Les sociétés qui valorisent les personnes âgées minimisent leurs risques de démence


Intéressant, je trouve que la perception d’une société face à la vieillesse peut avoir une incidence sur la santé mentale des personnes âgées. Le fait qu’une personne âgée est respectée et se sent utile, a beaucoup ont moins tendance d’aller vers la sénilité ou du moins, je crois que cela peut retarder de beaucoup.
Nuage

 

Les sociétés qui valorisent les personnes âgées minimisent leurs risques de démence

 

Repéré par Léa Marie

Repéré sur Quartz

Notre perception de la vieillesse influerait sur la détérioration de la santé mentale de nos aînés.

 

Selon les scientifiques de l’Université de Yale, la longévité de l’acuité intellectuelle d’un individu dépendrait de la vision que se fait ce dernier de la vieillesse. Autrement dit, plus une personne aborde ses vieux jours de manière sereine et confiante, mieux elle se portera, et pour plus longtemps.

L’hypothèse japonaise

Rendue publique le 7 février dernier, l’étude avance la théorie selon laquelle la manière dont une société perçoit le vieillissement est corrélée au développement de la démence chez ses personnes âgées.

Les cultures associant la sénilité à un fardeau ou à une perte de valeur sociale seront plus enclines à voir leurs ancêtres atteints de dégénérescence mentale. À l’inverse, la recrudescence de celle-ci sera moindre et plus tardive dans un environnement où l’âge est davantage valorisé, par exemple s’il est envisagé comme un gage de sagesse.

C’est lors d’un séjour au Japon que l’idée d’explorer les facteurs de la démence sénile est venue à l’auteure de l’étude, l’épidémiologiste Becca Levy. 

Les personnes âgées japonaises, explique-t-elle à Quartz, «y sont regardées de façon bien plus positive qu’aux États-Unis».

Et les Nippons possèdent l’une des espérances de vie les plus longues au monde: 83,7 ans en 2015 selon l’OMS –contre 82,4 ans en France et 79,3 ans aux États-Unis.

Trois fois plus de risques de perdre la tête

Pour évaluer la viabilité de cette hypothèse, les chercheurs se sont basés sur un échantillon de 4.765 personnes, dont l’âge moyen était de 72 ans. Grâce à des prélèvements de salive permettant de détecter la présence d’un gêne lié à la démence, ils ont estimé à 1.250 le nombre de personnes âgées potentiellement atteintes.

Becca Levy a sondé les participants concernés sur leur vision de la vieillesse, puis leur a demandé d’attribuer une note à leur appréhension face à celle-ci. L’un des énoncés utilisés, rapporte Quartz, était: «Plus je vieillis, plus je me sens utile

Résultat: sur une période de quatre ans, les personnes interrogées qui adoptaient une attitude positive concernant leur âge avaient 2,7% de risques de perdre la tête, contre 6,1% chez les plus pessimistes d’entre eux –soit un taux près de trois fois supérieur.

«Si cela avait été mesuré sur une décennie ou plus, assure Becca Levy, la différence aurait été bien supérieure.» 

Une incitation, suggère-t-elle, à repenser au plus vite notre perception de la vieillesse, qui ne pourra se faire sans l’instauration d’une campagne de santé publique luttant contre l’âgisme. 

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L’esprit et le corps humains pourront-ils supporter une mission de trois ans sur Mars?


On sait que l’espace n’est pas vraiment fait pour l’être humain, sachant qu’il y a des conséquences sur les astronomes subissent quand ils reviennent sur Terre après un long séjour dans l’espace pour plus ou moins 6 mois. Un aller-retour sur Mars quelles conséquences sur le corps et sur la santé mentale. Un voyage qui prend 3 ans, loin des siens, l’environnement complètement différent, c’est ce que la NASA veut tester prochainement
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L’esprit et le corps humains pourront-ils supporter une mission de trois ans sur Mars?

 

Mars | Kevin Gill via Flickr CC License by

Mars | Kevin Gill via Flickr CC License by

Repéré par Thomas Messias

Repéré sur The Hindu

La NASA lancera en 2018 une série d’expérimentations destinées à étudier l’impact d’un tel périple sur la santé physique et mentale de celles et ceux qui y prendront part

Aux dernières nouvelles, et à condition de partir au bon moment il faudrait environ 260 jours à une mission terrienne pour atteindre la planète Mars.

Tous les 1,6 ans, la distance entre les deux planètes atteint une valeur proche de son minimum (environ 55 millions de kilomètres), alors qu’elle est en moyenne de 76 millions de kilomètres. Dans le meilleur des cas, un voyage aller-retour prendrait donc environ 520 jours, soit un an et cinq mois. 

La NASA, qui projette d’envoyer des êtres humains sur Mars aux alentours de 2030, table donc sur des missions d’une durée approximative de trois ans. À titre de comparaison, rappelons que la mission spatiale de Thomas Pesquet a duré 196 jours, soit environ six mois et demi. C’est pourquoi sera lancée courant 2018 une série d’expérimentations destinées à étudier les conséquences d’un tel voyage sur l’esprit et le corps de ceux (et celles, espérons-le) qu’elle désignera pour aller explorer la planète rouge.

L’objectif est d’étudier différents facteurs sur trois groupes de dix astronautes, l’un sur une mission courte (deux mois), le deuxième sur une mission standard (six mois), et le dernier sur une mission d’une durée d’un an. La NASA liste cinq grandes familles de dangers pouvant atteindre les participants et participantes d’une telle mission :

– Les radiations spatiales, qui sont à l’origine de défaillances cardiaques
– L’isolation et le confinement
– La sensation d’éloignement par rapport à la Terre
– Les champs de gravité et leur absence
– Les environnements hostiles

La NASA lancera dès le 4 janvier prochain un appel à destination des scientifiques qui souhaiteraient proposer des sujets et critères d’étude sur un tel échantillon de 30 personnes. Elle sélectionnera entre 15 et 18 propositions à la fin de l’été, qui permettront à leurs auteures et auteurs de se voir attribuer des subventions pour une durée maximale de sept ans.

