L’Indonésie crée le plus grand sanctuaire du monde pour la raie manta


C’est malheureusement peut-être le meilleur moyen pour préserver des espèces menacées en calculant la valeur monétaire vivante ou morte. Et bien pour la raie manta, elle serait une espèce qui peut faire fructifier l’éco-tourisme en la protégeant de la pêche excessive et de son environnement
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L’Indonésie crée le plus grand sanctuaire du monde pour la raie manta

 

Une raie manta dans les eaux des îles... (Photo d'archives Herman Harsoyo, AP)

Une raie manta dans les eaux des îles Raja Ampat, en Indonésie.

PHOTO D’ARCHIVES HERMAN HARSOYO, AP

La Presse Canadienne

L’Indonésie a officiellement créé vendredi le plus vaste sanctuaire du monde pour la raie manta, une réserve destinée à protéger ce fascinant mais fragile animal, victime de la surpêche, et promouvoir l’éco-tourisme dans l’archipel.

La nouvelle législation assure une protection de la créature dans toutes les eaux côtières de l’Indonésie, le plus grand pays d’Asie du Sud-Est, autrefois paradis des pêcheurs de raies et de requins.

Le sanctuaire couvre 5,8 millions de kilomètres carrés autour du littoral indonésien, composé de plus de 17 000 îles.

L’ONG de défense des animaux Conservation International a salué une décision «audacieuse».

Un récent rapport a montré qu’un seul spécimen de raie manta génère un million de dollars de revenus du tourisme de sa naissance à sa mort, alors qu’une raie tuée pour sa chair ne rapporte que de 40 à 500 dollars, rappelle l’organisation.

De nombreux touristes étrangers affluent chaque année en Indonésie pour pratiquer la plongée sous-marine dans des eaux à la biodiversité parmi les plus riches au monde.

«L’Indonésie aujourd’hui est la deuxième destination touristique au monde pour la raie manta avec un chiffre d’affaires estimé à 15 millions de dollars», selon Agus Dermawan, un haut responsable du ministère des Affaires maritimes et de la pêche.

Pourvues d’immenses nageoires en forme d’aile, les raies manta peuvent atteindre 7,5 mètres d’envergure.

Leur population locale décline vertigineusement à cause de la consommation des Chinois qui utilisent notamment leurs branchies dans la médecine traditionnelle.

L’Indonésie rejoint d’autres pays comme l’Équateur, les Philippines, la Nouvelle-Zélande et le Mexique qui ont déjà pris des mesures de conservation semblables.

Les deux espèces de raie manta (manta alfredi et manta birostris), dont les populations déclinent, sont inscrites sur la liste rouge des espèces vulnérables établie par l’UICN, l’Union internationale pour la conservation de la nature.

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La Birmanie


Un petit voyage virtuel vers d’autres cieux .. ceux de la Birmanie,un pays qui partage ses frontières avec la Chine, la Thaïlande, l’Inde, Laos, et  Bangladesh. Ne soyez pas surpris de voir des moines un peu partout, car la religion bouddhiste est très forte la-bas …
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La Birmanie

 

Monastère de Shwe Yan Pyay a été construit au début du XXe siècle au nord du lac Inle

© Alice Aubert

La pagode Schwedagon est le sanctuaire bouddhiste

©Alice Aubert

Des moines, également appelés bonzes

© Jacques Derosier

La pagode de Shwemawdaw à Bago

©Alice Aubert

Le Rocher d’Or, également appelé la Pagode de Kyaiktiyo, mesure près de 6 mètres de hauteur.

© Depe – Fotolia


Plage de Ngwe Saung

© Jacques Ehrmann


Au milieu des rizières

© Sandrine Lopez de Arias

 


Lac Inlé

© Michel Hervé


Le site de Kakku rassemble plusieurs milliers de stupas, structures traditionnelles bouddhistes

© Jacques Ehrmann


Pagode Shwezigon à Bagan

© Alice Aubert


Marché à Mandalay

© Alice Aubert


Poisson séché, des piments et autres légumes.

© Jean Duc


Exploitation du teck

© Jean Duc


Maymyo, ancienne ville coloniale

© Alice Aubert


Broderie

© Jean Duc

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Naufrage du Costa Concordia : La peur d’une «bombe écologique» fait trembler


Le sauvetage continue pour essayer de trouver de nouveaux survivants mais une autre ombre semble planer si les efforts pour dégager le pétrole que contient le bateau le plus rapidement possible qui pourrait être un désastre écologique que cette petite ville aurait bien des misères sans doute a se relever
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Naufrage du Costa Concordia : La peur d’une «bombe écologique» fait trembler

Italie | Naufrage du Costa Concordia - La peur d'une «bombe écologique» fait trembler

Enlever le navire de près de 115 000 tonnes pourrait prendre des semaines.

