Le visage consterné des Démocrates après le discours de Trump devient un mème


Effectivement, on a l’impression que Donald Trump fait son enfant gâté en piquant ses crises n’ayant pas ce qu’il veut. Il faut dire que ce n’est pas anodin, plus de 5 milliards de dollars pour construire un mur, prétextant que les immigrés sont des violeurs, et décapitent les gens, alors qu’en fait il y plus de crimes violents fait par les Américains. Difficile de raisonner un homme qui a ce qu’il veut peut importe les moyens et qu’il a le pouvoir de mettre ses fonctionnaires en otage
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Le visage consterné des Démocrates après le discours de Trump devient un mème

 

Capture d’écran via Twitter

Repéré par Claire Levenson

«On ne gouverne pas en piquant des crises» a lancé Chuck Schumer, le leader des Démocrates au Sénat

Repéré sur The Hill

Mardi 8 janvier dans le Bureau ovale, Donald Trump a de nouveau défendu la nécessité de son mur à la frontière avec le Mexique (en évoquant, comme il le fait souvent, des cas de «viol», de «décapitation» et de «démembrement»). Même si les immigrés sans papiers commettent en moyenne moins de crimes violents que les Américains, la répétition des cas horribles de meurtres commis par des immigrés illégaux a toujours été au coeur de la stratégie rhétorique du président américain.

Puisque Trump refuse de faire un compromis sur son budget pour le mur (il demande cinq milliards de dollars), le gouvernement américain reste en mode «shutdown», ce qui signifie que cette semaine, des centaines de milliers d’employées et employés fédéraux ne recevront pas le salaire qui leur est normalement dû.

Après le discours de neuf minutes du président, c’était au tour de Nancy Pelosi, la cheffe de la majorité démocrate à la Chambre des représentants et de Chuck Schumer, le leader des Démocrates au Sénat, de répondre.

Nancy Pelosi a demandé au président de «cesser de prendre les Américains en otage» et d’arrêter de vouloir «forcer les contribuables à gâcher des milliards de dollars pour un mur coûteux et inefficace».

De son côté, Chuck Schumer a souligné le caractère capricieux et puéril du président:

«La démocratie américaine ne fonctionne pas comme ça. On ne gouverne pas en piquant des crises. Aucun président ne doit pouvoir taper du poing sur la table et exiger tout ce qu’il veut sous peine de paralyser le gouvernement.»

Cette comparaison avec un enfant colérique était particulièrement adaptée. En effet, pendant leur discours, les deux leaders de l’opposition ressemblaient par moments à deux parents en train de gronder un ado. Sur Twitter, certains n’ont pas manqué de le faire remarquer:

«Nous ne sommes pas en colère, juste déçus. Ton père et moi allons maintenant te parler l’un après l’autre.»

Ou encore:

«Schumer et Pelosi ont trouvé des joints dans ta chambre et ils veulent que tu saches qu’ils sont déçus par les choix que tu as faits.»

http://www.slate.fr/

Une immigrée clandestine fait le ménage pour Trump


Les immigrés, les sans-papiers qu’on accuse a qui mieux-mieux sont utilisé quand cela faire l’affaire des mieux nantis, même pour Donald Trump qui pourtant veut les chasser du pays. C’est du courage que cette femme dénonce l’humiliation et les abus sachant qu’elle se retrouvera sans travail.
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Une immigrée clandestine fait le ménage pour Trump

 

The Associated PressDonald Trump

Une femme immigrée clandestine travaille depuis cinq ans dans le club de golf de Bedminster appartenant au groupe de Donald Trump, pour lequel elle réalisé plusieurs tâches ménagères durant ses séjours réguliers, a-t-elle raconté au New York Times.

D’origine guatémaltèque, Victorina Morales a elle-même sollicité le quotidien, pour lequel elle a accepté de témoigner à visage découvert, dans un article publié jeudi.

Mme Morales, qui gagne 13 dollars de l’heure, a déjà fait plusieurs fois le ménage dans la villa que possède Donald Trump dans la résidence.