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La cyberdépendance : une dépendance encore méconnue


 

La cyberdépendance est devenue un problème que surtout les jeunes sont atteint, que ce soit sur les médias sociaux, les jeux en ligne. Cependant, ce n’est pas encore reconnu, et il manque des donnés pour bien cerner ce trouble du comportement.. Il  faut encore attendre pour des plans d’actions soient mit en place pour des meilleurs soins
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La cyberdépendance : une dépendance encore méconnue

 

IZUSEK VIA GETTY IMAGES

Agence Science-Presse

Encore aujourd’hui, la cyberdépendance fait l’objet de débats au sein de la communauté scientifique. Bien que de nombreux intervenants en santé mentale traitent des personnes qui ont un usage problématique d’internet et des nouvelles technologies, la cyberdépendance n’est pas reconnue officiellement, d’un point de vue médical. Le Détecteur de rumeurs dresse un portrait de la situation.

Une nouvelle forme de dépendance

Si la cyberdépendance n’a pas encore de statut médical officiel, c’est qu’elle implique l’usage abusif d’une ou de plusieurs technologies qui n’existaient pas il n’y a pas si longtemps : Internet en général, mais aussi jeux multijoueurs en ligne, médias sociaux, séries et films en flux continu sur internet, etc.

C’est aussi parce qu’on a du mal à la définir :

« depuis un certain nombre d’années, les cliniciens observent des cas de cyberdépendance sur le terrain, mais on manque encore de données scientifiques pour bien cerner le phénomène », explique la Dre Karine Igartua, présidente de l’Association des médecins psychiatres du Québec.

Toutefois, les choses évoluent vers une reconnaissance de ce problème, ou d’une partie du problème :

« dans la dernière version du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, le DSM-V qui date d’il y a deux ans, le trouble du jeu sur internet (internet gaming disorder) est inclus dans une annexe des diagnostics dits à l’étude » indique la psychiatre.

En Europe, la Classification internationale des maladies (CIM-11), l’équivalent du DSM, inclura le vidéo gaming dans la famille des dépendances dans sa prochaine mouture qui sera publiée au printemps 2018.

« Les Européens ont une approche différente de la nôtre. Alors qu’ici, nous incluons toutes les formes de dépendances à internet et aux nouvelles technologies dans le terme cyberdépendance, ils les compartimentent en utilisant une appellation propre à l’application en cause. Le vidéo gaming deviendra donc un diagnostic officiel, mais pas les autres formes de cyberdépendance, par exemple l’addiction aux réseaux sociaux », explique Magali Dufour, directrice des programmes d’intervention en toxicomanie à l’Université de Sherbrooke et chercheure.

Une décision peu surprenante, puisque l’addiction aux jeux vidéo est la forme de cyberdépendance qui a fait l’objet du plus grand nombre d’études.

Une évaluation sur la base de critères spécifiques

Au Québec non plus, le diagnostic de cyberdépendance n’est pas médicalement reconnu. Toutefois, les personnes qui en souffrent et qui demandent de l’aide sont évaluées sur la base de critères d’addiction, comme c’est le cas pour les autres formes de dépendances. Les trois principaux critères sont l’obsession du jeu, la perte de contrôle et la présence de répercussions importantes sur leur vie.

« Nos recherches indiquent que les cyberdépendants perdent le contrôle de leur utilisation d’internet, qui tourne souvent à l’obsession. Ils dépassent les limites de temps qu’ils s’imposent ou qui leur sont imposées, ils y pensent sans arrêt. Leur dépendance entraîne aussi des troubles fonctionnels, comme des conflits familiaux, la perte de sommeil et d’appétit ou l’absentéisme à l’école ou au travail, ainsi qu’une souffrance qui est cliniquement observable », résume Magali Dufour.

Il existe aussi une grille d’évaluation, intitulée l’Internet Addiction Test. Toutefois, ce questionnaire n’est pas un outil parfait puisqu’il s’agit de mesurer un phénomène nouveau, en pleine évolution.

« Nous sommes tous des utilisateurs d’internet et cette technologie a pris beaucoup de place dans nos vies dans les 20 dernières années. On est parfois dans des zones grises pour distinguer un usage exagéré d’internet d’un usage pathologique ».

Un portrait-robot des cyberdépendants encore flou

Ces zones grises rendent difficile l’établissement de statistiques pour évaluer l’ampleur du problème. Les recherches menées par Magali Dufour auprès de 4000 adolescents indiquent qu’environ 1,3 % des jeunes Québécois pourraient souffrir de cyberdépendance.

« Ces jeunes peuvent passer entre 40 et 60 heures par semaine sur internet, alors que chez les adultes cyberdépendants, ça va jusqu’à 66 heures par semaine », explique-t-elle.

Les jeunes qui seraient le plus à risque de développer ce type de dépendance souffrent souvent d’autres vulnérabilités comme l’impulsivité, l’humeur dépressive, l’anxiété, le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Plusieurs ont des relations conflictuelles avec leurs parents. Les périodes de transitions, comme le passage du secondaire vers le cégep, peuvent aussi accentuer le risque.

« Fait étonnant, même si 88 % des jeunes qui sont traités pour une cyberdépendance sont des garçons, nos données indiquent que les filles sont tout aussi à risque d’être cyberdépendantes, mais à d’autres types d’applications. Alors que les garçons sont surtout dépendants aux jeux vidéo en réseau, les filles font plutôt un usage abusif des réseaux sociaux. Pour des raisons que nous nous expliquons mal, elles demandent moins d’aide que les garçons », souligne Mme Dufour.

C’est aussi ce qu’on observe dans les centres de réadaptation qui offrent des traitements à ceux qui ont développé un problème de dépendance. Dans les centres d’hébergement Le Grand Chemin qui accueillent des jeunes de 12 à 17 ans, c’est entre 5 à 7 % de la clientèle qui souffre de cyberdépendance et la grande majorité sont des garçons.

« Pour l’instant, nous traitons surtout des adolescents dépendants aux jeux vidéo multijoueurs en ligne. Mais nous savons que les filles qui ont une utilisation abusive des réseaux sociaux vivent elles aussi des difficultés. Il est donc possible qu’on en accueille davantage dans le futur », estime Miguel Therriault coordonnateur aux services professionnels du Grand Chemin.

En attente d’un plan d’action gouvernemental

Pour l’instant, les centres de traitement des dépendances, comme Le Grand Chemin ou le Centre de réadaptation en dépendance de Montréal, établissent eux-mêmes les lignes directrices de leurs programmes d’aide aux cyberdépendants.

