Gluten 101


Avant de choisir un régime sans gluten, mieux vaut en parler avec son médecin à savoir s’il y a possibilité d’être intolérant ou sensible au gluten avant de bannir certains produits dans son alimentation, car il faut éviter les carences de certaines vitamines et minéraux
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Gluten 101

 

Gluten

Photo: iStock by Getty Images

Doit-on bannir le gluten de son alimentation? Et ces maux de ventre sont-ils un signe d’intolérance ou de sensibilité? Des réponses afin de dissiper toute confusion.

20 juin. 2017 Chantal Éthier

 

Qu’est-ce que l’intolérance au gluten ?

Le gluten est une protéine contenue dans le blé, l’épeautre, le kamut, le seigle et l’orge. C’est elle qui donne, entre autres, de la texture et du volume aux produits de boulangerie. Chez 1 % de la population, cette protéine entraîne une destruction d’origine inflammatoire de l’intestin grêle – on parle alors d’intolérance au gluten ou de maladie cœliaque.

« Avec pour conséquences des douleurs abdominales, de la diarrhée, des éruptions cutanées et des carences en vitamines et en minéraux », indique le Dr Idriss Djilali-Saïah, immunologiste au CHU Sainte-Justine.

Les symptômes varient d’un individu à l’autre et sont parfois si légers qu’ils passent inaperçus. Sur 10 personnes affectées, 9 ne le sauraient pas, selon la Fondation québécoise de la maladie cœliaque.

Pourquoi l’autodiagnostic est-il dangereux ?

La seule façon de savoir si l’on est atteint de la maladie cœliaque est de subir des tests sanguins et une biopsie de l’intestin. Retirer le gluten de son alimentation sans avoir reçu un diagnostic peut atténuer les symptômes, mais les dommages causés à l’intestin vont se poursuivre en sourdine.

« La moindre molécule de blé peut causer de l’inflammation, dit la nutritionniste Nicole LeBlanc. C’est une maladie sérieuse, qui ne se traite pas seulement en achetant du pain sans gluten. Pour éviter la contamination avec les céréales proscrites, par exemple, il faut utiliser un grille-pain différent de celui du reste de la famille. »

Sans être intolérantes, certaines personnes se disent « sensibles » au gluten. Est-ce possible ?

« Même si aucun test ne permet de le détecter, ce syndrome existe bel et bien », précise le Dr Idriss Djilali-Saïah.

Les symptômes ressentis sont similaires à ceux de la maladie cœliaque, mais sans les dommages à l’intestin grêle.

« Par contre, on a découvert une certaine forme d’inflammation de la paroi intestinale des gens sensibles au gluten. Et les biopsies de ces patients diffèrent légèrement de la normale. »

On croit qu’une flore intestinale perturbée et une paroi intestinale trop perméable feraient partie des causes. La sensibilité au gluten toucherait moins de 6 % de la population. Le tiers des gens atteints du syndrome du côlon irritable seraient en réalité sensibles au gluten. On a également découvert que le retrait de cette protéine améliore la condition des patients atteints de troubles inflammatoires de l’intestin, comme la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse.

Le blé contient-il plus de gluten qu’auparavant ?

Les experts ne s’entendent pas sur la question. Ce qui est certain, c’est que le pain en contient davantage, car on ajoute du gluten au moment de sa fabrication pour le rendre plus moelleux. Le blé et l’orge sont également utilisés comme agent épaississant ou rehausseur de goût dans les sauces, soupes, assaisonnements de légumes surgelés, saucisses, cretons

Les aliments sans gluten sont-ils plus santé ?

Pas nécessairement, d’après la nutritionniste Nicole LeBlanc.

« Pour donner de la texture au pain, aux biscuits et aux craquelins, le gluten est souvent remplacé par du gras, du sucre et de l’amidon. Alors, quand on opte pour une diète sans gluten, il faut d’abord choisir des aliments qui n’ont pas été transformés », dit-elle.