Avec une autre femme, Sandra Diaz, sans-papiers à l’époque où elle travaillait à Bedminster (New Jersey) dans le même groupe qu’elle, Mme Morales affirme que plusieurs autres employés du golf se trouvaient aux États-Unis en situation irrégulière.

Arrivée illégalement aux États-Unis en 1999, Victorina Morales est entrée au service de la résidence, qui comprend un parcours de golf, après avoir présenté de faux papiers.

Lors de son entretien d’embauche, elle assure avoir dit à celle qui allait devenir sa supérieure que ses papiers étaient faux, une confession qui ne l’a pas empêchée de décrocher un emploi.

Cette femme de ménage de 45 ans explique avoir souhaité raconter son histoire en réaction aux propos très durs de Donald Trump sur les migrants, en particulier ceux venus d’Amérique latine, mais aussi aux quolibets racistes d’un supérieur.

«Nous sommes fatigués des abus, des insultes, de la manière dont il parle de nous alors qu’il sait que nous l’aidons à gagner de l’argent», a déclaré Mme Morales au New York Times. «Nous nous mettons en quatre pour satisfaire tous ces besoins et nous devons supporter qu’il nous humilie.»

La femme de ménage exprimait là un point de vue général sur Donald Trump mais explique avoir été traitée avec respect par l’ancien promoteur immobilier, qu’elle décrit comme exigeant mais poli et susceptible de donner de généreux pourboires.

«Nous avons des dizaines de milliers d’employés dans nos établissements et avons des méthodes de recrutement très strictes», a indiqué à l’AFP une porte-parole de la Trump Organization, le holding de Donald Trump.

«Si un employé a produit de faux documents pour contourner la loi», a-t-elle ajouté, «il sera immédiatement licencié».

Mme Morales a expliqué qu’elle s’attendait à perdre son emploi dès la publication de l’article.

http://journalmetro.com/

Au Texas, l’immigration clandestine est aussi une activité juteuse


Je suis sidérée !!! Au Texas, la détention et séparation des familles migrantes sont une affaire d’argent. Des prisons privées font leur fortune avec les migrants, sans parler les avocats, et toutes personnes qui peuvent faire de l’argent. Il y a même des sociétés de crédit pour ces étrangers. Ils osent appeler cela une industrie !
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Au Texas, l’immigration clandestine est aussi une activité juteuse

 

Plus des deux tiers des arrestations de sans-papiers... (Photo Associated Press/Agence des services frontaliers américains)

Plus des deux tiers des arrestations de sans-papiers ont lieu au Texas, frontalier du Mexique. C’est donc là que se trouve une grande partie des centres de détention pour migrants du pays.

PHOTO ASSOCIATED PRESS/AGENCE DES SERVICES FRONTALIERS AMÉRICAINS

Agence France-Presse
El Paso

 

Pour les militants bénévoles qui leur viennent en aide, tenter de tirer profit des situations humaines souvent dramatiques des migrants est «répugnant». Mais au Texas, l’immigration clandestine est aussi une activité économique juteuse pour les prisons privées, les usuriers ou autres avocats sans scrupule.

Le grand État du sud des États-Unis est au coeur de la crise née de la politique de «tolérance zéro» du président Donald Trump, qui a provoqué la séparation de plus de 2300 enfants de leurs parents arrêtés après avoir franchi la frontière américaine.

Plus des deux tiers des arrestations de sans-papiers ont lieu au Texas, frontalier du Mexique. C’est donc là que se trouve une grande partie des centres de détention pour migrants du pays.

À sa construction en 1983, celui de Houston était la première prison privée de l’histoire moderne des États-Unis. Ses propriétaires, CoreCivic (ex-Corrections Corporation of America) et GEO Group, sont les deux plus grosses entreprises pénitentiaires du pays, toutes deux cotées en bourse.