« On offre le traitement pour la cyberdépendance depuis 2012, les bonnes pratiques d’intervention en dépendance sont reconnues par le gouvernement comme étant efficaces auprès des cyberdépendants. Pourtant, ils ne se retrouvent pas dans l’offre de service officielle du Ministère de la Santé et des Services sociaux », explique Miguel Therriault.

Les intervenants, comme les chercheurs et les cliniciens, espèrent donc que le nouveau plan d’action pour la dépendance du ministère, attendu prochainement, inclura des directives claires sur la cyberdépendance qui permettront de mieux encadrer les soins offerts

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Voici pourquoi les garçons ont besoin de plus de soutien affectif que les filles


La première année de vie d’un enfant est importante, on essaie tant bien que mal à passer à côté des stéréotypes pour offert toutes chances égales aux filles et aux garçons. Cependant, les garçons auraient pourtant plus besoin d’affection, d’attention que les filles. Cesser les clichés qu’un homme ne pleures pas, de se conduire en fillette etc .. Ils doivent comprendre leurs émotions pour mieux réagir socialement, car curieusement, leur cerveau serait plus fragile que les filles et c’est important de préserver leur santé mentale
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Voici pourquoi les garçons ont besoin de plus de soutien affectif que les filles

 

 

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Ils ne sont pas plus solides.

La littérature sur les stéréotypes entourant les questions de genre chez les enfants aborde plus souvent qu’autrement le fait que les filles aiment les poupées et les garçons, les camions. Mais qu’en est-il des autres différences?

Des études récentes et anciennes mettent en lumière les différences liées au genre dans le cerveau et son développement. Et ce sont ces recherches auxquelles nous devrions nous attarder quand vient le temps de comprendre le soutien affectif dont nos enfants, particulièrement les garçons, ont besoin.

Dans une étude publiée en 2000 et intitulée The Fragile Male, Sebastian Kraemer affirme que le cerveau des bébés garçons est plus fragile que celui des bébés filles. Même dans l’utérus, le cerveau des garçons est plus sensible à la dépression et au stress de la mère. Et à la naissance, le cerveau des garçons est en retard d’un bon six semaines sur celui des filles.

Des études démontrent également que les garçons ont un plus haut taux de cortisol (l’hormone liée au stress) après une naissance traumatique où ils ont été séparés de leur mère ou si la personne qui s’occupe d’eux est négligente.

Sebastian Kraemer avance que le cerveau des filles a une longueur d’avance qui demeure tout au long de l’enfance, et que les garçons tirent de la patte sur plusieurs fronts.

Alors qu’ils grandissent, les garçons continuent à avoir la vie dure. Un manque de soutien affectif alors qu’ils sont bébés ne fait qu’aggraver la chose. Bien que les chercheurs ne s’entendent pas sur la question, on croit que les garçons courent plus de risques d’être dyslexiques et d’avoir des difficultés de lecture et de langage, ce qui rend l’apprentissage à l’école plus ardu. Les garçons sont aussi plus susceptibles de vivre des problèmes de comportement et sont de deux à trois fois plus enclins à être TDAH que les filles.

À l’âge adulte, les hommes canadiens sont trois fois plus susceptibles de s’enlever la vie que les femmes. Et bien que la dépression guette autant les femmes que les hommes, ces derniers montrent des signes différents qui sont souvent difficiles à déceler.

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S’il est clair que le genre affecte la structure du cerveau et son développement, celui-ci est aussi grandement influencé par les expériences de vie. Nous appelons ce phénomène neuroplasticité.

L’étude de Kraemer démontre que les parents couvent leurs bébés garçons moins que leurs bébés filles. Pourquoi? En partie parce que les garçons sont plus exigeants et que cela peut creuser un fossé entre le parent et l’enfant; chose qui n’aidera pas le garçon dans son cheminement.

«Les garçons ont tendance à être plus nerveux et démonstratifs et les mères font tout en leur pouvoir pour les calmer, note le chercheur. Les soins portés aux garçons sont habituellement plus compliqués et, par conséquent, les « erreurs » sont plus courantes, ce qui s’ajoute au déficit déjà présent avant la naissance. Comme le cerveau humain se développe surtout après la naissance, certains facteurs de stress précoces peuvent désavantager les garçons. Dans tous les cas, chez les garçons, le développement de l’attachement à une personne est plus affecté par l’indisponibilité, l’insensibilité et la dépression d’un parent.»

«À l’âge adulte, les hommes canadiens sont trois fois plus susceptibles de s’enlever la vie que les femmes. Et bien que la dépression guète autant les femmes que les hommes, ces derniers montrent des signes différents qui sont souvent difficiles à déceler.»

De plus, nous entretenons le stéréotype culturel voulant que les garçons soient plus durs et plus forts. Les parents procurent moins de soutien affectif aux garçons qu’aux filles, croyant qu’ils n’en ont pas besoin.

Ce sont ces stéréotypes masculinistes toxiques légués à l’enfance qui nuiront à nos garçons à l’âge adulte.

«Les jeunes garçons apprennent tôt qu’exprimer leurs sentiments est tabou. Cela cause des traumatismes qui affectent leurs relations entre eux et avec le sexe opposé», avait souligné à HuffPost Canada Jessica Raven, directrice de Collective Action for Safe Spaces.

Nos garçons sont donc doublement pénalisés : ils ont un cerveau plus vulnérable et reçoivent moins de soutien affectif de leurs parents. Ce sont ces différences dans la première année de vie qui font que les hommes sont plus aux prises avec des problèmes de santé mentale, aux dires de Kraemer.

Des chercheurs soulignent aussi que les hommes qui souscrivent aux normes genrées de la société, prescrites à la naissance, voient leur santé mentale affectée et ont moins tendance à chercher de l’aide, selon ce que rapporte CBC.

Le Dr Allan Schore, de UCLA, appuient les propos de Sebastian Kraemer. Dans son article All Our Sons: The Developmental Neurobiology and Neuroendocrinology of Boys at Risk, il affirme que «compte tenu de la maturation plus lente du cerveau masculin, l’attachement protecteur de la mère agit comme un régulateur pour la moitié droite du cerveau dans la première année de développement et est essentielle à l’optimisation du développement socioémotionnel des garçons».

Qu’est-ce que ce charabia scientifique veut dire pour les parents comme vous et moi qui doivent élever des garçons? Ce que le Dr Schore tente d’expliquer, c’est que les relations façonnent les humains et que les parents aident au développement des qualités émotionnelles de leurs enfants grâce à l’attention qu’ils leur portent.

