Les insectes sont 5 fois plus riches en antioxydants que le jus d’orange


Chercher des alternatives à la viande, soit pour avoir une meilleure qualité nutritive, ou le côté écologique, les insectes serait le meilleur choix pour plusieurs raisons. Cependant, pour les antioxydants, il semble que ce soit des insectes bien précis qui sont beaucoup plus riche que le jus d’orange. Pour le moment, beaucoup sont réticents à manger des insectes, mais peut-être qu’un jour, ce choix s’imposera de lui-même.
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Les insectes sont 5 fois plus riches en antioxydants que le jus d’orange

Les insectes, une excellente source d’antioxydants, protéines, minéraux et acides aminés. © nicemyphoto - Fotolia

Les insectes, une excellente source d’antioxydants, protéines, minéraux et acides aminés. © nicemyphoto – Fotolia


Céline Deluzarche
Journaliste

Que diriez-vous d’une infusion de criquets et de sauterelles pour votre petit déjeuner ? Si le menu ne vous enchante pas, sachez pourtant que les extraits d’insectes représentent une source d’antioxydants cinq fois plus importante qu’un jus d’orange fraichement pressé, d’après une étude de l’université de Teramo (Italie) parue dans le journal Frontiers in Nutrition.

Les chercheurs ont mixé et réduit en extrait soluble douze insectes autorisés à l’alimentation pour analyser leur teneur en antioxydants. Résultat : si les scorpions noirs et les tarentules s’avèrent très décevants, les criquets, les vers à soie et les sauterelles affichent des valeurs cinq fois plus élevées que le jus d’orange. De plus, ces antioxydants sont plus diversifiés et auraient une capacité supérieure à contrecarrer le stress oxydatif, selon les chercheurs.

Les insectes possèdent bien d’autres avantages nutritionnels : à poids égal, ils sont trois fois plus riches en protéines que le bœuf ; ils sont une bonne source d’acides gras polyinsaturés, de minéraux, de vitamine B, d’acides aminés et de fibres. De plus, leur élevage est bien plus écologique que la viande classique : il génère 100 fois moins de gaz à effet de serre que le bœuf et utilise 50 fois moins d’eau. Plusieurs startups comme Micronutris, La Criqueterie ou Jimini’s se sont lancées en France et commercialisent des criquets grillés à picorer à l’apéro ou des barres de céréales à la farine de grillon. Reste encore à convaincre les consommateurs, pour l’instant encore assez réticents à l’idée d’avaler des insectes.

https://www.futura-sciences.com/

Las Vegas envahie par les sauterelles


Il semble que les pluies des derniers mois aient été propices pour les sauterelles. Elles envahissent Las Vegas, heureusement que ces insectes qui ne sont pas porteur de maladie. Cela doit être quand même assez impressionnant
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Las Vegas envahie par les sauterelles

De larges essaims de sauterelles ont pris d’assaut les rues de Las Vegas cette semaine. Toutefois, selon un entomologiste, elle ne représente pas un danger pour la population.

«Ils ne portent pas de maladies, ils ne mordent pas, a expliqué Jeff Knight à la chaîne d’information CNN. Ce n’est même pas une espèce que nous considérons comme un problème. Ils ne feront probablement pas de dommages sur les propriétés.»

Malgré tout, plusieurs habitants ont partagé des images spectaculaires sur le web, alors que l’on peut voir des sauterelles envahir des stations-service ou même des trottoirs.

Ce phénomène se produit à l’occasion. Les six derniers mois, beaucoup plus pluvieux que la moyenne, ont créé des conditions propices à la prolifération de ces insectes provenant du désert.

https://www.tvanouvelles.ca/

Une sauterelle morte découverte sur un Van Gogh aux Etats-Unis


Dans l’histoire des insectes, certaines ont été immortalisé dans l’ambre, mais pour cette sauterelle (enfin, une partie) est rentré dans la prospérité dans une toile de Van Gogh.
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Une sauterelle morte découverte sur un Van Gogh aux Etats-Unis

 

Un musée du Missouri, dans le centre des Etats-Unis, a fait une drôle de découverte en étudiant au microscope un tableau de Vincent Van Gogh: une sauterelle, cachée près du coin inférieur gauche de l’oeuvre depuis 128 ans.

