conservation Limited, une filiale de la compagnie américaine Thomson Safaris, et Othello, qui organise des voyages de chasse pour la famille royale des Émirats arabes unis.

Les jeunes bergers masaïs ont tellement peur du gouvernement qu’ils s’enfuient «dès qu’un véhicule approche», par crainte qu’il ne s’agisse de représentants des entreprises de safaris, affirme le rapport.

Ce n’est pas la première fois qu’on s’inquiète du sort des Masaïs. Des groupes comme Minority Rights International et Survival International ont déjà prévenu que ces accaparements allégués de terres «pourraient sonner le glas des Masaïs».

Des centaines de milliers de bergers masaïs habitent le sud du Kenya et des portions du nord de la Tanzanie voisine. Ils ont besoin de pâturages pour leur bétail et pour préserver leur mode de vie pastoral, mais les terres qui encerclent le légendaire parc du Serengeti sont aussi très populaires auprès des touristes venus admirer la faune africaine.

Le gouvernement tanzanien dépend lourdement des revenus touristiques pour financer son budget.

Le gouvernement fait passer les groupes de safaris avant les communautés autochtones, accuse Hellen Kijo-Bisimba, du Centre tanzanien des droits juridiques et de la personne.

«Le gouvernement a révisé les frontières et subséquemment il a évincé des communautés au nom de la conservation, a-t-elle dit à l’Associated Press. D’après moi la conservation devrait profiter aux habitants, et si les habitants en souffrent alors il y a lieu de s’inquiéter. Et la communauté masaïe souffre.»

Un tribunal de la capitale régionale, Arusha, a débouté les Masaïs en 2015 quand il a statué que Thomson Safaris avait légalement acheté 10 000 acres de terrain en 2006. Les Masaïs ont porté cette décision en appel et un nouveau jugement est attendu.

Thomson Safaris n’a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.

Le ministre tanzanien du Tourisme, Gaudence Milanzi, nie que les Masaïs soient ciblés. Il prétend plutôt que le gouvernement cherche à améliorer leurs vies en adoptant des méthodes modernes d’élevage du bétail.

«Aucun groupe particulier, par exemple les Masaïs, n’est intimidé, arrêté, battu ou chassé de ses terres par la force», a-t-il assuré.

http://journalmetro.com

Les éléphants d’Afrique deviennent nocturnes pour éviter les braconniers


Les éléphants sont vraiment intelligents. Voyant le danger du braconnage, ils peuvent s’adapter à devenir des animaux diurne. Malheureusement, cela peut avoir des conséquences considérables sur leur mode de vie
Nuage

 

Les éléphants d’Afrique deviennent nocturnes pour éviter les braconniers

 

Elephants

Pour échapper aux braconniers, les éléphants peuvent choisir de se déplacer davantage la nuit que le jour.

© CATERS NEWS AGENCY/SIPA

Par Sciences et Avenir avec AFP le 16.09.2017 à 08h00

Des chercheurs ont découvert que les éléphants, des animaux diurnes, peuvent changer de comportement et vivre la nuit afin d’éviter les braconniers.

Les éléphants de savane d’Afrique (Loxodonta africana) sont des animaux diurnes. Pourtant, une étude parue en septembre 2017 dans la revue Ecological Indicators et menées par des chercheurs néerlandais, britanniques et par l’ONG Save The Elephants, affirme que ces pachydermes ont appris à se déplacer et à se nourrir la nuit. Ce changement de comportement viserait à éviter les braconniers dans les zones où ceux-ci sévissent tout particulièrement.

« Notre hypothèse est que le braconnage représente clairement un risque diurne »

En 2016, un éléphant nommé Morgan avait adopté ce comportement. Equipé d’un collier GPS, la progression de l’animal était suivie à distance.

Selon un communiqué de l’Université de Twente (Pays-Bas), ce mâle solitaire avait quitté la région côtière du sud-est du Kenya pour se diriger vers « l’un des pays les plus déchirés par la guerre, la Somalie ».

Mais alors qu’il se rapprochait de la frontière, il ne marchait plus que la nuit et se cachait derrière des arbustes le jour.