Des relations empreintes d’amour, de confiance, de sensibilité et d’intimité aident l’enfant à comprendre et à démêler les émotions ainsi qu’à s’exprimer. Cela l’aide dans le développement de ses habiletés sociales. Il peut comprendre ses semblables, s’entendre avec les autres, s’occuper d’eux. Les garçons ont simplement besoin de plus d’aide que les filles à ce chapitre, surtout dans la première année de leur vie.

Dr Schore suggère des congés parentaux plus longs afin que les parents connectent sur une plus longue période de temps avec leurs enfants. Il faut cajoler, sourire, parler et jouer à la cachette avec nos bébés garçons!

Voici quelques conseils afin de vous assurer que nos garçons reçoivent le soutien affectif dont ils ont besoin :

Plutôt que de penser que les garçons ne montrent pas leurs émotions (ce qui est faux), reconnaissez le fait qu’ils ont de la difficulté à le faire et encouragez-les à s’ouvrir. Dites-leur que c’est normal de le faire. Écoutez-les.

Encouragez-les à porter attention aux émotions qu’ils vivent et créez un environnement où il est sans danger d’exprimer ses sentiments.

• Ne les faites jamais sentir coupables de s’ouvrir. Ne dites pas des choses du genre : «Les garçons ne pleurent pas», «Ne sois pas dramatique», «Cesse de faire ta fillette», «Comporte-toi comme un grand garçon.»

Enseignez-leur la régulation émotionnelle, et ce, sur le coup. Restez calme (sinon, vous ne transmettez pas la bonne énergie). Ne voyez pas leur comportement comme une attaque personnelle.

Reconnaissez que les garçons ont besoin de plus de soutien affectif que les filles.

Encore une fois, mieux vaut prévenir que guérir. La première année de vie est la plus importante pour le développement émotionnel du cerveau. Nos garçons en ont besoin afin de grandir heureux et en santé. Cajolez vos bébés garçons autant que possible!

Ce texte traduit de l’anglais a été publié sur HuffPost Canada.

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Ne faites pas comme la grand-mère d’Alexandre Jardin: n’essayez pas de maigrir en avalant un ver solitaire


Comment maigrir sans changer ses habitudes alimentaires que ce soit de la malbouffe et en grande quantité ? Ingéré des oeufs de ténia  pour que les vers solitaire puissent gober les calories que vous avalez, cela vous tente ? C’est un traitement qui n’est pas nouveau, par contre, il y a des effets secondaires pas très commodes et quand on réussit à s’en débarrasser, on reprend du poids .. Bref, c’est une très mauvaise idée
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Ne faites pas comme la grand-mère d’Alexandre Jardin: n’essayez pas de maigrir en avalant un ver solitaire

 

Le scolex d'un Tenia solium | via Wikicommons CC License by

Le scolex d’un Tenia solium | via Wikicommons CC License by

Cécilia Léger

Alexandre Jardin semble en regretter la «folle liberté» d’antan. Mais attention si perdre du poids grâce à un ténia semble cumuler plusieurs avantages, cette méthode reste très dangereuse.

 

Réussir à perdre du poids sans manger moins, c’est bien. Maigrir tout en pouvant s’enfiler des plâtrées de lasagnes, c’est encore mieux. Il suffirait pour cela d’ingérer un ver solitaire, qui se chargerait d’absorber toutes les calories ingérées. Pendant ce temps, la personne dans laquelle il loge pourrait s’empiffrer sans compter. Et voir sa ligne s’affiner. Pourtant, se débarrasser de quelques kilos grâce au ténia est une très mauvaise idée. Et elle ne date pas d’hier.

La pratique est née au XIXe siècle, à l’époque victorienne, quand les standards de beauté féminin valorisaient des femmes à la taille de guêpe, et ce à n’importe quel prix. Les femmes avalaient alors des œufs de ténia, le laissaient grandir en elles et maigrissaient sans effort. Sur Facebook, l’écrivain Alexandre Jardin, à la suite d’une drôle d’anecdote impliquant sa grand-mère et la maîtresse de son mari, a regretté la disparition de cette «folle liberté» d’évoluer dans une vie romanesque.

Pourtant, aujourd’hui, la méthode utilisée est toujours la même. Sur internet, il est facile de se procurer des œufs de ce genre. Même Khloe Kardashian y a pensé. Dans un épisode de «L’Incroyable famille Kardashian», elle émet l’idée d’héberger un ténia dans son intestin. Face au scepticisme de demi-sœur Kylie Jenner, on voit Khloe rétorquer:

«Tu sais à quel point tu peux devenir maigre? J’ai regardé sur Google si je pouvais vraiment m’en procurer.»

Très vite, des carences et une sensation d’épuisement

Autant vous le dire tout de suite, Khloe n’a pas idée de ce qui l’attend. Miser sur un ténia pour éliminer les excès alimentaires est une très mauvaise idée. Philippe Godeberge, gastro-entérologue et auteur du livre Qu’est-ce que tu as dans le ventre, est formel.

«Déjà, c’est très dangereux. J’irais même jusqu’à dire que c’est une véritable folie. La personne risque de maigrir énormément. Dans tous les cas, elle s’expose à de grosses carences. Il faut bien s’imaginer que ver pompe tout le capital d’oligo-éléments de la nourriture consommée.»

Car si l’amaigrissement n’est pas garanti, l’épuisement, lui, ne se fait pas attendre. Fixé sur la paroi de l’intestin grêle grâce à ses quatre ventouses, le ténia devient adulte en seulement trois mois et voit son corps formé de petits s’allonger de plusieurs mètres. Danièle, qui habite à Bourges, en a souffert lorsqu’elle était adolescente.

«J’étais une jeune fille plutôt mince donc je dois dire que je n’ai pas remarqué de différence au niveau de ma corpulence. Mais j’étais extrêmement fatiguée, comme quand on s’assoupit à l’heure de la sieste. En temps normal, j’étais vraiment une adolescente débordante d’énergie. Là, je me sentais complètement vidée, comme en hypoglycémie. Je m’endormais en cours et mes parents pensaient que je faisais de l’anémie.»