Mary Schafer, directrice du musée d’art Nelson-Atkins de Kansas City, a aperçu le petit insecte marron en étudiant le tableau  » Les Oliviers » peint par le maître néerlandais en 1889.

« J’essayais de comprendre la construction de l’oeuvre en étudiant ses différentes couches, et c’est comme ça que j’ai trouvé le corps de cette petite sauterelle », a-t-elle expliqué à l’AFP. « C’est une manière marrante de porter un nouveau regard à ce Van Gogh », a-t-elle ajouté.

Cette découverte peut s’expliquer par l’habitude qu’avait l’artiste de peindre en extérieur, où le vent faisait souvent voler insectes, poussières et brins d’herbe.

« J’ai dû ramasser une centaine de mouches sur les quatre canevas que tu vas recevoir, sans parler de la poussière et du sable », avait par exemple écrit Vincent Van Gogh dans une lettre adressée à son frère Théo en 1885.

Photomicrographie fournie par le musée d'art Nelson-Atkins montrant une petite sauterelle incrustée dans la toile "Les Oliviers" de Van Gogh © Eva Claire HAMBACH AFP

Photomicrographie fournie par le musée d’art Nelson-Atkins montrant une petite sauterelle incrustée dans la toile « Les Oliviers » de Van Gogh © Eva Claire HAMBACH AFP

Le peintre néerlandais n’est cependant pas responsable de la mort de l’insecte, à qui il manque l’abdomen et le thorax. Selon le paléontologue de l’Université du Kansas Michael Engel, aucun signe de mouvement n’a été retrouvé autour de l’insecte sur la toile, signe qu’il était déjà mort quand il y est arrivé.

Les conservateurs et les directeurs du musée d’art Nelson-Atkins se sont lancés dans de nouvelles analyses – à l’aide notamment d’ultraviolets, de rayons X et de microscopes – de leurs 104 oeuvres françaises pour les voir sous un nouveau jour.

« Les Oliviers » fait partie d’une série de 18 tableaux consacrée à ces arbres et peints par Van Gogh à Saint-Rémy-de-Provence en 1889, dans l’asile où il était interné. Il est mort l’année suivante.

Washington (AFP) –   

http://www.lepoint.fr

Le monde des insectes (à la loupe)


La macrophotographie est maintenant accessible a tous, mais pour faire de telles photos, il faut bien sur de la patience et beaucoup d’observation
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Le monde des insectes (à la loupe)

 


	Un escargot se penche sur une feuille | «Les escargots sont intéressants à photographier car ils bougent lentement. Cela permet d'être créatif, en ajoutant par exemple des flashs ou en plaçant une feuille en arrière plan, comme sur cette image.»

 

«La macrophotographie est vraiment amusante parce qu’elle permet de découvrir un autre monde –celui des insectes et des petits animaux– que, comme beaucoup de personnes, j’oublie souvent. On trouve les petits insectes presque partout, il suffit d’un peu de recherche et de s’approcher», explique le photographe américain Ray Hennessy.

Deux libellules bleues s’accouplent, Edwin B. Forsythe National Wildlife Refuge, sud du New Jersey |


	Deux libellules bleues s'accouplent, Edwin B. Forsythe National Wildlife Refuge, sud du New Jersey | «Généralement, je me promène jusqu'à ce que je trouve un sujet et j'essaie de le suivre pendant plusieurs minutes avant qu'il ne s'en aille. On sait très rapidement si on en tirera une bonne photo ou s'il faut continuer son chemin.»

T F

«Généralement, je me promène jusqu’à ce que je trouve un sujet et j’essaie de le suivre pendant plusieurs minutes avant qu’il ne s’en aille. On sait très rapidement si on en tirera une bonne photo ou s’il faut continuer son chemin.»