Est-ce que des maux de ventre après l’ingestion de pain ou de pâtes de blé sont un signe probant de sensibilité au gluten ?

« Certaines personnes qui se croient sensibles au gluten vont éviter le pain et se sentir effectivement mieux, explique le Dr Mickaël Bouin, gastroentérologue au CHUM. Mais, en fait, elles pourraient réagir aux fructanes, des sucres ­présents dans le blé, le seigle et l’orge. »

On a réuni sous l’acronyme FODMAPs des sucres difficiles à digérer qui, chez certains, provoquent des gaz et des douleurs abdominales. Le fructane en fait partie. (On trouve également ce sucre dans les oignons, les échalotes et les artichauts.)

Selon le Dr Bouin, la découverte des FODMAPs ne remet pas en question l’existence de la sensibilité au gluten.

« Certains malaises intestinaux ont des causes multiples qu’on commence seulement à mieux comprendre. »

Comment détecter le gluten qui se cache dans les aliments transformés ?

« Sur la liste des ingrédients, les mentions protéines végétales hydrolysées, extraits de levure, malt, sirop de malt ou amidon modifié ­signifient que ce produit peut contenir du ­gluten », explique la nutritionniste Nicole LeBlanc.

Que peut-on mettre dans son assiette quand on souffre d’intolérance ou de sensibilité au gluten ?

Des céréales naturellement sans gluten, comme le millet, le quinoa, le riz, le maïs, l’avoine non contaminée [cette céréale est souvent en contact avec le blé au moment de sa commercialisation]

De même que des produits nature : yogourt, viandes, poisson, fruits de mer, légumineuses, œufs, noix, graines, tofu, fruits et légumes.

 « J’ai moi-même reçu un diagnostic de maladie cœliaque il y a 17 ans, confie la nutritionniste. Et, croyez-moi, il y a tout de même moyen de bien manger… »

http://fr.chatelaine.com

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Le Saviez-Vous ► 6 idées reçues sur l’alimentation qui sont fausses


Les tendances alimentaires ne sont pas nécessairement mieux pour la santé, et pour la santé du coeur. Une alimentation équilibré et varié est un atout important pour la santé …
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6 idées reçues sur l’alimentation qui sont fausses

 

6 idées reçues sur l'alimentation qui sont fausses

Il y a beaucoup de désinformation dans le domaine de la nutrition.Photo Fotolia

Venant tempérer les tendances récentes nous encourageant par exemple à manger des œufs au petit-déjeuner, une nouvelle étude publiée lundi s’est fixé comme objectif de passer au crible certaines des dernières modes alimentaires afin d’en finir avec la confusion régnant autour des meilleures façons de réduire le risque de maladie cardiaque.

Menée par Andrew Freeman, médecin et directeur de la prévention et du bien-être cardiovasculaire au service de cardiologie de l’hôpital National Jewish Health de Denver (Colorado), cette méta-étude consistait à examiner 25 études préalables afin d’en dégager les grandes lignes concernant plusieurs tendances nutritionnelles récentes.

«Il y a beaucoup de désinformation dans le domaine de la nutrition, notamment au sujet des gélules antioxydantes, du « juicing » ou des régimes sans gluten», explique Andrew Freeman. «Il existe toutefois un certain nombre d’habitudes diététiques qui ont clairement démontré leur efficacité dans la réduction des risques de nombreuses maladies chroniques, notamment la maladie coronarienne.»

Les résultats de l’étude tordent le cou à certaines des modes récentes en matière d’alimentation, mais témoignent également du «consensus de plus en plus large selon lequel un régime basé sur les légumes verts à feuilles, les céréales complètes, les légumineuses et les fruits apporte les meilleures améliorations sur le plan de la santé cardiaque».

Voici, selon l’étude, ce qui est idée reçue à combattre, ou au contraire recommandation à suivre :

LES OEUFS

Contrairement aux recommandations actuelles, l’étude conseille de limiter la quantité d’oeufs dans l’alimentation, et de tout autre aliment riche en cholestérol.