« Je peux vous assurer que c’est la plaie d’évacuer ce truc qui n’en finit pas»

 

Ensuite, les effets secondaires sont nombreux. En plus des douleurs abdominales et des nausées, Danièle se souvient de détails peu ragoûtants:

«J’avais de fortes démangeaisons au niveau de l’anus. Et je retrouvais toujours des sortes d’anneaux au fond de la culotte, qui ressemblaient à des nouilles. J’ai découvert plus tard que ce sont en fait là dedans que se logent les œufs du ténia.»

Pour s’en débarrasser, nul autre choix que de prendre un traitement à base de vermifuge et de le faire sortir de manière naturelle à la selle. L’opération peut-être impressionnante, le ténia mesurant parfois jusqu’à 10 mètres. Celui de Danièle n’en mesurait «que» 2 mais elle s’en souvient comme si c’était hier:

«Je peux vous assurer que c’est la plaie d’évacuer ce truc qui n’en finit pas.»

 Et si la tête de l’animal n’a pas été rejetée, tout recommence à 0, puisque c’est elle qui fabrique les anneaux.

«Aujourd’hui, les vers ont toujours un potentiel marketing très fort» 

 

Si le recours à un ver solitaire, malgré tout ce qu’il comporte de répugnant, ne s’est toujours pas éteint depuis le XIXe siècle, c’est peut-être parce qu’il a toujours une bonne image. À côté des compléments alimentaires chimiques, Philippe Godeberge trouve au ténia une image de produit «sain».

«Le recours aux vers est ancien dans la médecine. Déjà dans la pharmacopée chinoise, on ingérait des remèdes avec des vers déposés au fond du récipient. Aujourd’hui, ils ont toujours un potentiel marketing très fort. La publicité est axée sur le côté naturel, un peu médecine traditionnelle…»

Il effectue une recherche Google en anglais et tombe rapidement sur des sites de pharmacie en ligne russes ou australiens qui proposent des vers solitaires.

«Regardez, hop, je tape téniasis et je tombe sur un site de médecine ayurvédique. Il y a des huiles de massage et à côté des œufs de ténia. Mais impossible de connaître la provenance de ces produits. Viennent-ils du ténia d’autres humains, des humains peut-être en mauvaise santé? On ne sait pas.»

À côté de tous les inconvénients physiques, le ténia peut aussi altérer la santé mentale des malades. Difficile pour certains de continuer à vivre avec un être vivant –qui ne soit pas leur propre enfant– logé dans leur corps. Le gastro-entérologue constate régulièrement des dommages psychologiques chez les personnes qui le consultent.

«J’ai des patients qui ont fait des phobies. Quand on leur annonce qu’ils ont un animal dans le ventre, ils se sentent comme habités par quelque-chose d’autre et ne le supportent pas. Certains ont l’impression d’héberger un alien en eux.»

Le médecin insiste, la perte de poids n’est que provisoire. Peu de temps après que la bête a été délogée, la personne reprend rapidement des kilos et revient à son poids de départ. Finalement, c’est un coup d’épée dans l’eau et beaucoup de souffrance pour rien. À coté, une cure de jus détox ressemblerait presque à une partie de plaisir.

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Pour diminuer l’anxiété, résolvez un problème !


Moi qui n’aime pas le sodoku, enfin, il semble que les mathématiques soient la clé pour enrayer le stress combiné l’exercice et une bonne alimentation
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Pour diminuer l’anxiété, résolvez un problème !

 

Pour diminuer l'anxiété, résolvez un problème !

Pour diminuer l’anxiété, résolvez un problème !

Des chercheurs ont découvert que le fait de stimuler l’activité cérébrale liée à la pensée et à la résolution de problèmes atténue les symptômes de l’anxiété.

Si vous souffrez régulièrement de troubles anxieux, vous pouvez ajouter un livre de casse-tête dans votre sac à main et sur votre table de nuit. Selon une étude publiée par la revue Cerebral Cortex, la résolution de problèmes pourrait aider à diminuer le sentiment anxieux. Compléter un sodoku prend tout son sens désormais !

Les chercheurs de l’université Duke, aux Etats-Unis, ont analysé l’activité cérébrale de 120 jeunes adultes pendant qu’ils essayaient de résoudre des problèmes de mathématique faciles. Chaque volontaire a répondu à une série de questions concernant sa santé mentale et a passé un scanner via l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) pendant qu’il effectuait des tâches visant à activer certaines régions du cerveau.

Entretenir son cerveau

Ce test a permis aux scientifiques de comprendre que la résolution de problèmes active la zone cérébrale de la récompense, qui aide à son tour à lutter contre les sentiments négatifs de l’anxiété. Ces résultats confirment l’idée que la mise en place d’une stratégie permettant d’améliorer le fonctionnement émotionnel en travaillant le fonctionnement cognitif général est efficace. Pour entretenir la santé mentale, la résolution de problèmes semble être un bon exercice. 

Ce type de technique peut être utilisé en complètement à d’autres astuces anti-anxiété, comme la pratique d’un sport et le choix d’une alimentation équilibrée. Des produits riches en acides aminés tryptophane (poulet, bananes, lait, avoine, fromage, noix, sésame), en vitamine B (poulet, légumes verts, oranges, légumineuses, riz, noix, œufs), en protéines (œufs, noix, soja, lentilles, poisson, viande, yaourt) et en acides gras oméga-3  (saumon, sardines, légumes verts) auraient également une effet positif sur le stress et l’anxiété. 

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«Demain, tous crétins?», un documentaire intelligent sur notre abrutissement collectif


L’être humain peut-il avoir une baisse de l’intelligence aux prochaines générations ? Cela parait un peu fou, mais si on s’arrête un peu, ce n’est pas si bête que cela. Si on continue à être assaillie par des perturbateurs endocrinien, et autre pollution toxique, cela a un effet direct sur le cerveau.
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«Demain, tous crétins?», un documentaire intelligent sur notre abrutissement collectif

 

COURTOISIE

Nous sommes, parait-il, de plus en plus idiots.

 

  • Ismaël Houdassine

Nous sommes, parait-il, de plus en plus idiots. Si l’on en croit le documentaire-choc Demain, tous crétins?, la santé mentale de l’humanité vacille au point où les chercheurs et scientifiques tirent la sonnette d’alarme. Depuis vingt ans, les études démontrent que l’intelligence décline dangereusement au niveau mondial mettant en péril les avancées de notre civilisation.