Alors pour mieux étudier la modification du comportement des éléphants face au danger représenté par les braconniers qui convoitent leurs défenses en ivoire, les scientifiques ont établi un ratio permettant de mesurer l’activité de l’animal la nuit par rapport à celle de jour.

« Notre hypothèse est que le braconnage représente clairement un risque diurne », expliquent-ils dans l’article scientifique.

S’adapter pour rester en vie

L’équipe menée par le chercheur Festus Ihwagi, à la fois membre de Save The Elephants et doctorant à l’Université de Twente, s’est appuyée sur des données recueillies sur des éléphants – 28 femelles et 32 mâles – équipés de colliers GPS entre 2002 et 2012 dans le Nord du Kenya. Les chercheurs se sont focalisés sur deux périodes : la première, de 2002 à 2009 et la seconde, de 2010 à 2012. Si pendant la première période, le nombre d’actes de braconnage était « modéré », lors de la seconde, un pic a été observé dans le nord du Kenya.

Selon les résultats de l’étude, durant la période 2010-2012, « les éléphants bougeaient plus la nuit que le jour », ont remarqué les chercheurs. 

Et cette attitude était encore plus marquée chez les femelles que chez les mâles. Entourées d’éléphanteaux, ces dernières sont souvent plus prudentes

« Cette étude montre la capacité de l’éléphant, le plus grand mammifère terrestre, à adapter son comportement pour sa sécurité », souligne le fondateur de Save The Elephants Ian Douglas-Hamilton, co-auteur de l’étude.

Des changements qui peuvent avoir des conséquences néfastes

Mais ces changements sont susceptibles « d’avoir des conséquences sur sa stratégie pour se nourrir, sur sa reproduction et sa survie, qui ne sont pas encore totalement comprises », ajoute-il. « Pour les éléphanteaux, le risque d’être attrapés par des lions ou des hyènes la nuit pourrait être plus grand », indique à l’AFP Festus Ihwagi. « Et pour les éléphants adultes, cela implique une altération de leur vie sociale » et cela peut avoir un impact sur leur activité sexuelle, ajoute-t-il.

Les chercheurs suggèrent d’utiliser leur ratio « comme un indicateur du niveau de braconnage quasiment en temps réel » afin de le contrer. 

Environ 30.000 éléphants sont encore tués chaque année en Afrique pour alimenter le trafic mondial d’ivoire, à destination principalement de la Chine et de l’Asie du Sud-Est.

https://www.sciencesetavenir.fr

Préhistoire: les animaux géants fertilisaient l’Amazone


Les animaux de la préhistoire par leur présence, et leurs excréments … donne un exemple si les gros animaux qui nous restent comme les éléphants, les hippopotames disparaissaient. La faune subira de graves conséquences
Nuage

 

Préhistoire: les animaux géants fertilisaient l’Amazone

 

Durant des milliers d'années, des animaux géants ont fertilisé le bassin de... (PHOTO ANTONIO SCORZA, ARCHIVES AFP)

PHOTO ANTONIO SCORZA, ARCHIVES AFP

Agence France-Presse
PARIS

Durant des milliers d’années, des animaux géants ont fertilisé le bassin de l’Amazone en propageant azote, phosphore et autres nutriments dans leurs excréments, avant de disparaître brutalement, privant définitivement la région de cet apport massif d’engrais, révèle une étude publiée dimanche dans la revue Nature Geoscience.

À l’époque du Pléistocène, l’Amérique du Sud ressemblait beaucoup à la savane africaine actuelle. Et les dinosaures, depuis longtemps disparus, avaient cédé la place à une «mégafaune» impressionnante: des mastodontes proches des éléphants, des paresseux géants de cinq tonnes ou des glyptodons, sortes de tatous de la taille d’une petite voiture.

Majoritairement herbivores, ces mammifères géants consommaient des quantités importantes de végétaux, absorbant azote et phosphore pour les relâcher dans leurs crottes et leur urine au gré de leurs pérégrinations. Selon cette étude, ils ont ainsi contribué à redistribuer, sur de très grandes distances au fil du temps, ces engrais naturels vers des sols qui seraient autrement restés stériles, en particulier dans le bassin amazonien.

Mais que s’est-il donc passé lorsque cette mégafaune a disparu, il y a environ 12 000 ans, à la suite d’une extinction massive probablement liée à un changement climatique et aux activités humaines?