LES HUILES VÉGÉTALES

L’huile de noix de coco et l’huile de palme, riches en acides gras saturés qui augmentent la cholestérolémie, doivent être limitées, voire complètement abandonnées, car trop peu d’études conseillent une consommation régulière. En revanche, l’huile d’olive vierge extra est la meilleure pour le coeur, selon l’étude, mais attention à sa teneur en calories.

LES BAIES ET FRUITS ROUGES

Trois fois par semaine, ils apportent assez d’antioxydants et sont préférables aux compléments alimentaires. Les fruits et légumes sont la meilleure source d’antioxydants pour réduire le risque de maladie cardiaque ; à l’inverse, les données sont insuffisantes pour conclure que les antixoydants pris sous forme de compléments alimentaires améliorent la santé cardiaque.

LES NOIX ET AUTRES FRUITS À COQUE

30 g par jour permettent également d’améliorer la santé du coeur. Mais la taille des portions est importante, car les noix, amandes et autres fruits à coque sont très caloriques.

LE «JUICING»

Attention avec cette mode récente. Les jus de fruits et de légumes utilisés dans le «juicing» sont sans pulpe et donc plus caloriques. Il est préférable de consommer des fruits et légumes entiers. Mais si l’on désire vraiment boire leur jus, il faut éviter d’y ajouter du miel, très sucré et très calorique.

LE GLUTEN

Si l’on ne souffre ni de maladie coeliaque ni d’une véritable allergie au gluten, il n’y a pas de raison de s’en passer: la plupart des affirmations selon lesquelles un régime sans gluten est meilleur pour la santé ne sont en effet pas basées sur des faits scientifiques.

Les résultats de l’étude sont publiés sur le site du Journal of the American College of Cardiology.

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Évincer le gluten augmenterait le risque de diabète de type 2


Le gluten doit faire partie de notre alimentation si on ne souffre pas d’allergie aux blés, d’intolérance au gluten et bien sûr si on ne souffre pas de maladie coeliaque. Un régime sans gluten affecterait notre santé comme le diabète du type 2, un manque de vitamines et de minéraux
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Évincer le gluten augmenterait le risque de diabète de type 2

 

Évincer le gluten augmenterait le risque de diabète de type 2

Les chercheurs ont suivi 200 000 personnes pendant 30 ans.Photo Fotolia

Face à la mode des produits sans gluten, la Fédération américaine de cardiologie publie ce jeudi une étude faisant le lien entre ce régime d’exclusion et un risque plus élevé de diabète de type 2, après avoir suivi 200 000 personnes pendant 30 ans.

Si l’on ne souffre ni de maladie coeliaque (1 % de la population en France et aux États-Unis) ni d’une véritable allergie au gluten, il n’y a pas de raison de s’en passer, car, pour l’heure, aucune étude scientifique n’a prouvé un réel bénéfice pour la santé.

Des chercheurs de l’université de Harvard ont étudié, via trois études rassemblant 200 000 personnes sur 30 ans, l’effet sur la santé de ce type de régime «sans» chez des personnes qui n’avaient pas de recommandations médicales leur interdisant le gluten.

Les résultats, publiés par la Fédération américaine de cardiologie, sont sans appel. Les personnes qui ont consommé régulièrement du gluten (en moyenne 5,8 à 7,1 grammes par jour) avaient un risque inférieur de développer un diabète de type 2. Pain, pizzas, pâtes, céréales bretzels ou encore muffins comptent parmi les ingrédients consommés les plus listés.

À l’inverse, les chercheurs ont constaté que ceux qui privilégiaient des produits sans gluten consommaient moins de fibres complètes, connues pour abaisser le risque de diabète.

Ces travaux viennent appuyer les avis de nutritionnistes qui alertent sur l’index glycémique très élevé des produits sans gluten transformés qui manquent par ailleurs de fibres et de nutriments (vitamines et minéraux) bons pour la santé et peuvent contenir des additifs toxiques. Sans parler du risque de prise de poids causé par l’effet « healthy » de ce type de produits.