Crédit: Ray Hennessy

Un escargot se penche sur une feuille 


	Un escargot se penche sur une feuille | «Les escargots sont intéressants à photographier car ils bougent lentement. Cela permet d'être créatif, en ajoutant par exemple des flashs ou en plaçant une feuille en arrière plan, comme sur cette image.»

T F

«Les escargots sont intéressants à photographier car ils bougent lentement. Cela permet d’être créatif, en ajoutant par exemple des flashs ou en plaçant une feuille en arrière plan, comme sur cette image.»

Crédit: Ray Hennessy

Une salamandre au Tyler State Park, sud est de la Pennsylvanie |


	Une salamandre au Tyler State Park, sud est de la Pennsylvanie | «Quand ce n'est pas un escargot, je me déplace pour tenter d'obtenir l'arrière-plan que je veux, mais souvent l'animal ne coopère pas!»

T F

«Quand ce n’est pas un escargot, je me déplace pour tenter d’obtenir l’arrière-plan que je veux, mais souvent l’animal ne coopère pas!»

Crédit: Ray Hennessy

Un bourdon posé sur une fleur |


	Un bourdon posé sur une fleur | «Les animaux que je photographie habituellement sont les oiseaux. Photographier en macro les insectes et les petits animaux demande plus de reflexion et de lenteur.»

T F

«Les animaux que je photographie habituellement sont les oiseaux. Photographier en macro les insectes et les petits animaux demande plus de reflexion et de lenteur.»

Crédit: Ray Hennessy

Une libellule perchée sur une herbe au parc national Edwin B. Forsythe National Wildlife Refuge, sud du New Jersey |


	Une libellule perchée sur une herbe au parc national Edwin B. Forsythe National Wildlife Refuge, sud du New Jersey | «Ce qui est amusant aussi avec la photographie d'insectes, c'est qu'il y a des dizaines de possibilités avec quelques feuilles et quelques herbes. Surtout, cette photographie ne nécessite pas beaucoup de marche!»

T F

«Ce qui est amusant aussi avec la photographie d’insectes, c’est qu’il y a des dizaines de possibilités avec quelques feuilles et quelques herbes. Surtout, cette photographie ne nécessite pas beaucoup de marche!»

Crédit: Ray Hennessy

Une mouche longues pattes sur une feuille |


	Une mouche longues pattes sur une feuille | «Lorsque je travaille, je ne vais pas à la recherche d'un insecte spécifique.» 

T F

«Lorsque je travaille, je ne vais pas à la recherche d’un insecte spécifique.» 

Crédit: Ray Hennessy

Une sauterelle essaie de se cacher derrière une herbe |


	Une sauterelle essaie de se cacher derrière une herbe | «J'ai une connaissance très limitée des insectes donc en général je n'identifie le nom exact qu'après que la photo a été prise.»

T F

«J’ai une connaissance très limitée des insectes donc en général je n’identifie le nom exact qu’après que la photo a été prise.»

Crédit: Ray Hennessy

Une demoiselle verte posée sur une feuille |


	Une demoiselle verte posée sur une feuille | «Parfois, j'arrive à identifier un animal par moi-même, sinon je publie mes images et les internautes m'aident à les identifier.»

T F

«Parfois, j’arrive à identifier un animal par moi-même, sinon je publie mes images et les internautes m’aident à les identifier.»

Crédit: Ray Hennessy

Une fourmi dans une fleur de pissenlit |


	Une fourmi dans une fleur de pissenlit | «Internet est génial pour ce genre de choses. On y trouve tant d'experts prêts à vous aider!»

T F

«Internet est génial pour ce genre de choses. On y trouve tant d’experts prêts à vous aider!»