© AFP PHOTO / ANDREAS SOLARO

ÎLE DU GIGLIO, Italie – Sous un ciel plombé et de fines gouttes de pluie, les sauveteurs s’affairaient lundi autour de l’épave du Costa Concordia pour retrouver des rescapés mais aussi éviter l’explosion d’une véritable «bombe écologique» dans une superbe région protégée.

«Nous avons une bombe écologique à l’intérieur du navire», a déclaré à l’AFP Sergio Ortelli, le maire de la petite île toscane où s’est échoué le luxueux navire de croisière.

«D’après les premières constatations, le navire semble assez stable, il n’y aucune fuite, tout est sous contrôle pour l’instant», a toutefois ajouté le maire.

Après la recherche d’éventuels survivants ou les corps des victimes, la mise en sécurité du navire, qui cache dans ses réservoirs 2380 tonnes de carburant, est la deuxième préoccupation des sauveteurs, qui ont dû toutefois interrompre leurs recherches à la mi-journée en raison du mauvais temps.

«J’espère que le carburant pourra être pompé et que le paquebot pourra être déplacé car il gêne la navigation», a ajouté le maire.

«C’est très compliqué ce que nous faisons, nous travaillons toujours en couple, deux plongeurs liés l’un à l’autre par une corde de 2-3 mètres, avec des combinaisons étanches doublées de kevlar pour éviter de se blesser sur tous les objets dispersés dans le navire», a expliqué Rodolfo Raiteri, coordinateur des opérations sous-marines des gardes-cotes.

Ses hommes inspectent toute la partie immergée du navire, à raison d’une plongée de 50 à 60 minutes, une fois par jour seulement «car c’est éprouvant physiquement, l’eau étant à 11 ou 12 degrés C».

L’Île du Giglio est célèbre pour ses minuscules criques rocheuses et son charme rustique. La population, qui ne dépasse pas 800 habitants en hiver, bondit à 5000 personnes durant l’été, avec l’afflux des touristes.

La zone maritime autour de l’île est également un sanctuaire pour les baleines. Les responsables locaux réclament de nouvelles règles imposant des limites plus strictes à la navigation dans cette région et surtout la fin de la tradition de l’«inchino» (la révérence) qui fait passer de grands navires à proximité de l’île.

Les garde-côtes ont ordonné au propriétaire du navire, la compagnie Costa Crociere, d’«enlever l’épave du navire et d’éviter ne serait-ce qu’une goutte de pétrole dans la mer», a déclaré Filippo Marini, responsable du service de presse de la garde côtière locale.

Le naufrage comporte «un très haut risque» pour l’environnement de l’île du Giglio, entourée d’une réserve naturelle protégée, et «une intervention est urgente», a également déclaré le ministre de l’Environnement, Corrado Clini.

«L’objectif est d’éviter que le carburant ne s’écoule du navire: nous travaillons sur cette question», a-t-il ajouté.

«C’est un gazole dense, lourd, qui pourrait se sédimenter dans les fonds, ce serait un désastre», a-t-il déclaré, imaginant le pire, «avec les effets, connus en pareil cas, sur la faune marine et les oiseaux».

Une équipe d’experts de la société néerlandaise Smit&Salvage et une seconde de la société américaine Titan Salvage se trouvent sur place pour étudier les moyens de mettre le navire en sécurité.

L’un d’entre-eux a déclaré, sous couvert de l’anonymat, que le pompage du carburant ne pourra débuter que plus tard dans la semaine lorsque l’équipement nécessaire sera sur place.

Selon lui, enlever le navire de près de 115 000 tonnes pourrait prendre des semaines, mais il exclut la possibilité de le découper sur place.

«Ils ont eu de la chance de ne pas avoir une seule goutte de carburant en mer. Avec le trou seulement 4 ou 5 mètres plus loin sur la coque du bateau, les réservoirs de carburant aurait pu être endommagés», a-t-il ajouté.

«Les conditions sont encore bonnes mais nous devons agir rapidement avant que la météo ne devienne mauvaise», a-t-il dit, rappelant que le navire se trouvait au bord d’une falaise et que les vagues pourraient le pousser vers une mer plus profonde et le faire couler complètement.

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