La facture alimentaire des Canadiens pourrait grimper de 420 dollars avec Trump


 

On va encore récolter une augmentation du panier d’épicerie pour plusieurs raisons, dont Donald Trump et le dollar canadien qui est toujours bas
Nuage

 

La facture alimentaire des Canadiens pourrait grimper de 420 dollars avec Trump

 

BILL

Chaque Canadien pourrait payer 420 dollars de plus pour se nourrir dès l’an prochain si le président américain élu Donald Trump expulse des États-Unis les sans-papiers, dont deux millions seraient employés dans les exploitations maraîchères, indique une étude publiée mardi.

Le Canada est un important producteur de céréales et d’oléagineux, et peut compter sur des élevages abondants, mais le pays nord-américain dépend de son voisin pour les fruits et légumes frais, en particulier en hiver.

Or l’expulsion des clandestins, telle qu’annoncée en campagne électorale par M. Trump, entraînerait inévitablement une baisse de la productivité des exploitations agricoles américaines et une hausse des cours des produits alimentaires, estiment les chercheurs de l’université Dalhousie d’Halifax, sur la côte atlantique canadienne.

«L’effet Trump» pourrait engendrer des coûts supplémentaires sur l’alimentation au cours des prochaines années », selon ces experts.

Chaque année, les États-Unis délivrent 66 000 visas temporaires à des travailleurs agricoles, majoritairement originaires d’Amérique latine. Mais les exploitations américaines emploient également nombre de sans-papiers, estimés à deux millions de personnes, pour les travaux agricoles.

« Sans cette aide, la production des États-Unis reculerait et cela pourrait occasionner une hausse des prix », écrivent ces scientifiques canadiens.

Cette augmentation est évaluée à entre 3% et 5% des dépenses annuelles en alimentation des Canadiens pour la seule année 2017, soit en moyenne 420 dollars canadiens de plus.

Les prix des produits laitiers, des oeufs et des céréales importés des États-Unis devraient rester stables, mais ceux des fruits et légumes pourraient augmenter respectivement de 4% et 6% dès l’année prochaine, prévient l’étude.

En outre, l’hiver plus frais attendu en Californie et la sécheresse qui se prolonge dans cet État clé de l’industrie agroalimentaire américaine, s’ajoutent aux facteurs haussiers, relèvent les auteurs de l’étude.

Cette hausse attendue des cours s’inscrit dans un contexte où le coût de l’alimentation a déjà connu une forte croissance cette année au Canada, en raison notamment de la dépréciation du dollar canadien sous l’effet de la chute des cours du pétrole. Plus de 850 000 Canadiens ont ainsi eu recours en 2016 aux banques alimentaires.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

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Un juge autorise le début du profilage racial en Arizona


Vous imaginez donner le droit a un tel profilage racial, comment des gens vont être tourmenté sans raison,. Il risque à mon avis d’avoir beaucoup de droits violés pour un oui ou pour un non . il y aura sûrement de la ségrégation et beaucoup d’exagération
Nuage

 

 

Un juge autorise le début du profilage racial en Arizona

 

Un juge fédéral a donné son feu vert aux contrôles d’identité axé sur le profilage racial en Arizona pour lutter contre l’immigration clandestine. Sur cette photo d’archives, un immigrant clandestin est déporté vers son pays d’origine depuis l’aéroport Phoenix-Mesa Gateway, à Mesa en Arizona.

PHOTO CARLOS BARRIA, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
Washington

Un juge fédéral a donné son feu vert aux contrôles d’identité axé sur le profilage racial en Arizona pour lutter contre l’immigration clandestine, rejetant une plainte d’organisations de défense des droits de l’homme, selon le jugement obtenu jeudi.

Cette disposition est la plus controversée qui subsiste d’une loi des plus répressives jamais votée contre les sans-papiers aux États-Unis, que la Cour suprême a invalidée dans sa quasi-totalité en juin.

L’Union américaine contre les libertés civiles (ACLU) et d’autres organisations de défense des immigrés avaient demandé à la justice qu’elle soit bloquée dans l’attente de jugements au fond sur la constitutionnalité des contrôles d’identité.

En rendant sa décision en juin, la plus haute juridiction du pays avait autorisé les contrôles du statut migratoire de toute personne, même sans motif, mais laissé la porte ouverte à d’éventuels recours en justice concernant de possibles violations des droits de l’homme.

« Ce tribunal ne peut pas ignorer l’indication claire » donnée par la Cour suprême que cette disposition « ne peut pas faire l’objet d’un recours tant que la loi n’est pas entrée en application », a estimé la juge Susan Bolton du tribunal de Phoenix (Arizona).

« Comme l’a affirmé la Cour suprême, les plaignants ainsi que les États-Unis pourront contester cette disposition pour d’autres motifs ou pour des raisons constitutionnelles (…) après son application », a-t-elle ajouté dans sa décision rendue mercredi dont l’AFP a obtenu une copie.

L’ACLU a regretté, dans un communiqué, que le tribunal ait pris ce jugement sans avoir « examiné les nouvelles preuves significatives montrant que (cette disposition) a été votée avec une motivation discriminatoire ».

« Cette décision impose d’énormes contraintes sur d’innombrables habitants d’Arizona qui seront les victimes d’un contrôle racial d’identité et de rétentions illégales, en raison de cette loi », a souligné Cecillia Wang, chargée des droits des immigrés à l’ACLU.

Le ministère américain de la Justice avait annoncé le lancement d’une ligne téléphonique spéciale pour dénoncer d’éventuelles violations des droits de l’homme en Arizona après l’autorisation par la Cour suprême des contrôles au faciès dans cet État.

http://www.lapresse.ca