Crédit: Ray Hennessy

Fanny Arlandis

http://www.slate.fr/

Hamburgers à la sauterelle et sucette au scorpion, pour la bonne cause


Mangeriez-vous un plat dont un des ingrédients principaux sont des insectes, si on vous promet de donner 5 dollars aux démunis ? Serait-ce assez convaincants pour oser essayer ?
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Hamburgers à la sauterelle et sucette au scorpion, pour la bonne cause

 

Les insectes «sont le futur» pour nourrir le... (Photo Karen BLEIER, AFP)

Les insectes «sont le futur» pour nourrir le monde, affirme Randolph Carter, l’un des responsables d’Ehrlich, «produire un kilogramme de cette nourriture gaspille dix fois moins d’énergie que produire un steak».

Photo Karen BLEIER, AFP

Agence France-Presse
WASHINGTON

«C’est un peu croquant, c’est bon», déclare à l’AFP la jeune Erin Kolski en goûtant le hamburger à la sauterelle qui vient de lui être servi au restaurant l’Occidental Grill, sur la prestigieuse Pennsylvania Avenue.

Le buffet cuisiné par le chef Rodney Scruggs — vers sauce mexicaine, sauterelles rôties, fourmis au chocolat, sucettes au scorpion, etc. — était offert par Ehrlich Pest Control, une société spécialisée dans la lutte contre les nuisibles qui voulait célébrer la maison.

Elle entendait également reverser, pour chaque courageux prêt à croquer dans les sauterelles, 5 dollars à DC Central Kitchen, une banque alimentaire pour démunis.

Les insectes «sont le futur» pour nourrir le monde, ajoute Randolph Carter, l’un des responsables d’Ehrlich, «produire un kilogramme de cette nourriture gaspille dix fois moins d’énergie que produire un steak».

Mary Than et Deth Khaiaphone, la quarantaine, sont venues en connaisseuses. Elles sont laotiennes et Mary Than gère un restaurant.

«Nous avons l’habitude de mettre des insectes dans notre nourriture», disent-elles avant de se régaler d’une assiette de vers et de sauterelles frites.

«C’est délicieux, nutritif, sain et ce n’est pas de la nourriture industrielle», s’amuse Deth.

http://www.lapresse.ca/

Une farine à base d’insectes!


Les insectes gagnent de plus de terrains dans le marché de la consommations. Maintenant, on travaille pour produire une farine qui pourra aussi remplacer la farine traditionnelle
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Une farine à base d’insectes!

 

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En ce qui concerne les enjeux liés à l’alimentation, les insectes font beaucoup jaser. On essaie de les rendre populaires à la consommation, car ils constituent, malgré leur aspect peu appétissant, une solution à la sous-nutrition… Voilà que des étudiants de l’Université McGill planchent à fabriquer une farine à base d’insectes!

Imaginez: élever des sauterelles pour produire du pain. C’est possible? C’est ce que souhaite l’équipe des cinq jeunes inventeurs montréalais qui a développé le projet Flour Power, une nouvelle technique permettant de transformer ces insectes en farine.

Le groupe espère récupérer les sauterelles qu’on retrouve dans les champs de luzerne pour les redistribuer à des fermiers mexicains à Oaxaca. Chaque fermier aura un conteneur où il pourra élever les insectes de façon appropriée pour ensuite les transformer en une farine riche en protéines.

Comment ça va fonctionner? Les sauterelles seront déshydratées et placées dans un sac de congélation hermétique. Elles seront ensuite nettoyées, desséchées, écrasées, puis enfin transformées en farine.

Pas moins de 10 tonnes de sauterelles seront livrées d’ici mars 2014, notamment grâce à une bourse d’un million de dollars. C’est que les cinq étudiants ont remporté le Prix Hult 2013, lors d’un gala présenté par Bill Clinton pour récompenser l’entrepreneuriat social dans le monde étudiant.

http://lafouinecuisine.ca

Étrange, la sauterelle verte naît parfois rose, jaune ou orange


Bizarre des insectes aux couleurs vives, ils sont plus faciles à repérer pour les prédateurs. Alors que le vert est un excellent camouflage, le rose est une invitation à être mangé
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Étrange, la sauterelle verte naît parfois rose, jaune ou orange

 

© Joel Sartore

© Joel Sartore

Certaines sortes de criquets sont peut-être mutantes. Découverts dans les années 1770, les scuddéries à ailes oblongues pourraient avoir subi un changement génétique. Alors que leurs ancêtres étaient, semble-t-il, verts, un petit nombre d’individus arborent des couleurs vives, comme le jaune, l’orange et le rose vif.