Près de trois quart des Américains tenteraient d’évincer systématiquement le gluten de leur assiette, selon un sondage du Consumer Reports National Research Centre survey datant de 2014.

Ces travaux ont été présentés aux sessions scientifiques annuelles de la Fédération américaine de cardiologie à Portland aux États-Unis.

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Le sans gluten, un régime alimentaire qui n’est pas sans risques


Beaucoup de produits sont maintenant offerts pour ceux qui suivent des régimes sans gluten. Le problème, c’est qu’ils contiennent des métaux dangereux tels que l’arsenic et le mercure.
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Le sans gluten, un régime alimentaire qui n’est pas sans risques

 

Le sans gluten, un régime alimentaire qui n'est pas sans risques

Le régime sans gluten est devenu très tendance.Photo Fotolia

La mode est au sans gluten, c’est indéniable. Aux États-Unis, un quart de la population estime déjà avoir consommé des aliments sans gluten, ce qui correspond à une hausse de 67 % en deux ans. Mais ce type de régime n’est peut être pas aussi sain qu’on ne le croit.

Les chercheurs ont découvert que ceux qui consomment des produits sans gluten (gluten free) sont exposés à des niveaux élevés de deux métaux nocifs pour la santé. En analysant les urines de participants, ils ont constaté un fort taux d’arsenic, un élément cancérigène ; et du mercure, un autre élément chimique dangereux pour la santé lorsqu’il est présent à fortes doses.

Ils existent de nombreuses versions sans gluten de céréales (pates, pain…). Pour remplacer le blé, les industriels utilisent le plus souvent de la farine de riz. Mais le riz est connu pour contenir jusqu’à dix fois plus d’arsenic que d’autres aliments.

DES TRACES DE MERCURE 70 % PLUS ÉLEVÉES

Des chercheurs de l’Université de l’Illinois à Chicago ont évalué l’urine de 73 participants. Ces derniers avaient entre 6 et 80 ans et tous avaient déclaré avoir mangé de la nourriture sans gluten sur une période de cinq ans.

Les niveaux de métaux toxiques étaient près de deux fois plus élevés, selon l’étude publiée dans la revue Epidemiology.

Les résultats ont montré que plus une personne avait consommé du sans gluten, plus elle avait des concentrations élevées d’arsenic dans son urine. Les traces de mercure étaient 70 % plus élevées qu’une personne qui ne suit pas de régime sans gluten.

L’auteur de l’étude, le docteur Maria Argos, a déclaré: «Ces résultats indiquent qu’il pourrait y avoir des conséquences imprévues pour ceux qui suivent un régime sans gluten».

Cependant, elle a ajouté que d’autres recherches sont encore nécessaires pour déterminer les conséquences à long terme sur la santé de la présence de ces deux métaux dans notre corps.

http://fr.canoe.ca/

Les produits sans gluten ne sont pas forcément meilleurs pour la santé


    Le régime sans gluten est assez compliqué pour ceux qui doivent le suivre, même si bien des produits sont maintenant sur le marché. Ces produits commerciaux ne sont pas toutefois meilleurs pour la santé. Donc, à moins que ce soit un avis médical…. s’abstenir de suivre ce régime sans être suivi
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    Les produits sans gluten ne sont pas forcément meilleurs pour la santé

     

    GLUTEN FREE

    Le HuffPost  |  Par Sandra Lorenzo

    Pourquoi arrête-t-on le gluten? À cette question, seules deux réponses sont reconnues par la médecine: parce que l’on est allergique ou intolérant, autrement dit atteint de la maladie cœliaque, soit 1% de la population française. Pour maigrir, pour manger plus sain, pour avoir de meilleures performances physiques, voilà ce qui pousse certainement plusieurs personnes à enlever le gluten de leur alimentation.

    Cette protéine naturellement présente dans le blé, l’avoine, le seigle et l’orge est utile pour donner de l’élasticité à la pâte et de la texture. On trouve du gluten dans le pain, les pâtes, les gâteaux mais aussi certains produits alimentaires industriels comme les chips et les sauces.