Selon les calculs des chercheurs, l’éparpillement des engrais a rapidement cessé, se limitant aux sédiments transportés depuis les Andes par le biais des rivières et des fleuves. D’après leur modèle mathématique, la dispersion du phosphore dans le bassin de l’Amazone aurait ainsi chuté de 98 %!

«En d’autres termes, les grands animaux sont comme les artères de la planète pour ces engrais, et s’ils s’éteignent ça revient à trancher ces artères», résume le principal auteur de l’étude, Christopher Doughty, de l’université britannique d’Oxford.

«C’est parce que la plupart de ces animaux ont disparu que le monde compte autant de régions peu fertiles, beaucoup plus qu’il n’y en aurait eu dans le cas contraire», assure à l’AFP le chercheur.

L’étude s’est concentrée sur l’Amazonie, mais il juge probable que de tels transferts d’engrais ont eu lieu dans tout le continent sud-américain, ainsi qu’en Australie et d’autres régions du globe. Et à chaque fois, ces transferts ont stoppé avec la disparition de la mégafaune.

«Même si 12 000 ans, c’est une échelle de temps qui n’a pas grand sens pour la plupart des gens, avec ce modèle nous montrons que les extinctions qui sont survenues à l’époque continuent d’affecter aujourd’hui la santé de notre planète», estime M. Doughty.

D’après lui, le modèle conçu pour l’étude est également adapté à notre monde moderne.

«Nous pouvons à présent calculer l’effet que cela aurait sur la fertilité du sol à long terme si des animaux comme les éléphants disparaissaient», dit-il.

«Si les humains ont contribué à l’extinction de masse des animaux géants voici 12 000 ans, alors nous pouvons en conclure qu’ils ont commencé à affecter l’environnement bien avant l’émergence de l’agriculture», relève de son côté Adam Wolf, chercheur en écologie à l’université américaine de Princeton, qui a participé à l’étude.

http://www.lapresse.ca

Les animaux méconnus de la savane


Dans la jungle, Terrible jungle le lion s’endort …
En pendant qu’il s’endort un peu partout dans la savane les animaux, les oiseaux en profitent … On connait plusieurs espèces mais certaines nous sont totalement inconnu
Nuage

 

Les animaux méconnus de la savane


Le springbok est une sorte de gazelle, Afrique du Sud.

© Jean-Paul Le Cocq


Le lycaon est un peu le chien sauvage d’Afrique.
 

© François Penilleault


Le serval félin de la savane africaine

© Céline Portet


C’est dans les savanes arborées, que l’on rencontre le céphalophe de Grimm

© François Penilleault


Le burcove du Sud est une espèce en danger d’extinction, son instinct de reproduction étant presque inexistant.

© Servane Pauchenne


Entre le renard et la chauve-souris, l’otocyon vit dans la savane africaine.
 

© Claude Garnier


Les singes geladas originaires d’Ethiopie,on les appelle aussi les « singes au cœur qui saigne »

Servane Pauchenne


Le mamba vert vit principalement dans les arbres

© Servane Pauchenne


Le daman des rochers visible au Botswana, au Zimbabwe et dans les zones les moins arides de Namibie

© Bertrand Bard


Le rollier à longs brins vit en Afrique sub-saharienne

© Servane Pauchenne


Les nyalas  de la famille des bovidés peuplent les savanes du sud-est africain.

© Servane Pauchenne


Le piqueboeuf à bec rouge est un précieux nettoyeur pour les mammifères africains .

© Servane Pauchenne


Le vervet vit en groupe dans savanes du Sénégal à la Somalie, voire jusqu’en Afrique du Sud.

© Servane Pauchenne


Le Cob à croissant est un animal robuste qui est également un bon nageur

© Eric Masso


La mangouste rayée  vit en groupe dans les régions d’Afrique centrale et de l’est.

© Patrick Le Coz


Le potamochère est une sorte de porc vivant en Afrique et à Madagascar.

© Patrick Le Coz


Le touraco violet peuple aussi bien les forêts boisées que les savanes arborées de l’Afrique sub-saharienne,

© Chrystelle Buttigieg 

 

http://www.linternaute.com