Les généticiens ne connaissent pas avec certitude la cause de cette mutation. Les entomologistes ont longtemps pensé que ces couleurs étaient un symptôme d’érythrisme, une anomalie comparable à l’albinisme.

Des scientifiques de l’université de la préfecture d’Osaka, qui travaillent sur une espèce proche, penchent pour une cause génétique plutôt qu’environnementale. L’été dernier, des tests d’accouplement sur les scuddéries à ailes oblongues, réalisés à l’insectarium Audubon de La Nouvelle-Orléans, ont prolongé une étude menée au début du XXe siècle.

L’équipe actuelle est partie du postulat que le vert était un trait récessif – un bon camouflage qui rend les insectes de cette couleur les plus aptes à survivre. Arrivent en deuxième position les individus jaunes et orange, teintes provoquées par la dernière mue.

Les insectes roses sont les moins susceptibles de s’en sortir parce qu’ils ont cette couleur dès la naissance. Le rose est leur trait dominant, mais il en fait des proies faciles dès leur plus jeune âge.

Daniel Stone

http://www.nationalgeographic.fr/

Mexique: vogue de la nourriture préhispanique à base d’insectes


Je ne sais pas pour une raison ou une autre, en cas de disette  par exemple j’opterais pour manger des insectes. Ce sont d’autres cultures qui mérite probablement qu’un jour ou l’autre nous y accordions un regard neuf
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Mexique: vogue de la nourriture préhispanique à base d’insectes

 

L'une des créations du chef Fortino Rojasest un... (PHOTO OMAR TORRES, AFP)

L’une des créations du chef Fortino Rojasest un plat d’oeufs de fourmi, «le caviar mexicain», servi accompagné de pétales de chrysanthèmes et d’une sauce à la mangue.

PHOTO OMAR TORRES, AFP

JENNIFER GONZALEZ COVARRUBIAS
Agence France-Presse
MEXICO

Vers, oeufs de moustique, sauterelles et même punaises, insectes qui faisaient partie du régime alimentaire commun à l’époque préhispanique, connaissent une vogue croissante dans des restaurants de toutes catégories à Mexico.

«On assiste à un boom des insectes. Les oeufs de fourmi, un mets délicat qui se vend 75 euros (106 $) le kilo, partent très rapidement».

Les punaises «créent encore un peu un choc quand on les sert vivantes, mais c’est ainsi qu’elles sont meilleures», explique Daniel Ovadia, chef du très select restaurant Paxia.

Un autre représentant de la nourriture préhispanique, pratiquement oubliée pendant toute la période de la conquête espagnole, est le restaurant Chon, pionnier dans ce domaine.

 

PHOTO OMAR TORRES, AFP

Le caviar mexicain

Dans cet établissement, situé dans le quartier populaire de La Merced, le chef Fortino Rojas élabore depuis près de quarante ans toutes sortes de plats excentriques. Il y a quelques années il mettait à son menu de la viande de lion, remplacée depuis son interdiction, par du crocodile.

Tandis qu’il prépare une tortilla aux oeufs de moustique, qui ont un goût un peu comparable à ceux des crevettes, mais en plus intense, il résume ainsi sa philosophie culinaire:

«tout ce qui se déplace sur ses pattes, vole ou rampe est bon pour la marmite».

Rojas encourage tout le monde à «goûter les plats faits avec ces aliments que nous donne la terre du Mexique, car ce sont des aliments très nutritifs, bons et légers».

«Il faut le faire avant que ces animaux soient privés de leur milieu naturel à cause des dégâts causés à l’environnement»

L’une de ses créations est un plat d’oeufs de fourmi, «le caviar mexicain», servi accompagné de pétales de chrysanthèmes et d’une sauce à la mangue.