    Moins de fibres et de protéines

    Pour réaliser des pâtes ou du pain sans gluten, il ne suffit pas d’enlever cette protéine. Pour pouvoir pétrir les pâtes, les industriels sont donc obligés de rajouter des émulsifiants et des épaississants. Des ajouts qui allongent considérablement la liste des ingrédients. Ainsi, le magazine constate qu’entre une pâte brisée classique et son pendant « sans gluten », pas moins de neuf ingrédients ont été ajoutés comme du sucre, de l’alcool, de la gomme xanthane ou encore de l’acidifiant.

    Dans les apports nutritionnels, la suppression du gluten a aussi de sérieuses conséquences. Dans les gâteaux, les pizzas et le pain de mie étudiés par le magazine, les compositions démontrent qu’on y trouve moins de protéines et de fibres que dans les produits conventionnels. Les farines utilisées sont naturellement moins riches en protéines que la farine de blé et les recettes sont très différentes. Ainsi, dans un paquet de pain mie conventionnel, on trouve 8,3g de protéines, contre 2,6g de protéines pour un pain de mie sans gluten.

    L’éviction complète du gluten est une obligation pour les personnes allergiques au gluten ou souffrant de la maladie cœliaque.

    —————————————————————-L’allergie pure au gluten est très rare

L’allergie au gluten est une pathologie assez rare. Les personnes en souffrant peuvent être diagnostiquées assez facilement car la réaction allergique intervient immédiatement après l’ingestion d’un produit contenant du gluten. Elle se manifeste par des problèmes respiratoires et/ou digestifs et peut aller jusqu’à provoquer des œdèmes. Contrairement à l’intolérance, l’allergie ne détruit pas la paroi de l’intestin grêle.

L’intolérance au gluten reste difficile à diagnostiquer

L’intolérance au gluten est aussi appelée maladie cœliaque. Cette maladie peut se déclarer à n’importe quel moment de la vie. Elle est très difficile à diagnostiquer car les symptômes peuvent être multiples. La maladie cœliaque détruit progressivement la paroi de l’intestin grêle peut avoir de très graves conséquences si le patient ne suit pas à vie un régime sans gluten.

Il ne faut pas arrêter le gluten sans avoir fait des tests au préalable

Attention, avant de se lancer dans un tel régime il faut avoir subi plusieurs tests médicaux. Une prise de sang d’abord pour vérifier le taux d’anticorps anti-transglutaminase IGA. Si celui-ci est très élevé, il faudra procéder à une endoscopie pour faire une biopsie de la paroi intestinale. Si le patient élimine le gluten de son alimentation avant de passer ces tests, la maladie sera impossible à diagnostiquer.

L’hypersensibilité est encore très peu étudiée par la médecine

L’hypersensibilité au gluten fait débat dans le milieu scientifique. Les hypersensibles sont des patients qui ont subi des tests parce qu’ils présentaient des symptômes de la maladie cœliaque sans que les médecins n’y détectent la présence d’anticorps caractéristiques de l’intolérance au gluten. D’autre part, ces personnes réagissent au gluten bien plus rapidement que les intolérants. Jusqu’à aujourd’hui, peu d’études scientifiques se sont intéressées à l’hypersensibilité au gluten.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Gluten ou sans-gluten, quel choix santé pour le chien?


L’intolérance au gluten touche ceux qui souffrent de maladie coeliaque, mais c’est devenu une mode alimentaire et souvent non confirmer par un médecin. Il semble que cette mode touche aussi les animaux tels que les chiens. Alors qu’en réalité, qu’une seule race de chien peut être touchée par cette allergie alimentaire. Des propriétaires semblent décider autrement alors qu’encore, c’est le vétérinaire le mieux placé pour faire ce genre de diagnostique
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Gluten ou sans-gluten, quel choix santé pour le chien?