L’enquête fouillée et passionnante de 55 minutes, menée par Thierry de Lestrade et Sylvie Gilman, les deux cinéastes derrière l’excellent Mâles en péril, dresse un portrait catastrophique sur nos capacités intellectuelles en constante régression. Les responsables? Les perturbateurs endocriniens, ces molécules chimiques qui dérèglent le fonctionnement de la thyroïde, essentielle au développement cérébral du fœtus.

«Nous devenons de plus en plus stupides. Ça se passe en ce moment. Ça ne va pas s’arrêter, et on a intérêt à réfléchir à ce qu’on va faire avec ça. Si nous ne faisons rien, la civilisation qui repose sur l’intelligence ira en sens inverse. Et tout laisse penser que c’est déjà en train d’arriver», lance à l’écran le chercheur britannique Edward Dutton

Faire pression sur les autorités

Car les faits sont là. Les polluants, de plus en plus nombreux et nocifs, s’attaquent à notre cerveau causant troubles du comportement, baisse du QI (Quotient Intellectuel) et la multiplication des cas d’autisme. Par exemple, en Californie, le nombre d’enfants diagnostiqués autistes a augmenté de 600 % entre 1990 et 2001.

Ces substances toxiques, on en trouve aujourd’hui partout, dans les pesticides, les cosmétiques, les produits d’entretien, la peinture, la poussière ou encore les plastiques. On apprend d’ailleurs qu’aux États-Unis, chaque bébé naît avec plus de cent molécules chimiques dans le sang. Des chiffres similaires au Canada.

Malgré tout, des pistes de solution sont possibles, affirment plusieurs spécialistes interrogés dans le documentaire. Pour cela, ils invitent la société civile à faire pression sur les autorités pour qu’ils puissent à leur tour exclure les responsables politiques sous influence des lobbys industriels. Mais voilà, si rien n’est fait, il se peut que la comédie loufoque Idiocraty, signée en 2006 par Mike Judge où deux individus se réveillent d’un long sommeil dans une société rongée par le crétinisme, ne nous fasse bientôt plus rire du tout.

http://quebec.huffingtonpost.ca

La pollution atmosphérique aurait un impact sur la santé mentale


On sait très bien que la pollution rend les gens malades physiquement, tel que l’asthme, les maladies cardiovasculaires et pulmonaires et ce n’est pas tout. La pollution affecte aussi la santé mentale, par isolation, la sédentarité causées par la pollution extérieure
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La pollution atmosphérique aurait un impact sur la santé mentale

 

La pollution atmosphérique aurait un impact sur la santé mentale

Photo Archives / AFP

WASHINGTON | Selon une nouvelle étude produite par l’Université de Washington, les risques de détresse psychologique augmenteraient avec la quantité de pollution présente dans l’air.

«Les effets de la pollution atmosphérique sur la santé cardiovasculaire et sur les maladies pulmonaires comme l’asthme sont bien établis. Par contre, son impact sur la santé du cerveau constitue un nouveau champ de recherche», a expliqué Anjum Hajat, aide-professeure en épidémiologie à l’École de santé publique de l’Université de Washington.

Publiée dans l’édition de novembre du journal «Health & Place», l’étude indique que la pollution atmosphérique peut générer certains changements de comportement. Elle inciterait notamment les gens à passer moins de temps à l’extérieur et à opter pour un mode de vie plus sédentaire, lequel est plus susceptible de créer de la détresse psychologique et de l’isolation sociale.

À l’aide de données obtenues auprès de 6000 répondants, l’étude a examiné le lien entre la toxicité de l’air et la santé mentale. Les chercheurs ont d’abord isolé une particule émise par les moteurs, les feux de foyer, les fours à bois et les centrales électriques alimentées au charbon et au gaz naturel.

Ils ont ensuite remarqué une corrélation entre la présence dans l’air de cette particule et le taux de détresse psychologique des personnes qui y sont exposées. Dans les endroits où on la retrouvait en plus grande quantité, la détresse psychologique était 17 % plus élevée.

http://fr.canoe.ca

Se plaindre est mauvais pour notre santé mentale et physique


Notre cerveau réagit à nos pensées. Si elles sont négatives, elles peuvent déclencher des réactions psychologiques, et même physiques maladies cardiaques, gain de poids, entre autres ainsi que des difficultés d’apprentissage et de mémorisation … Il faut apprendre a canalisé nos pensées pour qu’elles deviennent positives et se protéger des gens trop négatifs
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Se plaindre est mauvais pour notre santé mentale et physique

 

Se plaindre n’est pas un comportement inoffensif pour notre santé mentale et physique. Il y aurait même un danger de mort selon Steven Parton du site Psychpedia. Démonstration.

Nous avons dans notre cerveau une multitude de synapses séparées par une fente synaptique. Chaque pensée déclenche la production d’un produit chimique qui s’écoule à travers cette fente afin de relier les synapses entre elles. Ainsi un signal électrique contenant les informations peut circuler. Chaque fois que cette charge électrique se déclenche, les synapses se rapprochent pour faciliter la vitesse de transfert. Ainsi, nos pensées sont à l’origine d’un remodelage des circuits synaptiques en temps réel dans notre cerveau. Les pensées influent donc vraiment sur la réalité  ! Première information de taille !

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Steven Parton continue sa démonstration :

    Au plus nous sollicitons les mêmes connexions synaptiques (donc au plus nous avons les mêmes pensées), au plus le transfert de l’information est rapide via un réseau qui est choisi par défaut lorsque d’autres pensées/informations arrivent. C’est comme si des chemins de terre se transformaient en autoroutes au fur et à mesure que des véhicules les empruntaient. Par conséquent, les mailles de ce réseau synaptique à grande vitesse forme tout simplement notre personnalité (intelligence, aptitude, compétences) !

    Et là, on pourrait se dire :

     « chouette, j’ai toutes les cartes pour devenir un puissant optimiste en m’entrainant à penser positif ! »

    Ben non, car les humains sont des créatures sociales et la présence de neurones miroirs (outil de l’empathie) dans notre cerveau le confirme. Nous imitons nos semblables et nous nous imprégnons de leur « mode de pensée » et de leurs émotions.

    Ainsi, on ne pourra devenir un super-optimiste que si nous sommes au contact de personnes optimistes.  Or, si nous entendons des plaintes à longueur de journée, nous plongerons fatalement vers le pessimisme… Heureusement, on peut inverser la tendance ! Et ne tardons pas trop car nous sommes en danger de mort si nous cédons au négativisme.

    Pourquoi se plaindre tue ?