Pedro Hernandez vend des insectes dans sa boutique du marché de San Juan, connu à Mexico pour l’extraordinaire variété de produits qu’on peut y trouver. En juin, il a inauguré un petit restaurant situé à côté de son échoppe où l’on vend des punaises, de gros vers d’agave – la plante mexicaine dont le suc fermenté donne la tequila –  et de croustillantes sauterelles qui se mangent grillées avec de l’ail et de l’huile d’olive, ou bien avec du citron et un peu de piment.

À «La cuisinette de San Juan», les clients peuvent «goûter, déjà préparé, tout ce qui attire leur curiosité et ensuite les acheter crus munis d’une recette», explique Hernandez.

«Ça a un goût de viande, c’est vraiment bon», observe, souriante, Nicole Olivarez, une étudiante en médecine qui fait l’expérience pour la première fois d’une soupe de maïs accompagnée de vers d’agave frits.

Le palais mexicain «s’est occidentalisé» et a oublié des produits qui «en plus d’être succulents, sont très nourrissants», commente son compagnon, Miguel Diaz, un enseignant.

Margarita Martin, une femme au foyer, approuve devant un étal de San Juan où elle achète un demi-kilo de vers d’agave vivants.

«Nous venons les acheter durant toute la saison des pluies, on ne veut pas les rater», dit Margarita qui livre sa recette: elle trempe les vers dans de l’huile bouillante et les sert simplement avec «une tortilla et une bonne sauce».

Une solution contre la faim dans le monde?

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a recommandé dans un récent rapport l’ingestion d’insectes comme l’un des moyens de lutte contre la faim qui touche quelque deux milliards de personnes dans le monde.

Dans le cas des enfants qui souffrent de malnutrition, les insectes peuvent tenir lieu de complément alimentaire «particulièrement important», selon la FAO.

Cent grammes de viande de boeuf sont constitués à 40% de protéines, alors que dans le même poids de sauterelles «ou de tout autre insecte», la proportion atteint le double, selon Gabriela Jiménez, chercheuse de l’Université nationale autonome du Mexique.

«Les insectes ont tous les acides aminés indispensables à l’homme. En outre, leur cycle de vie est rapide. Un insecte devient adulte au bout de deux mois et une femelle peut avoir quelque 800 oeufs», explique-t-elle.

Elle espère que les Mexicains, touchés par un des plus forts taux d’obésité au monde, vont augmenter leur consommation de ce type d’aliments.

«Ça ne fait pas grossir. Et on peut fabriquer de la farine à partir de n’importe quel insecte», dit-elle.

http://www.lapresse.ca

Des centaines d’espèces découvertes au Suriname


La plupart de ces très belles créatures sont haute en couleurs, mais attention elles peuvent être toxiques. Rassurez-vous, probablement que vous ne tomberez jamais nez à nez avec ces grenouilles, sauterelles … a moins que vous soyez un explorateur
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Des centaines d’espèces découvertes au Suriname

 

Une expédition de plus de 50 scientifiques, envoyée au Suriname pour un programme d’évaluation rapide de Conservation International, avec d’étonnantes et rares images d’animaux.  Cette chrysomèle, par exemple, doit sa couleur au fait qu’elle se nourrit de plantes toxiques et de ce fait, est elle-même toxique. © Trond Larsen


La grenouille cowboy à cause des franges qui sillonnent le côté de ses pattes et des « éperons »

© Paul Ouboter


La rosée sur une chenille

© Trond Larsen


Le scarabée géant de l’Amazonie

© Piotr Naskrecki


La sauterelle Crayola

©Piotr Naskrecki


Le gecko à queue épineuse

© Trond Larsen


Un couple de scarabées-tortues

 

© Trond Larsen


Une sauterelle « licorne »

© Trond Larsen


La grenouille « pac-man »