 

Setter Irlandais

Rémi Froment

 

Nous discutions d’allergie alimentaire chez nos animaux dans notre précédent billet. Le «sans-gluten» envahit sans aucun doute les rayons des épiceries. Une allergie alimentaire au gluten est bien reconnue chez l’homme. Qu’en est-il chez le chien? Quel crédit apporter au «sans-gluten» parmi les aliments industriels destinés à nos compagnons?

Aucun modèle animal ne reproduit exactement la maladie céliaque humaine. Les modèles étudiés incluent le chien, le singe, le rat et la souris. Chacun présente des particularités en ce qui concerne les mécanismes immunitaires responsables de l’allergie. Interprétées ensemble, ces informations permettent de mieux comprendre la maladie chez l’homme.

Le gluten c’est quoi?

Lorsque l’on parle de gluten, on réfère à un groupe de protéines qui se trouvent naturellement dans le blé, l’orge et le seigle. Ces protéines ont des propriétés visco-élastiques intéressantes (liant naturel) dans l’industrie agroalimentaire. Parmi ces protéines, la gliadine attire particulièrement l’attention en raison de ses propriétés immunogènes.
Aujourd’hui le gluten est également utilisé «seul» c’est-à-dire isolé du blé.
Sa nature protéique lui donne des propriétés nutritives intéressantes.

La maladie coelique chez l’homme

Chez l’homme la maladie cœliaque (allergie au gluten) se manifeste par des signes digestifs et cutanés.

La destruction de l’épithélium digestif est responsable d’une mauvaise absorption du contenu alimentaire. Il s’agit del’entéropathie sensible au gluten.

La démangeaison cutanée est liée à une inflammation de la peau secondaire à un dérèglement immunitaire. Il s’agit de la dermatite herpétiforme. D’autres symptômes sont possibles.

D’importants mécanismes immunitaires se cachent derrière cette maladie. Dans certains cas l’individu affecté ne développe jamais de tolérance immunologique pour le gluten; dans d’autres cas, cette tolérance est perdue. Les perturbations peuvent avoir lieu à plusieurs niveaux. Le MHCII, un système de présentation des antigènes par certaines cellules (lymphocytes B et cellules dendritiques entre autres) est mis en cause avec une prédisposition génétique. L’assemblage de ce complexe dépend de plusieurs gènes. Plusieurs copies de ces gènes existent. Deux copies doivent s’assembler pour donner une combinaison fonctionnelle du MHCII. Des combinaisons particulières de ces copies peuvent prédisposer à une réponse inappropriée du système immunitaire et hypersensibiliser l’organisme contre le gluten. D’autres mécanismes existent.

L’allergie au gluten chez le chien

Le setter irlandais est la seule race de chien naturellement reconnue sensible au gluten. Cependant, un chien d’une autre race pourra occasionnellement présenter une sensibilité au gluten.

Le setter irlandais allergique montrera comme chez l’homme une diarrhée dépendante au gluten. Celle-ci est causée par une atrophie des villosités intestinales après exposition au gluten. Cette altération morphologique de l’épithélium digestif s’accompagne d’une infiltration marquée en profondeur de lymphocytes (cellules inflammatoires) de type T. Une manifestation cutanée n’est pas classique.

Il a été prouvé que le MHCII n’est pas mis en cause chez le Setter Irlandais. La réponse immunitaire anormale est purement «innée». Seules les cellules en première ligne de la réponse immunitaire et les lymphocytes T sont responsables du dérèglement. Il n’y a pas d’augmentation des anticorps anti-gliadin dans le sang (pas de sélection/amplification d’une réponse impliquant les lymphocytes B.) Cette différence fait du chien un modèle incomplet pour bien comprendre la maladie coeliaque chez l’homme.

Conclusion

Seul le Setter Irlandais démontre une allergie au gluten reconnue avec manifestation digestive (diarrhée). On peut se demander le bien-fondé d’exclure systématiquement le blé et le gluten des aliments industriels pour les autres races de chien.

Comme chez l’homme l’alimentation pour les animaux suit les «tendances santé» du moment.