CoreCivic exploite au Texas quatre centres de détention sous contrat avec l’autorité fédérale de l’immigration et des douanes, tandis que GEO en gère trois autres, plus un quatrième en construction. Au niveau national, les deux groupes ont affiché en 2017 des chiffres d’affaires cumulés de quatre milliards de dollars.

Lobbying

«Nous apprécions énormément la confiance que l’autorité de l’immigration et des douanes continue de nous manifester», affirmait l’an dernier le président de GEO George Zoley en annonçant un nouveau contrat pour un montant de 110 millions de dollars avec le gouvernement fédéral.

Selon le think tank In The Public Interest, une telle privatisation du système pénal pousse ses acteurs à promouvoir l’incarcération massive y compris pour des délits mineurs, comme l’entrée illégale sur le territoire.

Ensemble, les deux groupes pénitentiaires «ont dépensé plus de dix millions de dollars en soutien à des candidats politiques et près de 25 millions en lobbying depuis 1989», souligne ce groupe de recherche dans un récent rapport.

«C’est une industrie qui fait pression en faveur de peines plus longues» et «plus sévères, car à chaque fois qu’un lit est occupé, elle gagne de l’argent», explique à l’AFP l’avocate spécialiste des migrations Jodi Goodwin, bénévole pour l’ONG Migrant Center for Human Rights.

«C’est dégoûtant, c’est répugnant», lâche-t-elle.

La polémique autour de la séparation des familles a aussi mis en lumière le rôle des centres, également exploités par des opérateurs privés, où ont été placés les enfants retirés à leurs parents à la frontière.

Selon le site d’informations Texas Tribune, il y a 31 centres de rétention pour mineurs dans cet État, dont les plus controversés sont ceux de Southwest Key Programs qui, selon Bloomberg, recevra plus de 450 millions de dollars du gouvernement cette année. Sous contrat avec le Bureau fédéral pour la réinstallation des réfugiés, ces «refuges» ont parfois été accusés de maltraitance, notamment le plus grand, nommé «Casa Padre», installé dans un ancien hypermarché Walmart et qui accueille plus de 1400 garçons.

Mais toutes ces sociétés florissantes ne sont pas les seules à tirer profit de l’immigration clandestine.

Plus cher pour les migrants

«C’est une industrie, et elle est en pleine croissance», dit à l’AFP l’économiste William Glade, de l’Université du Texas. «Notre système judiciaire est riche en opportunités pour les avocats» et d’autres professions, «et ils ne vont pas se priver de les exploiter et de les faire perdurer», ajoute-t-il.

Les migrants sont centraux dans l’économie des villes poussiéreuses qui jalonnent la frontière inhospitalière entre le Texas et le Mexique, comme McAllen, Hidalgo ou El Paso: les cabinets privés d’avocats spécialisés dans l’immigration et les sociétés de crédit qui octroient des prêts en échange d’une simple signature jouxtent les magasins de bottes de cow-boy et les lecteurs de tarots.

Le centre d’El Paso a ainsi vu la multiplication de sociétés qui prêtent de l’argent aux détenus incapables de payer la caution fixée par le juge pour être libérés en attendant le traitement de leur dossier.

Pour les crimes de droit commun, leur commission est normalement de 10 % du montant de la caution. Mais s’agissant des sans-papiers, le prix s’envole: Lachica Bonds facture par exemple 20 % du montant de la caution pour les étrangers accusés d’être entrés illégalement aux États-Unis, plus 500 dollars de frais de dossier.

Un commerce rémunérateur, puisque «la plupart des cautions sont comprises entre 10 000 et 15 000 dollars», voire «25 000 pour un cas que je suis actuellement en train de traiter», rapporte à l’AFP un employé sous couvert d’anonymat.

Une fois libérés, les migrants doivent porter des bracelets électroniques, vendus aux autorités par BI Incorporated, une filiale de GEO Group. Interrogés par l’AFP, ses employés à El Paso ont refusé de communiquer le prix d’un bracelet électronique

http://www.lapresse.ca/