    Si nous éprouvons souvent de la colère ou de la tristesse, les circuits synaptiques adéquats se renforcent car ils sont de plus en plus empruntés. Or, ces émotions désagréables créent du stress que l’on peut mesurer par le taux de cortisol (son hormone) dans notre organisme.

    Ce cortisol a des effets très négatifs à moyen terme : baisse des défenses immunitaires, augmentation de la pression artérielle, maladies cardiaques, gain de poids, réduction de la longévité… mais aussi : blocage des capacités d’apprentissage, dégradation de la faculté de mémorisation, etc.

    Pour résumer :

  • nos pensées façonnent notre cerveau via un réseau synaptique qui s’optimise à mesure de son utilisation (les chemins de terre deviennent des autoroutes)

  • nos modes de pensée créent des habitudes (les réseaux autoroutiers sont empruntés en priorité car plus rapides)

  • notre environnement influe sur notre mode de pensée (neurones miroirs)

  • les pensées négatives provoquent des émotions désagréables qui augmentent notre niveau de stress (cortisol)

  • le cortisol dégrade nos capacités et diminuent notre longévité

    Des solutions ?

  • s’entourer de personnes positives

  • prendre conscience de notre mode de pensée (via la méditation par exemple)

  • acquérir des techniques pour lutter contre le stress (voir cet article)

  • pratiquer la gratitude (voir cet article)

http://anti-deprime.com/

Le pouvoir de l’odorat


Pour ma part, l’odeur de ma grande soeur Céline, une odeur réconfortante, l’odeur de la sauce à spaghetti, des moments complicité avec mon père. Une odeur particulière d’humidité me fait rappeler la cave de la salle de quilles. Les odeurs peuvent déclencher de bons ou mauvais souvenirs. Une situation vécue qui se réveille quand une odeur semblable surgit. Parfois, lors d’un évènement traumatisant, l’odeur peut apparaître sans pour autant être là, mais une situation peut donner l’impression que l’odeur est présent.
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Le pouvoir de l’odorat

 

L'odeur d'un savon à lessive qui nous ramène à notre enfance. Un parfum... (ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE)

ILLUSTRATION FRANCIS LÉVEILLÉE, LA PRESSE

 

ISABELLE AUDET
La Presse

L’odeur d’un savon à lessive qui nous ramène à notre enfance. Un parfum pourtant banal qui déclenche une réaction de détresse. Les effluves du café qui nous tirent du sommeil. L’odorat n’est pas qu’un sens banal à la remorque de la vue et du toucher: c’est, au contraire, une autoroute pour les souvenirs et les émotions. Pour le meilleur et pour le pire.

Des effluves bouleversants

Le phénomène est aussi soudain que puissant. Parfois, il suffit d’enfiler un vieux chandail, de racheter une marque de shampoing particulière ou encore de faire rissoler du bacon dans la poêle pour qu’un parfum nous ramène à lui seul le souvenir de moments marquants.

«L’odeur est un sens extrêmement important dans les souvenirs», explique Christophe Fortin, professeur de psychologie à l’Université d’Ottawa.

Le psychologue, aussi chercheur associé au centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, nous explique en détail les origines de ce phénomène parfois bouleversant.

À notre insu, notre cerveau tisse des liens parfois puissants, parfois simplement saugrenus entre les parfums, les émotions et les souvenirs.

«Sans doute vous souvenez-vous de l’odeur fantastique du plat que faisait mijoter votre maman. Vous rentriez dans la maison et, ahhhh… vous y pensez, et toute une gamme d’émotions vous revient. Notre cerveau est programmé pour faire cette association», illustre-t-il.

Dans le cerveau, l’espace où est traitée l’information olfactive est lié au siège des émotions et à la mémoire. Ainsi, plus un événement est significatif, plus ces zones sont stimulées… et plus le souvenir lié à une odeur est puissant.

«On l’observe chez les militaires qui reviennent du combat, illustre le spécialiste. Beaucoup vont associer à leur expérience des éléments comme la viande avariée ou la chair brûlée. On peut alors observer une généralisation de l’odeur. Certains ne pourront pas se faire un barbecue, parce que l’odeur de la viande grillée va trop leur rappeler ce qu’ils ont vu à la guerre.»

Réactions inattendues

En pratique, ce mécanisme permet aux individus d’éviter les dangers.

«C’est un mécanisme qui existe chez l’être humain depuis l’avènement d’Homo sapiens. C’est pour nous protéger! Quand ça sent l’ours, ce n’est pas le temps de rester là, c’est le temps de s’enfuir!»

Le lien est si puissant qu’il suffit parfois de penser à un événement significatif pour que les odeurs qui y sont liées nous reviennent. Notre cerveau reproduit parfaitement le parfum lié à ce souvenir sans qu’il existe réellement.

«Ça va même plus loin. Parfois, quand on cherche une information dans notre tête et que l’on n’est pas capables de la trouver, s’il y a une odeur qui est connexe à ce souvenir, elle peut nous permettre de réactiver cette information. Ça va au moins favoriser le rappel.»

Selon cette logique, l’odeur de la mer pourrait donc nous permettre de nous rappeler le nom de cet auteur qu’on a découvert dans nos dernières vacances à la plage? «Tout à fait», soutient le psychologue.

Expériences traumatisantes

Ce mécanisme est particulièrement puissant lorsqu’une personne traverse une expérience traumatisante.

«Lorsque l’on vit un événement stressant, la présence du cortisol, une hormone de stress, peut cristalliser un souvenir. On va avoir beaucoup plus de difficultés à oublier l’événement. Par exemple, si vous êtes agressé dans une petite ruelle où il y a une odeur de déchets, le lien se fait, qu’il soit volontaire ou non.»

Peut-on briser cette association, afin d’éviter que la moindre odeur de poubelles nous plonge dans un état de détresse?

«Oui, c’est possible. En psychologie, il y a plusieurs approches. Le traitement le plus éprouvé pour le trouble de stress post-traumatique, c’est la thérapie cognitivocomportementale. Si l’on a un trauma, on ne peut pas traiter que l’odeur. Il y a probablement d’autres éléments qui sont liés à l’événement, mais dans un cas très hypothétique où il n’y aurait que l’odeur, la bonne stratégie, généralement, c’est l’exposition graduelle.»

Cette désensibilisation ne se fait pas du jour au lendemain. C’est un long processus, qui demande un accompagnement particulier.