La composition des aliments est transparente et se retrouve sur l’emballage. Les compagnies d’alimentation vétérinaires (Hills, Royal-Canin, Purina…) ont fait des choix concernant cette utilisation. Leurs arguments peuvent être trouvés en ligne sur leur site web.

En cas de doute et si votre chien présente des signes, l’avis d’un vétérinaire reste essentiel.

Par Rémi Froment, Pathologiste Vétérinaire.

Principales sources:

1. Marietta EV, Murray JA. Animal models to study gluten sensitivity. Seminars in immunopathology 2012.

2. Polvi A, Garden O, Houlston R, Maki M, Batt R, Partanen J. Genetic susceptibility to gluten sensitive enteropathy in Irish setter dogs is not linked to the major histocompatibility complex. Tissue Antigens. 1998.

http://www.sciencepresse.qc.ca/

La tendance “sans gluten” s’invite dans les produits pour cheveux


Il y a beaucoup de gens qui s’imaginent être intolérants au gluten sans avoir des maladies qui sont vraiment reliées à cette intolérance. Pourtant, c’est un vrai marché. C’est bien qu’il y a de plus en plus de produits que ceux qui en souffrent vraiment, mais avouons  que cette mode a dépassé les limites quand on pense que cela va juste qu’au shampooing et autre produit qui n’est pas un aliment
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La tendance “sans gluten” s’invite dans les produits pour cheveux

 

 

Publié par Dounia Malki

© iStock

Après les produits sans sulfate, c’est au tour des produits sans gluten de secouer le marché des produits capillaires. Mais les shampooings et après-shampooings sans gluten sont-ils réellement utiles ? On vous explique.

Les produits de beauté n’ont jamais été autant inspecté, analysé et pointé du doigts. Perturbateurs endocrinien, bisphénol A, sulfates : la tendance en matière de cosmétiques semble désormais être au “sans”. Sans sulfate, sans ingrédients chimiques, sans conservateurs… et aujourd’hui : sans gluten.

Qu’est-ce que le gluten ?

Le gluten est une protéine que l’on retrouve dans de nombreux grains, et particulièrement dans le blé. Le gluten agit comme une sorte d’agent liant qui permet aux ingrédients de se coller entre eux. Par exemple, le gluten est responsable de l’élasticité de la pâte.

De nombreuses personnes sont intolérantes ( de façon plus ou moins grave) au gluten et cela constitue une réelle maladie, appelée maladie coeliaque.

Qu’est-ce que le gluten a à voir avec les produits capillaires ?

Croyez-le ou non mais la plupart des produits capillaires ainsi que la majorité des produits de beauté contiennent du gluten. En effet, de nombreux composants utilisés pour réaliser des cosmétiques contiennent des dérivés de blé ou d’autres grains. Et ces derniers contiennent du gluten. Par exemple, la vitamine E utilisée et contenue dans certains produits capillaires est fréquemment un dérivé… du blé.

Les produits capillaires sans gluten sont-ils utiles ?

A en croire une étude menée par la clinique Mayo, l’application cutanée de gluten ne présenterait pas de risques. Et ce, même chez les individus intolérants au gluten. Seule l’ingestion de gluten serait dangereuse.

Des produits capillaires sans gluten peuvent donc paraître superflus. Toutefois, ils semblent être une bonne alternative pour les enfants intolérants au gluten. En effet, vous savez que vous n’allez pas avaler votre shampooing ou votre après-shampooing. Mais qu’en est-il des enfants ? Ces derniers, moins vigilants et plus curieux, sont plus à même d’ingérer des produits capillaires et donc d’en souffrir s’ils sont intolérants au gluten.

Qu’en est-il des autres produits sans gluten ?

Des lignes de maquillage sans gluten ont également vu le jour. Si on doute qu’un fond de teint gluten free soit réellement utile, le rouge à lèvres, au contraire, est définitivement LE produit sans gluten sur lequel vous devriez miser. En effet, il s’agit du produit de beauté que l’on ingère quotidiennement.

http://www.aufeminin.com/