© Trond Larsen


La sauterelle à crête

© Piotr Naskrecki


Un bousier miniature mesure que quelques millimètres de long

© Trond Larsen


L’araignée hypertélique

© Trond Larsen


La grenouille-singe

© Trond Larsen

 

La sauterelle à tête pointue

© Piotr Naskrecki


Une maman attentionnée

Cette grenouille à trois bandes a beau être très toxique, elle n’en n’est pas moins une bonne mère. En effet, ce ne sont pas des bosses qu’on peut voir sur son dos mais de petits têtards qu’elle transporte vers un plan d’eau © Trond Larsen


Une nouvelle espèce de demoiselle

© Natalia von Ellenrieder


De nouvelles espèces de poissons-chats

Au Suriname, les scientifiques ont découvert de toutes nouvelles espèces de poissons-chats. A gauche, ce petit poisson se cache dans les courants d’eau douce et sablonneux, où il a été difficile à trouver. Le poisson-chat de droite ç quant à lui des allures préhistoriques. © Philip Willink


http://www.linternaute.com

Certains singes communiquent par ultrasons


Nous savons que certains animaux perçoivent des sons que nous ne pouvons pas entendre, pour certains cela est un mode de communication, dont donner l’alarme silencieusement quand un intrus potentiellement dangereux se présente dans leur territoire
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Certains singes communiquent par ultrasons

Un tarsier Un tarsier © iStockphoto

 

Le plus petit primate de la planète communique avec ses congénères par ultrasons, a découvert une équipe internationale de biologistes.

Cette particularité permet aux tarsiers des Philippines (Tarsius syrichta) de donner l’alarme sans se faire repérer par un prédateur.

Les mammifères qui peuvent émettre et percevoir des signaux dans les ultrasons ne sont pas nombreux. Ce sont notamment :

  • les baleines
  • les chats
  • certaines chauves-souris
  • certains rongeurs

Les biologistes étaient intrigués par les cris stridents de ces primates d’environ 15 cm, qui évoquent ceux d’une chauve-souris, alors qu’ils sont décrits comme étant habituellement silencieux.

Certains des chercheurs avaient déjà émis l’hypothèse que des ultrasons se cachaient derrière cet apparent silence, mais aucune recherche ne l’avait démontré formellement.

Pour l’établir, l’équipe a capturé six de ces mammifères pour évaluer l’acuité de leur ouïe. Les données montrent que ces animaux perçoivent des sons jusqu’à 90 000 Hz, ce qui représente un record chez les primates, qui n’est égalé que par très peu d’autres animaux.

 

Le saviez-vous?

L’ouïe humaine ne parvient pas à percevoir les sons au-delà de 20 000 Hz (ce qui définit la fréquence à partir de laquelle on commence à parler d’ultrasons). De petits primates, tels les ouistitis ou les lémuriens, émettent et réagissent parfois à des ultrasons, mais l’essentiel des fréquences qu’ils émettent se situe dans le domaine audible par l’oreille humaine.

 

Les vocalises de 35 tarsiers ont ensuite été enregistrées dans leur milieu sauvage. Ces cris se situent uniquement dans la fréquence des ultrasons, autour de 70 000 Hz.

Pour les chercheurs, cet « exemple extrême de communication acoustique dans les ultrasons purs » présente vraisemblablement de multiples avantages pour le tarsier.

Communications privées

Les ultrasons permettent aux tarsiers de communiquer entre eux sans être détectés par leurs prédateurs et leurs proies.

L’étude a d’ailleurs constaté qu’ils émettaient leur signal ultrasonique lorsqu’un humain approchait, ce qui laisse supposer un rôle d’alarme.

Ces primates ont les plus gros yeux de tous les mammifères proportionnellement à leur taille. Pourtant, leur rétine n’est pas adaptée à une vision nocturne. Les ultrasons pourraient donc les aider à capter les bruits des papillons de nuit ou des sauterelles.

Les détails de ces travaux sont publiés dans la revue Biology Letters de l’Académie des sciences britannique.

 

http://www.radio-canada.ca/