«Le but, c’est d’arriver à ce que l’odeur n’évoque plus l’événement traumatique, explique Christophe Fortin. Pour atteindre ça, on expose tranquillement la personne à l’odeur, dans un processus thérapeutique adéquat. On la lui fait sentir brièvement, et on regarde comment elle s’adapte, quel souvenir lui revient. On fait de la restructuration cognitive, jusqu’à ce que la personne ne ressente plus l’odeur comme quelque chose de dangereux.»

Le plaisir, aussi

Comme l’écrivain Marcel Proust le décrivait dans À la recherche du temps perdu, l’odeur d’une simple madeleine peut nous ramener des années en arrière de façon totalement inattendue.

Car le cerveau ne fait pas que des associations négatives entre les odeurs et les émotions. Les amateurs de bacon en savent d’ailleurs quelque chose.

«Quand vous vous réveillez le matin et que ça sent le bacon, votre cerveau va se mettre à libérer de la dopamine. Juste l’odeur va amener un sentiment de joie, car le bacon est associé à des moments heureux. Les odeurs peuvent influencer nos émotions très rapidement!», s’enthousiasme Christophe Fortin.

L’émotion doit toutefois être constante pour que l’odeur évoque un souvenir particulier.

«Si vous prenez un café une journée où ça va bien, une autre journée où ça va mal… le lien avec l’odeur du café ne sera ni très clair ni très puissant. Les stimuli doivent être les mêmes pour que l’association soit faite.»

Le chercheur évoque d’ailleurs un souvenir très personnel lié à une hospitalisation d’un mois alors qu’il était adolescent. Le souvenir n’a rien de négatif, mais il est lié… à l’odeur d’un savon.

 «On me lavait tout le temps avec du savon Lux, et 27 ans plus tard, si j’entre dans une salle de bains et qu’il y a du savon Lux, je le reconnais automatiquement. C’est l’odeur qui est liée à ce souvenir.»

 

«Je sens encore son odeur…»

L’après-midi du 31 août 2011, Brigitte Beauregard quitte son travail. Il est 15 h 30, et elle souhaite aller faire des courses. Au volant de son véhicule, elle s’arrête quelques minutes plus tard au bout d’un terre-plein afin de tourner à gauche. C’est à ce moment-là, en plein milieu d’un boulevard de Joliette, qu’elle plonge en plein cauchemar.

«Je voulais me rendre dans le stationnement du centre d’achats et…» Brigitte s’arrête et soupire. «Je revis les événements en vous les racontant… C’est comme si le gars était à côté de moi. Je sens son odeur», souffle-t-elle, avant de nous assurer qu’elle tient à raconter son histoire.

«C’est là que, derrière moi, j’ai vu quelqu’un, poursuit-elle. C’était un homme. Il est entré dans ma voiture, du côté du passager. Il criait, il était en détresse. Il m’a dit qu’on allait me tuer. Que j’allais mourir! Qu’on allait mourir tous les deux! Et là, les odeurs arrivent. Il n’est pas propre. Il pue, et il me tient.»

Paniquée, Brigitte arrive à sortir de sa voiture, mais elle voit des gens courir vers elle. Traumatisée, elle a le réflexe de retourner dans son véhicule.

«Je suis rentrée dans la voiture parce que je pensais qu’on allait me tuer. Mon impression, c’était que j’allais vraiment me faire tuer: les gens qui arrivaient, je pensais qu’ils me couraient après!»

Il s’agissait toutefois de gardiens de sécurité du centre commercial et de passants alertés par l’irruption de l’homme dans la voiture de Brigitte.

En retournant dans son véhicule, Brigitte comprend que quelque chose ne va pas. C’est l’odeur qui lui fait comprendre que le danger n’est pas à l’extérieur: il est devant elle. À l’extérieur, les odeurs lui semblent agréables, mais à l’intérieur du véhicule, l’homme empeste la sueur, le sang et la saleté.

«Mes sens étaient à l’extrême, explique-t-elle. Il m’a convaincue qu’on allait se faire tuer! Que j’étais morte ! Mais là, à un moment donné, je me suis dit: « Attends une minute, Brigitte, il y a quelque chose qui ne va pas. Ça sent mauvais pas à peu près, ici, et dehors, ça sent bon. » J’ai regardé ses mains en sang, ses cheveux sales, mais surtout, il empestait…»

L’homme jure et hurle. Il ordonne à Brigitte de le conduire plus loin, puis il tente de prendre le contrôle du véhicule. L’odeur est insupportable pour Brigitte. Elle est blessée légèrement, mais elle parvient à s’extirper une deuxième fois de sa voiture.

Une odeur qui persiste six ans plus tard

La femme n’a pas de souvenir des minutes qui ont suivi. Quand elle revient à elle, elle constate que l’homme s’est enfui avec son véhicule et que plusieurs personnes prennent soin d’elle. Le traumatisme est toutefois violent et le souvenir précis de l’odeur de son assaillant est incrusté dans son cerveau, plus de six ans après l’arrestation de l’agresseur.

«Encore aujourd’hui, chaque fois que j’arrive à une lumière, que je suis la première et que je dois attendre, je barre ma porte… et je sens encore l’odeur du gars. C’est encore là! La menace est encore là. Ça ressort. C’est fou, hein? Je vous en parle et je le sens, je le vois.»

Les odeurs prédominent dans les souvenirs de Brigitte, mais l’image de son assaillant est aussi toujours vive dans ses pensées. Elle possède toujours la voiture dans laquelle a eu lieu l’agression, puisque les policiers l’ont retrouvée peu de temps après. Elle explique toutefois que les odeurs liées à son traumatisme lui viennent aussi dans d’autres véhicules qui s’arrêtent premiers à une intersection. Elle y échappe seulement lorsqu’elle circule à moto.

Heureusement, explique-t-elle, elle a pu compter sur l’aide de plusieurs spécialistes et de son amoureux, qui la soutient lorsque ses sens lui rappellent l’événement. Elle a suivi une thérapie cognitivocomportementale.

Elle soutient avoir tout de même «appris à vivre avec» ses sens qui la trompent à l’occasion. «Il y a quand même de l’espoir, nuance-t-elle. J’ai compris que ça fait partie de moi. L’inconscient, le cerveau, c’est fort!»

L’histoire de Brigitte est racontée sur le site de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal.

http://www.lapresse.ca